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Philippe Lejeune

Philippe Lejeune
site proposé par Philippe Lejeune Ce site a pour objet l'écriture autobiographique sous toutes ses formes (récits, journaux, lettres, etc.). Vous y trouverez : un hall d'accueil (accueil international, accueil aux lycéens et étudiants, accueil aux diaristes et autobiographes) une salle de bibliographies des ressources pratiques un calendrier des colloques et rencontres une documentation sur le journal personnel quelques textes que j'ai publiés en revue, à paraître, ou bien épuisés le projet d'un livre sur les origines du journal personnel en France, "work in progress". la présentation d'un livre paru l'an dernier aux éditions du Seuil (collection Poétique, avril 2013) : Autogenèses, Les Brouillons de soi, 2. Pourquoi ce site s'appelle-t-il « Autopacte » ? C'est un mot-valise, qui fait allusion au « pacte autobiographique »

http://www.autopacte.org/

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Fantômes d’écrivains - Sous une si grande ombre… Valéry et le fantôme de Mallarmé - Presses universitaires de Perpignan 1 Je retiendrai dans une bibliographie très importante l’ouvrage de Michel Jarrety Valéry devant la (...) 1Une certaine histoire littéraire paresseuse s’est contentée de parler de Valéry comme héritier spirituel, disciple de Stéphane Mallarmé, le statufiant ou le dévalorisant soit en symboliste hermétique un peu attardé, soit en disciple trahissant l’héritage dans une dérive néoclassique. Certains spécialistes, aussi bien valéryens que mallarméens (parfois les mêmes), ont pu montrer toutefois que les rapports entre les deux poètes sont extrêmement complexes quand il s’agit de Paul Valéry : l’aîné parachevait son œuvre tendant vers le Livre entre le moment où il rencontre le jeune Valéry en 1892 et le moment où il meurt en 1898 ; Valéry était, lui, au commencement d’une œuvre paradoxale. Si la présence de cette « grande ombre » a joué un grand rôle dans le devenir de la création valéryenne, ce n’est certainement pas sous la forme linéaire de l’influence d’un Maître sur un disciple1.

Les « fictions biographiques » contemporaines, un nouveau « sacre de l’écrivain » ? Écrire l’écrivain, aujourd’hui, c’est ainsi croire à la vitalité d’un patrimoine littéraire transhistorique et transculturel ; c’est redécouvrir l’essence de soi dans la pratique de l’autre ; c’est remettre le savoir littéraire au cœur de la vie, c’est opérer, en toute connaissance de cause, la « resacralisation » de la littérature. Qui s’en plaindra1 ? (p. 176) 1C’est en ces termes que Robert Dion et Frances Fortier concluent leur récent essai consacré aux formes contemporaines de la Vie d’auteur : la « fiction biographique » viserait ainsi à inscrire l’écrivain dans une double lignée, en l’insérant à la fois au sein d’une généalogie littéraire nationale et européenne et au sein d’une généalogie personnelle propre au biographe.

Magister Si la notion de type de texte est assez claire (le texte se définit en fonction de son intention et de son type d'organisation ; voyez notre tableau), la notion de genre littéraire est plus floue : chaque époque définit sa notion de genre selon les attentes des lecteurs et les idéologies dominantes. Néanmoins, dans chaque grand genre (roman, poésie, théâtre, argumentation), certains textes obéissent à un système d'énonciation comparable, sont traversés d'un même registre (l'impression particulière ressentie par le lecteur) ou traitent des thèmes convergents. On se tiendra à cette définition sommaire pour recenser les genres littéraires les plus fréquents, sans oublier que le propre de l'écrivain est de faire voler en éclat les prétendues barrières entre les genres. Approche du genre : les trois radicaux grecs qui constituent le mot définissent l'autobiographie comme "l'écriture de sa propre vie".

Savoirs savants : le biographique Portraits du sujet, fin de 20ème siècle © Dominique Viart Le retour du sujet dans la littérature contemporaine est un phénomène suffisamment flagrant pour qu'il ne soit pas besoin d'en faire la démonstration. Toute une partie de la création poétique actuelle se réclame d'un nouveau lyrisme, et des poètes comme Michel Deguy ou Jacques Dupin dont l'ouvre paraissaît se vouer aux réflexions solipsistes ont récemment fait paraître des recueils plus intimes ou voués aux réminiscences autobiographiques : A ce qui n'en finit pas ; Echancré . Entretien entre Isabelle Grell 1) Pouvez-vous décrire les origines et les caractéristiques majeures de l'autofiction française ? Suite au mouvement littéraire du Nouveau Roman qui clamait haut et fort la mort de l’auteur, l’autofiction s’est imposée comme un des chantiers les plus vivants de la littérature actuelle. Le terme d’autofiction dont aujourd’hui beaucoup abusent a vu officiellement le jour en 1977 sur la quatrième de couverture du second « roman » de Serge Doubrovsky : Fils. On y lit « Autobiographie ? Non. Fiction, d’événements et de faits strictement réels.

