background preloader

Bernard Stiegler: « Le temps est venu de passer d’un consumérisme toxique à une économie de la contribution »

Bernard Stiegler: « Le temps est venu de passer d’un consumérisme toxique à une économie de la contribution »
Bernard Stiegler est un philosophe en lutte. En ligne de mire, un capitalisme addictif qui aspire le sens de nos existences. Son remède : passer à une économie de la contribution, inspirée du logiciel libre. Ce n’est plus un secret pour personne : le capitalisme est en train d’être dévoré par ses propres effets toxiques. En 2005, parmi d’autres voix peu écoutées alors, une association française, Ars Industrialis, lancée par quatre philosophes et une juriste, avait sonné le tocsin. A l’époque, leur manifeste décrivait les dangers d’un capitalisme « autodestructeur » et la soumission totale aux « impératifs de l’économie de marché et des retours sur investissements les plus rapides possibles des entreprises » et notamment celles actives dans les médias, la culture ou les télécommunications. L’homme habite un petit moulin industriel reconverti en maison à Epineuil-le-Fleuriel, au beau milieu de la France paysanne. Le règne de l’incurie Où se situe la solution ? La passion avant l’argent

http://blog.lesoir.be/geek-politics/2011/11/29/contribuer-pour-se-desintoxiquer-bernard-stiegler%c2%a0-%c2%ab%c2%a0le-temps-est-venu-de-passer-d%e2%80%99un-consumerisme-toxique-a-une-economie-de-la-contribution%c2%a0%c2%bb/

Related:  Tech & WebArticles Best-of - synthétiques & représentatifs | B. Stiegler

- Les retours du dimanche, 2011 : Année indignée, 2012 année de tous les dangers Cette année là, il y a tout juste 50 ans, ce n'était pas simplement les débuts du succès de Claude François, mais aussi comme il est dit dans la chanson, celle de la disparition de Marylin Monroe, du premier 45 tours des Beatles et de la sortie en France de West Side Story. Et de quoi, 50 ans après, sera fait 2012, l'année du Dragon censée apporter santé et richesse à ses natifs? Serons nous comme en 2011, assaillis « d'événements monstres » chers à l'historien Pierre Nora qui écrivait déjà en 1974, que l'événement, à l'ère des mass médias, « jeté dans la vie privée, offert en spectacle ... devient monstrueux »?.

Bernard Stiegler. «La prison a été ma grande maîtresse» Bernard Stiegler en 6 dates 1952 Naissance et enfance à Sarcelles 1978 Incarcération, pendant cinq ans, à la prison Saint-Michel de Toulouse puis au centre de détention de Muret 1993 Soutient sa thèse sous la direction de Jacques Derrida. Publication de son premier livre, La Faute d’Épiméthée (Galilée) 2002 Nommé à la tête de l’Ircam après avoir été directeur adjoint de l’Institut national de l’audiovisuel (INA) 2005 Cofonde l’association Ars Industrialis pour une politique industrielle des technologies de l’esprit 2006 Fonde l’Institut de recherche et d’innovation (IRI) du Centre Pompidou

Technologies relationnelles Les technologies relationnelles désignent l'ensemble des technologies qui non seulement mettent en relation, mais également engramment les relations. A ce titre, les technologies relationnelles sont un moment, contemporain, du processus de grammatisation qui consiste à discrétiser les flux temporels, c'est-à-dire à spatialiser le temps. Après la grammatisation de la parole dans l'écriture, puis du geste dans la machine-outil, les technologies relationnelles grammatisent à présent les relations sociales. Notes sur Stiegler : Amateur d'art / consommateur d'art - Culture / Ordinaire Blog B. Stiegler est un des chercheurs français (philosophe) qui théorise les pratiques amateur (amatrices, non ?), ou encore ce qu'il appelle "l'amatorat".

André Leroi-Gourhan Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre. André Leroi-Gourhan. André Leroi-Gourhan (25 août 1911 à Paris - 19 février 1986 à Paris) est un ethnologue, archéologue et historien français, spécialiste de la Préhistoire. C'est aussi un penseur de la technologie et de la culture, qui sait allier précision scientifique et concepts philosophiques. Biographie[modifier | modifier le code]

Voilà pourquoi Marine Le Pen sera probablement au gouvernement en 2017 A lire également : 51% des sympathisants de l’UMP et 66% des sympathisants du FN favorables aux alliances locales UMP/FN Atlantico : Votre dernier livre Pharmacologie du Front national, à paraître le 27 mars, se veut un livre de combat contre le FN. Depuis son élection à la tête du parti, Marine Le Pen s’est lancée dans une entreprise de « dédiabolisation » du parti. En quoi, selon vous, le FN reste-t-il un parti moins fréquentable que les autres ? Entretien avec... Bernard Stiegler (Philosophe, Directeur de l'IRI, Professeur à l'université de technologie de Compiègne) eux-mêmes dans leurs pratiques. La véritable question est de faire comprendre aux élèves les enjeux du processus de grammatisation dans ses différents aspects, avec ses spécificités technologiques et sociales, et qui ne concerne d’ailleurs pas que le langage où la perception audiovisuelle, mais aussi les gestes des ouvriers avec la machine outil, et plus généralement, tout ce qu’intègre l’automatisation. Les élèves et les professeurs eux-mêmes sont perdus devant une multitude de faits technologiques qui se développent en tous sens dans ces domaines, alors que c’est toujours le processus de grammatisation qui déroule diversement ses effets. Si on n’a pas cette vision d’ensemble, on ne peut pas comprendre ce qui se produit, ni donc accéder à l’intelligibilité qui fonde tout enseignement.

