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Bernard Stiegler - lecture de "Prendre soin"

Bernard Stiegler - lecture de "Prendre soin"
Prendre soin, de la jeunesse et des générations, de Bernard Stiegler, Flammarion (2008). L’un des derniers livres publiés par Bernard Stiegler, et qui s’intitule Prendre soin, de la jeunesse et des générations, a pour thème central la question de l’éducation et plus particulièrement l’école. Je voudrais tenter d’en présenter ici quelques idées directrices, car il me semble qu’il y a là de quoi mieux comprendre ce que l’on pourrait appeler le « malaise » voire la « dépression » scolaire. Depuis déjà plusieurs années et parutions, ainsi qu’à travers l’Association Ars Industrialis, Bernard Stiegler théorise, œuvre et plaide en faveur de ce qu’il appelle lui-même une « écologie de l’esprit » : de même qu’il faut se soucier de la qualité des milieux naturels, afin d’assurer leur fécondité future, de même il faut se soucier de la nature des milieux « psychiques » dans lesquels naissent et se développent de futurs « esprits ». Mais tout ceci n’est vrai qu’en termes de tendances. Et plus loin :

5-7 BOULEVARD 30.08.2010 ParticipationParticipation La participation nomme la relation d’un individu à son milieu. Les milieux sociaux où s’individuent les existences psychiques ne sont milieux d’individuation que dans la mesure où ils sont participatifs, dans le cas contraire les milieux sont dissociés ou désindividuants. Subir les effets d’une industrie de services c’est voir son existence se transformer sans participer à cette transformation. « La participation, pour l’individu, est le fait d’être élément dans une individuation plus vaste par l’intermédiaire de la charge de réalité préindividuelle que l’individu contient, c’est-à-dire grâce aux potentiels qu’il recèle » (Simondon[1]). [1] L’individuation psychique et collective, p. 18. ">i de Bernard Stiegler à l'émission 5-7 Boulevard sur Radio France, le 30 août 2010 Artist: Ars IndustrialisTitre: 5-7 BOULEVARD 30.08.2010Série: DiversAnnée: 2010Intervenant: Stiegler BernardDurée: 16:58 minutes (15.54 Mo)Format: MP3 Stereo 44kHz 128Kbps (CBR) Télécharger le mp3

Papers in Bernard Stiegler "The word “technique” has its origin in the Greek techné, the translation of which is art. Distinguishing human beings from animals, technique arose through human relationship with the environment and has been characterised by being... more "The word “technique” has its origin in the Greek techné, the translation of which is art. "A palavra « técnica » tem origem no grego techné cuja tradução é arte.

Manifeste de la guérilla pour le libre accès, par Aaron Swartz #pdftribute Il se passe quelque chose d’assez extraordinaire actuellement sur Internet suite à la tragique disparition d’Aaron Swartz : des centaines de professeurs et scientifiques du monde entier ont décidé de publier spontanément leurs travaux en Libre Accès ! Il faut dire que sa mort devient chaque jour plus controversée, les pressions judiciaires dont il était l’objet n’étant peut-être pas étrangères à son geste. Comme on peut le lire dans Wikipédia : « En juillet 2011, le militant américain pour la liberté de l’Internet Aaron Swartz fut inculpé pour avoir téléchargé et mis à disposition gratuitement un grand nombre d’articles depuis JSTOR. Il se suicide le 11 janvier 2013. On peut suivre l’évolution du mouvement derrière le hashtag #pdftribute (pdf hommage) qui a déjà son site et son compte Twitter dédiés. Ce manifeste s’achève sur cette interrogation : « Serez-vous des nôtres ? Remarque : L’émouvante photo ci-dessous représente Aaron Swartz a 14 ans en compagnie de Larry Lessig. Aaron Swartz

Bernard Stiegler : “Prendre soin de la jeunesse et des générations” & “Economie de l’hypermatériel et psychopouvoir” - COLBLOG - Blog LeMonde.fr commander ce livre Bernard Stiegler est un philosophe atypique, ayant fait ses "humanités" comme on disait dans le temps, en prison. Il n'a pas oublié. 20 ans plus tard, il participait à un "atelier philosophique" à la Maison d'Arrêt de Douai (animé par B. Stevens). Ci dessous, la critique de ses 2 derniers livres dans Libé : Haute attention Philo. Si on se fiait aux titres des deux livres que Bernard Stiegler publie conjointement, on irait plus spontanément vers "Prendre soin de la jeunesse et des générations", qui laisse croire à un ouvrage «généraliste», plutôt que vers "Economie de l’hypermatériel et psychopouvoir", qui fait craindre le traité quelque peu abstrus. Réalité. On complexifierait en indiquant par quel biais Stiegler arrive à faire critiquement dialoguer Platon, Kant, Husserl, Michel Foucault ou Gilbert Simondon. Insistons encore. Au centre de cet arc, il y a la notion d’attention. «Contrôle». © Libération Share and Enjoy

