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Le troisième volet du rapport du GIEC prône une révolution économique

Le troisième volet du rapport du GIEC prône une révolution économique
LE MONDE | • Mis à jour le | Par Laurence Caramel Le temps est écoulé : si les Etats accordent encore quelque importance à l'objectif de limiter la hausse moyenne des températures mondiales à 2°C d'ici la fin du siècle, ils doivent agir dès maintenant en déployant des politiques d'une envergure sans commune mesure avec les initiatives prises jusqu'à présent. Tel est l'un des principaux messages du nouveau rapport sur « l'atténuation du changement climatique » du Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC), dont la synthèse a été publiée, dimanche 13 avril à Berlin. Ce texte d'une trentaine de pages et qui constitue le « résumé pour les décideurs » est destiné à éclairer les gouvernements dans leurs choix en compilant l'état des connaissances sur les possibles scénarios de décarbonisation de l'économie mondiale. Près de 1200 projections ont été analysées et 235 scientifiques de 57 pays ont participé à sa rédaction. Comment ? Est-ce réaliste ? Related:  Climat

Politique climat : transport et agriculture pointés par la Cour des comptes L'économie française étant peu carbonée, le potentiel de baisse des émissions de GES repose essentiellement sur le transport et l'agriculture. C'est ce qui ressort d'un rapport d'évaluation effectué par la Cour des comptes. Didier Migaud, Premier président de la Cour des comptes, a présenté jeudi 16 janvier 2014 un rapport d'évaluation sur la mise en œuvre par la France du Paquet énergie-climat devant le comité d'évaluation et de contrôle des politiques publiques de l'Assemblée nationale. Le faible nombre de députés présents à cette audition peut interpeller alors que le Parlement est amené cette année à débattre du projet de loi sur la transition énergétique. Ce qui n'a pas échappé à Claude Bartolone, qui a relevé la nécessité d'une meilleure concertation et de pédagogie sur la question du changement climatique, et souhaité que le débat prévu au Parlement sur cette question "participe de cette prise de conscience". L'une des économies les moins carbonées d'Europe

Réchauffement climatique : nouveau rapport alarmant du GIEC Le deuxième volet du nouveau rapport du groupe intergouvernemental d'experts sur l'évolution du climat assombrit encore un peu plus les perspectives de la planète au XXIe siècle. Sécheresses, inondations, maladies, migrations, pénuries alimentaires, risques de conflit, etc. : le deuxième volet du cinquième rapport du groupe intergouvernemental d'experts de l'ONU sur l'évolution du climat (GIEC), publié lundi 31 mars, recense les impacts déjà observables du changement climatique. Selon ce texte du GIEC, résultat d'un immense travail de lecture et de compilation de douze mille publications scientifiques, le changement climatique a eu ces dernières décennies des impacts « sur tous les continents et dans les océans », essentiellement sur les systèmes naturels. Dans de nombreuses régions, le changement dans les régimes de précipitations et la fonte des neiges et des glaciers ont modifié les systèmes hydrauliques, « affectant les ressources en eau en quantité et en qualité ».

Météo : vers un climat cauchemardesque pour les années à venir urbulences aériennes accrues, épisodes polaires et caniculaires toujours plus extrêmes, vagues géantes dans les océans : les spécialistes mondiaux du climat ont brossé un tableau apocalyptique de la météo des prochaines décennies lors d'un congrès international qui s'est conclu jeudi à Montréal. A l'initiative de l'Organisation météorologique mondiale, agence des Nations unies, un millier de scientifiques ont débattu autour du thème, "la météo, quel avenir ?". Près de 10 ans après l'entrée en vigueur du Protocole de Kyoto qui visait à réduire les émissions de gaz à effet de serre, la question n'est plus d'établir si le réchauffement de la Terre va avoir lieu. "Les nuages vont se former plus facilement, plus rapidement et les pluies vont être plus fortes" "C'est irréversible" "C'est irréversible et la population mondiale continue d'augmenter, il faut que l'on s'adapte", observe Jennifer Vanos, de l'Université Texas Tech. Superordinateurs recherchés Vagues monstrueuses

