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Imaginer un revenu garanti pour tous, par Mona Chollet

Imaginer un revenu garanti pour tous, par Mona Chollet
On travaille, et, grâce à ce travail, on perçoit de l’argent. Une telle logique est si bien ancrée dans les esprits que la perspective d’instaurer un revenu inconditionnel, c’est-à-dire de verser à chacun une somme mensuelle suffisante pour lui permettre de vivre, indépendamment de son activité rémunérée, apparaît comme une aberration. Nous sommes encore persuadés de devoir arracher à une nature aride et ingrate les moyens de notre subsistance individuelle ; or la réalité est bien différente. Bourses étudiantes, congés parentaux, pensions de retraite, allocations familiales, indemnités de chômage, régime français des intermittents du spectacle, minima sociaux : autant de prestations qui ont en commun de découpler revenu et travail. Mais précisons bien de quoi l’on parle exactement. Ainsi, chacun pourrait choisir ce qu’il souhaite faire de sa vie : soit continuer à travailler, soit conserver la jouissance de son temps en se contentant d’un niveau de consommation modeste, soit alterner.

Je serais tellement plus utile au chômage #emploi #hasbeen Je suis exaspéré. Si, si Je n’entends parler que d’emploi. C’est devenu l’étalon or, la justification absolue, le fourre tout. J’ai 45 ans, je suis né en 68, année de certains rêves. On a besoin d’argent pour vivre, soit. Restons en donc aux faits. Je suis ingénieur, on m’a donné un diplôme qui sans me protéger de tout me donne toutes le chances. Il y a 2 ans ma femme et moi avons pris une décision un peu folle: tout larguer pour aller s’installer au bord de la mer. Cela n’empêche que je me suis posé beaucoup de questions à cette époque sur ce que j’allais faire de ma vie. J’ai encore des proches qui croient que j’ai fait ça pour faire plaisir à ma Dame. Lorsque je suis arrivé, tout à mon émerveillement, j’étais plein d’envies, de volonté de faire quelque chose de bien. Pourtant il y en a des choses à faire pour booster la société. Mais toute cette énergie, toute cette puissance est mise au service de la marge à 2 chiffres. Etre ingénieur ce pourrait être beau.

Sidérurgie lorraine -Des de Wendel à Mittal : l’enrichissement ininterrompu des grandes familles bourgeoises Sidérurgie lorraine -Des de Wendel à Mittal : l’enrichissement ininterrompu des grandes familles bourgeoises L’annonce de la fermeture des hauts-fourneaux de Florange a refait parler de la sidérurgie lorraine et ce qui se passe dans cette vallée de la Fensch est assez représentatif de l’évolution de cette industrie. Le site de Florange s’étend sur plusieurs kilomètres et plusieurs communes. Dans le cadre du plan Monnet de 1946, le gouvernement prévoyait une importante augmentation de la demande d’acier, notamment des aciers plats pour l’industrie automobile et l’électroménager. C’est ainsi que plusieurs groupes de l’acier, dont les de Wendel, créèrent la Sollac (Société lorraine de laminage continu), une usine géante alimentée par les hauts-fourneaux de la vallée de la Fensch. À défaut de faire la fortune de la région lorraine, dévastée par les fermetures d’usines, la sidérurgie a fait la fortune de ses propriétaires successifs. Les de Wendel : une famille en or Et ce n’est pas nouveau.

Pauvreté : les impasses du RSA et de la « solidarité active » | Chez les Economistes Atterrés Le revenu de « solidarité active » (RSA), présenté comme porteur d’une conception renouvelée de la lutte contre la pauvreté, n’est pas un système satisfaisant. La lutte contre la pauvreté demande un changement d’approche, qui doit être fondée sur le principe de solidarité et déconnectée de la politique de l’emploi. Le RSA a remplacé en 2009 le revenu minimum d’insertion (RMI) et l’allocation de parent isolé (API). Le RMI visait en 1988 à concrétiser, dans un contexte de montée du chômage et de dégradation de ses conditions d’indemnisation, un principe inscrit dans le préambule de la Constitution de 1946 : « Tout être humain qui, en raison de son âge, de son état physique ou mental, de la situation économique, se trouve dans l’incapacité de travailler, a le droit d’obtenir de la collectivité des moyens convenables d’existence ». La logique de la recherche d’emploi A partir du milieu des années 1990, la hausse de leurs montants est restée très inférieure à celle du salaire minimum.

Géographie du capitalisme Inventeur de la « géographie radicale », David Harvey tente de concilier marxisme et géographie pour montrer que villes et terroirs s’efforcent de constituer des rentes de monopole. Car les injustices de la mondialisation s’incarnent dans des espaces : les pays du Sud victimes d’un développement inégal et, à l’inverse, les lieux où se développe une vision alternative du monde, comme Porto Alegre. Recensé : David Harvey, Géographie de la domination, Les Prairies Ordinaires, 2008, 118 p., 12 €. En mars 2008, un colloque international de géographie a réuni à l’université de Nanterre des chercheurs en sciences sociales autour du thème « Justice et injustice spatiale ». David Harvey est un géographe d’origine britannique qui a effectué l’essentiel de sa carrière aux États-Unis, où il enseigne encore à l’université de New York. Un espace propice à la pensée politique et à l’action, un espace au sein duquel peuvent se concevoir et se poursuivre des alternatives […]. Marxisme et géographie

