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Adolescence

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L'adolescence ou la chute de l'ange. L'adolescent : infans. Vincent Le Corre - Narcissisme et adolescence – première partie. Le narcissisme : introduction du concept Le concept de narcissisme, c’est-à-dire littéralement l’amour porté à sa propre image, est un concept-pivot, qui bien que transitoire, a été « introduit » par Freud en 1914[1] au sein de sa théorie. « Introduit » est peut-être un euphémisme tant Freud, dans son article, passe en revue les questions que pose le concept à toute une partie de son édifice théorique, non sans poser quelques problèmes, implicites ou explicites, qui seront repris d’ailleurs par les psychanalystes suivants, soit dans la foulée, soit un peu plus tard dans l’histoire de la psychanalyse.

Concept transitoire, disions-nous, puisque celui-ci disparaîtra sous l’avancée, à la fois de la dernière théorie des pulsions et de la seconde topique. Concernant le narcissisme dans la théorie freudienne, le texte de 1914, « Pour introduire le narcissisme », aborde différentes dimensions du concept : économique, structurale et développementale. La sortie du narcissisme via l’Idéal du Moi. La scène adolescente : les signes d'identité. L’adolescence est une période de construction de soi dans un débat permanent avec les autres, surtout les autres en soi dans la mesure où la quête majeure du jeune est alors celle des limites : savoir ce que les autres peuvent attendre de lui et ce que lui peut attendre des autres. La fonction d’autorité déserte nos sociétés. Les frontières des générations s’effacent ou se renversent. Les aînés s’efforcent de se donner une image « jeune » qui bouleverse les liens de génération et prive les jeunes de repères durables et forts dans leur rapport aux autres et au monde.

Le modèle offert par les parents paraît dépassé, eux-mêmes d’ailleurs se sentent comme tels face à des enfants qu’ils peinent à comprendre même s’ils satisfont le plus souvent leur demande. L’autorité familiale est diluée, souvent les décisions sont prises ensemble, sous forme d’une négociation permanente. La famille est devenue contractuelle, parfois par absence réelle ou symbolique des parents.

Scarifications adolescentes. La peau enclôt le corps, les limites de soi ; elle établit la frontière entre le dedans et le dehors de manière vivante, poreuse, car elle est aussi ouverture au monde, mémoire vive. Elle est le baromètre du goût de vivre du sujet. Elle enveloppe et incarne la personne en la distinguant des autres. Elle est un écran où l’on projette une identité rêvée, comme dans le tatouage, le piercing, ou les innombrables modes de mise en scène de l’apparence qui régissent nos sociétés (Le Breton, 2002a).

Ou, à l’inverse, elle enferme dans une identité insupportable dont on voudrait se dépouiller et dont témoignent les blessures corporelles délibérées. Pour l’adolescent, le corps, en tant qu’il est la chair de son rapport au monde, relève simultanément du monde interne et du monde externe. L’attaque au corps est précédée du sentiment de déperdition de soi, d’une perte de toute substance dans une sorte d’hémorragie de souffrance qui détruit les limites de soi. Mary, une patiente de J. Mensuel37_DBernard.pdf.