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En finir avec la fabrique des garçons

En finir avec la fabrique des garçons
Quelque chose ne tourne pas rond chez les garçons. Les chiffres parlent d’eux-mêmes : au collège, ils représentent 80% des élèves sanctionnés tous motifs confondus, 92% des élèves sanctionnés pour des actes relevant d’atteinte aux biens et aux personnes, ou encore 86% des élèves des dispositifs Relais qui accueillent les jeunes entrés dans un processus de rejet de l’institution scolaire. Tous ces garçons ont-ils des problèmes, des troubles du comportement et/ou de l’apprentissage ? Eh bien non, loin s’en faut. Des travaux récents (1) montrent que leurs transgressions et leurs difficultés scolaires sont, le plus souvent et quel que soit leur milieu social d’origine, des conduites liées à la construction même de leur identité masculine. Tous les premiers vendredis du mois, Libération publie en partenariat avec le magazine en ligne de l’organisme ( une analyse scientifique originale. L'injonction sociale à la virilité Cette fabrique des garçons se prolonge hors de l’école.

http://www.liberation.fr/societe/2014/11/06/en-finir-avec-la-fabrique-des-garcons_1137816

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10 livres pour enfants garantis non sexistes « La petite poule qui voulait voir la mer », de Christian Jolibois et Christian, 4,56€ Suivez l'actualité de terrafemina.com sur Facebook Princesses et petits caïds, mamans poules et papas bricoleurs. Les premiers rôles auxquels s’identifient les petits sont transmis par la littérature qu’on leur propose. L’association Adéquations a sélectionné des albums jeunesse qui rebattent les cartes et proposent d’autres modèles : plus d’héroïnes impétueuses et moins de preux chevaliers. Une sélection intelligente à déposer sous tous les sapins. Ces femmes qui choisissent de se faire stériliser « Je voulais une solution radicale », se rappelle Céline Cote. Lassée par quinze années de pilule, la jeune femme a décidé de se faire stériliser. À 28 ans, sans enfant. « Cette décision ne m’a pas pris très longtemps, puisque j’y pensais depuis toujours ». Pouponner, très peu pour cette jeune bisontine pour qui avoir des enfants est une hantise. « C’est irresponsable pour moi vu l’état actuel du monde, explique-t-elle. Je ne me suis jamais sentie capable d’affronter cela ». Quand le médecin s’est étonné de sa demande, elle lui a simplement rétorqué : « Est-ce que vous demandez aux 99% de vos patientes qui sont des femmes enceintes pourquoi elles veulent faire des enfants ?

Le sexe du cerveau : pourquoi Catherine Vidal a tort Où l’on découvre que le message inlassablement répété par Catherine Vidal n'est pas conforme à l'état de la science. Ce billet est une version légèrement réduite d’un article écrit avec Franck Ramus, qui paraîtra dans la revue Science… et pseudosciences début juillet, au sein d’un dossier sur les différences entre femmes et hommes. La neurobiologiste Catherine Vidal est connue du grand public pour s’exprimer régulièrement sur la question des dissemblances entre hommes et femmes. Son point de vue est qu’il n’existe aucune différence cérébrale ou cognitive notable entre hommes et femmes qui ne puisse s’expliquer par des effets purement culturels. L’argumentaire de Vidal a été déployé au fil des années dans un nombre considérable de livres (voir par exemple ici, ici, là ou là), articles (dans Le Monde, L'express, Libération, Rue89, La Recherche, etc.), films documentaires (voir ici ou là), conférences et interviews.

Collection "Égale à égal" - Laboratoire de l'Égalité Le Laboratoire de l’égalité s’est fixé trois objectifs principaux : rassembler les acteurs de l’égalité professionnelle, interpeller les décideurs politiques et économiques, et sensibiliser le grand public aux questions d’égalité professionnelle et aux stéréotypes. C’est dans la logique de ce troisième objectif que le Laboratoire a noué un partenariat avec les éditions Belin et lancé une collection originale, "Égale à égal". Rédigés par des auteur-es femmes et hommes, ils abordent les différents aspects des inégalités entre les sexes dans la vie économique, politique, domestique, dans l’éducation, le sport, la culture... Ces petits ouvrages synthétiques et pédagogiques, agréables à lire et à feuilleter, tiennent dans la poche (70 pages). A l’intérieur, des citations décoiffantes et des zooms informatifs. De l’humour, et surtout des faits : état des lieux, évolutions à l’œuvre et faits porteurs d’avenir, solutions à portée de la main... et inventaire des bénéfices de l’égalité.