"En 2050, les gens avec moins de 150 de QI ne serviront à rien" Entre secte, rêves de surhommes et avancée inexorable de l'Homme vers son avenir, le transhumanisme est l’un des courants de pensée les plus excitants du moment. Mais il questionne fondamentalement le futur de notre espèce. Laurent Alexandre, une des premières (et encore rares) personnalités françaises à se pencher sur la question, fait le point pour nous. "L'homme qui vivra 1 000 ans est déjà né". Laurent Alexandre, chirurgien urologue et auteur, notamment, de La mort de la mort aime les phrases choc. Celui qui est également homme d’affaires et fondateur du site Doctissimo assume aussi son rôle, entre technophile convaincu, partisan d'un vaste débat public et relais français du transhumanisme de la Silicon Valley. Immortels d'ici 2029 ? Pour Laurent Alexandre, s'il y a une erreur dans ces prophéties, elle se trouve dans la temporalité, pas sur le fond. Même réflexion sur l'humain augmenté. Une religion sans Dieu Nous serons submergés par le tsunami technologique "Her" avant 2030

Le Giec remet sa synthèse définitive Le Giec vient de rendre la synthèse de son cinquième rapport d'évaluation des changements climatiques. Il est encore possible de limiter à 2°C la hausse des températures, mais plus que jamais le temps presse. L'influence de l'Homme sur le climat "est claire et en augmentation, avec des incidences observées sur tous les continents". Néanmoins, "nous disposons (…) d'options pour nous adapter à ces changements et des activités rigoureuses d'atténuation peuvent limiter les conséquences de l'évolution du climat à une gamme gérable". Pour réduire "le risque de conséquences graves, généralisées et irréversibles pour l'être humain et les écosystèmes", les émissions de gaz à effet de serre (GES) devraient diminuer au niveau mondial de 40 à 70% entre 2010 et 2050, et tomber à zéro ou moins d'ici 2100. Les changements climatiques sont bien là Reprenant les informations publiées depuis 13 mois, la synthèse pointe d'abord la responsabilité humaine dans les changements climatiques.

Les robots ne vont peut-être pas détruire de l'emploi mais... EMPLOI - Les révolutions technologiques à venir peuvent faire fantasmer. Ou faire froid dans le dos. Prenez la voiture sans chauffeur. Enfin, sauf si vous êtes chauffeur de taxi. Si cette perspective peut sembler très lointaine, elle pourrait arriver bien plus rapidement pour les routiers. 3 millions d'emplois perdus en 10 ans Les conducteurs ne sont pas les seuls concernés par une possible mise au ban. Un chiffre obtenu en imaginant une automatisation des tâches de 20%, touchant de nombreux secteurs, de l'agriculture au bâtiment en passant par l'hôtellerie (avez-vous entendu parler de cet hôtel japonais géré par des robots?). En 2013, des chercheurs de l'université d'Oxford avaient imaginé la probabilité pour chaque profession d'être remplacée par un robot d'ici 20 ans. Depuis 200 ans, les machines ont créé des emplois Pas besoin pour autant de sortir la fourche et d'hourdir une révolte contre l'avènement des robots (pour le moment). Pile ou face Des emplois, mais lesquels?

Réchauffement climatique: maintenant, c'est la chaîne alimentaire qui est en danger. De quoi s'intéresser au problème, non? Il n’y a pas que la montée des eaux. Que l’on épouse les thèses du Giec ou qu’on les critique, l’acidification des eaux des océans n’est plus contestée. Le phénomène menace la chaîne alimentaire. Ce qui, au-delà des polémiques, devrait pousser à la réduction des émissions de CO2. La publication du cinquième rapport du Giec, le groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat, n’a pas encore fait réagir les climatosceptiques qui contestent la thèse du réchauffement climatique. Le Français Jean Jouzel, vice-président du Giec,n'y croit pas. Tant mieux pour la clarté du message. Pour autant, au nom de la protection de l’environnement, certains climatosceptiques comme Claude Allègre, ancien ministre dans le gouvernement de Lionel Jospin, mettent l’accent sur le risque généré par l’acidification des océans, et sur la nécessité de passer à une économie moins émettrice de carbone. L’acidification des océans, un risque grave reconnu par tous Comment le phénomène se développe-t-il?

