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Le revenu minimum universel et inconditionnel

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«Un jour, nous nous demanderons comment nous avons pu vivre sans revenu universel de base» Les Suisses voteront le 5 juin sur une initiative populaire réclamant la création d’un revenu de base inconditionnel. L’idée? Attribuer à chaque citoyen, pauvre ou riche, une somme de base, sans contrepartie. Philippe Van Parijs, professeur ordinaire à la Faculté des sciences économiques, sociales et politiques de l’université de Louvain, observe le débat naissant en Suisse avec enthousiasme.

Pour le philosophe qui a fondé le BIEN (Basic income earth network) dans les années 1980, le revenu de base est un vecteur d’émancipation. Le Temps: Les Suisses votent sur le revenu inconditionnel de base, la Finlande l’étudie et les Pays-Bas le testent dans plusieurs villes. Philippe Van Parijs: Cette idée émerge du constat que le plein-emploi au sens traditionnel est une illusion.

. – En quoi distribuer à chacun un revenu sans condition en serait une? – Le revenu de base permet d’assouplir les différentes sphères de l’emploi. . – Le revenu universel ne signifie-t-il pas la fin de l’emploi? Revenu de base : « la réflexion est engagée au Gouvernement » - Politique. Alors que l'idée est avancée même par une partie de la droite, la secrétaire d'État au numérique Axelle Lemaire a assuré que le revenu de base était une piste envisagée par le gouvernement. En tout cas, des réflexions ont lieu pour imiter la Finlande qui lance une expérimentation régionale. C’est une vielle idée vue comme utopique, qui revient avec force sous les craintes que la révolution numérique ne soit responsable d’un chômage endémique aggravé par les progrès de l’intelligence artificielle et de l’automatisation des tâches. Avec un « revenu de base » qui remplacerait l’empilement des aides et des minimums sociaux conditionnés à des ressources, il deviendrait possible d’assurer les besoins des citoyens qui ne travaillent pas pour une activité commerciale, financée par un prélèvement sur les revenus de l’automatisation.

Ceux qui souhaitent compléter leurs ressources par une activité rémunérée pourraient toujours le faire. L’idée n’est pas d’extrême gauche. Lire. 850 euros par mois sans travailler : la révolution de Dominique de Villepin. Monnaie M. La monnaie virtuelle assortie d'un revenu de base Il y a fort fort longtemps, j'avais évoqué la possibilité de se créer un site de type "Le bon coin" où les échanges entre particuliers se feraient par le biais d'une monnaie virtuelle assortie d'un revenu de base. Il y a un peu moins longtemps, à l'occasion de la lecture du livre de Gérard Foucher, je mettais en place une plateforme en phase "Beta", sur laquelle quelques échanges ont été effectués et plusieurs revenus de bases distribués aux 22 volontaires-cobayes de l'expérience.

Cette fois, histoire de fêter le travail comme il se doit en ce premier mai, il s'agit d'élargir l'expérimentation à un plus grand nombre de participants, pour mémoire, voici de quoi il s'agit : Une expérimentation permettant de faire connaître et de promouvoir : - Les monnaies complémentaires - Les Systèmes d'Echange Locaux (SEL) - Le revenu de base Et plus généralement de vulgariser le fonctionnement et le rôle d'une monnaie. Emploi : "Instaurez la semaine de 15 heures, combinée à un revenu de base" - Belgique. Vous proposez de limiter la semaine de travail à 15 heures par semaine d'ici 2030. Rutger Bregman: "Oui, mais vous ne devez pas considérer cette utopie comme un modèle. Nous n'allons pas nous mettre à travailler 15 heures d'un jour à l'autre, mais progressivement.

C'est un objectif lointain". Le spécialiste en marché de l'emploi Jan Denys se montre très critique à l'égard de votre proposition. Selon lui, cette mesure initiera une perte importante de revenus pour les catégories professionnelles exigeant peu de qualifications. Bregman: "Sa critique cadre dans le système actuel. Les gens géreront mieux leurs loisirs s'ils ont plus de temps libre.

