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Tristan Harris a été le « philosophe produit » de Google pendant trois ans. Ça vous laisse perplexe ? Nous aussi, au début. On a découvert cet ingénieur informatique américain formé à Stanford via un post de Medium passionnant titré « Comment la technologie pirate l’esprit des gens ». Il y explique (en anglais) comment les entreprises de la Silicon Valley nous manipulent pour nous faire perdre le plus de temps possible dans leurs interfaces. Concrètement, Facebook a intérêt à ce qu’on scrolle son fil d’actu toute la journée, et pour ça, il nous détourne de notre intention initiale. Tristan Harris a créé un label, Time Well Spent, pour faire en sorte que les technologies nous redonnent du pouvoir au lieu de nous transformer en zombies boulimiques de notifications et de flux d’infos. Merci, votre inscription a bien été prise en compte. Tristan Harris à TedX Bruxelles - TedX Mais est-ce que c’est si grave, pour toi ? Ça nous rend vraiment fou, en fait (rire). C’est vrai. Mais ça a mal tourné ?

http://rue89.nouvelobs.com/2016/06/04/tristan-harris-millions-dheures-sont-juste-volees-a-vie-gens-264251

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L'intelligence artificielle made in France L'IA vient d'entrer au Collège de France et Facebook vient d'agrandir dans Paris son seul laboratoire européen de recherches. Les Français sont de plus en plus présents dans ce que certains qualifient de révolution industrielle. Jusqu'où à niveau mondial ? Pourquoi ? Enquête d'Eric Chaverou. COVID, confinement et grande conversion numérique, avec Antonio Casilli Depuis le début de cette épidémie de COVID, je me dis qu’elle a un rapport avec le numérique. Un rapport profond. Mais je n’arrive pas vraiment à en cerner les contours. J'ai voulu essayer de comprendre si ce moment que nous avons vécu a changé quelque chose à nos vies numériques, à notre rapport à Internet. Par exemple, la manière dont on a suivi la progression de l’épidémie était particulière - sans doute inédite dans l’Histoire des pandémies.

Surcharge informationnelle, urgence et TIC. l'effet temporel des technologies de l'information La prise en considération de la notion de surcharge informationnelle (information overload) dans l’analyse du fonctionnement des organisations n’est pas une nouveauté. Dès les années 1960, Meier (1963) identifie la surcharge d’informations comme source de stress chez les employés, productrice de dysfonctionnements opérationnels et de pertes d’efficacité. Principalement analysée du point de vue de la théorie de la décision, la surcharge informationnelle s’analyse comme un volume d’informations à traiter pour prendre la meilleure décision occupe une place centrale (O’Reilly, 1980). Une première définition de cette notion est souvent donnée par les salariés comme le fait de recevoir trop d’informations.

Comment la technologie pirate l’esprit des gens Comment la technologie pirate l’esprit des gens Par Tristan Harris traduit de l’anglais par Onur Karapinar Temps de lecture estimé : 15 minutes Je suis un expert sur la façon dont la technologie détourne nos vulnérabilités psychologiques. C’est ce pourquoi j’ai passé les trois dernières années en qualité de « philosophe produit » (“Design Ethicist”) chez Google à me soucier de concevoir des choses qui puissent défendre l’esprit d’un milliard de personnes d’être distraites. Quand nous utilisons une technologie, nous nous concentrons souvent avec optimisme sur toutes les choses qui sont faites pour nous.

Evgeny Morozov : «Ce sera l’avènement d’un modèle néolibéral très individualisé» Chercheur et journaliste d’origine biélorusse, Evgeny Morozov s’est imposé en quelques années comme l’un des plus féroces détracteurs du discours des géants du Net. Après avoir déconstruit le «solutionnisme technologique», il a publié en 2015 le Mirage numérique (les Prairies ordinaires), où il opère une critique radicale de la Silicon Valley au prisme des mutations du capitalisme et de la «disparition de l’Etat social». À lire aussi Notre dossier : «Google, Apple, Facebook, plus forts que les Etats» Facebook et Google exaltent les vertus d’un monde hyperconnecté et affirment vouloir «changer le monde».

Prospective : prédire l'avenir passe-t-il par la fiction ? - BABEL OUEB © Daniel Martin Diaz / Self-Aware System Imaginez le monde de demain, où la matière elle-même serait connectée jusqu'à la plus petite échelle. Quand les nano-technologies permettront d'implanter des circuits imprimés et des puces RFID dans les cellules vivantes, les tissus, et les objets du quotidien. C'était l'un des thèmes de recherche de l'Institute For The Future basé à Palo Alto intitutlé L'age de la matière connectée . À quoi ressemblerait ce monde ? sans titre Ondes de choc Nous sommes heureux de vous présenter ce samedi et dimanche notre nouveau format : « La Grande Conversation du week-end ». Une lettre d'information dont l'objectif est de mettre la lumière sur un sujet d'actualité, en l'analysant selon des angles différents et des problématiques variées.

Il est peut-être temps de ressortir votre réveil obsolète Si vous l’avez jeté, ou si vous n’en avez jamais eu, trouvez-en un. Une désintox numérique commence dès le matin, avec son téléphone loin de son lit. LE MONDE | • Mis à jour le | Par Luc Vinogradoff Danger, nos émotions prennent le pouvoir ! Dans ce 2e Top10 de l'été, le philosophe Pierre Le Coz nous explique comment, à l'ère de l’instantané et du buzz, les émotions dont nous sommes quotidiennement bombardés empêchent notre raison de s'exercer. Vous venez de publier un livre sur le « gouvernement des émotions », de quoi s’agit-il exactement ? Pierre Le Coz1 : La manipulation de la sensibilité n’est pas un phénomène entièrement nouveau. Platon, déjà, dénonçait la démagogie des leaders d’opinion qui flattaient les bas instincts des citoyens. Mais on assiste depuis le début du XXIe siècle et l’extension des médias de masse à un mouvement d’accélération. Nous sommes pris dans une logique d’emballement que la révolution numérique en cours contribue à amplifier.

La démocratie de crédules de Gérald Bronner : le livre que tous les communicants devraient lire C'est un vrai coup de coeur que j'ai eu cet été en lisant le livre de Gérald Bronner, La démocratie des crédules paru cette année aux Presses Universitaires de France (PUF). C'est une révélation et un livre que je considère déjà comme l'un des plus inspirants qu'il m'ait été donné de lire sur les phénomènes de foules mises en perspective avec la révolution Internet. Professeur de sociologie à l'université Paris-Diderot, l'auteur n'est pas un geek et ce qu'il nous décrit n'est pas spécifique aux nouvelles technologies. Dans son propos, il met en parallèle la capacité de l'opinion à croire en tout un tas de choses et le développement des réseaux qui amplifie considérablement ces croyances, voire les corrompt. Ce livre est essentiel car il nous rend plus intelligent et potentiellement plus serein face à la frénésie informationnelle dans laquelle nous sommes jetés en pâture à chaque instant de notre vie.

Demain les posthumains Il était trop tard pour l’homme – trop tôt, encore, pour Dieu », a écrit la poétesse américaine Emily Dickinson (1830-1886), définissant ainsi un no man’s land crépus­culaire, un espace d’attente qui résonne au mieux avec nos actuels questionnements et la problématique du trans- et posthumanisme. Si l’humanisme renaissant, la raison classique, les Lumières et le XIXe siècle scientiste ont campé au cœur du monde, et imposé dans l’histoire, une vision et une ­figure de l’homme optimistes, conquérantes et magistrales, les désenchan­tements suscités, au XXe siècle, par les dévoiements horrifiques de l’idéal scientifique et du messianisme politique ont généré à son égard de la défiance, voire du dégoût : « J’ai entendu l’homme comme un char lourd sur sa lancée écrasant mourants et morts, et il ne se retournait pas », écrit Henri Michaux (« Ecce homo », dans Epreuves, exorcismes, 1940-1944, Gallimard, 1945). L’accès à la totalité de l’article est protégé Déjà abonné ? Identifiez-vous

Peut-on limiter l’extension de la « société de la notation » ? Vincent Coquaz (@vincentcoquaz) et Ismaël Halissat (@ismaelhat), journalistes à Libération livrent dans La nouvelle guerre des étoiles (Kero, 2020) une bonne enquête sur le sujet de la notation : simple, claire, accessible, grand public. Leur synthèse prend la forme d’un reportage informé et rythmé, proche du journalisme d’investigation télé auquel nous ont habitué des émissions comme Capital ou Cash Investigation. Reste que derrière les constats que délimitent leur enquête, notamment celui du manque de fiabilité de la notation, se pose une question de fond : comment border, limiter ou réguler cette « société de la notation » qui se met en place ? La société de la notation

Ancien de Google, Tristan Harris était éthicien pendant 3 ans dans l'entreprise. Il travaille sur le temps qu'on passe sur les smartphones. Ce qu'il prêche, c'est combien de temps nous perdons en utilisant les applis de Google / Facebook / autres. Sachant que le temps qu'on passe sur ces applis, c'est ce qui rapporte aux géants du web. Depuis qu'il a quitté Google, il a lancé le label "Time well spent" by marionlemoine29 Jul 25

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