background preloader

Ecole : l'échec du modèle français d'égalité des chances - LeMon

Ecole : l'échec du modèle français d'égalité des chances - LeMon
LE MONDE | • Mis à jour le | Par Maryline Baumard En matière d'éducation les apparences sont parfois trompeuses. Les récentes discussions sur l'ouverture sociale des grandes écoles - via un quota imposé de 30 % de boursiers - ne contribuent pas forcément à faire avancer l'égalité des chances. En détournant le regard, elles feraient même oublier que le système éducatif français est un des plus inéquitable de l'OCDE ; qu'au fil d'une scolarité, les inégalités entre les classes sociales se creusent et que sur ces dix dernières années les enfants les plus défavorisés n'y acquièrent plus le socle minimum. Dans Les Places et les chances (un livre à paraître le 11 février, au Seuil), le sociologue François Dubet interroge le modèle français qui consiste à panser ici ou là les plaies de l'inégalité, plutôt que de penser une société plus égalitaire. Au fil du temps, l'école devient de plus en plus inégalitaire. Au cours d'une scolarité, les inégalités se creusent. Related:  Egalité

Le niveau baisse Au fil du temps, l’école devient de plus en plus inégalitaire. Les acquis en lecture des élèves de CM2 analysés sur vingt ans montrent que le score des enfants d’ouvriers a été divisé par deux entre 1997 et 2007. Alors que celui des fils de cadres a légèrement progressé. Dans les 254 collèges ambition-réussite (soit les plus difficiles), remplis aux trois quarts par des enfants d’ouvriers ou d’inactifs, un quart n’y maîtrise pas les compétences de base en français à l’arrivée et un sur deux à la sortie, selon les données de la dernière livraison de l’état de l’école. A propos du dernier livre de Dubet, dans le Monde Que s'est il passé à l'école, en si peu de temps ? J'ai du mal à accuser la méthode globale, le "pédagogisme", le fait d'avoir mis l'élève au centre, etc. Qui sont ces enfants d'ouvriers dont parle Dubet ? Quant à la langue : l'écrit n'est plus au centre de notre vie, sauf sur internet - et plus pour longtemps.

Les Expérimentations Espace métiers info, un lieu partagé et un lien entre les acteurs de l'AIOA Parties prenantes Direction départementale du travail, de l’emploi et de la formation professionnelle. Direction départementale de la jeunesse et des sports, Conseil Régional, Conseil Général, Ville de Tours, Tours Plus Objectifs de l’expérimentation Apporter aux jeunes une vision concrète des métiers dans une finalité de réduction des inégalités (genre, handicap, origine) en partenariat avec les secteurs d’activité, les entreprises et les professionnels. Développer des compétences communes et valoriser les identités professionnelles des différents acteurs de l’AIOA (accueil, information, orientation, accompagnement). Accroître l’accessibilité de l’information par un espace de proximité au sein duquel le public a une place centrale et par une meilleure visibilité de l’ensemble des organismes ressources. Territoire de l’expérimentation Région Centre - Ville de Tours Public(s) cible(s) Modalités opérationnelles

Egalité des places, égalité des chances, par François Dubet François Dubet, professeur de sociologie à l'université de Bordeaux et directeur d'études à l'EHESS, a longtemps travaillé sur la question scolaire. Bien qu'il ait quitté ce terrain, on ne peut s'empêcher de penser, à la lecture de son dernier livre Les Places et les chances, qu'il existe des liens forts dans la société français entre la conception que nous avons de la Justice sociale et celle de notre conception de l'école. Par cette mise en tension de deux conceptions de la Justice, la pensée de François Dubet devient un point d'appui incontournable pour (re)penser les récentes réformes de l'école dans une dynamique globale au sein de la société française. Il nous livre ici les points fondamentaux de cette réflexion. La seconde conception de la justice, celle qui s'impose progressivement aujourd'hui, est centrée sur l'égalité des chances offerte à tous d'occuper toutes les places en fonction d'un principe méritocratique. François Dubet

L'école ne garantit pas l'égalité des chances pour 7 Français sur 10 Christel Brigaudeau et Henri Vernet | 27 Nov. 2014, 07h05 | MAJ : 27 Nov. 2014, 09h01 Longtemps, la force de la République, c'est qu'elle promettait à tous ses enfants de s'élever grâce à l'école. Cela, c'était avant la crise. Crise d'un système scolaire qui laisse de côté les élèves les plus en difficulté et crise économique qui prive de débouchés de plus en plus de jeunes, surtout chez les moins diplômés. Résultat, « une crise de confiance des classes moyennes, les plus sensibles à l'effet ascenseur social, envers l'école » constate Dominique Reynié, directeur de la Fondation pour l'innovation politique (Fondapol). « Le principal moteur des parents, c'est un soutien individualisé des enfants qui les rassure, relève Frédéric Dabi, de l'Ifop. Encourager le recours au soutien scolaire privé Face à ce constat, Dominique Reynié avance une proposition : « La création d'une assurance complémentaire éducation, comme il existe une complémentaire santé ou retraite.