Culpabilisante, la parentalité positive ? A plusieurs reprises ces derniers mois, je suis tombée sur des articles, en ligne ou dans certains magasines féminins, qui reprochaient à la parentalité positive d’être une source supplémentaire de culpabilisation pour les parents. Je précise qu’il ne s’agissait pas de site ou de magasine spécialisés sur le sujet, mais d’articles dans l’esprit « j’ai testé la parentalité positive » au sein d’un site généraliste (genre, j’ai testé pour vous…la parentalité positive » dans Biba). Aujourd’hui j’ai envie d’apporter ma vision à moi de la parentalité positive et ce qu’elle m’a apportée, non dans un esprit de conflit en mode « mais si, la parentalité positive c’est trop bien, bande de nulos », mais plutôt parce que je suis convaincue qu’elle a énormément à apporter à chaque parent et que c’est une vision erronée ou un manque d’information qui conduit à la refuser ou à la condamner, quand ce n’est pas la flemme de se remettre en question… J'aime : J'aime chargement…

Georges Le numéro Sardine Avec un vaisseau à l’huile, un naufragé écossais, une Barbe-Bleue rousse, les sardines de la tente de la tante de Georges à retrouver, des kilos de poissons à additionner, un sous-marin à fabriquer, de la calligraphie à recopier, un vrai marin et un faux pirate à rencontrer… En savoir plus I'll be post-feminist in post-patriarchy Depuis quelques temps, le thème de la « misère sexuelle » des hommes revient en force dans les médias et sur les réseaux sociaux pour justifier la prostitution. Le leitmotiv éternel est que les hommes seraient dans un tel désespoir sexuel qu’il faudrait leur donner de toute urgence des femmes à consommer. Etrange conception de la vie et des droits humains : pour sortir de leur désespoir, les hommes n’auraient d’autre choix que de chosifier les femmes et de leur faire violence ! Et ce n’est pas nouveau. De tous temps, les patriarcaux nous rabattent les oreilles avec ce mythe de la « misère sexuelle » des hommes, une construction patriarcale qui ne sert qu’à justifier un prétendu droit des hommes sur le corps des femmes et l’esclavage sexuel des femmes, notamment la prostitution, la pornographie, l’assistance sexuelle, etc. Alors qu’entendent les patriarcaux par « misère sexuelle » pour les hommes ?

Homme / Femme : comprendre et dépasser les clichés Premier constat : une majorité de femmes s’est déplacée ! Sur la trentaine de participants, plutôt jeunes – entre 20 et 35 ans – on ne compte que cinq hommes. D’emblée, Christine Détrez précise qu’il ne faut pas se leurrer : acquis du féminisme ou pas, les stéréotypes ont la vie dure ! Pourtant, contrairement aux idées reçues, les femmes n’en sont pas les seules victimes… Selon la sociologue, pour comprendre leur persistance, il faut commencer par revenir sur une notion méconnue et souvent mal interprétée : le genre. Soit la distinction faite en sciences sociales entre sexe biologique et sexe « social ».

MENE1300072X Depuis 1989, « les écoles, les collèges, les lycées et les établissements d'enseignement supérieur [...] contribuent à favoriser la mixité et l'égalité entre les hommes et les femmes, notamment en matière d'orientation. [...] Ils assurent une formation à la connaissance et au respect des droits de la personne ainsi qu'à la compréhension des situations concrètes qui y portent atteinte. [...] Les écoles, les collèges et les lycées assurent une mission d'information sur les violences et une éducation à la sexualité. » (article L. 121-1 du code de l'éducation).

LEGO lance un nouveau set de femmes très cool ! Pondu par Sophie-Pierre Pernaut le 4 septembre 2013 LEGO lance pour la première fois sur le marché une figurine représentant une femme scientifique. On avance, doucement mais sûrement. Le sexisme au bureau, ce n'est pas une exception: il touche 80% des femmes salariées VIE DE BUREAU - "Comment ça va ma petite?", "ma jolie": qu'il passe par un humour graveleux, des attaques plus frontales ou une forme de paternalisme néfaste, le sexisme reste bien ancré dans le monde du travail, un phénomène qui n'est pas sans conséquence sur la carrière des femmes. Un rapport du Conseil supérieur de l'égalité professionnelle (CSEP) remis vendredi à la ministre des Affaires sociales Marisol Touraine deux jours avant la Journée internationale des femmes rappelle les résultats d'une enquête de 2013 à laquelle quelque 15.000 salariés ont répondu. Une femme sur deux cible de blagues

Un corps, deux sexes - rts.ch - émissions - 36.9° Autrefois appelés hermaphrodites, les personnes intersexes seraient des milliers en Suisse sans qu’en général leur entourage ne sache rien de leur différence. Pourtant depuis quelques années, certaines sortent de l’anonymat pour réclamer une nouvelle approche médicale de leur situation. XX ou XY? 80% des élèves punis au collège sont des garçons C’est l’un des constats frappants qu’a fait Sylvie Ayral, docteur en sciences de l’éducation, en réalisant la thèse à laquelle Le Monde a remis son prix annuel de la recherche universitaire. Dans «La fabrique des garçons : sanctions et genre au collège» (PUF, 24 euros), elle dissèque 900 sanctions frappant des collégiens dans 5 établissements: "Dès la 6ème les garçons sont sanctionnés quasi préventivement. Les professeurs veulent tout de suite leur mettre des limites." Elle-même ancienne institutrice puis professeur d’espagnol, Sylvie Ayral s’est toujours passionnée pour les questions de pédagogie: "Dans l’école aujourd'hui on sanctionne à tour de bras.

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