background preloader

Ecole : l'échec du modèle français d'égalité des chances

Ecole : l'échec du modèle français d'égalité des chances
LE MONDE | • Mis à jour le | Par Maryline Baumard En matière d'éducation les apparences sont parfois trompeuses. Les récentes discussions sur l'ouverture sociale des grandes écoles - via un quota imposé de 30 % de boursiers - ne contribuent pas forcément à faire avancer l'égalité des chances. En détournant le regard, elles feraient même oublier que le système éducatif français est un des plus inéquitable de l'OCDE ; qu'au fil d'une scolarité, les inégalités entre les classes sociales se creusent et que sur ces dix dernières années les enfants les plus défavorisés n'y acquièrent plus le socle minimum. Dans Les Places et les chances (un livre à paraître le 11 février, au Seuil), le sociologue François Dubet interroge le modèle français qui consiste à panser ici ou là les plaies de l'inégalité, plutôt que de penser une société plus égalitaire. A ses yeux, il existe en effet deux grandes conceptions de la justice sociale. Au fil du temps, l'école devient de plus en plus inégalitaire.

http://www.lemonde.fr/societe/article/2010/02/11/ecole-l-echec-du-modele-francais-d-egalite-des-chances_1304257_3224.html

Related:  Egalité

L'école ne garantit pas l'égalité des chances pour 7 Français sur 10 Christel Brigaudeau et Henri Vernet | 27 Nov. 2014, 07h05 | MAJ : 27 Nov. 2014, 09h01 Longtemps, la force de la République, c'est qu'elle promettait à tous ses enfants de s'élever grâce à l'école. Cela, c'était avant la crise. Crise d'un système scolaire qui laisse de côté les élèves les plus en difficulté et crise économique qui prive de débouchés de plus en plus de jeunes, surtout chez les moins diplômés.

L'échec scolaire n'est pas une fatalité - [Éducation et devenir] Depuis plus de quarante ans, le système éducatif français bute sur un obstacle qu’il ne parvient pas à surmonter : celui d’un échec scolaire socialement et culturellement concentré sur certains enfants des milieux populaires. En réalité, la prolongation de la scolarité obligatoire à 16 ans, puis l’accès de tous les enfants au collège en 1969, étendu en 1975, ont rendu apparents des mécanismes plus anciens de départ de l’école pour des enfants qui, vers 13-14 ans, ne maîtrisaient pas les apprentissages scolaires de base (40 % des écoliers n’obtenaient pas le certificat d’études). L’échec scolaire ne date pas des années 1970... Pourtant, ces jeunes s’inséraient facilement dans un métier, car, après la seconde guerre mondiale, la demande des entreprises était forte et, grâce à des apprentissages formels ou " sur le tas ", ils acquéraient les compétences nécessaires à l’exercice de ce métier, malgré les lacunes de leur formation générale. Ce ne sont pas les lois qui ont manqué.

Le niveau baisse Au fil du temps, l’école devient de plus en plus inégalitaire. Les acquis en lecture des élèves de CM2 analysés sur vingt ans montrent que le score des enfants d’ouvriers a été divisé par deux entre 1997 et 2007. Alors que celui des fils de cadres a légèrement progressé. Dans les 254 collèges ambition-réussite (soit les plus difficiles), remplis aux trois quarts par des enfants d’ouvriers ou d’inactifs, un quart n’y maîtrise pas les compétences de base en français à l’arrivée et un sur deux à la sortie, selon les données de la dernière livraison de l’état de l’école. A propos du dernier livre de Dubet, dans le Monde Que s'est il passé à l'école, en si peu de temps ?

Egalité des places, égalité des chances, par François Dubet François Dubet, professeur de sociologie à l'université de Bordeaux et directeur d'études à l'EHESS, a longtemps travaillé sur la question scolaire. Bien qu'il ait quitté ce terrain, on ne peut s'empêcher de penser, à la lecture de son dernier livre Les Places et les chances, qu'il existe des liens forts dans la société français entre la conception que nous avons de la Justice sociale et celle de notre conception de l'école. Par cette mise en tension de deux conceptions de la Justice, la pensée de François Dubet devient un point d'appui incontournable pour (re)penser les récentes réformes de l'école dans une dynamique globale au sein de la société française. Il nous livre ici les points fondamentaux de cette réflexion. La seconde conception de la justice, celle qui s'impose progressivement aujourd'hui, est centrée sur l'égalité des chances offerte à tous d'occuper toutes les places en fonction d'un principe méritocratique. François Dubet