Philippe HAMON : "La description de l'indescriptible" Equipe de recherche "Littérature et civilisation du XIX° siècle" Philippe HAMON: «La description de l'indescriptible» Compte rendu de la communication au Groupe Hugo du 19 mai 1990. Ce texte peut être enregistré tel quel ou encore soit au format MSWord pour PC (cliquer ici) soit au format Adobe Acrobat (cliquer là). [Textes de référence: Le Titan (La Légende, nouvelle série), La vision de Dante (La Légende, dernière série), La vision d'où est sorti ce livre, (La Légende, nouvelle série), La pente de la rêverie (Les Feuilles d'Automne), L'égout de Rome (Châtiments).]

texte sur Delaume "la règle du Je" J’ai rencontré Chloé Delaume grâce au théâtre. Ses écrits avaient été travaillés par trois comédiennes pour en faire une pièce. Epoustouflant ! D'abord pour le texte, mais aussi pour la mise en scène (un drap de couleur gris argenté reliait les actrices entre elles. Savoirs savants : l'autofiction Notre propos prendra appui sur deux textes autobiographiques qui ont eu un sort euphorique, de par leur excentricité générique : Romanesques d'Alain Robbe-Grillet, un triptyque regroupant Le Miroir qui revient (1985), Angélique ou l'enchantement (1988) et Les Derniers jours de Corinthe (1994), d'une part, et Roland Barthes par Roland Barthes (1975), d'autre part. Ce corpus nous servira de point de départ pour apporter quelques éclairages sur une catégorie textuelle qui recouvre des autobiographies rebelles ou transgressives ayant reçu le nom d'autofiction. Ce néologisme, mal compris et mal admis, circule avec beaucoup de mal dans les milieux universitaires ; il a été créé par Doubrovsky en 1977 lors de la publication de Fils, [1] un titre polyphonique dont l'ambiguïté rejaillit sur le contrat de lecture. Rappelons que cette même notion apparaît également dans le domaine anglo-saxon avec le mot-valise faction, une couplaison de fact et de fiction. JE ME MANQUE TOUT AU LONG...

Autofiction - les livres Littérature francophone L’Horizon Partagé Lionel Bourg Onze lettres. Adressées à des proches, des intimes - vieille amie toujours insoumise, compagne, enfants ou petits-enfants, camarades surgis de l’adolescence, mère à son dernier souffle... -, lesquels découpent leur silhouette sur cet horizon de rage comme de tendresse qu’une fois encore Lionel Bourg invite à partager. Livre bilan. La poésie, autobiographie d'une soif (notes de travail) par Jean-Michel Maulpoix Soif. Ils gardent leur soif. La soif est plus aiguë que l'étanchement. I. ON N'EST PAS SEUL DANS SA PEAU Le travail d'écrire rappelle à qui l'oublierait que l'on n'est pas seul dans sa peau (Michaux). S'il existe une autobiographie poétique, une autobiographie du poème, ou " dans la poésie ", elle constitue moins la carte d'identité d'un sujet spécifique, que l'hypothétique carte d'altérité de ses transactions avec les autres qu'il porte en lui.

ASSOULINEL’autofiction, une passion française Mais qu’est-ce que peut bien raconter un écrivain lorsqu’il s’adresse à son éditeur, directement ou via son agent ? Un petit scandale vient d’éclater dans la république espagnole des lettres qui nous permet de lever un coin du voile. La légendaire Carmen Balcells, 80 ans, le plus important intermédiaire entre les grands auteurs de langue espagnole (des prix Nobel et des prix Cervantès comme s’il en pleuvait !) et le monde de l’édition, celle qui n’a eu de cesse de défendre pied à pied leurs droits, a récemment vendu ses archives couvrant un demi-siècle d’activité. 2,5 kms de secrets de famille rangés dans 2000 boîtes que le ministère espagnol de la Culture a acquises pour trois millions d’euros. Or, avant même d’en dresser le rigoureux inventaire, ses conservateurs ont eu la faiblesse d’en ouvrir les cartons à un journaliste d’El Pais qui s’est régalé. Etrangement, il n’y est guère question de ce qui agite le monde littéraire français : le roman va-t-il mourir ?

article de GENON les écrivains et leurs fractures Depuis 1977, date à laquelle Serge Doubrovsky créa le mot pour qualifier sa propre pratique littéraire [ 1 ] , l’autofiction a surtout fait l’objet d’études relevant de la poétique, autrement dit des études qui cherchent les critères définitoires de ce qui apparaît toujours pour certains comme un objet littéraire non identifié, voire même, pour les plus sceptiques, non identifiable. Toutefois, les analyses de Serge Doubrovsky, Jacques Lecarme, Vincent Colonna ou plus récemment Philippe Gasparini et Arnaud Schmitt – pour ne citer que les plus remarquées [ 2 ] – ont globalement réussi à délimiter le genre dans des acceptions plus ou moins larges, précises et opératoires. Cependant, et ce sera là notre propos, l’on s’interroge rarement sur le « pourquoi » de l’autofiction. Trois écrivains, particulièrement représentatifs du genre autofictionnel, retiendront ici notre attention : Serge Doubrovsky, Hervé Guibert et Camille Laurens. À l’origine n’était pas l’autofiction

L'autofiction de l'enfance, par le Canadien Michael Ondaatje - Litterature / Commonwealth / Canada Dans la salle d’apparat d’un bateau de plaisance, on appelle « The Cat’s Table » [titre anglais du nouveau roman de Michael Ondaatje] la table la plus éloignée de celle du commandant du bord. Traduisez : la table la moins considérée ! La Table des autres, équivalent français de l’expression anglaise, n’en est pas moins le cœur palpitant de ce beau roman qui a choisi de regarder la comédie humaine du côté des marginaux, des humiliés, des sans pouvoir.

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