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Fluctuations, crises

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Annuler les dettes ? Un choix politique, pas magique. Il n’y a pas d’argent magique !

Annuler les dettes ? Un choix politique, pas magique

Disait notre Président lors d’une rencontre avec des aides soignantes en avril 2018. Cet extrait, on l’a beaucoup entendu. Argent magique, c’est même devenu un mot clé depuis que des milliards sont promis pour sortir de la crise causée par la pandémie de Covid-19. A lire : Le Quoi qu’il en coûte en 6 questions Argent magique, c’est aussi devenu une insulte dans le débat monétaire qui divise sur les réseaux et par tribunes interposées, responsables politiques et économistes de tous bords. Ce débat nous concerne tous et toutes. Les faire financer par la BCE, puis les rembourser mais plus tard, ce n’est pas le moment d’en parler, répondent les partisans du statu quo.

Ce sont eux qui ont été accusé de mystification, et de tour de magie monétaire, ce qu’ils ont très mal pris. L’annulation de dette signifierait le financement monétaire des déficits, dont l'interdiction est un pilier fondateur de l'accord de création de l'euro. Patrick Artus : « Ce n’est pas la dette qui finance la crise, mais la monnaie » Pour Patrick Artus, la structure de l’économie sortira profondément transformée de la crise actuelle.

Patrick Artus : « Ce n’est pas la dette qui finance la crise, mais la monnaie »

Avec une prime aux sociétés de technologie et beaucoup d’instabilité financière. Dans son discours à l’Assemblée nationale, le premier ministre, Edouard Philippe, a évoqué un risque d’« écroulement » de l’économie. Pourquoi l’économie ne peut-elle plus attendre pour redémarrer ? Qu’est-ce que le concept de « monnaie hélicoptère » qui réapparaît dans le débat public ? Chronique.

Qu’est-ce que le concept de « monnaie hélicoptère » qui réapparaît dans le débat public ?

La tradition des étrennes se perd paraît-il. Et si la Banque centrale européenne (BCE) vous en versait ? Voilà plus de dix ans que la BCE prête aux banques des tombereaux de liquidité. Patrick Artus : « On ne voit plus de lien entre croissance de l’offre de monnaie et inflation » Chronique.

Patrick Artus : « On ne voit plus de lien entre croissance de l’offre de monnaie et inflation »

Qui a la capacité d’assurer les autres agents économiques contre la chute de leur revenu due à une récession ? C’est une problématique centrale aujourd’hui, avec l’effondrement de la production qui va avoir lieu au deuxième trimestre 2020 en raison de la crise due au coronavirus. Dans un modèle traditionnel de salariat, les salariés sont assurés par les entreprises dans le sens où, lors de fluctuations économiques ordinaires, les salariés conservent leur emploi et leur salaire, et où la perte de revenu est supportée par les entreprises parce que celles-ci disposent d’une plus grande capacité que le salarié à gérer intertemporellement son revenu : si elle perd du revenu à court terme, elle peut utiliser ses revenus futurs pour maintenir sa dépense à court terme (en s’endettant, en épargnant moins), tandis que les salariés subissant une perte de revenu peuvent plus difficilement s’endetter pour la compenser.

Jean Tirole, Daniel Cohen, Edmund Phelps… Qu'attendons-nous des économistes ? Dans la précédente grande crise mondiale, en 2008, les économistes de toutes écoles étaient en première ligne.

Jean Tirole, Daniel Cohen, Edmund Phelps… Qu'attendons-nous des économistes ?

Cette fois-ci, ce sont les infectiologues, virologues et épidémiologistes qu’on écoute en priorité. Ce qui ne signifie pas que les économistes n’ont rien à proposer. L’économiste Robert Boyer l’affirme dans Le Monde que cette crise inédite adresse un redoutable avertissement aux économistes. Ce retour nécessaire de l’État, l’économiste Gaël Giraud, qui signe par ailleurs avec d’autres intellectuels une tribune pour demander aux grandes fortunes françaises de participer à la création d’un grand fonds de solidarité, prédit lui aussi dans une tribune pour Libération que le marché ne pourra pas régler la crise à venir.

Car « les Bourses sont en train de le comprendre : le problème venant de l’économie réelle, il ne peut être résolu par la seule politique monétaire. Coronavirus : les banques centrales à la rescousse ? A chaque crise, les regards se tournent vers les banquiers centraux.

Coronavirus : les banques centrales à la rescousse ?

En début de semaine, "les marchés américains hurlaient à la réserve fédérale d'agir", pour reprendre les termes utilisés sur Bloomberg par l'expert que l'on entend dans le podcast. Agir, la banque centrale américaine l'a fait, en réduisant son taux directeur d'un seul coup de 50 point de base. C'est à dire que le taux qui guide les autres taux d'intérêt est passé de 1.75 à 1.25. Une crise de l'offre, et non pas de la demande, comme en 2008. Et les bourses du monde entier n’en finissent pas de dévisser...

Une crise de l'offre, et non pas de la demande, comme en 2008

Pourtant, le gouvernement italien vient d’annoncer que, malgré sa dette publique colossale, (135 % du PIB !) , il allait débloquer un crédit d’urgence de 25 milliards d’euros pour tenter de faire face à la mise en panne de l’activité économique du pays. Coronavirus : le "Quoi qu’il en coûte" en 6 questions. Pluie de milliards sur le monde pour endiguer la récession liée au Covid-19. 2 200 milliards votés aux USA, 100 milliards en Allemagne, 100 milliards en Australie, 45 puis 100 milliards en France, en Italie, 20 milliards en Grande Bretagne, 27 milliards au Brésil...

Coronavirus : le "Quoi qu’il en coûte" en 6 questions

Après des années à compter les millions qu’il fallait économiser ici ou là, voici venu le temps des milliards déversés sur l’économie pour limiter la fièvre coronavirus. A ces milliards annoncés par les Etats s’ajoutent les milliards des Banques centrales : 750 milliards dans la zone euro, illimité aux USA… "Quoi qu'il en coûte", la formule s'inspire du "Tout ce qu'il faudra" de la Banque centrale européenne qui avait permis de "sauver" la zone euro. Un premier cadrage de la récession vue par l'économie réelle. Le choc du confinement est totalement incroyable, inédit sur le plan économique.

Un premier cadrage de la récession vue par l'économie réelle

C’est quoi, c’est combien, est-ce encaissable sans effondrement total du système ? Ce sont des questions parmi tant d’autres que soulève la crise du coronavirus. Pouvons-nous tenter de mettre quelques ordres de grandeur à partir de ce que nous savons déjà ? Je ne parlerai ici que du court terme. Escalades spéculatives. Qu’elle se manifeste dans des mouvements sociaux anarchiques, dans les limites annoncées des ressources disponibles ou dans l’emballement rhétorique sur l’apocalypse écologique, la crise semble imminente.

Escalades spéculatives

On n’attend que l’étincelle qui fera aussi exploser les marchés financiers pour en avoir la confirmation. Depuis les années 1980, la crise est permanente parce qu’elle régule les emballements frénétiques du capitalisme contemporain Or, depuis les années 1980, la crise est permanente parce qu’elle régule les emballements frénétiques du capitalisme contemporain. Un capitalisme spéculatif qui se nourrit des promesses de valorisation infinie du capital des entreprises, alimentées soit par leurs profits, soit par l’anticipation de disruptions extraordinaires supposées produire de gigantesques destructions créatrices de valeur à l’échelle planétaire. Tous spéculateurs En quatre décennies, l’esprit spéculatif a gagné tous les marchés et tous les niveaux sociaux. Le spectre de la récession (4/4) : Repenser la théorie des cycles. Dernier épisode de notre série consacrée au spectre de la récession. Hier, nous avons abordé la crise économique de la fin des années 1840 qui nous a permis d'interroger les liens entre récession et révolution.

Aujourd'hui, focus sur l’histoire économique qui s’attache à identifier la régularité des phénomènes pour comprendre les mécanismes, prévoir les effets et prévenir les crises. Face aux différents modèles théoriques existants, comment analyser les rythmes économiques et financiers actuels ? La dette est un bon indicateur de vulnérabilité : avec l'accumulation des dettes dans les bilans des entreprises et des ménages, si vous avez beaucoup de dettes, à un moment, il faut être sûr que les investissements qui ont été financés par ces dettes vont vraiment avoir un rendement qui va vous permettre de rembourser. La question est de savoir à quel niveau de dette on doit commencer à s'inquiéter ?

En Chine, la flambée du prix du porc, une crise majeure pour les autorités. Le Monde JCS4. La face sombre du miracle économique au Portugal. La paupérisation des classes moyennes gonfle la dette des ménages. En Argentine, la vie toujours plus chère. Le pétrole cher risque de peser sur la croissance française. Article réservé aux abonnés Mauvaise nouvelle pour le portefeuille des Français. Les cours de l’or noir, qui ont grimpé toute l’année, risquent de poursuivre sur leur lancée dans les semaines qui viennent. Alors qu’il évoluait autour de 56 dollars (49 euros) en octobre 2017, le prix du baril de Brent avoisine désormais les 80 dollars (70 euros). Une progression de près de 40 % qui n’en finit plus de doper l’inflation et pourrait bien freiner le rebond économique attendu au quatrième trimestre dans l’Hexagone.

