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Bernard Stiegler: La Télécratie et la Captation du désir (Après la Gauche, entretiens, extrait)

Bernard Stiegler: La Télécratie et la Captation du désir (Après la Gauche, entretiens, extrait)

Notes sur Stiegler : Amateur d'art / consommateur d'art - Culture / Ordinaire Blog B. Stiegler est un des chercheurs français (philosophe) qui théorise les pratiques amateur (amatrices, non ?), ou encore ce qu'il appelle "l'amatorat". Ses questions et problématiques croisent donc largement celles de ce blog. Cette conférence s'articule assez clairement autour d'une opposition entre deux modèles, deux manières d'articuler figure de l'amateur et société industrielle, deux économies, deux manières de penser : 1) Le modèle du consumérisme culturel (de la prolétarisation). 2) Le modèle du logiciel libre, (l'économie de la contribution). Ces deux modèles, s'ils permettent des interprétations de l'Histoire, ne correspondent pas pour autant à des périodes historiques précises ni même successives. 0) Boite à outils : (cc/studiocurve) Ces deux modèles articulent, de manière radicalement opposée, des thématiques communes. • Les technologies de l'esprit : ce sont des technologies cognitives et culturelles, dénomination que B. Pour en savoir plus sur le vocabulaire de B. Conclusion

Tout est politique - Le blog de Seb Musset passer d'un consumérisme toxique à économie contribution | geek politics Bernard Stiegler est un philosophe en lutte. En ligne de mire, un capitalisme addictif qui aspire le sens de nos existences. Son remède : passer à une économie de la contribution, inspirée du logiciel libre. Ce n’est plus un secret pour personne : le capitalisme est en train d’être dévoré par ses propres effets toxiques. En 2005, parmi d’autres voix peu écoutées alors, une association française, Ars Industrialis, lancée par quatre philosophes et une juriste, avait sonné le tocsin. A l’époque, leur manifeste décrivait les dangers d’un capitalisme « autodestructeur » et la soumission totale aux « impératifs de l’économie de marché et des retours sur investissements les plus rapides possibles des entreprises » et notamment celles actives dans les médias, la culture ou les télécommunications. L’homme habite un petit moulin industriel reconverti en maison à Epineuil-le-Fleuriel, au beau milieu de la France paysanne. Le règne de l’incurie Où se situe la solution ? La passion avant l’argent

Le Grand Soir Bernard Stiegler. «La prison a été ma grande maîtresse» • Entretiens, Bernard Stiegler en 6 dates 1952 Naissance et enfance à Sarcelles 1978 Incarcération, pendant cinq ans, à la prison Saint-Michel de Toulouse puis au centre de détention de Muret 1993 Soutient sa thèse sous la direction de Jacques Derrida. Publication de son premier livre, La Faute d’Épiméthée (Galilée) 2002 Nommé à la tête de l’Ircam après avoir été directeur adjoint de l’Institut national de l’audiovisuel (INA) 2005 Cofonde l’association Ars Industrialis pour une politique industrielle des technologies de l’esprit 2006 Fonde l’Institut de recherche et d’innovation (IRI) du Centre Pompidou « Oh ! Et si l’état de choc dans laquelle la crise a plongé l’Europe pouvait être aussi l’occasion d’un saut en avant vers un capitalisme polarisé par la sublimation du désir, plutôt que par la culture de la bêtise ? Vous avez écrit n’avoir jamais philosophé avant 26 ans. Bernard Stiegler : J’ai d’abord beaucoup erré. Avez-vous aimé cette vie rurale ? C’était rude mais j’aime assez cela. C’est évident.