« LE GRAND DÉSENCHANTEMENT ». UN ENTRETIEN AVEC LE PHILOSOPHE BERNARD STIEGLER NEWS NEWS NEWS Juste après l’échec des grandes manifestations d’octobre sur les retraites, avant la difficile conférence de Cancun sur le climat, que beaucoup d'observateurs des désastres écologiques annoncent déjà, désespérés, vouée à l'échec comme le fut celle de Copenhague, alors que la crise économique n’en finit pas et les plans de rigueur se multiplient, voici un entretien à la fois inquiet et tonique avec le philosophe Bernard Stiegler, fondateur du centre de réflexion Ars Industrialis, philosophe, auteur de l'essai « De la pharmacologie. Ce qui fait que la vie vaut la peine d’être vécue », (Flammarion, octobre 2010). Dans une cour des Halles, en face du centre Georges Pompidou, Bernard Stiegler reçoit dans une ruche de verre, toujours pleine d’étudiants, d’artistes numériques et de jeunes enseignants. Après le grave échec de la conférence de Copenhague sur la climat, on voit se développer dans la population et la jeunesse un sentiment d’impuissance face à « realeconomik ».

Qu'est-ce que les Lumières ? Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre. Qu'est-ce que les Lumières ? est une œuvre du philosophe allemand Emmanuel Kant datant de 1784. Son titre complet est Réponse à la question : qu'est ce que les Lumières ? (Beantwortung der Frage : Was ist Aufklärung?). Kant écrit ce texte en expliquant combien il est bénéfique à l'Homme de penser par lui-même, sans préjugés. Sujet et contexte de l'œuvre[modifier | modifier le code] Extrait et traduction[modifier | modifier le code] Le texte original du paragraphe commencé par Kant : Aufklärung ist der Ausgang des Menschen aus seiner selbst verschuldeten Unmündigkeit. Extrait principal[modifier | modifier le code] La paresse et la lâcheté sont les causes qui expliquent qu’un si grand nombre d’hommes, après que la nature les a affranchis depuis longtemps de toute direction étrangère, restent cependant volontiers, leur vie durant, mineurs, et qu’il soit si facile à d’autres de se poser comme leurs tuteurs. Voir[modifier | modifier le code]

AU SOLEIL D’AUSTERLITZ. Une conversation entre Bernard Stiegler et Paul Jorion, le 14 mars 2011 La transcription de cette conversation, le 14 mars, a un peu tardé. La voici enfin. Paul Jorion : Pour moi, le motif de notre rencontre tient essentiellement à un intérêt ancien pour vos idées dont je sens qu’elles sont proches des miennes. Nous nous sommes rencontrés il y a pas mal de temps, je crois qu’il est important maintenant, dans cette période, pour tout le monde, de totale hésitation, que les gens qui ont des idées, et des idées qui sont conciliables entre elles, qui permettent de faire quelque chose où le tout est plus grand que l’ensemble des parties, se rencontrent. J’ai rencontré cette semaine et dans ce type de perspective, Susan George, et nous avons décidé de nous revoir immédiatement, pour continuer à réfléchir sur ce genre de choses. Ce point de vue, qui est issu du travail collectif mené par l’association, qui a maintenant six ans, défend la nécessité de mettre en place une économie de la contribution. L’investissement est pour nous la question fondamentale.

Qu’est-ce que les Lumières ? Les lumières[1] sont ce qui fait sortir l’homme de la mino­rité[2] qu’il doit s’imputer à lui-même. La minorité consiste dans l’incapacité où il est de se servir de son intelligence sans être dirigé par autrui. Il doit s’imputer à lui-même cette mino­rité, quand elle n’a pas pour cause le manque d’intelligence, mais l’absence de la résolution et du courage nécessaires pour user de son esprit sans être guidé par un autre. La paresse et la lâcheté sont les causes qui font qu’une si grande partie des hommes, après avoir été depuis longtemps affranchis par la nature de toute direction étrangère (naturaliter majorennes), restent volontiers mineurs toute leur vie, et qu’il est si facile aux autres de s’ériger en tuteurs. Il est donc difficile pour chaque individu en particulier de travailler à sortir de la minorité qui lui est presque devenue une seconde nature. Si donc on demande : vivons-nous aujourd'hui dans un siècle éclairé[5] ?

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