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Bernard Stiegler : La télécratie et la captation du désir

Bernard Stiegler : La télécratie et la captation du désir
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Enregistrements de Bernard Stiegler – Christian Fauré En fonction de mon temps libre (!), je mettrai ici des enregistrements audio et video de prise de parole de Bernard Stiegler : radio, association, séminaire, colloque, intervention évènementielle, etc. Si vous-même possédez de tels enregistrements, merci de m’envoyer un message afin d’enrichir le catalogue, pour le plaisir de tous. Et n’oubliez pas les nombreux enregistrements disponibles sur la page personnelle de Bernard Stiegler sur le site d’Ars Industrialis Dans la première partie, Bernard Stiegler introduit son mémoire intitulé “Pour une théorie de l’attention”. Enregistré en Mars 2007. Emmanuel Moreira et Amandine Andre me signalent leur documentaire audio : “En compagnie de Bernard Stiegler“.Bernard Stiegler est intervenu au printemps 2008 dans le cadre de la conférence ” Ce que nous attendons de la gauche en Europe”. Introduction : 1. 2. 3. Les questions / réponses : L’entretien est divisé en plusieurs parties : Un entretien sur l’enfance et la télévision :

Bernard Stiegler : « Le marketing détruit tous les outils du savoir » - Société de consommation Texte publié intégralement dans la revue Soldes [1], que vous pouvez vous procurer dans l’une de ces librairies ou lors de l’événement organisé au Point éphémère à Paris le 24 mars (voir à la fin de l’article). Peut-on sortir de l’ère industrielle ? J’ai la conviction profonde que ce qu’on appelle humain, c’est la vie technicisée. La forme de vie qui passe par la technique, qu’elle soit du silex taillé ou du silicium, organisée comme aujourd’hui par un microprocesseur ou par autre chose. Quand on appréhende les questions dans leur globalité, il est inconcevable de faire face à cette poussée démographique avec des moyens non industriels. D’où vient cette hégémonie du capitalisme financier ? En 1977, au moment du mouvement punk, c’est l’enclenchement d’une catastrophe annoncée. Comment s’opère cette destruction des savoirs ? Aujourd’hui, 180 millions de Chinois sont dépressifs et partout ailleurs les gens sont dépressifs. Le marketing triomphant… ? Quel rôle pour les nouvelles générations ?

Mort du philosophe Bernard Stiegler, technicien de la pensée et penseur de la technique La soudaineté de l’annonce de son décès a de quoi laisser sans voix. Le philosophe Bernard Stiegler, qui avait tant travaillé sur les mots pour dire le bouleversement que les nouvelles technologies font subir à notre monde, est mort jeudi 6 août, à l’âge de 68 ans. «Un contemporain hors du commun, qui a cherché à inventer une nouvelle langue et de nouvelles subversions», écrivait le Collège international de philosophie en annonçant sa disparition sur Twitter et Facebook. En mars dernier, Bernard Stiegler donnait encore une interview à Libération à l’occasion de son dernier livre, Qu’appelle-t-on panser ? «Il inventait son vocabulaire en marchant» Ses livres, la Technique et le Temps, (trois tomes, dont la Faute d’Epiméthée, entre 1994 à 2001, chez Galilée), Mécréance et Discrédit (trois tomes, 2004-2006, Galilée) ou Dans la disruption. «Un peu tout ce qu’on peut attendre de la philosophie» Pensée riche et complexe, parcours hors du commun. Le pessimisme est «indécent»

Nécessité d'une formation. B.Stiegler eux-mêmes dans leurs pratiques. La véritable question est de faire comprendre aux élèves les enjeux du processus de grammatisation dans ses différents aspects, avec ses spécificités technologiques et sociales, et qui ne concerne d’ailleurs pas que le langage où la perception audiovisuelle, mais aussi les gestes des ouvriers avec la machine outil, et plus généralement, tout ce qu’intègre l’automatisation. Les élèves et les professeurs eux-mêmes sont perdus devant une multitude de faits technologiques qui se développent en tous sens dans ces domaines, alors que c’est toujours le processus de grammatisation qui déroule diversement ses effets. Si on n’a pas cette vision d’ensemble, on ne peut pas comprendre ce qui se produit, ni donc accéder à l’intelligibilité qui fonde tout enseignement. Q. : Par rapport à l’informatique, pensez vous qu’il faut déconstruire, au sens théorique, soulever le capot des ordinateurs ? Q Regard sur le web Q Q BS : Vous parlez du public.