Le vrai potentiel de croissance de la France. LA CRISE DES SUBPRIMES. LE PARADOXE DE LA TRANQUILLITÉ de H. Minsky. Dans le cadre de son analyse de l’instabilité financière, Hyman Minsky propose dans les 80 l’idée du « Paradoxe de la tranquillité », mécanisme économique reposant sur le caractère endogène des crises (notamment des crises financières) et l’endettement. La crise est le fruit du fonctionnement même du système financier : plus les investisseurs sont confiants, plus ils vont adopter un comportement de financement risqué. Le paradoxe de la tranquillité de Minsky a été vérifié plusieurs fois dans l’histoire économique. Il permet notamment d’expliquer la crise de 2007-2008 qui a frappé les Etats-Unis et les pays Européens. Merci à Benoit Gay pour sa contribution à la réalisation de ce schéma. * Le financement couvert : Le rendement anticipé de l’investissement permet le remboursement des intérêts et du principal de la dette. Un krach boursier en 2019 : science-fiction ou prémonition ?

Et si Karl Marx avait tout prévu (c’est une banque qui le dit) ? Pour Patrick Artus, responsable des études économiques chez Natixis, « la dynamique du capitalisme est aujourd’hui bien celle qu’avait prévue » le penseur allemand. LE MONDE ECONOMIE | • Mis à jour le | Par Denis Cosnard Le 5 mai 1818 naissait à Trèves (en Rhénanie), le deuxième enfant d’un couple de bourgeois juifs en train de se convertir au protestantisme : Karl Heinrich Marx.

Deux cents ans plus tard, après avoir été tour à tour adulé, honni, puis classé au rayon des auteurs dépassés, l’intellectuel allemand reste une référence clé. « Depuis plusieurs années, la pensée de Karl Marx fait un retour fracassant, ressuscitant de son enterrement programmé après l’effondrement du système soviétique », assurait même en janvier Patrick Le Hyaric, le directeur de L’Humanité. Marx, le retour ? Indice des prix : mais où est passée l’inflation ? Chocs et fluctuations. 2007-2017 : au cœur de la crise qui a changé le monde. Du 3 au 8 juillet, « Le Monde » a consacré une série d’articles à la crise financière de 2007-2008. Un véritable séisme, qui a ébranlé le capitalisme. La plus grande crise financière du XXIe siècle – à ce stade – a commencé à l’été 2007.

Dix ans après la crise financière, la finance mondiale renoue avec les excès. Il y a dix ans, le capitalisme perdait pied. Tempête sur la planète financière : un nouveau Lundi noir. Le graphique de Xerfi : Les mystères de la croissance potentielle. Chine : derrière le plongeon des marchés, la crise de l’économie réelle. Trois questions pour comprendre l’effondrement de la Bourse chinoise et des marchés mondiaux. Revenus : où en est la France par rapport à ses voisins ?, Conjoncture. L’ARGENT DES FRANÇAIS - Le PIB par habitant a baissé entre 2007 et 2013.

Politique économique

La crise en Espagne. La déflation. Aux Etats-Unis, la croissance au plus haut depuis 2003. Le Monde.fr | • Mis à jour le | Par Stéphane Lauer (New York, correspondant) La croissance américaine a connu au troisième trimestre sa meilleure performance depuis 2003. La troisième (et dernière) estimation du Département du commerce, publiée mardi 23 décembre, fait état d’une progression du Produit intérieur brut (PIB) de 5 % en rythme annualisé (soit 1,25 % de croissance réelle par rapport au trimestre précédent).

Un chiffre supérieur aux 3,9 % annoncés précédemment. La consommation des ménages, qui compte pour 70 % de l’activité aux États-Unis, a été le principal moteur de la croissance. Comprendre l'effondrement des cours du pétrole en 4 questions. Après la décision de l'OPEP, les gagnants et les perdants. Pourquoi la croissance est-elle instable ? par Claire DE BROCHE sur Prezi. Ecoland - La bulle - VF. Christian Chavagneux - Une brève histoire des crises financières des tulipes aux subprimes. La reprise économique en Europe. Le coup de frein de l’économie allemande inquiète l’Europe.

La peur gagne les marchés financiers. Deux siècles de crise. Crises et inégalités: des causes communes. Paul Krugman : "L'inflation n'est pas le problème, c'est la solution" Croissance potentielle France - Natixis. La croissance française peut-elle être supérieure à sa croissance potentielle ? - Natixis. Lien entre baisse de la PGF et crise de la zone euro - Natixis.