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Bien commun

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Réseau francophone des biens communs. Communs / Commons / Comuns / Comunes » Journée Mondiale des Biens Communs, c’est parti ! Les biens communs sont au coeur de la démarche de millier d’initiatives qui visent à permettre l’accès à la santé, le partage les connaissances et l’éducation, la création et l’innovation, la souveraineté alimentaire, le partage de l’espace public, ou encore celui des ressources naturelles.

Communs / Commons / Comuns / Comunes » Journée Mondiale des Biens Communs, c’est parti !

Mais les biens communs font l’objet d’une tentative d’accaparement chaque jour plus puissante par les forces du marché. C’est pour montrer une voie alternative, qu’à la suite du Manifeste pour la récupération des Biens Communs, se prépare la première journée des biens communs, le 15 octobre 2010. Cette journée sera l’écho et l’amplificateur de ces milliers d’initiatives basées sur le partage et la coopération dans tous les domaines de la vie. L’idée est née lors des réunions sur le Manifeste, qui ont eu lieu en France. Nos débats ont révélé le besoin urgent de nourrir la réflexion collective et relier entre elles les expériences. Faites connaitre votre participation sur ce blog ! Et après. Biens communs fr web 2. Ugo Mattei – Rendre inaliénables les biens communs.

Lorsqu’un Etat privatise une voie ferrée, une ligne de transport aérien ou un hôpital, qu’il cède la distribution d’eau potable ou vend des universités, il exproprie la communauté d’une partie de ses biens ; une expropriation symétrique à celle qu’il réalise sur la propriété privée lorsqu’il souhaite construire une route ou tout autre ouvrage public.

Ugo Mattei – Rendre inaliénables les biens communs

Dans un processus de privatisation, le gouvernement vend quelque chose qui n’est pas à lui, mais qui appartient proportionnellement à chacun des membres de la communauté, de la même manière que, lorsqu’il saisit un champ pour construire une autoroute, il acquiert par la coercition une propriété qui n’est pas la sienne. Cela revient à dire que toute privatisation décidée par l’autorité publique — représentée par le gouvernement du moment — prive chaque citoyen de sa quote-part du bien commun, comme dans le cas d’une saisine de bien privé. Tenir en respect l’Etat néolibéral Changement de sensibilité par Ugo Mattei, décembre 2011. BIENS COMMUNS – La prospérité par le partage. Ce que l’on appelait traditionnellement res communes – les choses qui nous appartiennent en commun – a été sinon oublié, du moins supplanté par les res privatae organisées par le marché, ainsi que par les res publicae mises à disposition par l’État.

BIENS COMMUNS – La prospérité par le partage

Elles sont dès lors traitées comme des res nullius, c’est-à-dire des «choses de personne». L’air et l’eau sont de parfaits exemples de biens communs qui, malgré leur importance, partagent bien souvent le triste sort des «choses de personne», de ces choses dont personne ne s’occupe. Les conséquences catastrophiques pour nous tous d’un tel état de fait se manifestent aujourd’hui de toute part. Les «biens communs» – res communes, ou encore «commons» en anglais – ne sont pas des biens «sans maître». 2010_la_gouvernance_des_biens_communs.

Vers un hold-up des multinationales sur les semences paysannes. Des milliers de variétés de semences pourraient être privatisées.

Vers un hold-up des multinationales sur les semences paysannes

Cela se passe en Inde, où les multinationales Monsanto, Syngenta, ou la française Limagrain, tentent de s’accaparer ce bien commun. De quoi mettre en péril la souveraineté alimentaire de l’Inde, dont les variétés végétales ancestrales seraient brevetées et privatisées par les multinationales de biotechnologies. L’écologiste indienne Vandana Shiva sonne la contre-attaque. 40 000 variétés de semences en Inde pourraient tomber entre les mains des multinationales.

C’est ce que révèle un article de l’édition indienne du Wall Street Journal du 18 mai. M. Monsanto, Syngenta, Limagrain... à l’assaut de la biodiversité Parmi ces firmes, les américaines Monsanto et Dupont, la suisse Syngenta et la française Limagrain. . « Ce que propose le Dr Datta, c’est la légalisation de la biopiraterie, autrement dit la piraterie de la biodiversité à travers des brevets », résume Vandana Shiva. Privatisation des ses savoirs traditionnels.