
Education : les groupes de travail augmentent le niveau et les résultats des élèves ÉTUDE - Les élèves qui travaillent en groupe et qui interagissent en ligne seraient plus susceptibles de réussir leurs cursus au collège. Du moins, c'est ce qui ressort de l'étude publiée le 30 janvier dans la revue scientifique Nature Rapports et menée par Manuel Cebrian, un chercheur en informatique à la Jacobs School of Engineering de l'Université de Californie à San Diego. Pour parvenir à cette conclusion, Manuel Cebrian et ses collègues ont analysé plus de 80.000 interactions entre 290 élèves évoluant dans un environnement d'apprentissage collaboratif pour des cours de niveau collège. Les étudiants les plus performants forment une unité d'élite peu perméable Les chercheurs ont relevé que plus les élèves ont d'interactions sur internet, plus ils ont de bons résultats en classe. "Les groupes de personnes les plus connectés se forment dès les premiers jours de cours", a expliqué Manuel Cebrian. À lire aussi :» La maternelle, une appellation trop sexiste?»
Peut mieux faire ! | Réflexions personnelles sur notre système scolaire et son actualité Questions polémiques sur l’approche par compétences Un débat en off du 27° congrès de l’AIPU entre Jacques Tardif , Marc Romainville et Jean-Louis Ricci . Enfin des réponses à vos questions sur l’approche par compétences durée : 59 min Voici quelques remarques relevées au fil du débat : Concevoir un programme par compétences Selon Jacques Tardif, ce qui est radicalement nouveau avec l’approche par compétences, c’est l’idée que la formation d’un étudiant est un parcours, balisé, tracé par des étapes de développement des compétences. Jean-Louis Ricci déplore quant à lui l’aspect inaccessible de cette approche pour les institutions. L’enseignement supérieur a-t-il vraiment les moyens de certifier l’acquisition de compétences ? La question des compétences transversales Marc Romainville nous renvoie vers le livre de Bernard Rey : Les compétences transversales en question (1998). Une compétence est située, elle est forcément extrêmement contextualisée. Ma traduction : une compétence s’inscrit forcément dans une famille de situations.
Nouveau socle, nouveaux défis? Instauré par la grande loi d’orientation pour la refondation de l’École de la République de juillet 2013, le nouveau « socle commun de connaissances, de compétences et de culture » ambitionne de redéfinir les objectifs, les contenus, les pratiques pédagogiques et les modalités d’évaluation de la scolarité obligatoire. Justice, lutte pour l’égalité et la démocratisation de la réussite, bienveillance, réaffirmation d’une éducation aux valeurs civiques et laïques, éducation partagée sont autant de principes forts réaffirmés par la loi. Mais qu’en est-il des propositions du nouveau Conseil supérieur des programmes (CSP) qui sont soumises cet automne à une vaste concertation auprès des enseignants dans les écoles et de l’ensemble des acteurs ? Ce dossier se propose d’en explorer les inspirations, les principes, les paris et les défis qui sont encore, pour l’essentiel, devant nous. Lire l’édito. Histoire« Socle commun » et/ou « culture commune » ? AilleursInventer un nouveau modèle français ?
Une enfance sans temps mort Travail scolaire, cours particuliers, musique, sport, anglais, arts plastiques… À l’image de celle des adultes, la semaine des enfants est bien souvent surchargée. Que se cache-t-il derrière ces emplois du temps pléthoriques ? Des modes de vie certes, mais aussi des craintes face aux exigences des sociétés contemporaines… 1 338 heures annuelles de classe pour un écolier en 1894, contre 888 heures aujourd’hui : ce constat, tiré d’une analyse de Roger Sue et Yves Rondel (1), met à mal « le discours ordinaire qui prétend que les enfants sont de plus en plus pris par l’école, n’ont plus de temps pour eux ». Sur un an en effet, le temps libre recouvre environ 80 % du temps de veille d’un écolier et 70 % de celui d’un collégien.Il convient cependant de nuancer ces affirmations. Professeur de sociologie à l’université de Savoie.