Bernard Stiegler : « Le marketing détruit tous les outils du savoir » - Société de consommation Texte publié intégralement dans la revue Soldes [1], que vous pouvez vous procurer dans l’une de ces librairies ou lors de l’événement organisé au Point éphémère à Paris le 24 mars (voir à la fin de l’article). Peut-on sortir de l’ère industrielle ? J’ai la conviction profonde que ce qu’on appelle humain, c’est la vie technicisée. La forme de vie qui passe par la technique, qu’elle soit du silex taillé ou du silicium, organisée comme aujourd’hui par un microprocesseur ou par autre chose. Dans tous les cas, nous avons affaire à de la forme technique. L’individuation psychique, c’est-à-dire la manière de devenir ce que je suis, l’individuation collective, la manière dont se transforme la société dans laquelle je vis, et l’individuation technique, la manière dont les objets techniques se transforment, sont inséparables.

Grammatisation Grammatisation (techniques de reproduction) La grammatisation– expression qui prolonge et détourne un concept de Sylvain Auroux – désigne la transformation d’un continu temporel en un discret spatial : c’est un processus de description, de formalisation et de discrétisation des comportements humains (calculs, langages et gestes) qui permet leur reproductibilité ; c’est une abstraction de formes par l’extériorisation des flux dans les « rétentions tertiaires » (exportées dans nos machines, nos appareils). Grammatiser, c’est donc discrétiser, en vue de reproduire. Bernard Stiegler : l'open data est « un événement d’une ampleur comparable à l’apparition de l’alphabet » RSLN : Que représente le développement de l’open data dans la grande aventure du numérique ? Bernard Stiegler : C’est l’aboutissement d’une rupture majeure déjà largement entamée, et qui n’a rien à voir avec les précédentes. Toutes les technologies monopolisées par l’industrie de la culture, au sens large du terme, pendant un siècle, sont en train de passer entre les mains des citoyens. C’est un événement d’une ampleur comparable à l’apparition de l’alphabet qui, comme technique de publication, c’est à dire de rendu public, est au fondement de la res publica, tout comme à ce qui s’est déroulé après Gutenberg et la Réforme, généralisant l’accès à l’écriture imprimée et au savoir.

Philippe Aigrain Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre. Pour les articles homonymes, voir Aigrain. Philippe Aigrain Bernard Stiegler : la déraison généralisée du court termisme Le consumérisme, qui est désormais la force structurante de nos sociétés, « repose sur le court-circuit de tout ce qui autrefois consistait à produire ce qu’on pourrait appeler des raisons d’agir », diagnostique le philosophe Bernard Stiegler, qui analyse la crise actuelle comme celle de sociétés déconstruites par le « court-termisme » qui les ronge, et souligne ses répercussions sur le psychisme des individus, en proie à la stupéfaction, et tétanisés - jusqu’à quand ? - devant les ruptures inévitables. Bernard Stiegler s’entretient avec la rédaction du journal de France Culture, 20 décembre 2011 Question : Où en sommes-nous depuis le déclenchement de la crise de 2008 ? (...) Pour décrire la situation, et aussi rendre hommage à Vaclav Havel on pourrait citer sa phrase : « l’élément tragique de l’homme moderne, ce n’est pas qu’il ignore le sens de la vie, c’est que cela le dérange de moins en moins ».

Le blog de Confiance numerique : nouvelles approches: Bernard Stiegler sur la confiance Le 28 avril, Bernard Stiegler intervenait à un petit déjeuner de la Fondation Télécom, pour parler de la confiance. Nous en publions ici (avec retard !) quelques notes assez brutes. La confiance est en crise, voire en métacrise. C'est une crise de société, parce qu'une société c'est d'abord de la confiance. On n'a plus confiance dans les politiques, dans les autres, dans les industriels, dans les scientifiques – donc dans la technologie –, dans la finance, dans les prêtres. L'urgence de tout repenser, entretien avec Bernard Stiegler En mars dernier, nous avons tendu notre micro au philosophe Bernard Stiegler dans les locaux parisiens de l’Institut de recherche et d’innovation qu’il dirige. Le logiciel libre, ses licences, le domaine public, les biens communs : autant de sujets qui intéressent hautement Bernard Stiegler. Mais pour lui, toutes ces problématiques s’inscrivent dans un cadre beaucoup plus vaste, qu’il est urgent de prendre à bras le corps : la révision totale de l’organisation de notre société. L’économie de la contribution Bernard Stiegler considère le logiciel libre comme la matrice de l’économie de la contribution ; c’est en effet une activité industrielle qui ne prive plus les gens de leur savoir mais au contraire développe des savoirs, individuels et collectifs, dans un processus de déprolétarisation. Par ailleurs, la numérisation est en train d’engendrer une automatisation colossale, bien plus importante que celle que l’on a connue par le passé.

Related: