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Mort du livre ou disparition des lecteurs ?

Mort du livre ou disparition des lecteurs ?
FIGAROVOX/TRIBUNE- A l'occasion de l'ouverture du Salon du livre, l'écrivain Gérard de Cortanze revient sur la mort annoncée du livre papier. Il rappelle que la question centrale n'est pas celle du livre, mais de la lecture car, que seront les livres quand il n'y aura plus de lecteurs pour les lire ? Gérard de Cortanze est écrivain et critique littéraire. Le 6 août 2010, lors de sa conférence donnée au Massachusetts Institute of Technology (MIT) Nicholas Negroponte, Professeur réputé et chercheur, a annoncé la «mort physique du vieux livre papier d'ici à cinq ans», ajoutant: «Cette hypothèse est difficile à accepter par la majorité des gens.» Cette «mauvaise nouvelle» est évidemment à mettre en relation avec les résultats de l'enquête Livres Hebdo/Ipsos autour de la lecture. En second lieu, et c'est plus inquiétant encore, la lecture numérique ne vient nullement compenser le recul de la lecture du livre papier. Il fut un temps où l'on brûlait les livres par le feu.

Le livre numérique signe-t-il la mort des librairies ? Martine, célèbre héroïne de livres pour enfant, n'y a pas échappé. Développé pour les éditions Casterman par Mediatools, une start-up basée à Toulouse et spécialisée dans la création d'applications numériques, le club Martine est un "livre augmenté" qui permet de passer de la lecture à des jeux autour de l'histoire. Selon Dimitri Galitzine, le directeur général de l'entreprise, ce sont plus de cent e-books, disponibles en trois langues, qui sont vendus chaque jour. Si l'expérience Mediatools n'est qu'un exemple parmi bien d'autres, elle est révélatrice de l'intérêt du livre numérique pour les ouvrages pour jeune public, scolaires et para-scolaires... comme pour l'ensemble de la production éditoriale. Un marché marginal, mais en forte croissance Arrivée un peu tard sur le marché, contrairement aux États-Unis ou au Canada, la France connaît aujourd'hui un intérêt croissant pour le livre dématérialisé. Le retard français peut aussi s'expliquer par des réticences très marquées.

La politique du livre face au défi du numérique Rapport d'information n° 338 (2009-2010) de M. Yann GAILLARD, fait au nom de la commission des finances, déposé le 25 février 2010 Synthèse du rapport (614 Koctets) Disponible au format Acrobat (968 Koctets) au nom de la commission des finances (1) sur la politique du livre face au défi du numérique, Par M. Sénateur. Dans son remarquable ouvrage Histoire du livre1(*), M. « Si le livre avait été inventé après l'ordinateur il aurait constitué une avancée majeure. Le présent rapport dit de « contrôle » a été entrepris au titre de l'exercice 2009, et la première vague des auditions (comportant notamment des personnalités de l'édition et de la librairie) a eu lieu au cours du printemps et au début de l'été 2009. L'histoire du livre, telle que l'a reconstituée M. Elle n'a aucune raison d'être inférieure aux précédentes, bien au contraire. Sur le coût de la politique du livre 1. Ainsi, il ressort de la synthèse des informations disponibles par le rapporteur : 2. 3. 4. 5. 6. 7. 8. 9. 10. 11. 12. 13.

"La mort du livre papier n'est pas une position idéologique tenable" Vous êtes l'auteur du blog SoBookOnline, pourquoi cet intérêt pour le livre numérique? D'abord parce qu'il s'agit de mon sujet de recherche, je suis étudiant chercheur au Celsa et mon travail porte sur "le livre social". Avant cela, j'ai aussi étudié la littérature à La Sorbonne et suivi le master multimédia de l'Ina-sup. Aujourd'hui, je suis rédacteur, notamment sur le livre numérique, pour la revue en ligne de l'Ina, Inaglobal.fr Pourquoi le livre numérique comme sujet d'étude? Pour le blog, c'est d'abord une aide dans mon travail de recherche. Peut-on vraiment parler de révolution du livre? Je crois qu'il n'y a pas de révolution, mais bien une évolution du secteur et du livre en général. La révolution, c'est la redécouverte du travail de la chaine éditoriale (distributeurs, éditeurs, auteurs) et de notions (le lecteur, la lecture, le livre) dont tout le monde s'empare enfin, pas seulement les chercheurs. En France, est-on en retard en matière d'e-book? Qu'est-ce qui explique ce retard?

Amazon présente son « Kindle » : vers la mort du livre-papier ? La question n’est pas nouvelle : le livre électronique va-t-il tuer le livre papier ? Elle se pose de nouveau avec la présentation cette semaine, par Jeff Bezos du « Kindle », que le patron d’Amazon décrit, en bon marketing, comme l’équivalent de l’iPod musical pour la lecture. Lancé à grand renfort de publicité (voir la cover de Newsweek ci-contre, ou voir la vidéo de présentation de l’engin par Amazon en cliquant ici), le Kindle permet de télécharger en wifi (contrairement au Reader de Sony qui doit être relié à un ordinateur) un livre entier à moins de dix dollars (ça se passe pour l’instant qu’aux Etats-Unis), d’en stocker jusqu’à 2000, de faire des recherches de mots ou de phrases sur tout le livre, de recevoir aussi son journal ou son blog favori, et le tout dans un confort de lecture et de navigation apparemment agréables. Les éditeurs français observent de loin ces évolutions. Guillaume Robert, éditeur chez Flammarion, trouve lui aussi ce projet « très intéressant » :

Graph vente livre 1996 et 2011

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