La mondialisation Depuis le début des années 1990, la « mondialisation » désigne une nouvelle phase dans l’intégration planétaire des phénomènes économiques, financiers, écologiques et culturels. Un examen attentif montre que ce phénomène n’est ni linéaire ni irréversible. « Avant, les évènements qui se déroulaient dans le monde n’étaient pas liés entre eux. Depuis, ils sont tous dépendants les uns des autres. » La constatation est banale, hormis le fait que celui qui la formule, Polybe, vivait au IIe siècle avant J.-C. ! La mondialisation, cette création d’un espace mondial interdépendant, n’est donc pas nouvelle. Dès l’Empire romain, une première mondialisation s’est organisée autour de la Méditerranée. Mais le processus n’est pas linéaire : la Première Guerre mondiale puis la grande dépression des années 1930 suscitent la montée des nationalismes étatiques, une fragmentation des marchés, le grand retour du protectionnisme. D’abord et avant tout une globalisation financière Le grand retour des États

« Changeons le système, pas le climat », les propositions de la société civile Ce jeudi 6 novembre, les organisations citoyennes internationales ont présenté leurs exigences et leurs propositions concrètes en matière de lutte contre les dérèglements climatiques à une quarantaine de gouvernements réunis à l'occasion de la PreCOP sociale organisée au Venezuela, quelques semaines avant la Conférence des Nations unies sur le climat (COP20) de Lima. Du 4 au 7 novembre, le Venezuela a accueilli une réunion préparatoire à la Conférence des Nations unies sur le climat, la Pre COP sociale. Une initiative à saluer Faisant suite à une première réunion internationale organisée en juillet dont était issu un premier document de positionnement (à lire ici en anglais - ici en espagnol - ici en français), l'initiative est à saluer. Les (faibles) objectifs dont vient de se doter l'Union européenne ont ainsi été jugés largement insuffisants au regard des exigences rappelées par le rapport de synthèse publié par le GIEC tout début novembre. Rejeter les fausses solutions

Le changement climatique, "ce n'est pas de la science fiction" Le mercredi 5 novembre, Ségolène Royal et Laurent Fabius ont reçu à Paris, Rajendra Kumar Pachauri, président du Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC) qui a remis et présenté à cette occasion, le 5e rapport du GIEC. La ministre a ouvert la conférence en soulignant "l’énorme et remarquable travail accompli pendant sept années par les scientifiques de tous les pays". "Le rapport de synthèse nous donne des clés pour comprendre qui sont aussi des clés pour agir", a telle poursuivi. Le changement climatique "ce n'est pas de la science fiction, c'est déjà la réalité". A un an de la conférence climatique qui se tiendra à Paris, COP21, la ministre a indiqué qu’il était encore temps d’agir : "Chacun à son échelle, dans sa vie quotidienne, peut agir efficacement". Ce que dit le rapport Le message de ce rapport est clair. Agir dès à présent Les solutions possibles Le changement climatique est une menace pour le développement durable.

Christian de Perthuis : "La fiscalité écologique renvoie à la question de la redistribution" Difficultés d'instaurer une fiscalité écologique en France, importance de mettre en place des instruments économiques dans la lutte contre le changement climatique… L'économiste Christian de Perthuis est revenu sur ces questions devant les sénateurs. "Je n'ignore rien du ras-le-bol fiscal français". L'ex-président du Comité sur la fiscalité écologique Christian de Perthuis est revenu, lors d'une audition par la commission Développement durable du Sénat, sur les difficultés d'instaurer une fiscalité écologique en France. Selon lui, ce volet manque dans le projet de loi sur la transition énergétique : "Si on ne règle pas la question des instruments économiques, on aura une loi déclarative". Un groupe de travail sur la valeur de l'environnement ? Alors que les gouvernements successifs ont reculé à plusieurs reprises sur des dispositifs visant à verdir la fiscalité (taxe carbone, écotaxe poids lourd…), l'économiste estime qu'un changement de paradigme est nécessaire.

Un réchauffement de 1,5°C apparaît déjà inéluctable, selon un nouveau rapport Un nouveau rapport publié par la banque mondiale examine les risques que fait peser le changement climatique sur les conditions de vie et les moyens de subsistance dans trois régions : Amérique latine, Asie centrale, Moyen-Orient et Afrique du Nord. Il met en évidence le fait qu'un réchauffement atmosphérique de près de 1,5 °C par rapport à l'ère préindustrielle apparaît déjà inéluctable. Les sécheresses et l'élévation du niveau de la mer, le potentiel de destruction des ondes de tempête et les pertes agricoles, affecteront les populations du monde entier, en particulier les plus pauvres. Dans les Andes, en Amérique du Sud, et dans les régions montagneuses d'Asie centrale, les glaciers reculent en raison du réchauffement climatique. La fonte des glaces provoquée par la hausse des températures aura d'abord pour effet d'augmenter le débit des cours d'eau plus tôt dans la saison végétative et d'augmenter ainsi le risque d'inondations destructrices dans les exploitations agricoles.

