Crise chez les journalistes
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Technologia a lancé en partenariat avec le SNJ une étude sur la profession de journaliste. Nous tenons à remercier les journalistes qui ont déjà répondu. Vous avez été nombreux à vouloir être ajoutés à la liste des destinataires, ce qui montre à quel point la profession porte de l'intérêt à la démarche. Chaque journaliste peut se faire l’ambassadeur de la démarche. Trois problématiques majeures frappent la condition de journaliste : les conditions d’exercice du métier précarisées , conjuguées aux menaces sur l’indépendance des journalistes , contribuent à dégrader la qualité de l’information . Intéressé par ces enjeux, le Cabinet Technologia , spécialiste indépendant de l’évaluation des risques professionnels, entreprend en partenariat avec le SNJ , une étude sur le travail réel des journalistes et ses conséquences.
La cartographie des métiers a plusieurs usages, et ceux-ci peuvent être différents selon les utilisateurs. Pour les personnes qui souhaitent découvrir le secteur, elle permet de disposer en un seul coup d’œil d’une représentation simple et organisée des activités et des compétences exercées en presse. Pour les salariés, c’est un outil utile pour décrire son profil et ses compétences. Les profils type peuvent servir de modèle de référence et il est possible de puiser dans les dictionnaires d’activités, de compétences et de connaissances pour décrire son profil.
Journaliste, une profession malade ? La question se posait déjà il y a deux ans. Avec la publication du dernier rapport de l’ Observatoire des métiers de la presse , qui s’appuie sur les statistiques de la Commission de la Carte d’Identité des Journalistes Professionnel s, la question mérite plus que jamais d’être posée.
Y-a-t-il trop de journalistes en France ? Il y en avait en tout cas un peu moins en 2010 qu'en 2009 (du moins à être détenteur de la carte de presse). 489 de moins, pour être exact, soit un plus que la rédaction du Monde , par exemple. Une légère baisse de -1,35%, un chiffre à faire pâlir d'envie les bourses du monde entier en ces temps de corbeille agitée.
« Le journalisme au sens classique n'existe plus. Il y a du bruit médiatique et le journaliste n'est plus guère qu'un amplificateur. On assiste à un très fort déclin du journalisme et de la personnalité journalistique. C'était un métier qui se caractérisait par des individualités très fortes.
Dans les imaginaires, journaliste est un mot qui évoque le grand reportage et les «rédactions enfumées» où on l'on boucle dans l'urgence le scoop de l'année.
Jean-Marie Charon, sociologue des médias, a publié en mars "La presse en ligne". Il revient pour OWNI.fr sur l'évolution et les particularités des médias en ligne en France. Le sociologue des médias Jean-Marie Charon a publié en mars La presse en ligne aux éditions La découverte . L’occasion pour OWNI de faire un état des lieux de l’évolution des sites de médias. Vous critiquez l’approche trop “homogène” qu’avait Xavier Ternisien, journaliste spécialiste des médias au Monde, des rédactions web.
Il y a peu de professions plus narcissiques que les journalistes. Ils consacrent en général beaucoup de place dans leurs différents médias… aux médias et à l'avenir incertain de leur industrie. Le problème est que les prévisions catastrophiques sont devenues la règle et ne correspondent pas forcément à la réalité. The Washington Post a entrepris de mettre à mal un certain nombre des idées reçues sur l'avenir des médias. Tom Rosenstiel, l'auteur de l'article et directeur du très respecté « Pew Research Center’s Project for Excellence in Journalism », détruit ainsi cinq mythes sur le journalisme.
J’ai comme des envies de mettre la plume dans le plat. Et le clavier avec tant qu’on y est. Depuis quelques jours, je sens monter l’envie, le besoin, de lancer le débat. Tout ou presque est parti de ce lien, signalé par mon excellent collègue @sylvainmarcelli (qui n’imaginait sans doute pas m’émouvoir ainsi!) : le Syndicat national des journalistes réactualise sa charte déontologique . C’est tout chaud, ça date de mars 2011.
« Le sang ne circule plus »: la sentence est de Christophe Barbier, qui m’expliquait en ces termes que, dans la presse écrite au moins, les journalistes sont aujourd’hui scotchés à leur canard, voire à leur poste, et que le temps des échanges de fluide, quand ils passaient d’un titre à l’autre, diffusaient leur énergie, leur savoir, leurs expériences, leurs carnets d’adresses, bref faisaient bouger la bête pour lui éviter la sclérose, que ce temps-là est bien fini. La faute à la crise, à la surpopulation, au taux de chômage. Aussi, mais c’est là un avis personnel qui n’engage que moi et ce qui me reste de conscience, à une certaine fonctionnarisation. Qu’illustre parfaitement cette autre phrase, entendue régulièrement depuis mon retour aux affaires éditoriales: « Il fait si froid dehors ».
Rendre de nouveau l’information payante sur le web, c’est le rêve de tous les éditeurs. Mais des études récentes, et le résultat d’expérimentations comme celle du Times montrent qu’il y a loin de ce rêve à la réalité. La France, est aussi un terrain d’expérimentation dans ce domaine. L’occasion d’examiner les offres payantes existantes en France —quelles soient papier, papier et web et web seul— et leur attractivité, en adoptant le point de vue d’un simple consommateur d’information. Donc, un post en deux temps: d’abord un état des lieux et ensuite un comparatif des offres payantes existantes en France [ pour des raisons pratiques, je me suis limité aux quotidiens nationaux ], c’est-à-dire pratiquement tous les sites des quotidiens d’information.
Jérôme Bertin dans la série Reporters (DR).
L'Ambassade américaine à Paris décrit l'élite des journalistes français, dans un document publié par WikiLeaks, cité par Emmanuel Paquette (L'Express ):