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Les Crises du Capitalisme - David Harvey 2010

Les Crises du Capitalisme - David Harvey 2010
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Article] Discours de fin de mandat de Dwight Eisenhower, 1961 Voici le fameux discours testament du président Eisenhower sur le “complexe militaro-industriel” – il n’y a plus qu’à remplacer ceci par “complexe banco-financier”. « Des crises, il y en aura d’autres. Quand on les affronte, qu’elles soient intérieures ou étrangères, grandes ou petites, il y a toujours la tentation de penser qu’une action spectaculaire et coûteuse pourrait être la solution miraculeuse à toutes les difficultés rencontrées […], présentée comme la seule voiepour la route que nous souhaitons suivre. Mais des menaces nouvelles […] surgissent constamment. La présence simultanée d’un énorme secteur militaire et d’une vaste industrie de l’armement est un fait nouveau dans notre histoire. Nous devons veiller à empêcher le complexe militaro-industriel d’acquérir une influence injustifiée dans les structures gouvernementales, qu’il l’ait ou non consciemment cherchée. Un autre facteur de maintien de l’équilibre implique l’élément de temps.

Jean-Marie Harribey » Blog Archive » Taxer le soleil, le travail ou taxer la bêtise ? Mon attention a été attirée par un article du Monde de l’Éco&Entreprise daté du 15 mars 2014, intitulé « Quand l’État taxait le soleil » et signé par Jean-Marc Daniel. Il raconte les débuts de l’invention de la fiscalité sur le patrimoine au moment de la Révolution : dans les villes, la richesse se mesurait au nombre des portes et fenêtres des habitations et des demeures de luxe. Heureusement, on s’aperçut assez vite que le murage des ouvertures pour limiter la base fiscale avait un gros inconvénient : le soleil et la lumière n’entraient plus dans les maisons, avec un risque de santé évident. Mais ce qui reste étonnant, c’est la manière dont cette mesure est racontée : on taxait trop le soleil. Ce raccourci en rappelle un autre, bien actuel, qui est dans toutes les bouches et sous toutes les plumes : on taxerait trop le travail. Dites-nous ce que vous taxez et nous vous dirons qui vous êtes ou pour qui vous roulez Taxez la bêtise et vous taxerez toujours le travail

Le capitalisme vit une crise existentielle Un entretien avec Antoine Mercier, de France Culture. Antoine Mercier : Vous êtes économiste et épistémologue, chercheur au Fonds National de la Recherche Scientifique de Belgique. Vous affirmez que nous assistons à « une crise existentielle du capitalisme »… Qu’entendez-vous par là ? Christian Arnsperger : Quand je parle de crise existentielle, je veux dire qu’en réalité les racines de cette crise sont existentielles et se trouvent en chacun de nous. On pourrait aussi parler d’une crise anthropologique. Peut-on se passer de cette « machine infernale » ? On ne peut pas se passer de l’économie, mais on peut et on va devoir se passer du capitalisme. A partir de quand cette machine infernale s’est-elle mise en place ? En fait, le capitalisme a des racines religieuses anciennes. Qui sont les penseurs de cette tentative ? Adam Smith croyait en la providence divine. On ne réalise pas spontanément que l’on se trouve dans un tel champ de croyance… Combien de temps cette crise peut-elle durer ?

Comprendre le capitalisme Au XVIIIe siècle, la productivité économique connut un essor sans précédent. Dans les années 1800, le PIB par habitant commença à augmenter de manière significative en Europe. Cette progression se poursuivit par la suite, de sorte qu’en 2003, le PIB par habitant en Europe de l’ouest était environ vingt fois supérieur à celui de 1700. De même, le PIB mondial par habitant était onze fois supérieur à celui de 1700. Pour la seule période de 1870 à 2003 aux États-Unis, le PIB par habitant avait été multiplié par douze [1]. Grâce aux évolutions technologiques dans le domaine médical et à l’amélioration du niveau de vie moyen, l’espérance de vie mondiale passa de 30 ans en 1800 à 67 ans en 2000, voire à 75 ans dans plusieurs pays développés. D’après de nombreux analystes, la technologie est à l’origine de ces changements qui entraînèrent une explosion sans précédent de la production, de l’innovation et de la durée de vie humaine. Réévaluer les définitions traditionnelles du capitalisme

