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Le Prude Shaming - Les Hystériques

Le Prude Shaming - Les Hystériques
Les vierges femmes, ou les filles plus réservées de façon générale sur leur activité sexuelle, ont elles aussi leurs stéréotypes : une vierge est forcément un fleuron d'innocence passive, une Cécile de Volanges, qui ne connaît rien au sexe, qui attend qu'un homme conquérant vienne tout lui apprendre. Elle est passive. Douce. Innocente. Sauf que non, ça ne marche pas comme ça. Dans la vraie vie, on peut être vierge, sex positive et très bien éduqué sur la question du sexe, faire des blagues sur la question, être complètement à l'aise avec le sujet même sans avoir rien fait. J'en ai par-dessus la tête des stéréotypes sur les vierges, y compris dans la pop culture. Slut shaming versus & Prude Shaming Tu as eu des partenaires sexuels, tu aimes ça, tu t'habilles court, etc. ? Bref, il n'y a pas vraiment de moyen de gagner. (Notez que je mets ces guillemets parce que j'ai horreur de ces termes) Pareil : en termes d'asexualité, les asexuels peuvent morfler. Et c'est vraiment trop con. Related:  Stéréotypie sexisteSexualitéRape culture et sexualité

24 Lies People Like To Tell Women 1. There is such a thing as a “real” woman and she is defined by “having curves,” which is not to be confused with “being fat,” and if you fall too far outside of that particular bell curve, you do not count as a “real” woman. 2. There is something inherently wrong with you if you have slept with a certain number of people, and it must be the result of some former trauma or unfinished business you have. 3. There is something inherently wrong with you if you are insisting on remaining a virgin until marriage, or indefinitely, and it is something that can be rectified with “the right man.” 4. 5. 6. 7. 8. 9. 10. 11. 12. 13. 14. 15. 16. 17. 18. 19. 20. 21. 22. 23. 24.

Quand les femmes avaient nettement plus besoin de sexe que les hommes Et comment le stéréotype s’est inversé. Traduction d’un article publié par la sociologue américaine Alyssa Goldstein sur le site Alternet.org. Ninon de Lenclos, gravure de Antoine-Jean-Baptiste Coupé J’inaugure aujourd’hui la catégorie traduction. Il y a concernant les histoires de couple, de sexe et de genre, une réelle richesse à aller voir ce qui se dit en dehors de notre cocon culturel francophone et néanmoins un peu autiste ethnocentré. Je vous traduis donc cet article remarquable, publié le 19 mars 2013 sous le titre original When Women Wanted Sex Much More Than Men – And how the stereotype flipped, et qui me parle énormément puisque j’aime bien tout ce qui bouscule les idées reçues et remet un peu les pendules à l’heure en matière de sexe et de stéréotypes sexuels. Partie I : l’ère des salopes Au début du XVIIe siècle, un homme du nom de James Mattlock fut expulsé de sa paroisse à Boston. Mais le changement était clairement en route. L’article est en trois parties. Sur le même thème

J’ai 10 ans – j’ai 36 ans, harcèlement chronique | Rien Sur ChaCha 10 ans, Cergy – sur le chemin de la boulangerie : un homme m’interpelle "tu veux des bonbons ? viens les chercher". 12 ans, Le Vauclin – en balade : "c’est ta fille ?" (en parlant d’une enfant de 2 ans qui m’accompagne). 17 ans, Cergy – sur le chemin du lycée : coups de klaxon, je me retourne "salut, je t’ai vue à la sortie du lycée et j’ai remarqué que tu m’avais regardé. tu étais avec une amie, j’ai attendu que tu sois seule". suivi de plusieurs semaines de harcèlement, sur le chemin du lycée, devant chez moi, au téléphone, à la sortie de mes entraînements. 17 ans, vers Conflans-Ste-Honorine – dans le RER : un homme face à moi fait de drôles de mouvements contre son pantalon. non je ne rêve pas. je le gifle. il me traite de folle (comme une bonne partie des voyageurs présents). un autre homme s’interpose : "laisser cette jeune femme tranquille, je vois votre manège depuis tout à l’heure". moi : "et vous laissez faire sans intervenir ???". L’espace public est masculin. Mouais. Like this:

La vulve – porno seulement À la fin du mois d’août dernier, le journal étudiant de l’Université de Sydney s’est vu censurer et retirer des bacs pour avoir osé présenter sur leur une une mosaïque de vulves. Dix-huit vulves, appartenant toutes à des femmes de l’université, et présentées de la manière la plus neutre possible. C’était l’idée : « The vaginas on the cover are not sexual. Montrer pour dédramatiser. « We are tired of having to attach anxiety to our vaginas. Voilà qui est intéressant. Peut-être avez-vous même déjà vu le fabuleux documentaire « The perfect Vagina », réalisé en 2011 par une cinéaste britannique. Mais revenons-en à la censure de ce journal étudiant australien. Curieux. Remarquez, la vulve est omniprésente dans la culture de masse. Cette image de la vulve qu’on ressasse jusqu’à plus soif n'est qu'une construction hypersexualisée, grivoise et vantarde. Or, cette manie ne sert au fond à rien si ce n’est qu’à nier la véritable volupté du sexe féminin. Charmant.