Ecole : "Le temps scolaire n'est qu'une partie du problème" | Ru Des sacs à dos dans le couloir d’une école (RedagainPatti/Flickr) Avant d’être au cœur de l’actualité suite à une agression au lycée Adolphe-Chérioux de Vitry (Val-de-Marne), l’académie « sensible » de Créteil a été l’année dernière le laboratoire d’une expérimentation pour prévenir les problèmes à l’école. Dans 37 collèges, 200 classes de sixième ont testé la « mallette des parents », qui intègre les parents au système scolaire. Interview du sociologue Eric Maurin, professeur à l’École d’économie de Paris, chargé de l’évaluation de cette expérience, directeur d’étude à l’EHESS et auteur de l’essai « La Peur du déclassement » (La République des Idées-Le Seuil, 2009). Pourquoi agissez-vous sur des classes de sixième et non pas en amont, dès le primaire ? L’entrée au collège représente un choc pour de nombreux élèves. L’absentéisme entre le début et la fin de la sixième est multiplié par quatre. Qu’y a-t-il concrètement dans cette « mallette des parents » ?

Education | Zone d’éducation prioritaire : trente ans et beaucoup de désillusions On est passé d’une logique de compensation des handicaps sociaux économiques à une logique d’inclusion des élèves à besoins spécifiques. C’est ce qui ressort de l’analyse de Jean-Yves Rochex. Professeur en sciences de l’éducation à Paris 8, celui-ci a ouvert hier à Lyon un colloque international consacré aux politiques de lutte contre les inégalités et les exclusions en Europe et au-delà (1) La réunion s’inscrit à l’aube du 30e anniversaire des zones d’éducation prioritaire (ZEP). Selon Jean-Yves Rochex la politique d’aujourd’hui n’a pas forcément grand-chose à voir avec celles du début. Cette optique a été bousculée par un glissement progressif des politiques éducatives. Dans les discours publics, l’accent est désormais mis sur les talents, les aptitudes, les excellences… Ce ne sont plus seulement les « pauvres » dont il faut améliorer le sort mais tous les » perdants de la compétition scolaire ».

Plan pour l’égalité à l’école : ce que Vallaud-Belkacem a sacrifié aux réacs Najat Vallaud-Belkacem, ministre de l’Education, le 25 novembre 2014 à Paris (NICOLAS MESSYASZ/SIPA) « Le contenu de ce nouveau site internet est plus raisonnable, c’est très positif. » Ces propos enthousiastes ne sont pas ceux du service com’ de Najat Vallaud-Belkacem, ministre de l’Education nationale, qui a lancé mardi son nouveau plan « pour l’égalité filles-garçons ». Non, c’est la présidente de la Manif pour tous, Ludovine de La Rochère, en croisade contre feu les ABCD et qui se réjouit auprès de Rue89 du fait que le nouveau site du ministère de l’Education nationale ait « pris en compte les remarques de son collectif ». « Il y a une amélioration sur la forme. Ambition ou renoncement ? Le nouveau plan égalité a-t-il été épuré, pour contenter tous les réacs obsédés par une supposée « théorie du genre » ? Nous avons donc comparé le nouveau site avec l’ancien pour vérifier l’ambition de ce plan. Des mots perçus comme « menaçants » Cachez ce « genre » que je ne saurais voir

Universités européennes à vendre, par Rémy Caveng (Le Monde dipl A l’automne 2007, le mouvement étudiant contre la loi relative aux libertés et responsabilités des universités (LRU) avait souffert du manque d’engagement de la communauté universitaire. Après son échec, les « réformes » conduites par Mme Valérie Pécresse, ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche, se poursuivent à un rythme soutenu. Non sans quelques résistances. Ainsi, à travers l’analyse des textes européens consacrés à l’enseignement supérieur, les contributions réunies dans Le Cauchemar de Humboldt évaluent les conséquences du processus dit « de Bologne » lancé en 1999 par les ministres de l’éducation des vingt-sept Etats membres de l’Union européenne. L’« esprit de Bologne » n’est autre que celui des écoles de commerce, qui fait de l’université un prestataire de services devant se recentrer sur les disciplines « pragmatiques » (gestion, sciences de l’ingénieur...) au détriment des disciplines les moins « utiles » (les sciences humaines et sociales en particulier).

(EXCLUSIF) "ZEP : 30 ans...", un point de vue de Jean-Paul de Gaudemar,  Comme toujours dans la langue de bois, ce qui n’est pas dit est plus important que ce qui est écrit. Reconnaissons à Jean-Paul de Gaudemar de n’en avoir pas abusé, et d’avoir clairement laissé entendre qu’ECLAIR n’était qu’une péripétie dans une double logique à l’oeuvre, de façon plus ou moins chaotique, depuis des années : recentrage sur un nombre limité de territoires, et contractualisation avec les établissements. Il ajoute que cette contractualisation peut donner d’excellents résultats, à deux conditions dont on comprend qu’elles n’ont pas toujours été réunies (une litote à l’évidence) : que le recteur et l’IA (ou DASEN) soient à la hauteur, et que l’établissement ne se résume pas à son chef. La responsabilité de l’exécutif en place est évidente, c’est lui qui a choisi les hommes (et les quelques femmes) qui n’ont pas bien « joué le jeu ». Et répondraient-ils à la question que pose Jean-Paul de Gaudemar ? Ceux qui me connaissent bien me traiteront sans doute de monomaniaque.

L’école, l’égalité des chances, la gauche et la droite L’égalité des chances scolaires est un objectif politique à la fois consensuel et marginal, consensuel parce qu’il réconcilie égalité et inégalités, marginal parce que sa poursuite heurte des valeurs fortes de chaque camp politique. La Droite traditionnelle se divise en France en deux courants. Le premier, littéraire et élitiste, se soucie d’excellence. Gauche dénonciatrice, gauche réformiste On peut aussi distinguer deux courants à gauche. La gauche réformiste croit davantage à la possibilité de diminuer l’inégalité des chances, elle nous a donné l’ouverture du second cycle long pendant la décade prodigieuse (1985-1994), qui a diminué les inégalités sociales d’accès à l’enseignement supérieur, comme la droite colbertiste avait fait diminuer les inégalités sociales d’accès au second cycle de l’enseignement secondaire. En bref, l’égalité des chances met en danger, pour la droite les vertus hiérarchisantes du mérite et, pour la gauche, la victimation des « défavorisés ». Quelle justice ?

Université : un autre financement est possible - La vie des idée Les débats sur la réforme de l’université buttent presque toujours, au final, sur la même difficulté : son financement [1]. Résumons la situation. Un certain consensus se dégage sur le fait qu’il convient d’augmenter le nombre de diplômés du supérieur pour prendre pied dans la nouvelle division internationale du travail, alimenter en cadres et ingénieurs l’économie de la connaissance, et favoriser l’innovation. Voilà en quelques mots la douloureuse équation qu’il s’agit de résoudre. Mais pourquoi innover, objecteront certains ? Une autre manière de réfléchir pourrait être proposée, qui demeure encore inexplorée en France. Cette idée n’est pas à proprement parler nouvelle [2]. Pour préciser le mécanisme proposé ici, prenons un exemple. Cette idée de solliciter après-coup les diplômés du supérieur est d’autant plus légitime qu’elle se démarquerait des injustices dont le financement public actuel est complice. L’expérience australienne Les expériences néo-zélandaise et britannique

Égalité des chances ou école démocratique Les mots sont des pièges. L’égalité des chances est inscrite au cœur des valeurs démocratiques mais c’est une expression ambiguë, slogan politique justifiant la méritocratie et “label” appliqué à des actions disparates et sans cohérence. Elle se fonde sur un libéralisme prônant l’individualisme et niant les déterminismes sociaux à l’œuvre qui transforment les victimes en coupables. Dans cette perspective le bilan de la massification est à faire.François Dubet et Vincent Troger nous rappellent que le mythe égalitaire s’effondre, se parcellise à la fin du XXe siècle. Denis Meuret avance le paradoxe d’une école américaine finalement plus juste que la nôtre.

Le chômage disparaît du programme d'éco de seconde Le ministère a communiqué aux éditeurs de manuels scolaires le contenu des nouveaux programmes de l’option SES. Des demandeurs d’emploi font la queue pour un entretien dans le « train de l’emploi », à Marseille (Jean-Paul Pelissier/Reuters) Le chômage disparaîtra du programme d’économie de seconde à la rentrée 2010. L’initiation aux sciences économiques et sociales, une matière optionnelle, consacrait jusque-là un chapitre entier à « l’emploi, question de société ». Il balayait notamment les notions de chômage, précarité, discrimination, contrats de travail, etc. Vendredi, des éditeurs étaient en effet conviés au ministère de l’Education pour un briefing sur les nouveaux programmes. Ces nouveaux programmes sont le fruit du travail d’un groupe d’experts qui comprend : « Trois réunions en tout et pour tout, qui duraient entre 1h30 et 3h » Sylvain David a détaillé à Rue89 le fonctionnement du groupe d’experts : Bien sûr, la notion sera probablement abordée plus tard au lycée.

Related: