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Imaginer un revenu garanti pour tous, par Mona Chollet (Le Monde diplomatique, mai 2013)

On travaille, et, grâce à ce travail, on perçoit de l’argent. Une telle logique est si bien ancrée dans les esprits que la perspective d’instaurer un revenu inconditionnel, c’est-à-dire de verser à chacun une somme mensuelle suffisante pour lui permettre de vivre, indépendamment de son activité rémunérée, apparaît comme une aberration. Nous sommes encore persuadés de devoir arracher à une nature aride et ingrate les moyens de notre subsistance individuelle ; or la réalité est bien différente. Bourses étudiantes, congés parentaux, pensions de retraite, allocations familiales, indemnités de chômage, régime français des intermittents du spectacle, minima sociaux : autant de prestations qui ont en commun de découpler revenu et travail. Si insuffisants, si attaqués que puissent être tous ces dispositifs, ils montrent que le revenu garanti est une utopie « déjà là ». Mais précisons bien de quoi l’on parle exactement. De la campagne démocrate de 1972 aux Etats-Unisà la Belgique des années 1980

https://www.monde-diplomatique.fr/2013/05/CHOLLET/49054

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Warren Buffett a-t-il raison quand il affirme que la lutte des classes existe et que ce sont les riches qui sont en train de la gagner ? Le milliardaire américain Warren Buffett a déclaré il y a quelques années, non sans humour, qu'il existait "bel et bien une guerre des classes mais c'est ma classe, la classe des riches qui fait la guerre et c'est nous qui gagnons". Unissez-vous Warren Buffet assure que les riches sont en train de gagner la lutte des classes. Aquitaine-Limousin-Poitou-Charentes: Un revenu de base universel à l'étude POLITIQUE Martine Alcorta, conseillère régionale déléguée à l'innovation sociale et sociétale, chapeaute un comité de pilotage pour une étude de faisabilité sur l'expérimentation d'un revenu de base universel dans certains territoires volontaires de la grande région... Elsa Provenzano Publié le Mis à jour le

Les secrets bien gardés du revenu universel Il en va du revenu universel comme d’une vague : après une période de relative accalmie, le sujet ressurgit de tous côtés au travers d’initiatives politiques éparses, de nouveaux rapports et de débats passionnés. Autant qu’une proposition politique radicale, il est une piqûre de rappel : au milieu des incertitudes sur le devenir de nos sociétés et les transformations du travail, tout n’a pas encore été essayé. Aujourd’hui, alors que la Finlande s’apprêterait à expérimenter un revenu universel, qu’une initiative populaire pour un revenu inconditionnel a depuis longtemps vu le jour en Suisse, et que le rapport sur les “Nouvelles trajectoires” du Conseil National du Numérique préconise de “clarifier et expertiser les différentes propositions et expérimentations autour du revenu de base”, il est grand temps de passer aux rayons X un projet bien plus subversif qu’il n’y paraît. Mesure technocratique ou projet de société ? Ce sont ces tensions implicites que je souhaite explorer.

Le monde merveilleux du revenu universel Qu’une société garantisse un revenu décent à tous ses membres est évidemment un objectif légitime. Mais cela n’implique pas l’adhésion aux projets de « revenu universel » et autres « revenus de base ». Alors que leurs partisans font campagne un peu partout, notamment dans le cadre de la primaire de la gauche, ces projets reposent sur un postulat erroné : ils conduisent à une impasse stratégique et renoncent au droit à l’emploi. C’est ce sur quoi revient Michel Husson dans cet article publié sur le site A L’Encontre. Michel Husson Adieu au plein emploi, vive le revenu

Votre percepteur est coté en Bourse, par Christian de Brie (Le Monde diplomatique, mai 2016) La fuite de documents financiers (plus de onze millions) d’un cabinet panaméen, Mossack Fonseca, a provoqué « le tournis, le vertige et la nausée », selon les termes d’un éditorial du Monde (5 avril 2016). Une diffusion plutôt sélective, centrée sur les hommes politiques et les dictateurs, les vedettes du sport et du spectacle et les milliardaires célèbres ; moins sur les entreprises multinationales et les grandes fortunes anonymes, clientes du cabinet, où leur argent côtoie celui du crime organisé et du terrorisme ; moins encore sur les banques, cabinets d’avocats et de gestion de fortunes, intermédiaires obligés au service des bénéficiaires pour un blanchiment et un recyclage anonymes. Les « Panama papers » font suite à une série de scandales récents : UBS en 2008, LuxLeaks en 2014, SwissLeaks en 2015... Ils ont contribué à soulever un peu plus un coin du lourd tapis sous lequel se dissimulent évasion fiscale et criminalité financière.

L’expérimentation finlandaise d’un revenu de base : le schéma se précise Depuis l’élection en avril 2015 d’une coalition pro-revenu de base en Finlande, le sujet suscite un engouement planétaire. Après quelques mois de travaux, l’équipe pluridisciplinaire chargée de définir les paramètres de l’expérimentation a remis un rapport préliminaire, le 30 mars 2016, donnant quelques indications sur ce que pourrait être la conclusion de l’étude attendue le 15 novembre 2016. Un résumé en anglais du rapport intermédiaire est disponible sur le site de KELA (Social Insurance Institution of Finland)[1] [Le MFRB en a publié la traduction française hier soir – Ndlr]. Le professeur Olli Kangas, qui dirige ces travaux, est intervenu à Paris le 9 mars 2016, à l’invitation du Mouvement Français pour un Revenu de Base. Il y était accompagné d’Antero Kiviniemi, Conseiller auprès de l’Union Européenne, qui a présenté le 6 avril les enjeux et difficultés de ce projet, lors d’une réunion au Parlement Européen. [2]

Non, le revenu universel n'est pas une utopie ! FIGAROVOX/TRIBUNE - La Fondation Jean Jaurès vient de publier une étude sur le revenu de base universel. D'un point de vue purement technique, ce dispositif est tout à fait faisable, estime Bertrand Chokrane, pour qui il reste à traiter les aspects politiques. Diplômé de l'Ecole normale supérieure et titulaire d'un post-doctorat au MIT, Bertrand Chokrane a été responsable du planning stratégique chez Renault-Nissan puis chez Dassault-Systèmes. Il est actuellement PDG d'une société d'analyse financière spécialisée dans le domaine de l'audit, du conseil et de la prévision de marché. Plus d'informations sur ce site. La crise que nous vivons n'est pas une crise cyclique, c'est une mutation profonde où la croissance disparait progressivement.

[Radio] Analyse critique des propositions de Bernard Friot Simplement, nous aurions 1500 euros "à vie" grâce à des caisses de cotisation dont on se demande comment elles seront financées en phase de crise structurelle du capitalisme (parce que, pour avoir de l’argent, il faut en produire, forcément), en travaillant pour nos mêmes entreprises de merde, pour produire des mêmes marchandises de merde, pour une même vie de merde, des mêmes rapports sociaux de merde, avec un même Etat de merde et soumis à un même Marché de merde ! Un capitalisme de "sécurité sociale" laissant intact une même dépossession, aliénation, exploitation, avec des rapports marchands et de domination étatique, en plus complètement irréaliste sauf révolution - et, dans ce cas, faire une révolution pour une sous-réforme du capitalisme, c’est vraiment idiot. Abolition du salariat, du travail, du capitalisme ! L’émission :

L'or, le dollar et l'intégration capitaliste, par Francis Kern (Le Monde diplomatique, mai 1980) La prospérité économique qui caractérise l’après-guerre prend ses racines dans la dissymétrie des économies des pays industriels de l’Occident héritée de la guerre. D’un côté, l’économie américaine restée intacte, hyperdéveloppée par l’effort de guerre et qui permet à sa population d’accéder, dès les années 40, à la consommation de masse. De l’autre, des économies partiellement détruites, aux installations vétustes, avec des populations qui connaissent la pénurie et le rationnement. Ainsi le système monétaire international qui se met en place dès 1944 ne sera pas le Gold Exchange Standard, mais le dollar standard. Si la devise américaine n’est guère contestée pendant près de vingt ans, ce n’est pas à cause de sa « libre convertibilité en or, au cours officiel de 35 dollars pour une once d’or », mais parce que toutes les autres nations de l’Occident ont besoin des billets verts pour reconstruire leur économie.

Le revenu de base : même si 90% des gens fumaient de l'herbe, ce serait un win-win - Express [FR] Selon un chef d’entreprise de la Silicon Valley, le versement d’un revenu de base fonctionnerait même si “90% des personnes bénéficiaires fumaient de l’herbe au lieu de travailler”. Dans un podcast intitulé “Le monde est-il prêt pour un revenu de base garanti?”, Sam Altman affirme que le revenu universel pourrait compenser de grandes pertes de productivité et éviter l’effondrement de l’économie. La principale plainte des personnes opposées au revenu universel de base (un revenu qui permet aux bénéficiaires de couvrir leur besoins de base tels que le logement, la nourriture et les vêtements, qu’ils travaillent, ou pas) est qu’elle rendra les gens paresseux. Compensation “Peut-être que 90% de personnes fumeront de l’herbe et joueront aux jeux vidéos, mais si 10% des gens créent d’incroyables nouveaux produits ou services et une nouvelle richesse, il y aura toujours un énorme gain net”, estime Altman.

Revenu minimum universel : l'énième usine à gaz FIGAROVOX/TRIBUNE - Le revenu minimum universel va connaître des expérimentations en Finlande et en Suisse et suscite le débat en France. Pour Charles Wyplosz, il s'agit d'une «fausse bonne idée». Charles Wyplosz, professeur d'économie internationale à l'Institut de hautes études internationales et du développement (IHEID) à Genève, est également directeur du Centre international d'études monétaires et bancaires. Le revenu minimum universel sans conditions est-il en train de devenir à la mode? Les Finlandais vont l'expérimenter sur un échantillon de la population, les Suisses vont voter sur une proposition généreuse et la question agite le petit monde politique français. À première vue, c'est une bonne idée.

Apple, Steve Jobs et le néocapitalisme américain La publication du livre consacré à Steve Jobs, le cofondateur d’Apple, par Walter Isaacson, ancien dirigeant de CNN et de Time Magazine, aujourd’hui à la tête de l’Institut Aspen, est l’occasion de mieux comprendre — de l’intérieur — comment fonctionne le technocapitalisme américain. En août 2011, Apple est devenue la première capitalisation boursière au monde devant Exxon Mobile avec plus de 330 milliards de dollars. L’entreprise doit une grande partie de son succès à son patron, Steve Jobs, et à sa volonté de puissance qui l’a amené à imposer ses produits de façon quasi-religieuse auprès d’une communauté d’aficionados devenue massive et mondiale. Mais l’histoire d’Apple et la légende de son mythique fondateur, décédé le 5 octobre dernier, sont aussi emblématiques de l’évolution des grandes multinationales de la Silicon Valley qui se sont converties aux techniques du marketing et de la communication pour favoriser une véritable dévotion à leur marque. Le désir de tout contrôler

Le revenu de base, faux-ami du progrès social – Le Comptoir Le revenu de base est souvent présenté en miroir du salaire à vie et assimilé à tort avec lui. Leur opposition anime régulièrement les débats des milieux alternatifs, et a même été mise en scène sur le service public télévisuel. Pourtant, si les partisans du salaire à vie ont contre eux de devoir expliquer un système singulier face aux logiques économiques qui nous paraissent naturelles, ceux du revenu de base ont pour eux l’extraordinaire simplicité de leur idée : un revenu pour tous, sans condition (donc non soumis à l’impératif de travailler), pour toute la vie.

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