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Bernard Stiegler : « Le marketing détruit tous les outils du savoir » - Société de consommation

Bernard Stiegler : « Le marketing détruit tous les outils du savoir » - Société de consommation
Texte publié intégralement dans la revue Soldes [1], que vous pouvez vous procurer dans l’une de ces librairies ou lors de l’événement organisé au Point éphémère à Paris le 24 mars (voir à la fin de l’article). Peut-on sortir de l’ère industrielle ? J’ai la conviction profonde que ce qu’on appelle humain, c’est la vie technicisée. La forme de vie qui passe par la technique, qu’elle soit du silex taillé ou du silicium, organisée comme aujourd’hui par un microprocesseur ou par autre chose. Dans tous les cas, nous avons affaire à de la forme technique. L’individuation psychique, c’est-à-dire la manière de devenir ce que je suis, l’individuation collective, la manière dont se transforme la société dans laquelle je vis, et l’individuation technique, la manière dont les objets techniques se transforment, sont inséparables. Quand on appréhende les questions dans leur globalité, il est inconcevable de faire face à cette poussée démographique avec des moyens non industriels. Et aux États-Unis ?

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La société qui vient Enregistrements vidéo des débats du 3 mars 2012 à La Colline Samedi 3 mars 2012 Du 14 heures à 17 heures A La Colline, 14 rue Malte Brun, 75020 Paris Société : Le jour où la classe moyenne se soulèvera Nos dirigeants ne réalisent pas qu'ils sont assis sur un baril de poudre, prévient le philosophe polonais Marcin Król. Car la classe moyenne à qui l’on refuse toute perspective de promotion sociale, pourrait voir la révolution comme son dernier recours pour se faire entendre. Contrairement aux idées reçues, ce ne sont pas les pauvres et les malheureux qui font les révolutions en Occident, mais bel et bien les classes moyennes. Ce fut le cas de toutes les révolutions, à commencer par la Révolution française, à l’exception près de la révolution d'Octobre, qui a été un coup d'Etat perpétré dans une situation de désordre politique extrême. Quand la classe moyenne décide-t-elle de déclencher la révolution ?

L’économie de l’abondance va-t-elle tuer le capitalisme de la rareté ? Le logiciel libre, l’innovation partagée et la production collaborative menacent le capitalisme tel que nous le connaissons. Facebook exploite-t-il ses utilisateurs ? Et d’où vient la valeur estimée à 100 milliards de dollars de la société ? Fhimt.com, Framablog et l’équipe des traducteurs anonymes vous propose de découvrir le regard d’Al Jazeera sur les enjeux du numérique et de la politique à travers les traductions d’une sélection d’articles.

Pourquoi la libéralisation des services publics fait monter les prix (Flickr - dem13 - cc) Il y a une dizaine d’années, on nous vendait la libéralisation des services publics comme un moyen de faire baisser les prix. Mais depuis, on constate qu’au contraire, les prix ont largement tendance à progresser, démontant l’argument principal des tenants du recul de l’Etat. Un problème d’économie d’échelle « La liberté de consommer est une illusion bien cher payée Basta ! : Instaurer un revenu de base, aussi appelé revenu d’existence ou allocation universelle, est une revendication qui commence à émerger. Vous faites une nouvelle proposition en ce sens. En quoi votre projet est-il original ? Vincent Liegey [1] : Le revenu d’existence consiste à donner à tous, de la naissance à la mort et de manière inconditionnelle, un revenu. C’est une idée très ancienne que l’on a contribué à exhumer, mais avec un regard critique : ce type de revenu peut très bien s’inscrire dans le système économique actuel, sans le renverser ni le questionner.

Ecole de philosophie d'Epineuil-le-Fleuriel Cours Vous pouvez retrouver sur ce site les archives du cours : enregistrements vidéo du cours (année 2013-2014 : 8 séances, années 2012-2013 : 8 séances, années 2011-2012 : 8 séances puis 2010-2011 : 13 séances + 1 intercours ) Un podcast permet l’accès aux MP3 du cours. Pour recevoir toutes les informations sur le cours, le séminaire et l’académie d’été, abonnez-vous à la lettre d’information d’Ars Industrialis Royaume-Uni : Pourquoi nous déformons notre réalité D'après une étude récente, les Britanniques ont une vision largement faussée de presque tous les sujets de société controversés. C'est peut-être la faute des médias et des responsables politiques qui leur communiquent une vision étroite et anxiogène de leur société. L'étude de la Royal Statistical Society [publiée le 9 juillet] révèle l'immense écart entre ce que les Britanniques pensent de leur pays et la réalité reflétée par les statistiques officielles. S'il n'est pas étonnant que les gens portent parfois un regard quelque peu biaisé sur certaines questions, le gouffre qui sépare leurs perceptions de la réalité n'en est pas moins monumental. Cet écart a de lourdes conséquences sur le plan politique.

Le corps classique des modernes Dans l’un de ses premiers textes intitulé « Plaisir aux Classiques » et écrit en 1944, Roland Barthes fait l’éloge des classiques [1] Qui sont les « classiques » pour Barthes ? « Signes... [1] en des termes qui resteront comme un fil directeur plus ou moins secret dans son œuvre. Il y conteste le dogme de la clarté classique ou plutôt l’assortit d’une explication remarquable : Les Classiques furent clairs, d’une clarté terrible, mais si clairs que l’on pressent dans cette transparence des vides inquiétants dont on ne sait, à cause de leur habileté, s’ils les y ont mis ou simplement laissés [2] Ibid., p. 59. [2] .

le keynésianisme contre le neolibéralisme Parler d’économie dans podcastscience peut surprendre, surtout pour tous les amateurs de sciences dures. Néanmoins l’économie s’inscrit dans le cadre des sciences humaines, un domaine des sciences que nous avons déjà abordé à quelques occasions dans ce podcast. L’idée m’est venue de revenir sur les thèses fondamentales de l’économie suite au visonnage d’une série de vidéos passionnantes et réellement inspirantes du professeur espagnol Julián Pavón de l’Université Polytechnique de Madrid. Ces vidéos dont je me suis amplement insiprées pour rédiger ce dossier reviennent sur les principes fondateurs de la macroéconomie qui ont été appliqués dans notre histoire récente du XXème siècle et dans la première décennie du XXIème siècle.

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