Procréation politiquement assistée En termes biologiques, affirmer que l’agencement sexuel d’un homme et d’une femme est nécessaire pour déclencher un processus de reproduction sexuelle est aussi peu scientifique que l’ont été autrefois les affirmations selon lesquelles la reproduction ne pouvait avoir lieu qu’entre deux sujets partageant la même religion, la même couleur de peau ou le même statut social. Si nous sommes capables aujourd’hui d’identifier ces affirmations comme des prescriptions politiques liées aux idéologies religieuses, raciales ou de classe, nous devrions être capables de reconnaître l’idéologie hétérosexiste mobilisant les arguments qui font de l’union sexopolitique d’un homme et d’une femme la condition de possibilité de la reproduction. Derrière la défense de l’hétérosexualité comme seule forme de reproduction naturelle se cache la confusion fallacieuse entre reproduction sexuelle et pratique sexuelle. Mais les cellules haploïdes ne se rencontrent jamais par hasard.

"Maman, comment on fait les clichés?" Pour les besoins d’une prochaine campagne d’Osez le féminisme !, je me suis replongée dans les livres qui ont enfiévré mon enfance. J’ai découvert, non pas l’origine du monde que je connais déjà, mais l’origine des stéréotypes sexistes. Les filles, c’est moins bien Les garçons ont un « zizi » et les filles n’ont rien du tout. « Laisse tomber, ça a l’air vraiment encombrant et inconfortable leur machin. En lisant des conseils sur Internet adressés aux parents soucieux d’expliquer leur venue au monde à leurs enfants, on tombe sur des poncifs toujours similaires : “on peut expliquer que pour faire un bébé, il faut un papa et une maman qui s'aiment très fort et que le papa dépose une graine dans le ventre de la maman.” On y découvre les craintes légitimes et partagées d’un jeune garçon à la crête blonde. La distribution des rôles est parfaitement respectée, et, chose étrange, le garçon est le seul à avoir le coeur qui « bat fort » : Heureusement, ceci est drôle (et très vrai) :

Je veux comprendre... le slut-shaming — Publié initialement le 16 juillet 2012 Le slut-shaming, que l’on pourrait traduire par « stigmatisation des salopes », consiste à rabaisser ou culpabiliser une femme à cause de son comportement sexuel (pratiques, nombre de partenaires, vêtements « provocants »…). Concrètement, c’est votre camarade de classe qui raconte à tout le monde qu’unetelle est « une vraie salope » parce que c’est elle qui l’a dragué pour qu’il finisse dans son lit. C’est votre copine qui dit que cette fille est une pute parce qu’elle coucherait avec n’importe qui. C’est cette nana de Tumblr qui a ressenti le besoin de signaler à toutes les femmes que leurs poitrines doivent rester à l’intérieur de leur haut : Réaction de Laci Green (Laci, on t’aime) : Le problème, c’est que ce type d’humour entretient l’idée que le sexe est dégradant pour les femmes. Les méfaits du slut-shaming Commençons par les dommages les plus évidents : le slut-shaming blesse les personnes qui en sont victimes. Cercle vicieux.

J'ai été violée, à 55 ans, et je n'ai pas crié Angie Epifano, la femme violée à l’automne dernier dans un dortoir d’Amherst, a raconté qu’elle entendait ses amis s’amuser dans la pièce d’à côté pendant qu’elle subissait son calvaire. J’ai récemment raconté ça à une de mes amies, qui s’est étonnée qu’Angie n’ait pas tapé sur le mur ou appelé au secours. À première vue, cette question peut sembler légitime, jusqu’à ce qu’on se fasse la réflexion qu’elle est bien moins courante lorsqu’il s’agit de femmes battues ou kidnappées, et pratiquement jamais posée en cas de vol ou d’agression. La plupart des gens considèrent que lorsqu’on se fait agresser par exemple, donner calmement au voleur ce qu’il réclame tout en restant aux abois est un signe d’intelligence et de sang-froid, à l’image de l’attitude qu’il nous est conseillé d’adopter lorsqu’on se retrouve face à un chien agressif. publicité Je ne me suis jamais battue Moi non plus je n’ai pas crié et je ne me suis pas débattue lorsqu’à 55 ans, j’ai été violée dans mon propre lit.

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