Comment l'Iran a instauré un revenu de base sans le vouloir En remplaçant les subventions aux combustibles et aux aliments par des transferts directs à la population, l’État iranien fournit depuis 2010 un revenu à chaque citoyen résidant dans le pays. Résumé d’une communication présentée par Hamid Tabatabai en juillet 2010 au congrès du BIEN à Sao Paolo. Traduction et résumé de Jacques Berthillier. Le contexte économique iranien Le pays est relativement riche et se développe mais avec beaucoup de pauvreté affligeant de nombreuses couches de la population. Le pays est loin de garantir les droits sociaux garantis par la Constitution. La réforme du système de subvention des prix Le 23 juin 2008, le Président Ahmadinejad a présenté son plan de remplacement des subventions sur l’énergie et l’alimentation par une subvention en espèces directement versée aux citoyens, accompagné par une réforme de la fiscalité, des douanes, des banques, des assurances, afin de réduire les gaspillages et préserver l’environnement. Le ciblage initial Montant du transfert 1.

Thomas Piketty ou le pari d’un capitalisme à visage humain, par Russell Jacoby (Le Monde diplomatique, août 2014) L’ouvrage de Thomas Piketty Le Capital au XXIe siècle (Seuil, 2013) est un phénomène sociologique autant qu’intellectuel. Il cristallise l’esprit de notre époque comme, en son temps, The Closing of the American Mind, d’Allan Bloom (1). Ce livre, qui dénonçait les études sur les femmes, le genre et les minorités dans les universités américaines, opposait la « médiocrité » du relativisme culturel à la « recherche de l’excellence » associée, dans l’esprit de Bloom, aux classiques grecs et romains. Même s’il eut peu de lecteurs (il était particulièrement pompeux), il alimentait le sentiment d’une destruction du système éducatif américain, voire de l’Amérique elle-même, par la faute des progressistes et de la gauche. L’ouvrage vient ainsi traduire une inquiétude palpable : la société américaine, comme l’ensemble des sociétés du monde, serait de plus en plus inique. Il serait stérile de critiquer Piketty pour son échec à remplir des objectifs qui n’étaient pas les siens.

Terreform ONE (Open Network Ecology) New York City Avec Thomas Piketty, pas de danger pour le capital au XXIe siècle, par Frédéric Lordon (Le Monde diplomatique, avril 2015) Une notoriété mondiale comme celle de Thomas Piketty ne devrait pas suffire en principe à empêcher que lui soient posées quelques questions politiques. Disons même plus précisément quelques questions relatives à une tromperie inséparablement intellectuelle et politique, dont le plus sûr indice est donné, en creux, par une unanimité médiatique sans précédent, gage en soi de totale innocuité, comme pour tout ce qu’elle choisit de célébrer passionnément. Il faudrait vraiment que « le monde ait changé de base » pour que Libération, L’Obs, Le Monde, L’Expansion et aussi le New York Times, le Washington Post, etc., communient à ce degré de pâmoison en quoi que ce soit de sérieusement dérangeant. La célébration aveugle ne doit pas non plus conduire, symétriquement, à ignorer tout ce que l’ouvrage a de mérites. Il n’est pas un commentateur qui n’ait été impressionné par l’énormité et la qualité du travail statistique. On l’est avec eux. Or qu’est-ce que le capital ? Stratégie de l’escamotage

Basic Income Grant Coalition - Namibia L'idée choc étudiée en Islande : et si on retirait aux banques la capacité de créer de la monnaie ? Décidément, l'Islande est le pays de la créativité financière. Après avoir montré, en 2009, qu'il existait bien une alternative au transfert de la dette bancaire vers la dette publique, l'île nordique pourrait s'apprêter à réaliser une grande expérience monétaire. Le 31 mars dernier, en effet, le président du comité des affaires économiques de l'Althingi, le parlement islandais, Frosti Sigurdjonsson, a remis un rapport au premier ministre, Sigmundur Gunnlaugsson, sur la réforme du système monétaire islandais. L'absence de maîtrise de la banque centrale sur le système monétaire Le rapport cherche en effet à réduire le risque de bulles et de crises dans le pays. Ni l'Etat, ni la Banque centrale islandaise (Sedlabanki) n'ont pu stopper cette frénésie. « Entre 2003 et 2006, rappelle Frosti Sigurdjonsson, la Sedlabanki a relevé son taux d'intérêt et mis en garde contre une surchauffe, ce qui n'a pas empêché les banques d'accroître encore la masse monétaire. » Une idée ancienne Quel est-il ?

Initiative citoyenne européenne pour le revenu de base inconditionnel - European Initiative for Basic Income Le 14 janvier 2013 la Commission européenne a enregistré notre Initiative Citoyenne Européenne pour le Revenu de base inconditionnel, lançant une campagne d’un an à travers toute l’Union Européenne. Nous devons dès lors, avec votre aide, récolter 1 million de signatures de soutien parmi les 500 millions de citoyens de l’Union Européenne, et de telle manière que 7 pays au moins aient recueilli leur quota minimum respectif de signatures. D’ores et déjà des citoyens de 15 États membres sont mobilisés pour cette initiative au sein du Comité de Citoyens Organisateurs et de groupes locaux, nationaux et transnationaux. Une fois que les organisateurs de cette Initiative Citoyenne Européenne auront rassemblé plus d’un million de signatures de soutien, la Commission européenne sera tenue d’étudier en profondeur cette initiative au sein du Parlement européen, en auditionnant le Comité de Citoyens Organisateurs.

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