Le film : deux siècles d'histoire de l'immigration en France Riche de 350 photographies et documents d’archive, ponctué d’extraits sonores, ce film retrace en quarante minutes deux siècles d'histoire de l’immigration en France. Cette seconde version du film sur « L’histoire de l’immigration en France » est en ligne depuis juillet 2006. Ecrite par des historiens membres du comité scientifique du Musée, riche de 350 photographies et documents d’archive, ponctuée d’extraits sonores, elle retrace en quarante minutes deux siècles d’immigration : les vagues successives d’arrivées d’immigrants et de réfugiés, la mise en œuvre des politiques publiques et les questions de nationalité, les réactions de l’opinion publique entre xénophobie et solidarité, le travail et les métiers de l’immigration, les combats menés en commun en temps de paix comme en temps de guerre, les modes de vie et les questions culturelles. Vous pouvez approfondir les différentes périodes et thématiques traitées en consultant des dossiers thématiques plus détaillés. Crédits
Compétences pour aujourd'hui et demain Les compétences constituent un trésor détenu par chacun de nous; leur association détermine la valeur des organisations de travail et même des nations. Pourtant, les travailleurs sont parfois considérés des consommables. C'est accorder bien peu de confiance à l'individu que de le penser à usage unique ou limité. La gestion des compétences se fonde sur une planification soigneuse, elle-même basée sur une analyse approfondie des environnements dans lesquels évoluent les organisations productrices de biens et de services. Les compétences se construisent dès l'enfance, avec le développement de capacités langagières, de calcul, de raisonnement, une ouverture aux autres et à la nouveauté et surtout le goût d'apprendre. L'école est bien entendu partie prenante de la construction des compétences chez tous les jeunes qui la fréquentent. A toutes les étapes de son développement, l'individu améliore ses compétences. Compétent mais déprimé : qu’est-ce qui se passe ? 27 novembre 2012 25 novembre 2012
Socle commun : Un socle qui fixe de grands principes sans LPC Le nouveau socle commun rédigé par le Conseil supérieur des programmes (CSP) est-il susceptible de relever le niveau éducatif des jeunes français ? La réponse ne se trouve pas dans le socle, publié le 18 février, qui pose des principes généraux mais ne définit pas précisément les connaissances et compétences précises à acquérir. Le socle ne fixe pas plus les outils d'évaluation même s'il précise des conditions dévaluation. Cinq domaines croisant les disciplines "Le socle, qui définit un cahier des charges pour les grands attendus de fin de scolarité obligatoire, doit toujours être appréhendé en relation avec les programmes de cycle, qui l’opérationnalisent". L'aspect le plus innovant du socle c'est de délimiter 5 domaines de la culture scolaire qui dépassent les disciplines scolaires classiques. 1- Les langages pour penser et communiquer 2- Les méthodes et outils pour apprendre 3- La formation de la personne et du citoyen 4- Les systèmes naturels et les systèmes techniques François Jarraud
Face aux écrans, responsabiliser les enfants plutôt qu'interdire LE MONDE | • Mis à jour le | Par Martine Laronche Consoles de jeux, ordinateurs, télévisions, tablettes numériques : les tentations sont de plus en plus nombreuses pour les enfants. De 4 à 14 ans, ils regardent la télévision 2 h 15 par jour en moyenne, selon Médiamétrie. Dans un avis publié mardi 22 janvier, l'Académie des sciences s'attaque aux écrans mais se garde bien de donner des leçons aux parents et se borne à donner quelques conseils de base. Ce choix est aussi dicté par l'évolution rapide des supports, qui deviennent de plus en plus interactifs, et des contenus, avec des logiciels éducatifs qui prendront de plus en plus de place. Avant 2 ans, aucun effet positif, sauf pour les tablettes Toutes les études montrent que les écrans non interactifs (télévision, DVD) n'ont aucun effet positif. En revanche, les tablettes tactiles peuvent contribuer, avec l'aide d'adultes, à l'éveil précoce au monde des écrans. De 2 à 6 ans, pas de console personnelle
France : Polémique autour d'un manuel scolaire d'histoire de l'art Ce livre est accusé par l'Inspection générale de l'Éducation nationale d'être tendancieux, au grand agacement d'Hatier, la maison d'édition. Le manuel au centre de la polémique. «Indigence du vocabulaire et des notions artistiques», «inexactitudes en matière d'histoire de l'art», «défaut de compétence des auteurs»: dans son rapport d'expertise remis en septembre (document pdf) au sujet d'un Cahier d'histoire des arts destiné à préparer les élèves de troisième à cette épreuve orale du brevet, publié en avril 2012 par Hatier, l'inspecteur général des arts plastiques, Henri de Rohan-Csermak n'y va pas par le dos de la cuillère. Pire, il accuse le livre, en substance, de tenir des propos tendancieux sur l'idéologie nazie. La toile Les Joueurs de skat d'Otto Dix est présentée comme «expressionniste», alors qu'elle relève de la «nouvelle objectivité». Les critiques se concentrent sur l'interprétation d'une œuvre nazie La directrice générale d'Hatier ne changera pas une ligne
Apprendre tout en devenant producteur de contenu sur le Web Mise en garde: Ce document fait partie d’un dossier complet produit dans le contexte du colloque «Contenus numériques» se tenant les 4 et 5 février 2010 pour le réseau de l’Université du Québec. Todd Richmond (2006) utilise l’expression «tempête parfaite» («perfect storm») pour décrire ce qui nous attend en éducation et je serais porté à penser comme lui: «Richmond compared the future technology-triggered transformation of educational institutions to the “perfect storm” that hit the music industry when several different factors intersected to disrupt the existing institutions for making, distributing, and monetizing music: millions of people acquired broadband connections and used sufficiently powerful personal computers, the MP3 format made it easy to encode, transmit, and decode music via the Internet, digital tools for capturing and editing audiovisual content made “studio quality” production widely available, online social networking made p2p and viral distribution possible.»
La très délicate question de la propriété intellectuelle du matériel produit par les enseignants À l’heure des Khan Academy, des classes inversées, des cours sur iTunes U et même de la possibilité pour un enseignant de publier son matériel pédagogique et d’en recevoir un revenu, à qui appartiennent donc réellement les contenus mis en ligne par des enseignants en fonction ? La plate-forme du iBooks Store d’Apple (pour ne nommer que celle-ci), consacrée à la diffusion de livres, à ouvert la porte à la publication directe de contenu sans avoir à passer par un éditeur. À l’aide d’un logiciel gratuit et relativement simple d’utilisation (iBooks Author), tout auteur peut aujourd’hui produire du contenu sous forme de livre multimédia et procéder à sa diffusion via l’iBooks store d’Apple. Voici des articles généraux à ce sujet. 2085. Par contre, la Loi sur le droit d’auteur est très claire puisqu’elle stipule que c’est l’employeur qui demeure le propriétaire, à moins d’entente particulière, de l’oeuvre exécutée dans l’exercice de l’emploi. Sébastien Stasse