
L’enjeu du numérique à l’école Dans la classe de français de Marie-Claude, il n’y a pas de papiers sur les pupitres bien enlignés. En ce jeudi matin, on ne sort pas non plus de crayons pour répondre au mini-test sur La Dame aux camélias. Dans la pénombre du matin, la lumière des tablettes scintille et chaque élève, tête baissée, se met à pianoter sur son écran tactile. Alexandre Dumas en perdrait sa prose. « Vous êtes bons ! « Quand il y a trop de rouge, je sais tout de suite qu’un élève n’a pas fait sa lecture. Une croissance fulgurante Des milliers d’élèves au Québec partent désormais en classe avec une tablette numérique et plusieurs milliers d’autres ont accès à toutes sortes d’outils connectés en cour. Malgré la croissance fulgurante de ces appareils, on ne dispose toujours d’aucun chiffre précis au ministère de l’Éducation sur la présence et l’usage de ces nouveaux compagnons scolaires au Québec. Pourtant, peu d’études ont été réalisées sur l’impact à long terme de ce bouleversement majeur dans l’apprentissage.
L’apprenant La décision, par l’apprenant, d’investir des efforts pour réaliser des apprentissages prend en considération cinq facteurs, selon Viau (2003). J’utilise ici le terme investir plutôt que consacrer. L’un fait appel à l’anticipation d’un résultat plus grand que le coût de l’effort, tandis que l’autre fait plutôt appel à une croyance que c’est la bonne chose à faire. Il est plus facile de faire rendre compte à l’apprenant que l’investissement est rentable, plutôt que l’effort à consacrer soit juste. Le premier facteur est celui de la valeur de l’activité pour l’apprenant. C’est ici qu’apparaît mon fameux facteur QCD (qu’est-ce que ça donne d’apprendre ça?). Le deuxième facteur est celui du déroulement des apprentissages. Le troisième facteur est celui de la contrôlabilité des apprentissages par l’apprenant. Le quatrième facteur est celui de la conscience des conséquences de l’apprentissage à réaliser.
Peur (incertitude et doute) sur les internets. <Postulat de départ et précaution oratoire> J'aime les internets. Les internets moi je leur dis cœur avec les doigts. Non parce que bon à force on va croire que mais en fait non pas du tout. </Postulat de départ et précaution oratoire> Au commencement des internets (ou presque), il y eut la déclaration d'indépendance du cyberespace. Mettons, si vous le voulez bien, ledit débat sur la bulle de filtre de côté. Qu'il y ait ou qu'il n'y ait pas de bulle de filtre importe peu, la seule vraie question est celle d'un déterminisme algorithmique (et de comment on l'évite et comment on le contrôle) La réalité des internets telle que nous la vivons dans l'ombre ou la lumière des grandes plateformes sociales (Facebook, Twitter, etc.) me semble aujourd'hui dangereusement se résumer à trois choses. 1. Oui la peur. 2. L'incertitude ensuite. 3. Alors bien sûr on n'est plus sûrs de rien. Sur les internets tout est FORT. Pas content. Car voilà déjà presque 10 ans que tout cela s'est mis en place. Peur.
Enseigner et apprendre avec des dispositifs numériques ! Un foisonnement...Tout le web foisonne en effet d'analyses, d'expériences, de questionnements. De grandes écoles privées se créent, les start-up se multiplient et les mots du numérique qui fleurissent, souvent imcompris par les non initiés, Mooc, Design, Open Data, THD, Codage, Ubérisation, Hackaton, Blockchain... indiquent les enjeux, les modes aussi et la fébrilité de tous les secteurs. Qu'en est-il de l'enseignement dans une société en pleine mutation technologique ? Enseigner et apprendre avec des dispositifs numériques Des outils numériques Le rôle des smartphones et de Google Georges Séror publie sur The conversation : Digital natives (3) : le monde au bout des doigts « Actuellement ce sont les smartphones qui transportent les jeunes. Une question d’usage et de mémoire : Les digital natives passent en moyennes une quinzaine d’heures par semaine sur Internet. L’apprentissage avec un téléphone portable Un exemple : lire avec le numérique Un autre exemple : Enseigner avec des drones
Les données probantes et les méta-analyses - Dossier du RIRE Qu’entend-on par données probantes en éducation? Et une méta-analyse? Présentation de ces concepts ainsi que des recherches de John Hattie et Richard Coe. Les données probantes C’est une démarche née dans le domaine médical où l’on encourage le praticien à s’appuyer sur des preuves scientifiques connues pour prendre la décision clinique qui semble la plus efficace et adaptée aux besoins du patient (CNFS, 2011). En éducation, l’utilisation des données probantes signifie de puiser dans les résultats issus de la recherche pour découvrir et expérimenter de nouvelles pratiques ou interventions à appliquer en classe et avec certains élèves aux besoins particuliers. La taxonomie de la recherche L’application des données de la recherche dans divers milieux a mené à l’élaboration d’une taxonomie de la recherche ou, autrement dit, à l’élaboration d’une pyramide qui permet le classement des études. La méta-analyse John Hattie et Robert Coe Les avantages des méta-analyses Références
Comment associer efficacement cours traditionnels et e‑learning Le développement des outils numériques et l’accès facilité à la connaissance modifient en profondeur le métier d’enseignant du supérieur. De nombreuses réflexions sur les pratiques pédagogiques sont actuellement menées dans les formations d’ingénieurs. Pour autant, ces nouvelles pédagogies s’appuient sur des plates-formes qui intègrent les versions numériques des polycopiés et des documents de cours, sans changer réellement les pratiques. Et les enseignants, dans leur grande majorité, manquent de repères et de formations pour élaborer des scénarios d’apprentissage utilisant ces nouveaux outils. L’expérience menée depuis quelques années à l’EPF, école d’ingénieur, tend à montrer qu’une pédagogie basée sur un apprentissage mixte (blended learning) peut comporter de sérieux atouts, si tant est qu’elle ait été le fruit d’une démarche rigoureuse. Une formation en présentiel et à distance Elle permet de renforcer l’autonomie. Une réflexion pour élaborer des scénarios pédagogiques Que conclure ?
Adolescents : De 5 à 8 heures par jour sur les écrans Selon l’enquête Health Behaviour in School-aged Children (HBSC), les adolescents passent de 5 à 8 heures par jour en moyenne sur les écrans ; télévision, ordinateur et console inclus. C'est le résultats de l'enquête HBSC, publiés dans un article de Marcus Ngantcha, Éric Janssen, Emmanuelle Godeau et Stanislas Spilka. Selon eux les usages diffèrent selon le sexe des répondants, "la pratique opposant le plus nettement les filles et les garçons concerne les consoles de jeu, particulièrement prisées par ces derniers qui déclarent y jouer chaque jour en moyenne une heure de plus que les filles". L'utilisation varie aussi selon le milieu social. L'enquête note que "l es activités liées aux écrans n’enferment pas nécessairement l’adolescent dans un monde virtuel, puisque ceux qui sortent « beaucoup » peuvent également déclarer une pratique intense des supports numériques munis d’écrans". L'enquête
La technologie au service de la pédagogie En partant du postulat de Marcel Lebrun, selon lequel «les technologies peuvent contribuer au développement pédagogique mais que cela nécessite des dispositifs centrés sur l’apprentissage des étudiants», Jacques Dubois chargé du développement techno-pédagogique du réseau des GRETA de Bourgogne et ancien enseignant en informatique, dans son blog Prodageo, se demande quels sont les préalables nécessaires à l’introduction de l’usage des technologies dans les formations et se pose la question quant à la signification de « dispositif centre sur l’apprentissage des étudiants ». Dans un article intitulé Des technologies pour la pédagogie, le spécialiste en éducation présente les conditions à favoriser pour introduire les technologies dans l’apprentissage, puis il explique ce que l’on entend par un apprentissage centré sur l’apprenant et de quel manière peut-on le mettre en place. Pour aller plus loin : Une intégration efficace des TICE à l’école Commentaires commentaires
Doit-on changer de pédagogie à l’ère du numérique ? Découvrez l’intervention de Jean François Ceci (@JFCeci), réalisée dans le cadre du premier TED spécial éducation organisé en Tunisie par l’IFIC et Sup’Com. Le spécialiste en pédagogie tente d’apporter des éclairages sur la nécessité de changer de pédagogie à l’ère du numérique. En marge de l’ICT4ALL 2015, salon international des TIC de Hammamet (Tunisie), s’est tenue la première conférence TED organisé autour de l’éducation TEDux, plus particulièrement sur le thème des « pratiques pédagogiques innovantes ». Cet événement a vu se succéder sur scènes des spécialistes en pédagogie et en utilisation des TICE. Au cours de son intervention, Jean François Ceci a tenté de répondre à la question que de nombreux enseignants ayant intégré les TICE dans leur enseignement se posent : « Faut-il changer de pédagogie à l’ère du numérique ? Même si il ne propose pas de réponse nette est tranchée, l’enseignant universitaire en communication et usages du numérique, apporte quelques pistes de réflexion.
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