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Adolescence

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Entretien avec David Le Breton. Quel est précisément votre champ de recherches ? Mon champ de recherche est relativement large. Deux grands axes dominent : c’est l’anthropologie du corps et puis l’anthropologie des conduites à risques. Les deux se rejoignant d’ailleurs souvent. Je crois qu’à l’origine de mes recherches, il y a certainement le fait d’avoir été un adolescent et un jeune mal dans sa peau si je puis dire. C’est donc le fait d’avoir traversé moi-même les conduites à risques, d’avoir rompu même à un moment donné avec la société française en partant au Brésil dans l’intention vraiment de me perdre – c’est ce que je mets souvent sous la figure de « la blancheur », on y reviendra peut-être – et donc, sur les routes du Brésil ou ailleurs, quand j’étais au Mans ou à Tours, les villes où je vivais à l’époque, il m’arrivait souvent de me plonger dans des défis personnels ou dans des longues interrogations autour de l’idée de mort.

Il faudrait tout d’abord caractériser ces violences. Cela me paraît essentiel. L’obésité pèserait sur les relations amicales. Selon une récente étude amé­ri­caine, les kilos sup­plé­men­taires pèse­raient sur les rela­tions entre ado­les­cents. Explications. L'obésité © JPC-PROD — Fotolia.com L'obé­sité sem­ble­rait être un fac­teur d'exclusion. En effet, une récente étude publiée dans l'American Journal of Public Health révèle qu'elle pour­rait influen­cer la qua­lité des rela­tions sociales entre jeunes. C'est ce qu'ont étudié des cher­cheurs de l'Université d'Arizona en ana­ly­sant le com­por­te­ment de 58 987 étudiants, dont 20% d'entre eux pré­sen­taient un indice de masse cor­po­rel supé­rieur à la normale. Durant l'enquête, cha­cun des par­ti­ci­pants devait iden­ti­fier les carac­té­ris­tiques phy­siques de leurs amis. De plus, les cher­cheurs ont constaté "que ne pas avoir d'amis ou en perdre à l'âge de l'adolescence favo­rise les troubles de la dépres­sion et une dimi­nu­tion de l'estime de soi".

"Ils ont besoin d'un réseau d'amis très dense" Journée euro­péenne de l'obésité Fériel Boudjelal. Carrière. 1La notion de carrière renvoie dans le langage courant à l’idée de carrière professionnelle (au sens des successions de postes occupés) et souvent à l’idée d’ascension sociale (« faire carrière »). Les sociologues proches de l’interactionnisme (courant américain notamment représenté par E. Goffman, H. S. Becker, A. Strauss, E. 2Erving Goffman propose enfin de prendre en considération la dimension morale de la carrière « c’est-à-dire au cycle des modifications qui interviennent dans la personnalité du fait de cette carrière et aux modifications du système de représentation par lesquelles l’individu prend conscience de lui-même et appréhende les autres. »3 La carrière marque une évolution significative qui a des effets concrets sur la personnalité mais aussi sur la manière de percevoir, d’appréhender le monde.

L'éducation buissonnière : L'Ecole a-t-elle à apprendre des activités électives des jeunes ? L'Ecole n'a pas le monopole de l'éducation. Alors que certains enseignants réfutent le terme "éducateur", l'ouvrage d'Anne Barrère (Paris Descartes) fait le point sur les activités choisies par les adolescents. Sport, danse, musique et surtout ordinateur et Internet, ces activités contribuent à façonner les jeunes. Même s'ils restent sous influence des industries culturelles, les jeunes, selon Anne Barrère, n'en sont pas esclaves. Ces activités forgent leur caractère, estime-t-elle, en conclusion d'un ouvrage qui jette un regard positif sur la jeunesse.

"L'éducation buissonnière" part d'une hypothèse, vérifiée par Anne Barrère : les activités électives des adolescents participent fortement de leur éducation. Basé sur des entretiens individuels et de groupe avec des élèves de 3ème et de terminale, l'ouvrage part à la découverte de ces activités et leur donne du sens. Et puis il y a le numérique. L'école justement a-t-elle à apprendre de cette éducation buissonnière ? Sommaire. Sens du travail et travail du sens à l’école. Paru in Cahiers pédagogiques, 1993, n° 314-315, pp. 23-27. Repris in Chappaz, G. (dir.) La motivation, Paris, CRAP, n° hors série des Cahiers pédagogiques, 1996. p. 19-25. Repris in Perrenoud, Ph., Métier d’élève et sens du travail scolaire, Paris, ESF, 1996, chapitre 10.

Si je devais dresser la liste des dix mots que j’aime le moins, « motivation » y figurerait sans doute ! Lorsque je veux dire quelque chose de précis autour des mobiles des élèves, de leur investissement dans le travail scolaire et les apprentissages, de leur rapport au savoir, ce n’est pas le mot qui me vient : 1. 2. 3. 4. 5. Pour ces diverses raisons, je suggère une option de méthode : tenter de se « désengluer « des images toutes faites associées au concept de motivation et essayer de trouver un autre langage et une approche moins normative, plus constructiviste et interdisciplinaire. Je propose de parler du sens du travail, des savoirs, des situations et des apprentissages scolaires, en esquissant trois thèses : I.

Petite Poucette, la génération mutante. Michel Serres, diplômé de l’Ecole navale et de Normale Sup, a visité le monde avant de l’expliquer à des générations d’étudiants. Historien des sciences et agrégé de philosophie, ancien compagnon de Michel Foucault, avec qui il a créé le Centre universitaire expérimental de Vincennes en 1968, il a suivi René Girard aux Etats-Unis, où il enseigne toujours, à plus de 80 ans. Ce prof baroudeur, académicien pas tout à fait comme les autres, scrute les transformations du monde et des hommes de son œil bleu et bienveillant. Son sujet de prédilection : la jeune génération, qui grandit dans un monde bouleversé, en proie à des changements comparables à ceux de la fin de l’Antiquité. La planète change, ils changent aussi, ont tout à réinventer. «Soyons indulgents avec eux, ce sont des mutants», implore Michel Serres, par ailleurs sévère sur sa génération et la suivante, qui laisseront les sociétés occidentales en friche.

Entretien. Vous annoncez qu’un «nouvel humain» est né. Petite Poucette : la douteuse fable de Michel Serres. Philippe Lévy - Sainte Marie aux mines (2007) Depuis un an, le petit livre de M. Serres, Petite poucette[1], fait partie des essais les plus vendus en librairie et les plus relayés dans les medias, où son auteur est très régulièrement invité. Dans cet opuscule, issu d’un discours prononcé à l’Académie française, Serres porte un regard résolument optimiste sur le monde numérique et sur les nouvelles générations qui le portent – les petit(e)s poucet(te)s du titre -, promises selon l’auteur à une libération sans précédent, cognitive et politique, grâce aux vertus d’un monde numérisé et librement connecté.

M. Serres commence par souligner l’ampleur des multiples transformations de ces dernières décennies. De cette mutation civilisationnelle serait né ou en train de naître un nouvel humain, « petite poucette », individu enfin libre et pleinement lui-même, dégagé de tout un ensemble de fardeaux et de servitudes issus du passé, grâce aux vertus des technologies numériques. Mais selon nous M. A l'école ; sociologie de l'expérience scolaire. La revue de l'AFL Les actes de lecture n°59 septembre 1997 note de lecture À l'école ; sociologie de l'expérience scolaire. Dubet (François), Martucelli (Danilo). Seuil (Coll . L'épreuve des faits.). François Dubet et son équipe nous livrent une nouvelle production de leur important travail de dévoilement des mécanismes mis en oeuvre dans l'univers de l'école. Cette fois encore, l'objectif assigné et les moyens d'investigation utilisés pour l'atteindre sont en cohérence.

Les auteurs ont voulu, dès l'introduction, présenter leur démarche, comme pour se placer sous le contrôle de ceux À qui ils s'adressent, et, aussi, pour signifier l'importance qu'ils accordent À la dimension méthodologique. Le maître mot de ce travail est celui d'expérience. Trois niveaux d'analyse sont explorés succesivement : l'école, le collège, le lycée. Le lecteur a donc le choix de l'entrée dans ce livre qui se lit d'autant plus facilement que chaque division est un tout. Dubet et Martucelli - À l'école. Sociologie de l'expérience scolaire. A l'école, sociologie de l'expérience scolaire. Fiche de lecture : Dominique Pasquier, Cultures lycéennes, la tyrannie de la majorité [2005]

Dominique Pasquier, Directrice de recherche au CNRS, interroge le rapport que les lycéens entretiennent à la culture dans un contexte de profond changement, marqué principalement par le recul de la transmission culturelle entre générations et l’avènement des nouvelles technologies de l’information et de la communication. Etayant son propos à partir d’une enquête empirique réalisée auprès de lycéens issus de classes sociales différentes (favorisée, moyenne et populaire), l’auteur montre l’impact de ces changements sur les contenus des cultures juvéniles et leur diffusion, ainsi que sur la socialisation des jeunes et l’organisation de leurs réseaux sociaux.

L’un des points saillants de sa recherche est l’homogénéisation des pratiques culturelles entre classes sociales tandis que les clivages sexuels se renforcent. L’ouvrage s’organise en trois parties. Les « cultures juvéniles se nourrissent de dynamiques sociales. Enquête/méthodologie Résultats Analyse critique de l’ouvrage. Cultures lycéennes. La tyrannie de la majorité, Marwan Mohammed « La bande » Que signifie précisément le terme de «bandes» ? Marwan Mohammed. Depuis plusieurs siècles, le terme de bandes a pris la connotation actuelle. C’est-à-dire un mot qui désigne des déviances collectives. On parlait de bandes de maraudeurs, de brigands ; aujourd’hui, on parle de bandes de jeunes, de manière générale, pour parler des bandes qui sont inscrites dans une activité délinquante. Le droit a consacré le terme de « bandes organisées » pour désigner des groupes criminels. Depuis deux ans, le ministère de l’Intérieur a une définition qui sert de base à la prise en compte et à la comptabilisation des bandes et de leurs méfaits.

Ces jeunes se reconnaissent-ils dans ce terme ? Marwan Mohammed. Quelles sont ces compensations sociales ? Marwan Mohammed. Vous dites que la bande a aussi une fonction symbolique de reconnaissance… Marwan Mohammed. Ces jeunes sont-ils révoltés et ont-ils une conscience politique ? Marwan Mohammed. Marwan Mohammed. Marwan Mohammed. Marwan Mohammed. Marwan Mohammed.