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L'égalité face au logement

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Paris compte au moins 3 624 personnes sans-abri. Le comptage a été réalisé à l’initiative de la Ville de Paris par près de 2000 bénévoles dans la nuit du 15 au 16 février lors de la Nuit de la solidarité. La Ville de Paris a fait les comptes, après le recensement des sans-abri lors de la Nuit de la solidarité, dans la nuit du 15 au 16 février. Les 1 700 bénévoles, répartis en 350 équipes, ont, cette nuit-là, rencontré 2 025 sans-abri dormant dans la rue, auxquels il faut ajouter les 200 personnes recensées par la SNCF dans les gares, 49 dans les services d’urgence des hôpitaux de l’Assistance publique, 377 dans les stations de métro et de RER, 112 dans les parkings gérés par Vinci – qui s’était associé à l’opération –, sans oublier les 129 personnes qui passaient la nuit dans le Bois de Vincennes, 20 autres dans le Bois de Boulogne, et 40 dans le parc de La Colline (18e).

Lire aussi : Cette nuit, à Paris, 2 000 volontaires ont recensé les « invisibles » Plus dense dans le nord et l’est. Immobilier : les prix s’envolent, les inégalités se creusent. Au troisième trimestre, les prix de la pierre ont progressé de 3,9 % en France et de 7,8 % à Paris. Dans la capitale, le coût du mètre carré moyen devrait franchir les 9 000 euros d’ici à la fin de l’année. LE MONDE ECONOMIE | • Mis à jour le | Par Isabelle Rey-Lefebvre Longtemps les économistes s’en sont plaints, le bâtiment et la construction restaient atones, freinant la reprise de l’économie. Mais les cartes sont rebattues puisque la France devrait afficher cette année une croissance de l’ordre de 1,7 %, et le marché du logement est à l’unisson, accumulant les bonnes nouvelles.

La construction est au plus haut, le nombre de transactions aussi, tout comme les montants de crédits distribués. Résultat, le BTP (+ 16 000 postes en 2017) et les agents immobiliers (+ 6 000 emplois) recrutent, tandis que les start-up fleurissent. L’effet prêt à taux zéro. Avec la loi SRU, le logement social progresse en dépit des résistances de certains maires. Entre 2014 et 2016, 187 425 HLM ont été produits, dans plus de mille communes. Le logement social progresse. En témoigne le cinquième bilan triennal de la loi Solidarité et renouvellement urbains (SRU) qui mesure la création de logements sociaux dans les 1 165 communes relevant de ce texte.

Présenté, mercredi 22 mars, par Emmanuelle Cosse, ministre du logement, le bilan 2014-2016 est même de loin le meilleur depuis l’origine, avec 187 425 logements sociaux produits (chiffre encore provisoire), dépassant l’objectif fixé de 174 000 logements et en hausse de 34 % par rapport à la période 2011-2013. Votée le 13 décembre 2000 et applicable depuis 2002, la loi SRU oblige les communes urbaines de plus de 3 500 habitants (1 500 en Ile-de-France) et membres d’une agglomération de plus de 50 000 habitants à se doter de logements sociaux jusqu’à atteindre, chacune, la proportion de 25 % du nombre total de leurs résidences principales.

Résistance. Les marchands de sommeil, triste visage du mal-logement. Le combat des municipalités contre les propriétaires voyous est entravé par la lenteur de la justice. LE MONDE | • Mis à jour le | Par Isabelle Rey-Lefebvre Dans deux hangars industriels d’Aubervilliers (Seine-Saint-Denis) faisant office d’abattoir à poulets, de salle de culte évangélique et, le samedi, de bar-discothèque, une dizaine de logements étaient loués entre 250 et 400 euros par mois, payés en liquide. Une quinzaine de locataires roumains et africains devaient, dans une odeur nauséabonde, subir des nuisances sonores mais aussi la présence de rats, cafards, moustiques, se partager un point d’eau unique, se passer de chauffage et s’exposer à une installation électrique dangereuse, sous un plafond percé.

C’est l’un des visages de ce mal-logement dénoncé, mardi 31 janvier, par la Fondation Abbé-Pierre dans son rapport annuel. Aubervilliers, dont 40 % des immeubles de centre-ville sont vétustes, combat ces délinquants depuis des années. 4 millions de mal-logés et 12 millions de fragiles en France ? Absence totale de domicile, manque de confort, surpeuplement : le rapport annuel de la Fondation Abbé-Pierre, qui paraît mardi, décrit des difficultés très diverses. LE MONDE | • Mis à jour le | Par Anne-Aël Durand Les sans-abri contraints de dormir dehors choquent les consciences, surtout lorsque le thermomètre descend. Ils ne sont pourtant que la face la plus visible de la crise du logement en France.

Le rapport annuel de la Fondation Abbé-Pierre (FAP), publié mardi 31 janvier, estime que près de 4 millions de personnes sont « mal logées » et plus de 12 millions en situation de fragilité par rapport au logement. Lire : Mal-logement : la Fondation Abbé Pierre juge durement le quinquennat Le terme de « mal-logement », désormais courant dans le débat public, a été inventé par la Fondation Abbé-Pierre lors de la parution de son premier rapport, en 1996. « Le chiffrage a été réalisé pour la première fois en 2001, explique Manuel Domergue, chargé des études à la FAP. 143 000 personnes. Sans abri. En Europe, les prix de l’immobilier provoquent un endettement croissant des ménages. En progressant plus vite que les revenus, depuis une quinzaine d’années, les prix de l’immobilier en Europe, notamment en France et au Royaume-Uni, provoquent d’importants dégâts sociaux.

La montée de l’endettement en est un. Les ménages propriétaires britanniques, par exemple, supportent en 2015 une dette de 82 525 euros en moyenne, selon une étude comparative du Crédit foncier, soit le double de la moyenne européenne (41 100 euros) dont celle des Français est proche, à 47 100 euros. La durée moyenne des crédits est également plus longue au Royaume-Uni (vingt-cinq ans) qu’en France (dix-neuf ans). L’ensemble des dépenses liées au logement tient aussi le record au Royaume-Uni, à 25 % du revenu disponible, tandis qu’il ne dépasse pas 18 %, en France, où la surface moyenne des logements est pourtant de 35 % supérieure à celle d’outre-Manche : 102 mètres carrés contre 76.

Coût logement. Des HLM dans le XVIe: la justice dit oui. La France défend son modèle de crédit immobilier. LE MONDE | • Mis à jour le | Par Jade Grandin de l'Eprevier Une fois n’est pas coutume, les particuliers, les banques et les responsables politiques partagent le même avis : « pas touche » au crédit immobilier à la française ! Et prendre le risque de gripper une machine qui repart. En 2015, les encours de prêts à l’habitat ont augmenté de 3,4 %, à 887 milliards d’euros, selon une étude annuelle du Crédit foncier publiée mardi 24 mai. Ils représentent 85 % de l’endettement total des ménages. Les spécificités du crédit immobilier à la française ? Le taux fixe, l’octroi en fonction de la capacité à rembourser, et non de la valeur du bien, la caution plutôt que l’hypothèque.

. « Le logement n’est jamais rentré dans la définition des biens en libre circulation. Jusqu’à présent, chaque pays faisait sa petite cuisine en matière de crédit. « Il n’existe pas d’Europe immobilière, explique Nicolas Pécourt, directeur de la communication du Crédit foncier, qui a chapeauté l’étude. Militer autrement. Ecoravie, un habitat collectif et coopératif | Portfolios. Quand riches et pauvres font quartier commun. A Paris, des associations imposent une mixité sociale « au forceps » dans les arrondissements aisés. LE MONDE | • Mis à jour le | Par Isabelle Rey-Lefebvre La mixité sociale dans tous les quartiers est-elle pour demain ? Pas si sûr, même si c’est l’ambition du projet de loi Egalité et citoyenneté.

Lors de son examen en première lecture – du 4 au 6 octobre –, les sénateurs ont refusé de réserver l’attribution de 25 % des logements sociaux, hors quartiers prioritaires, aux demandeurs les plus pauvres, préférant une négociation entre l’Etat et les territoires. Lire aussi : Logement : les sénateurs contre la mixité sociale imposée Les détracteurs de la mixité sociale jugent impossible la cohabitation entre populations trop socialement différentes. Habitat et Humanisme Ile-de-France gère ainsi 1 200 logements à Paris et en proche couronne, situés plutôt dans des quartiers aisés. . « Les plus aisés ne sont pas toujours les plus hostiles » « Dans de rares cas, poursuit M. Conflit à propos du bruit. Hidalgo signe un accord avec l’Etat pour faire 2 000 logements sociaux à Paris. C’est la conclusion d’une grande partie de Monopoly jouée entre Manuel Valls et Anne Hidalgo à l’échelle de Paris. Le premier ministre et la maire de la capitale ont officialisé, vendredi 17 juin, « un accord global » négocié depuis plus d’un an qui porte sur plusieurs dizaines de sites fonciers publics.