Ne craignez-vous pas que les gens vous prennent pour un naïf ? Bregman: "La plupart des arguments qu'on m'oppose sont très faibles. Revenu universel. MONEY FOR NOTHING ? L'Inde expérimente le revenu inconditionnel. Dans son dernier numéro, le magazine Altermondes zoome sur une ambitieuse expérience d'allocation inconditionnelle auprès des populations rurales menée par un syndicat de femmes (Sewa) en Inde. Une réflexion qui pourrait ouvrir une nouvelle voie dans la lutte contre la pauvreté. En effet, le Parlement indien a beau avoir approuvé le plus vaste programme de sécurité alimentaire au monde (le Food Security Bill), beaucoup craignent que le dispositif ne reproduise les erreurs à l’origine de l’échec de nombreux programmes sociaux.

Photo © Eva Eva Munyiri [Extraits] Ghodakhurd est un village de l'Etat du Madhia Pradesh, l'immense cœur aride de l'Inde. C'est l'un des villages qu'a choisi Self Employment Women Association (Sewa), un syndicat de femmes qui travaille dans l'économie informelle, pour mettre en œuvre une audacieuse expérience d'allocation inconditionnelle. La réflexion sur le revenu inconditionnel naît en effet de la faillite des programmes conditionnels de lutte contre la pauvreté.

'200 euros par mois pour chaque résident de l'UE, un 'eurodividende' f. La critique est facile, mais émettre des propositions est bien plus difficile, affirme l'économiste belge et philosophe Philippe Van Parijs sur le blog de la London School of Economics. Il propose d’instituer le versement inconditionnel d’un revenu de base universel de 200 euros pour tous les résidents légaux de l'UE, ou à tout le moins, des Etats membres de la zone euro.

Ce revenu modeste, qu’il appelle « eurodividende », pourrait être complémenté par les revenus du travail, du capital et des bénéfices sociaux, et il permettrait d'assurer une répartition plus équitable des « fruits de l'intégration ». Il pourrait être financé par un impôt spécifique qui pourrait être une taxation de 20% de l'assiette de la TVA harmonisée dans toute l'Union européenne, ce qui représenterait environ 10% du PIB total de l'UE : Pourquoi avons-nous besoin d’un tel programme inédit ?

Pour 4 raisons, affirme Van Parijs : « Est-ce utopique ? D'où viendra notre argent quand les robots occuperont nos emplois ? (1/2) On vous voit venir : un robot à ma place au bureau, c’est pas demain la veille ! Et pourtant les robots sont déjà partout, tout autour de nous : c’est ce que rappellent notamment Erik Brynjolfsson et Andrew McAfee, co-auteurs du "Second âge des machines : travail, progrès et prospérité dans une ère de technologies lumineuses". Les intelligences artificielles expulsent le spam de nos boites de réception, traduisent nos pages web, font voler nos avions et conduiront bientôt nos voitures.

Principal outil de travail de 60% des français, l’ordinateur est déjà le plus fidèle des automates : un parfait ensemble de millions de micro-tâches mécanisées au service d’un véritable cerveau humain ! Et on vous parle chaque jour des nouvelles prouesses des algorithmes, de plus en plus intelligents... Récemment, une étude réalisée par deux chercheurs d’Harvard a même montré que 47% de nos emplois pourront être confiés à des ordinateurs d’ici vingt ans. Si l’Histoire a démenti le pronostic de John M. Le revenu maximal : une nécessité. L'idée d'un revenu maximal fait son chemin, à juste titre. Sur le principe, refuser cette idée revient en effet à admettre qu'un petit groupe d'individus - à la limite un seul - pourrait accaparer l'ensemble de la richesse produite. Ce qui aboutit à nier la possibilité pour les autres membres de la société de disposer des ressources les plus élémentaires d'existence.

On ne peut donc guère récuser le principe d'un revenu maximal. Sauf à accepter, voire à encourager, la croissance indéfinie des inégalités et de la pauvreté. La limitation des écarts de salaire et la fiscalité sont les deux principaux outils permettant de concrétiser cette idée. Pour apporter des éléments concrets de réponse à cette question, on peut partir d'un principe simple qui fonde la progressivité de l'impôt, à savoir que celui-ci devrait frapper le superflu et non le nécessaire.

Résultats ? Pierre Concialdi, chercheur à l'Institut de recherches économiques et sociales Alternatives Economiques n° 331 - janvier 2014. Tendances mondiales de l’emploi 2014: vers une reprise sans emplois? | Radio des Nations Unies. Photo : ILO L'Organisation internationale du travail (OIT) a publié ce mardi 21 janvier un rapport sur « Les tendances mondiales de l'emploi 2014 ». Ce document présente les chiffres, les tendances ainsi que les projections régionales et mondiales en matière d'emploi, de chômage, de pauvreté au travail et d'emploi vulnérable.

La faible reprise économique mondiale n'a pas suscité d'amélioration sur les marchés du travail mondiaux, révèle ce document de l'OIT, qui rappelle qu'à l'échelle mondiale, le nombre de chômeurs a presque atteint les 202 millions en 2013. La reprise inégale de l'économie et les révisions à la baisse successives des prévisions de croissance ont eu un impact sur la situation mondiale de l'emploi. Près de 202 millions de personnes étaient au chômage dans le monde en 2013, une hausse de presque 5 millions par rapport à l'année précédente.

Les jeunes continuent d'être particulièrement affectés par une reprise molle et inégale. Rencontres et débats autour du revenu de base - About Basic Income. Un revenu pour tous, sans conditions. Chômage de masse, pauvreté, précarité, pression insoutenable sur les ressources naturelles et sur les hommes... La bataille pour l’emploi et la course à la croissance menées depuis plus de 30 ans semblent conduire à une impasse.

Face à ce constat, des personnalités de différents bords politiques suggèrent de changer de logiciel de pensée et soutiennent l’instauration d’un revenu de base : le droit à un revenu pour tous, sans condition. Ils appellent à signer l’Initiative Citoyenne Européenne en cours, afin d’obliger l’Union européenne à ouvrir le débat sur le sujet. Notre pays n’a jamais été aussi riche. Pourtant, 8,5 millions de Français, dont 2,5 millions d’enfants, vivent aujourd’hui sous le seuil de pauvreté. Nous sommes installés depuis quarante ans dans une situation de chômage de masse qui touche près de 5 millions de personnes.

La solution à ces problèmes, nous dit-on, serait la croissance économique. Notre proposition : le revenu de base Sans revenu, pas de citoyen. Faut-il mettre en place un revenu de base ? Un être humain a des besoins de base pour survivre : respirer, boire, manger, s’habiller et avoir un toit sur la tête pour contrer les aléas climatiques, de la sécurité physique, et aussi pour se projeter dans le futur. Cela suffit à justifier un revenu de base inconditionnel. La devise de la République Française trouvera une véritable signification/consistance grâce à cette seule mesure. Liberté : ne plus avoir des chaînes vis-à-vis de son employeur Égalité : un même montant pour tous Fraternité : libéré de la concurrence entre nous, de nouvelles relations entre les membres de la société s’installeront. Quand on ne sait pas ce qu’on va mettre dans son assiette le soir, on a du mal à penser collectif.

Pour la mise en place d’un revenu de base, quelques pré-requis sont nécessaires. 1 - Un état souverain : Il faut donc sortir de l’union européenne. 2 - Le peuple doit avoir le pouvoir : c’est la définition même de la démocratie. Revenu de base : débats en ligne. Pourquoi le travail et l'emploi vont disparaître. Selon une étude réalisée par deux chercheurs de Harvard, 47% des emplois pourront être confiés à des ordinateurs d'ici 20 ans. Pis, il faudra trouver des moyens de «s'occuper», de passer le temps. Il y a quelques mois, Le Figaro vous parlait de David Graeber, cet anthropologue américain qui avait écrit une tribune sur des métiers «inutiles»... En 1930 déjà, l'économiste anglais John Maynard Keynes prédisait - dans une fiction - qu'un siècle plus tard, on pourrait se contenter de travailler 15 heures par semaine, et que le principal problème résiderait dans la répartition du travail.