Bernard Stiegler: «Toute technologie est porteuse du pire autant que du meilleur» Quand Le Temps voyait le jour dans ses bureaux de Cointrin, la rédaction était équipée des tout nouveaux iMac, Internet était balbutiant, le world wide web (www) venait à peine d’être inventé, Google n’existait pas, ni Facebook et les réseaux sociaux qui dominent aujourd’hui le Net, ni le big data. C’était l’ancien monde, celui d’avant les écrans interactifs. L’une des grandes transformations de ces vingt dernières années, de celles qui rendent la vie d’avant impensable aujourd’hui, est indéniablement la révolution numérique. Directeur de l’Institut de recherche et d’innovation (IRI), spécialiste de la disruption à laquelle il a consacré son dernier livre, le philosophe Bernard Stiegler évoque l’origine et les implications d’une rupture qui change tout. Le Temps: C’est quoi, la disruption? Quels sont les acteurs de cette disruption? Ce sont des entrepreneurs qui se désignent eux-mêmes ainsi. La faute aux libertariens, dites-vous… Al Gore n’est pas libertarien. Ce n’est pas étonnant.

Le numérique empêche-t-il de penser ? Bernard Stiegler Esprit vous offre encore : 3 visites Quel est l’impact des nouvelles technologies sur la mémoire et sur l’attention ? Plutôt que de déplorer la « perte » de la mémoire et le risque de dispersion de la pensée induits par le numérique, mieux vaut s’attacher à reconstruire une philosophie et une politique de l’attention fondées sur ces nouveaux outils, qui prennent en compte leur dimension potentiellement toxique mais construisent également une thérapeutique de ces techniques. Esprit – Partons de la distinction que vous reprenez de Platon entre deux types de mémoires : la mémoire comme ressouvenir qui donne accès à la connaissance (anamnèse) et la mémoire comme technique pour soutenir l’art rhétorique des sophistes (hypomnèse). Aujourd’hui, la technologie vous apparaît comme toujours plus puissante dans sa capacité à seconder la mémoire, elle étend notre mémoire à travers des objets technologiques, elle est une « mnémotechnologie ». La mémoire extériorisée Intérioriser la technique

(2) Bernard Stiegler: «L’accélération de l’innovation court-circuite tout ce qui contribue à l’élaboration de la civilisation» «Disruptif». Le terme, dixit le dictionnaire de l’Académie française, dérive du latin disrumpere, «briser en morceaux, faire éclater». Dans le langage des entreprises du numérique, «l’innovation disruptive», c’est l’innovation de rupture, celle qui bouscule les positions établies, court-circuite les règles du jeu, impose un changement de paradigme. De Google à Uber, la «disruption» bouleverse nos vies connectées. Mais à quel prix ? Directeur de l’Institut de recherche et d’innovation du centre Pompidou, fondateur de l’association Ars Industrialis, le philosophe Bernard Stiegler consacre son travail aux effets des mutations technologiques. Vous décrivez la disruption, cette accélération de l’innovation, comme une «nouvelle forme de barbarie». En ce que cela s’oppose à la civilisation. En quoi ce que nous vivons est-il différent de ruptures technologiques majeures antérieures ? La déstabilisation est devenue permanente. Nous n’arrivons plus à élaborer des savoirs. Elle nous rend fous.

Bernard Stiegler : "Je réfléchis au rapport entre la technique et le mal" - Ép. 6/9 - La Nuit rêvée de Jean-Pierre Vincent (2017) 2016 |En juin 2016, dans "La conversation scientifique", plaidant pour une bifurcation, une nouvelle rationalité économique, Bernard Stiegler livrait sa vision du monde d'après la révolution numérique, un monde qui n'en est plus un, gouverné par les Data Centers et les algorithmes... Disruption… autrement dit rupture, fracture, c'est ce concept publicitaire fameux, propriété de l'agence TBWA depuis 1992, que Bernard Stiegler a repris au vol dans son livre, Dans la disruption : Comment ne pas devenir fou ?, dont la quatrième de couverture s'ouvre sur ces mots : "Pour les seigneurs de la guerre économique, dans la disruption, qui est « un phénomène d'accélération de l'innovation (…), il s'agit d'aller plus vite que les sociétés pour leur imposer des modèles qui détruisent les structures sociales et rendent la puissance publique impuissante. Pour introduire cette conversation, Bernard Stiegler explique : Il poursuit :

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