Parmi les adresses les plus prestigieuses figure l’ancien siège de l’Etat-major de l’armée de terre, boulevard Saint-Germain. Ce bâtiment, en plein cœur du 7e arrondissement, est en grande partie vidé des services de la Défense nationale, partis s’installer sur le nouveau site de Balard (15e arrondissement). Mme Hidalgo a conclu avec l’Etat une vente qui porte sur la moitié de la superficie, pour y réaliser près de quatre cents logements sociaux ainsi qu’une crèche et un équipement sportif. Lire aussi : Paris, laboratoire d’une politique de gauche pour le logement L’accord est pour l’Etat doublement stratégique. . « Cet accord, c’est un peu pétrole contre nourriture ! Investir dans le logement pour faire baisser les loyers. Investir dans le logement pour faire baisser les loyers Créer des emplois et baisser les loyers, en investissant massivement dans le logement, notamment en utilisant le Fonds de réserve pour les retraites actuellement placé sur les marchés financiers. La France est le pays d’Europe qui subit les loyers les plus chers.

Si nos loyers étaient au même niveau qu’en Allemagne, on ferait en moyenne 250 euros d’économie par mois pour un appartement de 60 ou 70 m2. Pour faire baisser les loyers, il faut lutter contre la pénurie de logement. Construire et rénover massivement. Comment faire sans augmenter les impôts ? 37 milliards pour construire et rénover Il existe en France un Fonds de Réserve pour les Retraites doté de 37 Mds. 20 % de la collecte des sociétés d’assurance Nouvelle Donne demande aussi que soit modifié le Code des Assurances pour obliger les sociétés d’assurance à investir 20 % de leur collecte annuelle dans la construction de logement. Créer 200.000 emplois. En Isère, une expérience réussie d’attribution équitable de logements sociaux. LE MONDE | • Mis à jour le | Par Isabelle Rey-Lefebvre (Grenoble, envoyée spéciale) L’accès équitable aux logements sociaux et la mixité dans le parc HLM sont-ils conciliables ?

Le projet de loi égalité et citoyenneté, présenté en conseil des ministres le 13 avril, et avant lui, la loi pour un accès au logement et un urbanisme rénové (Alur) de 2014 réforment les processus d’attribution, parfois illégaux. Déjà, des expériences réussies existent. La métropole grenobloise (49 communes), la communauté d’agglomération du Pays voironnais et celle de la Porte de l’Isère (Bourgoin-Jallieu, l’Isle-d’Abeau, Villefontaine…) ont ainsi décidé, dès 2011, d’expérimenter de nouvelles méthodes plus transparentes, à l’échelon intercommunal plutôt que communal. La première action proposée par Altidem a été de former les personnels d’accueil et d’attribution, les cadres, les... Exigeons que l'état fasse respecter la loi "logements sociaux" aux communes récalcitrantes. LE MONDE | • Mis à jour le | Par Isabelle Rey-Lefebvre L’étau se resserre autour des maires rétifs au logement social. A l’occasion d’un déplacement, mercredi 13 avril, à Vaulx-en-Velin (Rhône), où se tiendra le troisième comité interministériel à l’égalité et la citoyenneté (CIEC), le premier ministre, Manuel Valls, et son délégué interministériel chargé de l’égalité dans l’habitat, Thierry Repentin, publient une nouvelle liste des communes particulièrement en retard quant à leurs objectifs de création de logements sociaux, qu’impose la loi sur la solidarité et le renouvellement urbain (SRU).

Onze villes viennent ainsi s’ajouter aux 36 déjà épinglées lors du précédent CIEC, en octobre 2015. La loi SRU, du 13 décembre 2000, renforcée par la loi de mobilisation foncière du 18 janvier 2013, impose aux communes urbaines de doter de 25 % de logements sociaux leur parc de résidences principales, à l’échéance 2025.

Les onze communes, dont le nom est dévoilé mercredi, en sont loin. Colibri.