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Faut-il en finir avec les notes

Faut-il en finir avec les notes
Prévue pour la fin de l’année 2014, la Conférence nationale sur l’évaluation des élèves a « pour mission d’élaborer des recommandations sur l’évolution du système d’évaluation des élèves ». Depuis plus d’un demi-siècle, des chercheurs de différentes disciplines ont mené des centaines de recherches utiles aux réflexions sur les pratiques d’évaluation des élèves. Cette contribution présentera d’abord un certain nombre de conclusions scientifiques avérées et proposera des changements souhaitables, eu égard aux résultats de la recherche. Les recherches sur la notation, menées depuis plusieurs dizaines d’années, aboutissent à au moins cinq résultats consensuels dans la communauté scientifique : 1 - Les notes ne mesurent pas de façon précise les compétences des élèves. Certes, entre le 5/20 et le 15/20, la différence de compétences est souvent considérable. 2 - Les recherches sur la notation ont également montré l’existence de biais sociaux de notation. Conclusion

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Cessons de démotiver les élèves : 18 clés pour favoriser l’apprentissage Le rôle de l’enseignant doit évoluer. Il n’est plus celui qui « oblige » des élèves à effectuer des tâches pour lesquelles ils ne sont pas motivés mais celui qui « accompagne » des sujets en devenir à travers la mini-crise affective et cognitive que constitue tout apprentissage, en sachant que c’est au terme de cette épreuve que se produit la "récompense endogène cérébrale". Sa tâche essentielle revient donc à éviter que les élèves se démotivent pour l’apprentissage, car si cela se produit, ils risquent de chercher ailleurs dans la motivation d’addiction (drogues, alcool, jeux, conduites à risque, violence, …) des sources exogènes alternatives d’excitations et de plaisir. QUESTIONS à Daniel Favre En quoi les neurosciences peuvent-elles aider à mieux comprendre les élèves qui apprennent ?

La suppression partielle des notes réduirait les inégalités entre élèves LE MONDE | • Mis à jour le | Par Aurélie Collas La suppression partielle des notes peut-elle permettre à l’ascenseur social de redémarrer ? Dans une France si attachée à la note sur 20, une telle conclusion apporterait une pierre dans le vif débat qui oppose défenseurs et détracteurs du système classique d’évaluation des élèves. Or, c’est précisément ce que montre une étude du CNRS qui vient d’être divulguée. Noyés dans l’actualité liée à la mobilisation des jeunes contre le projet de loi travail, ses résultats sont passés relativement inaperçus.

Pour en finir (ou presque) avec les notes - Évaluer par les compétences Devant les inconvénients maintes fois montrés des évaluations par la note, certains pays comme la Belgique tentent de passer à l’évaluation par les compétences.En France, à côté des livrets de maternelle et des évaluations nationales en CE2, 6e, 5e et seconde, des professeurs tentent de sortir un peu de notre système traditionnel dans une perspective d’évaluation formative. Un témoignage concret au collège en français, en sixième et cinquième. « - M’dame, c’est noté ? Évaluer une composition en Histoire en 3ème- Odyssée : Histoire Géographie Éducation civique Voici un exemple d’évaluation d’un développement construit réalisé en classe de 3ème, sur le thème "L’Europe, un théâtre majeur des guerres totales" plus précisément sur "L’Allemagne nazie" Démarche Pour être au plus près des modalités d’évaluation des compétences du socle commun, mes collègues et moi même avons élaboré des grilles de critères basées sur des échelles descriptives pour chacune des compétences et capacités travaillées et évaluées, reposant sur les 4 niveaux de maîtrise.

Climat scolaire - Agir en faveur de l’engagement et de la motivation des élèves Parmi les sept facteurs déterminants du climat scolaire, les stratégies pédagogiques sont favorables à l’engagement et à la motivation des élèves. S’informer “En ce qui concerne la relation pédagogique, le choix s’oriente vers un style qui promeut la coopération et évite les deux pièges bien connus de l’autoritarisme et du laisser-faire […]. L’adulte ne se défait pas de son rôle de leader mais il autorise et aide l’auto-organisation du groupe et l’autodiscipline du jeune en particulier par la négociation des règles de vie et le partage des responsabilités.” (Debarbieux, 2008).

2011 - L'action d'évaluer et ses pratiques dans le champ scolaire Chaque année, l’IUFM de l’académie de Créteil organise une conférence de consensus centrée sur l’une des questions vives qui font débat dans l’actualité de la formation des enseignants. Le principe de la conférence de consensus consiste à exprimer le dissensus qui se fait jour au sein d’une communauté scientifique à propos d’une question controversée et à tendre vers la réduction de ces divergences. Un jury, réuni sous l’autorité d’un président, participe aux débats ; il assure la médiation entre la diffusion des résultats de la recherche et les prescriptions adressées aux formateurs d’enseignants. La 8ème conférence de consensus opposera et rassemblera des enseignants-chercheurs sur la thématique « L'action d'évaluer et ses pratiques dans le champ scolaire ».

Pierre Merle : L'échelle de notation des élèves : un faux problème ? Dans son discours de clôture de la Conférence nationale sur l'évaluation des élèves, Étienne Klein, le président du jury, a avancé une affirmation pour le moins surprenante : « La question du système de notation sur laquelle on ne cesse pas de m'interroger depuis deux jours - Est-ce que nous allons proposer de remplacer l'échelle de 0 à 20 par 4 à 20 ou par 8 à 20 ou par ABCDE ? - est un faux problème (…) puisque tous ces systèmes sont convertibles les uns dans les autres et, en tant que physicien, je puis témoigner du fait qu'on ne change pas la nature d'un problème par un changement de variables. » Cette affirmation qui ne semble souffrir d'aucune contestation, puisque semble-t-il confortée par l'expérience du physicien spécialiste de la philosophie des sciences, pose plusieurs problèmes. Le savant et le populaire Le premier problème soulevé par l'affirmation d'Étienne Klein tient au fait que l'échelle de notation fait clairement débat dans l'opinion.

Evaluer, c’est interpréter pour agir collectivement (Helen Timperley) En pratique, décider des résultats des élèves qui vont être valorisés, de l’information à collecter et à analyser constitue une chose complexe. L’interprétation, c’est cadrer l’information, l’organiser, et penser à son sens à travers des cycles ou des étapes successives. C’est quand les enseignants sont engagés collectivement dans ces cycles ou étapes qu’ils donnent du sens aux résultats et aux apprentissages des élèves, et qu’ils cherchent à aller plus loin, en collectant des informations additionnelles, parce que les questions nouvelles ne trouvent pas de réponse dans l’information existante. A travers toutes ces itérations, cependant, il est important de distinguer entre les données brutes de l’évaluation et les analyses de base en termes de moyenne et de variation, et l’interprétation des données. Les données ne parlent pas par elles-mêmes.

Le jeu des 3 figures Serge Tisseron Son nom évoque les 3 figures complémentaires souvent associées dans des situations de violence : l’agresseur, la victime et le tiers, qui peut être, selon les situations, spectateur, sauveteur ou redresseur de tort. Je l’ai conçu en 2007 dans un double but : créer, dès la maternelle, un espace de construction narrative partagée à partir des expériences d’images faites par les enfants chez eux ; et prévenir la violence sous toutes ses formes en développant la capacité d’empathie grâce au jeu théâtral et le travail sur les émotions, les siennes et celles qui sont éprouvées par autrui. Depuis, cette activité s’est étendue à l’élémentaire, aux collèges, lycées, CLIS, ULIS et des expérimentations sont menées en hôpitaux de jour. Le « Plan B des Maternelles » En septembre 2005, paraissait le rapport de l’Inserm sur « les troubles de conduite chez l’enfant et l’adolescent ». Jouer pour développer la capacité d’empathie

Boris Cyrulnik : « Peu d’enseignants ont conscience de leur impact affectif sur les enfants » Boris Cyrulnik est le ‘psy’ le plus célèbre et le plus apprécié de France. Alors que les réformes du collège et des programmes alimentent les débats, il nous livre son diagnostic sur l’école. B.Cyrulnik (c)DRFP Odile Jacob

Tout à fait d'accord! On y travaille de notre côté 😉 by alba2702 Oct 18

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