Discours Roosevelt 1936 Le 31 octobre 1936, à la veille de sa ré-élection, Franklin D. Roosevelt, à l’époque président des États-Unis, défend le « New Deal » dans son fameux discours au Madison Square Garden. Il semble se réjouir des attaques du parti Républicain. Discours au Madison Square Garden, 31 octobre 1936 Sénateur Wagner, Gouverneur Lehman, Mesdames et Messieurs, À la veille de l’élection présidentielle, nous devrions nous arrêter un moment et analyser calmement et sans préjugés le résultat pour notre Nation d’une victoire d’un des grands partis politiques. Le problème auquel nos électeurs sont confrontés est bien plus profond et bien plus vital que de savoir simplement si telle personne restera ou non le Président des États-Unis. En 1932, l’enjeu était de restaurer la démocratie aux États-Unis, et le peuple américain avait la volonté de vaincre. Les bannières de cette croisade volent encore au-dessus des troupes de cette Nation qui avance. Quel était notre espoir en 1932 ? Quel paradoxe étonnant !

Quand Keynes imaginait le capitalisme en 2030 - Bibliobs Sous le titre « Lettre à nos petits-enfants», Les Liens qui libèrent republient «Economic Possibilities for Our Grandchildren», un petit essai étrange de John Maynard Keynes. Il s'y projetait cent ans plus tard pour imaginer la société du futur. A le lire, la croissance aura en 2030 chassé la misère. Nous vivrons dans une société d'abondance dans laquelle nous travaillerons très peu: «Il sera temps pour l'humanité d'apprendre comment consacrer son énergie à des buts autres qu'économiques»; «l'amour de l'argent […] sera reconnu pour ce qu'il est: un état morbide plutôt répugnant». Ce petit texte était-il selon vous visionnaire? André Orléan. En revanche, Keynes se trompe lorsqu'il imagine une société d'abondance, qu'on ne voit toujours pas apparaître, même en se limitant aux pays les plus développés. Le penseur de gauche idéal a existé : il s'appelle André Gorz Oui, cependant il ne s'attarde que sur les besoins absolus, et semble ne pas accorder d'importance aux autres.

Radar 18/10/11 : un jour, les pauvres en seront réduits à manger les riches Des trente glorieuses aux trente piteuses Aux USA, de 1945 à 1973, les gains de croissance se sont répartis ainsi : 32% sont allés aux 10% les plus riches et 68% au reste de la population. Entre 1974 et 2008, tous les gains de croissance sont allés aux 10% les plus riches. Les revenus des autres 90% de la population ont baissé. Source : graphique interactif Working America (Economic Policy Institute ), établi à partir des données (XLS) de l’étude d’ Emmanuel Saez (Université de Berkeley) USA : Etat des lieux Chômage + temps partiel contraint Source : Fed Taux d’emploi Source Profits après impôts - milliards de dollars Source Ratio profits / PIB Rémunération des Chefs d’entreprises exprimée en multiples du salaire moyen Source Rémunération dirigeants- Indice boursier S&P Profits - Salaire moyen - Salaire minimum Salaire horaire moyen - dollars constants - base 2008 Part des salaires dans le PIB Part du revenu total captée par les 1% les plus riches Répartition du patrimoine

Les grands patrons ont déjà gagné plus que le salarié moyen en une année S'ils sont aussi bien rémunérés que l'année dernière, les patrons des 120 plus grandes entreprises de l'Hexagone (SBF 120) ont théoriquement déjà touché plus que le salaire annuel moyen en France. C'est même le cas depuis le 3 janvier, selon un calcul de La Tribune s'inspirant d'une étude du think tank britannique High Pay Centre. Pour arriver à ce résultat, le calcul est simple. Avec une rémunération moyenne record en 2015 de 3,5 millions d'euros (+20% sur un an, selon les chiffres du rapport annuel de la société de conseils Proxinvest ), les patrons du SBF 120 ont "palpé" 9.589 euros par jour (3.500.000 euros / 365 jours). Dans le privé, le salaire net moyen atteignait 2.200 euros par mois en 2013 (-0,3% sur un an, en euros constants) selon les derniers chiffres en date de l'Insee. Cela fait donc 26.400 euros par an (en considérant douze mois) ou 72,3 euros par jour. "Fat Cat Wednesday est un rappel important du problème persistant de l'écart salarial injuste au Royaume-Uni.

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