Causeur - Surtout si vous n'êtes pas d'accord Voilà pourquoi Marine Le Pen sera probablement au gouvernement en 2017 A lire également : 51% des sympathisants de l’UMP et 66% des sympathisants du FN favorables aux alliances locales UMP/FN Atlantico : Votre dernier livre Pharmacologie du Front national, à paraître le 27 mars, se veut un livre de combat contre le FN. Depuis son élection à la tête du parti, Marine Le Pen s’est lancée dans une entreprise de « dédiabolisation » du parti. En quoi, selon vous, le FN reste-t-il un parti moins fréquentable que les autres ? Bernard Stiegler : Ce que mon livre essaie de montrer, c’est que si l'on veut combattre le FN, il faut commencer par combattre l’idéologie de la révolution conservatrice. Plus important que la « dédiabolisation », terme épouvantail qui empêche de penser, Marine Le Pen a masqué le discours ultra-libéral fondamental du FN en le rhabillant sous les habits d’un nationalisme étatique. Les immigrés souffrent encore plus eux-mêmes de cette destruction du monde qui résulte de la domination du marketing. Bien sûr que non.

ChEEk Magazine - Le pure player féminin de la génération Y - ChEEk Magazine Bernard Stiegler : « Le marketing détruit tous les outils du savoir » - Société de consommation Texte publié intégralement dans la revue Soldes [1], que vous pouvez vous procurer dans l’une de ces librairies ou lors de l’événement organisé au Point éphémère à Paris le 24 mars (voir à la fin de l’article). Peut-on sortir de l’ère industrielle ? J’ai la conviction profonde que ce qu’on appelle humain, c’est la vie technicisée. Quand on appréhende les questions dans leur globalité, il est inconcevable de faire face à cette poussée démographique avec des moyens non industriels. D’où vient cette hégémonie du capitalisme financier ? En 1977, au moment du mouvement punk, c’est l’enclenchement d’une catastrophe annoncée. Comment s’opère cette destruction des savoirs ? Aujourd’hui, 180 millions de Chinois sont dépressifs et partout ailleurs les gens sont dépressifs. Le marketing triomphant… ? Ce qui s’est mis en place dans les années 1950 avec le développement des médias de masse, c’est le projet d’Edward Bernays, le neveu de Sigmund Freud. Le web, c’est l’ère industrielle de l’écriture.

LESNOUVELLESnews - A LA UNE Bernard Stiegler : l'open data est « un événement d’une ampleur comparable à l’apparition de l’alphabet » RSLN : Que représente le développement de l’open data dans la grande aventure du numérique ? Bernard Stiegler : C’est l’aboutissement d’une rupture majeure déjà largement entamée, et qui n’a rien à voir avec les précédentes. Toutes les technologies monopolisées par l’industrie de la culture, au sens large du terme, pendant un siècle, sont en train de passer entre les mains des citoyens. C’est un événement d’une ampleur comparable à l’apparition de l’alphabet qui, comme technique de publication, c’est à dire de rendu public, est au fondement de la res publica, tout comme à ce qui s’est déroulé après Gutenberg et la Réforme, généralisant l’accès à l’écriture imprimée et au savoir. À présent, toutes les activités industrielles, culturelles et scientifiques laissent désormais une trace numérique que chacun peut exploiter grâce à des outils de plus en plus accessibles. RSLN : L’Open data n’est qu’un maillon de cette révolution… Des idéologies différentes Bernard Stiegler : C’est vrai.

Site d'information français d'actualités indépendant et participatif en ligne | Mediapart L'urgence de tout repenser, entretien avec Bernard Stiegler En mars dernier, nous avons tendu notre micro au philosophe Bernard Stiegler dans les locaux parisiens de l’Institut de recherche et d’innovation qu’il dirige. Le logiciel libre, ses licences, le domaine public, les biens communs : autant de sujets qui intéressent hautement Bernard Stiegler. Mais pour lui, toutes ces problématiques s’inscrivent dans un cadre beaucoup plus vaste, qu’il est urgent de prendre à bras le corps : la révision totale de l’organisation de notre société. L’économie de la contribution Bernard Stiegler considère le logiciel libre comme la matrice de l’économie de la contribution ; c’est en effet une activité industrielle qui ne prive plus les gens de leur savoir mais au contraire développe des savoirs, individuels et collectifs, dans un processus de déprolétarisation. Par ailleurs, la numérisation est en train d’engendrer une automatisation colossale, bien plus importante que celle que l’on a connue par le passé. Aller au delà du choix des licences libres Pharmakon

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