Etat de l'école : On n'en a pas fini avec les inégalités Les inégalités sont toujours actives dans le système éducatif français. C'est le principal enseignement que l'on peut tirer de la nouvelle édition de L'état de l'école, une publication annuelle de la Depp (direction des études du ministère de l'éducation nationale). Dans cette édition 2014 on retrouve les inégalités sociales. On sait que la France se caractérise par leur puissance dans le système éducatif. Plan pour l’égalité à l’école : ce que Vallaud-Belkacem a sacrifié aux réacs Najat Vallaud-Belkacem, ministre de l’Education, le 25 novembre 2014 à Paris (NICOLAS MESSYASZ/SIPA) « Le contenu de ce nouveau site internet est plus raisonnable, c’est très positif. » Ces propos enthousiastes ne sont pas ceux du service com’ de Najat Vallaud-Belkacem, ministre de l’Education nationale, qui a lancé mardi son nouveau plan « pour l’égalité filles-garçons ». Non, c’est la présidente de la Manif pour tous, Ludovine de La Rochère, en croisade contre feu les ABCD et qui se réjouit auprès de Rue89 du fait que le nouveau site du ministère de l’Education nationale ait « pris en compte les remarques de son collectif ».

Les causes de l’echec sont parfois dues à la peur d’échouer ou de réussir La peur de l’échec ou la peur de la réussite. Elles sont parfois à l’origine d’arrêt, de procrastination , d’immobilisme … et d’acte auto-destructif. Au lancement d’un projet ou là … tout prêt du but. Pof, la peur de réussir ou la peur de l’échec nous gagne. Ecole : "Le temps scolaire n'est qu'une partie du problème" Des sacs à dos dans le couloir d’une école (RedagainPatti/Flickr) Avant d’être au cœur de l’actualité suite à une agression au lycée Adolphe-Chérioux de Vitry (Val-de-Marne), l’académie « sensible » de Créteil a été l’année dernière le laboratoire d’une expérimentation pour prévenir les problèmes à l’école. Dans 37 collèges, 200 classes de sixième ont testé la « mallette des parents », qui intègre les parents au système scolaire. Interview du sociologue Eric Maurin, professeur à l’École d’économie de Paris, chargé de l’évaluation de cette expérience, directeur d’étude à l’EHESS et auteur de l’essai « La Peur du déclassement » (La République des Idées-Le Seuil, 2009). Pourquoi agissez-vous sur des classes de sixième et non pas en amont, dès le primaire ?

Zone d’éducation prioritaire : trente ans et beaucoup de désillusions On est passé d’une logique de compensation des handicaps sociaux économiques à une logique d’inclusion des élèves à besoins spécifiques. C’est ce qui ressort de l’analyse de Jean-Yves Rochex. Professeur en sciences de l’éducation à Paris 8, celui-ci a ouvert hier à Lyon un colloque international consacré aux politiques de lutte contre les inégalités et les exclusions en Europe et au-delà (1) La réunion s’inscrit à l’aube du 30e anniversaire des zones d’éducation prioritaire (ZEP). I. L'action de médiation et le contexte professionnel du médiateur Même si aujourd’hui la formation aux nouvelles technologies en matière de recherche documentaire et de traitement de l’information occupe une grande place dans les apprentissages et les compétences que se doit de développer le professeur documentaliste chez les élèves, la lecture et plus précisément la lecture littéraire reste une priorité. Définition succincte de la lecture littéraire : dont le sens ne s’épuise pas à la première reformulation – lecture qui offre des résistances au lecteur. A) Les missions du professeur documentaliste dans la formation littéraire des élèves Le professeur documentaliste fait partie de ces professionnels qu’on appelle, dans le domaine de la lecture, « les professionnels du livre » mais avec une spécificité qui les distingue de l’éditeur, du libraire, et dans une certaine mesure du bibliothécaire.

L’école, l’égalité des chances, la gauche et la droite L’égalité des chances scolaires est un objectif politique à la fois consensuel et marginal, consensuel parce qu’il réconcilie égalité et inégalités, marginal parce que sa poursuite heurte des valeurs fortes de chaque camp politique. La Droite traditionnelle se divise en France en deux courants. Le premier, littéraire et élitiste, se soucie d’excellence. Psychologie de l'éducation Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre. Selon l'APA (American Psychological Association), la psychologie de l'éducation est la discipline qui s'intéresse au développement, à l'évaluation et à l'application : des théories de l'apprentissage et de l'enseignement ;du matériel éducatif, des programmes, des stratégies et des techniques issues de la théorie contribuant aux activités et aux processus éducatifs impliqués tout au long de la vie ;des programmes d'intervention de rééducation et correctifs auprès de différents publics. Le psychologue en éducation tente d’apporter des outils et des connaissances dans les domaines cliniques, de l’éducation spécialisée, de la psychologie scolaire et de l’évaluation. Historique de la psychologie de l'éducation[modifier | modifier le code] Les fondations de la psychologie en éducation proviennent principalement de la philosophie de l'éducation.

Universités européennes à vendre, par Rémy Caveng (Le Monde dipl A l’automne 2007, le mouvement étudiant contre la loi relative aux libertés et responsabilités des universités (LRU) avait souffert du manque d’engagement de la communauté universitaire. Après son échec, les « réformes » conduites par Mme Valérie Pécresse, ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche, se poursuivent à un rythme soutenu. Non sans quelques résistances.

Related: