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Evaluation, notation:l'actualité

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Comment induire "l'impuissance apprise". Chris sur Twitter : "A Lire... Evaluer sans noter - Eduquer sans exclure... #Evaluation #Pedagogie"... L’évaluation en classe. [Compte-rendu de lecture] Evaluer sans dévaluer, de Gérard de Vecchi | Questions pédagogiques. Pourquoi lire ce livre? L’évaluation est un sujet qui m’intéresse depuis deux ans maintenant.

Je fais partie de cette génération d’enseignants qui est entrée dans le métier à temps plein et avec une formation très minimaliste et je n’ai pas eu le loisir de me poser dès le départ les questions qui me semblent aujourd’hui essentielles. Au fil des mois de ma première année, de copies en copies, le travail de correction me semblait de plus en plus vain. Parce que les élèves ne travaillaient pas assez ou pas comme il fallait…. Et puis je me suis laissée dire ( toute implication de Mila Saint Anne dans cette affaire n’est pas une coïncidence :-) ) que l’évaluation pouvait être un levier intéressant pour permettre aux élèves de devenir plus autonome et réflexif dans son apprentissage. Mais cela impliquait d’abord que je comprenne que c’était d’abord à moi de changer mes pratiques pour leur permettre de progresser à leur tour… De quoi parle-t-il exactement?

Que préconise-t-il? (page 9) (page 40) Livret_apprentissage_seconde.pdf. « Madame, vous pouvez venir voir si c’est bon?  | «Questions pédagogiques. Cette petite phrase, je l’ai déjà entendue des milliers de fois dans ma (courte) carrière, de la part de tous les profils d’élèves, du plus timoré au plus exubérant et sûr de lui. Elle peut paraître anodine, mais elle renvoie en fait à une peur panique de l’erreur, de « ne pas savoir », qui est particulièrement prégnante dans les cours de langue étrangère. Trop longtemps, j’ai cédé très facilement à ces demandes angoissées, qui, plus qu’une demande de vérification une fois la tâche achevée, expriment davantage un sentiment d’insécurité de l’élève .

Depuis, j’essaie de doser l’aide apportée pour leur permettre de progresser plus vite. Néanmoins, ces demandes sans arrêt réitérées, chaque année, par toutes les classes rencontrées, dès le début d’année, ont fini par m’interpeller. . « J’ai surtout peur de faire des fautes d’orthographe » Premier cours avec les secondes. . « Madame, c’est noté? Vendredi 11 septembre, fin du cours avec une classe de seconde. Alors, qu’est-ce qu’on fait? J'aime : Les pré-requis à la suppression des notes. Les expériences de suppression des notes dans des classes de collège ont tendance à se multiplier ces dernières années.

Il me semble qu'au delà d'un travail militant, effectué sur le terrain par des personnels de direction et des enseignants conscients des enjeux de la question, cette tendance ait été renforcée par la mise en place en 2005 d'un droit à l'expérimentation dans le cadre de l'article 34 de la loi d'orientation. Sur la question de la suppression des notes, l'innovation "institutionnelle" et l'innovation "de terrain" peuvent donc se rencontrer, et cette double paternité est souvent un gage de réussite. Mais la volonté ne suffit pas toujours.

J'ai moi même accompagné, à la direction d'un collège d'Indre-et-Loire, une expérimentation de suppression de notes dans un cours de mathématiques de 4e. . - Un chef d'établissement qui impulse, ou qui aide à la mise en oeuvre si l'impulsion vient d'un enseignant ou d'une équipe. . - Une progressivité dans la mise en oeuvre. École : quelles alternatives aux notes ? Europe 1<author id="23294" type="name">Gaétan Supertino</author> Une étude montre que de plus en plus de profs veulent la fin des notes. Comment les remplacer ?

Obligé de redoubler pour un 9,5 de moyenne au lieu de 10… Combien d'élèves ont-ils eu cette angoisse ? Les notes à l'école ont de nombreux détracteurs. Pour les partisans de leur suppression, les notes sont en effet jugées élitistes et stressantes. Mais existe-t-il des alternatives crédibles ? "Si on se contente d'une note, à 16 on touche plus à rien" La petite variante : des chiffres aux lettres. En 1969, le gouvernement a même tenté d'imposer ce système. Le "zéro note". "On est plus sur des appréciations qui permettent de mesurer les progrès des élèves où on voit si les compétences sont acquises, en cours d'acquisition ou pas acquises du tout.

Un code couleur. Isabelle Rubet, professeure de biologie, détaille au micro d'Europe 1 ce code couleur. "Ne pas être manichéen" La graduation. La complémentarité avec les notes. #sansnotes – et maintenant, les questions qui fâchent ! Pour conclure cette première partie du dossier consacré aux évaluations sans notes, nous abordons trois questions qui traversent le débat public, questions d’ordre politique, pédagogique, éducatif. Pour y répondre, des extraits d’articles de blogs, ou des spécialistes et praticiens de terrain prennent la parole pour livrer leur analyse. Nous partirons pour cela des trois idées reçues suivantes. La fin des notes, une idée de gauche ? Sur le terrain, concilier notes et compétences, c’est chronophage.La fin des notes, c’est bien joli, mais comment va-t-on orienter les élèves ?