Paul Jorion, chercheur en sciences sociales, partage ce point de vue. Il explique comment les humains perdent peu à peu le monopole du travail, et pourquoi ce phénomène va s'accentuer. LE FIGARO - Que peut-on dire de ce chiffre? Paul Jorion - Disons que la manière dont il a été obtenu - essentiellement à partir de préjugés - est assez discutable. Aujourd'hui, où en sommes-nous de cette «ordinatisation»? Simple, juste et efficace : le revenu de base pour tous | Chez Karima Delli, écolo joyeuse. Oui, c’est la crise, en France comme en Europe. Les derniers chiffres disponibles nous disent que plus de 26 millions de personnes sont en recherche d’emploi, soit 10,9 % des actifs européens. Les jeunes sont encore plus touchés avec un taux de chômage moyen de 24 %, qui atteint même 55 % en Espagne et en Grèce !

Ce sont des niveaux jamais vus depuis très longtemps. Parmi les européens qui ont encore un emploi, 30 millions vivent sous le seuil de pauvreté. Cette pauvreté prend désormais de nouveaux visages, puisque les familles, les personnes âgées, les parents isolés en deviennent les nouvelles victimes. En tout, on compte 120 millions de personnes au bord ou dans la pauvreté, soit l’équivalent de deux fois la population française ! L’épuisement de la croissance et la concentration des profits dans les mains de quelques-uns impose un changement de paradigme. . … C’est simple. Les diverses aides sociales pécuniaires sont fondées, aujourd’hui, sur la mutualisation des revenus du travail. La Dotation Inconditionnelle d’Autonomie (DIA), un outil pour l’égalité et la dignité » La Dotation Inconditionnelle d’Autonomie (DIA), un outil pour l’égalité et la dignité. Promouvoir une transition démocratique et sereine vers des sociétés soutenables et surtout souhaitables de Décroissance. « L’homme ne désire pas par nature gagner de plus en plus d’argent, mais il désire tout simplement vivre selon son habitude et gagner autant d’argent qu’il lui en faut pour cela ».

Max Weber Version de mars 2012 à télécharger en pdf La première des Décroissances[1] doit être la décroissance des inégalités. Ainsi, une des propositions souvent mise en avant et débattue par les Objecteurs de Croissance (OC) est l’instauration d’une Dotation Inconditionnelle d’Autonomie (DIA) couplée à un Revenu Maximum Autorisé (RMA). Pourquoi une dotation ? Une dotation pour toutes et tous, de manière inconditionnelle de la naissance à la mort, permettant d’avoir une vie frugale et décente, avec : Une dotation pour une décroissance des inégalités Une dotation pour une sortie de l’asservissement au travail. Comment l'Iran a instauré un revenu de base sans le vouloir. En remplaçant les subventions aux combustibles et aux aliments par des transferts directs à la population, l’État iranien fournit depuis 2010 un revenu à chaque citoyen résidant dans le pays.

Résumé d’une communication présentée par Hamid Tabatabai en juillet 2010 au congrès du BIEN à Sao Paolo. Traduction et résumé de Jacques Berthillier. Le contexte économique iranien Le pays est relativement riche et se développe mais avec beaucoup de pauvreté affligeant de nombreuses couches de la population. Des politiques erronées sont en grande partie responsables de l’état des choses mais des réformes récentes ouvrent des perspectives prometteuses. La population s’élève à 75 millions dont les 2/3 sont des urbains. Le revenu par habitant est d’environ 4.500 $ en 2002 avec un coefficient de Gini de l’ordre de 0,44. Le pays est loin de garantir les droits sociaux garantis par la Constitution.

La réforme du système de subvention des prix Les principaux points de désaccord et leur résolution. 1. 2. 3. Je serais tellement plus utile au chômage #emploi #hasbeen. Imaginer un revenu garanti pour tous, par Mona Chollet.