À Lima, l'homme qui avait touché le monde entier est écarté de la négociation climatique Alors que s’ouvre la 20e Conférence des Nations Unies sur le changement climatique à Lima (COP20), au Pérou, l’absence de Yeb Sano, ce négociateur philipin qui avait marqué la COP19 de Varsovie en exhortant en larmes les pays les plus riches à prendre les mesures adéquates pour répondre à l’urgence climatique, est lourde de sens. Le rôle des Etats-Unis et de l’Europe dans ce limogeage reflète les réticences des responsables historiques du changement climatique à s’orienter vers un accord le plus juste et ambitieux possible pour le climat. Evincé pour vouloir sauver le climat Au sein des négociations sur le climat, les Etats négocient en « blocs » de pays répondant à des intérêts communs. Mais c’est également l’absence de l’emblématique Yeb Sano au sein de la délégation philippine qui marque l’ouverture de cette COP à Lima. - La vidéo du discours de Yeb Sano - L’influence des Etats-Unis et de l’Union européenne Les Etats-Unis et l’Union européenne ne sont pas étrangers à cet éviction.

Pascal Canfin : "Changer de société pour vivre mieux." Dans votre dernier livre ("Imaginons…"), vous avez choisi de vous entretenir avec des citoyens qui n’ont rien à voir avec l’écologie politique. Pour quelles raisons ? Le but était de nouer un dialogue avec des gens qui ne sont pas hostiles à une transition écologique, mais qui ne voient pas ce qu’elle peut leur apporter. En tant que responsable écologiste, il ne sert pas à grand-chose de prêcher des convertis. Il faut prendre les gens là où ils en sont de leur réflexion, de leur vision du monde, et leur montrer en quoi notre analyse de la situation que nous traversons et les solutions que nous proposons sont bonnes pour eux. Au cours de ces entretiens, vous mettez en avant, sous une forme ou sous une autre, la transition énergétique et l’opportunité économique qu’elle représente. Oui, mais pas seulement d’un point de vue économique. Par exemple ? Cela paraît difficile à réaliser alors que nous vivons dans une société où la défiance est devenue la norme… Je partage votre constat.

je perle même. joyeuse pâques ! by sw1n Apr 20

De rien et au plaisir. Joyeuses Pâques ! :) by alwen Apr 20

très vrai; merci bien ! by sw1n Apr 20

Moui mais il faut aussi se dire qu'il n'y a pas que le (béni^^) capitalisme (ni le communisme d'ailleurs) mais d'autres voies économiques, comme l'économie circulaire.
Petit livre très instructif à lire : La dispute des économistes de Gilles Raveaud pour *ouvrir les yeux* sur ce sacro-saint capitalisme (qui nous mène à la ruine) il y a aussi le Petit cours d'autodéfense en économie de Jim Stanford, un prof d'économie canadien.

Bonne lecture. ;) by alwen Apr 18

On peut aussi parler d'une évolution du capitalisme. Hayek sous entend que l'espèce humaine n'est pas encore assez éduquée pour développer un capitalisme sain et moralisé. C'est en cherchant des solutions pour développer des valeurs communes qu'on peut provoquer une révolution économique. Le capitalisme est un instrument qui a été construit pour développer les échanges, ce qui est le propre de l'espèce humaine. Entre des mains vertueuses, cette arme seraient forcément positive. La question est comment introduire plus de vertu et avec quels outils -institutions internationales, droit - jouer pour la développer (si on ne veut pas aller tout droit à une immense crise pour apprendre de nos erreur). On observe que ce cheminement positif vers ce qui est acceptable ou pas s'est fortement développé en politique, notamment autour de notions internationales telles que les droits de l'homme ou avec la coopération entre les états.. C'est donc forcément possible pour l'économie et l'écologie. by sw1n Apr 18

"Révolution économique", comprendre sortir du capitalisme. ^^ by alwen Apr 14

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