La fin des notes, une idée de gauche ? Dans son article « Les notes, une menace ? », Fabrizio Butera affirme que la question de la suppression des notes est clivée politiquement, avec en gros la gauche pour son abolition, et la droite contre. Claude Lelièvre, malicieux, a rappelé sur son blog les termes d’un débat posé lors du congrès d’Amiens, en 1968. 1968… encore un coup des soixante-huitards… pensez-vous ! 2. #sansnotes : les conditions du changement. Se passer des notes, c’est bien joli, mais comment faire dans la pratique pour se lancer dans ce projet ? Sous quelle conditions le changement est-il possible ? Claire Krepper, secrétaire nationale du secteur Education du SE-Unsa, et Lionel JeanJeau, proviseur-adjoint en lycée, donnent quelques clés pour changer de système. Claire Krepper L’évaluation doit être d’abord un outil au service des apprentissages et non un outil de sélection des élèves. . - Elle entraîne mécaniquement le classement des élèves en « bons », « moyens » et « mauvais » dans le groupe et place donc un certain nombre d’élèves en situation d’échec quel que soit leur niveau réel. - Elle induit un regard négatif sur les « performances » des élèves plutôt qu’une valorisation de leurs progrès, conduisant les élèves à ne pas avoir confiance en leurs compétences, comme l’ont mis en évidence plusieurs enquêtes internationales.

Pour mettre en place ces nouvelles pratiques, les enseignants ne doivent pas être livrés à eux-mêmes. Ne pas s’en tenir à l’usage paresseux des notes que nous connaissons aujourd’hui. Évaluer différemment les élèves : l’exemple danois. Pas de notes avant 15 ans, pas de palmarès des établissements, des examens qui privilégient les projets ou les travaux inédits, l’utilisation généralisé des TIC dans l’évaluation : le Danemark présente une série de caractéristiques susceptible de faire réfléchir sur les relations entre l’apprentissage et les évaluations scolaires. Ce n’est certainement pas un modèle à recopier (les écoles était d’ailleurs ces derniers jours bloquées par un conflit entre les enseignants et les municipalités) mais il a le mérite d’aider à faire bouger les lignes et de considérer différemment des traits de notre système considérés comme naturels voire inhérents à toute situation scolaire.

En France, toute réforme des modalités du Bac semble porter atteinte à la civilisation (universelle, cela va de soi), dévaluer les diplômes ou menacer l’équilibre des savoirs. Une école qui n’était pas obsédée par l’évaluation Les résultats restent confidentiels. Pourquoi Peillon veut-il changer la notation ? "2014 doit être l'année du bien-être à l'Ecole. C'est un enjeu considérable. C'est la question de l'évaluation de l'élève". Le 21 janvier, Vincent Peillon a annoncé son intention de réformer l'évaluation. Pourquoi s'attaquer à une activité qui est au coeur du métier au risque de susciter, comme C Allègre, des résistances ?

"Des directives claires seront données par la Direction générale de l'enseignement scolaire pour faire évoluer la façon de noter les élèves. Pas de correction , pas de professeur La correction de copies est l'activité qui identifie le mieux le métier d'enseignant. Quelles sont les pratiques d'évaluation des enseignants ? Mais quelles méthodes d'évaluation sont utilisées par les enseignants ? La note en disparition à l'école "Le recours à la notation chiffrée est minoritaire" à l'école. La note est reine dans le secondaire Au collège par contre, la note reste la règle et l'évaluation non chiffrée une innovation plus ou moins tolérée.

Mais l'évaluation reste à penser. #sansnotes : les conditions du changement. Le cahier d’apprentissage (portfolio) : évaluation finale par excellence. «... apprendre c’est simultanément faire et se regarder faire, penser sa pensée, avoir conscience de sa conscience » Michel De Velay Le cahier d’apprentissage est-il un outil permettant aux étudiants de développer des régulations métacognitives, une meilleure autonomie et une meilleure estime de soi ? Dans le cadre de ma pratique, il est fort difficile d'évaluer les répercussions de cet outil pédagogique sur les apprentissages de mes élèves.

Tant de variables entrent en jeu, non ? Ce que je sais c’est que le cahier d’apprentissage est clairement considéré comme une alternative à l’évaluation plutôt traditionnelle et un moyen de lutter contre l'échec scolaire ou d’aider les étudiants plus faibles. Nous le savons, la métacognition est une composante essentielle du processus d’apprentissage. C’est en tenant compte de ce processus d’apprentissage que j’ai considéré l’usage du cahier d’apprentissage dans mes cours depuis 2005. A. B. C. La personne Les tâches Les stratégies cognitives. À quoi servent les notes ? - Pierre Merle, article Éducation. Les notes constituent-elles une mesure fiable des compétences et de la valeur des élèves ? Hélas, non ! Confirment les recherches sur la question. De multiples biais viennent s’introduire dans l’évaluation des copies. C’est pourquoi, selon Pierre Merle, remplacer le baccalauréat par un contrôle continu présente certains dangers. « J’ai été saqué !

Le baccalauréat n’est pas une loterie Les premières recherches sur la fiabilité de la notation datent des années 1930. À qui vont les meilleures notes ? Trois quarts de siècle plus tard, ces recherches n’ont pas pris une ride. Effet classe, effet établissement D’autres recherches encore ont montré un biais d’évaluation lié à l’âge de l’élève et à son statut de redoublant. Le fétichisme de la notation En quoi ces recherches, désormais solidement validées, peuvent-elles faire avancer la réflexion sur les évaluations scolaires et permettre d’améliorer les pratiques ?

(1) J. Pierre Merle La constante macabre de l’école française Martine Fournier.