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La technique est-elle responsable de l’accélération du monde

La technique est-elle responsable de l’accélération du monde
Le sociologue et philosophe allemand Hartmut Rosa a été remarqué en France depuis la traduction en 2010 d’Accélération : une critique sociale du temps, complété depuis par une synthèse et mise à jour de ce livre dans Accélération et aliénation… Pour Hartmut Rosa, le temps a longtemps été négligé dans les analyses des sciences sociales sur la modernité au profit des processus de rationalisation ou d’individualisation. Pourtant, selon lui, l’accélération est la caractéristique de la société moderne. « Mon livre explique que l’essence et la nature de la modernité reposent sur l’accélération », attaque Hartmut Rosa. Pour lui, notre monde contemporain repose sur son dynamisme, qui n’a d’autre but que de mettre en mouvement le monde matériel, social et idéel. Pour comprendre ce qu’est l’accélération du monde, il faut comprendre ce que signifie la lenteur, estime Rosa. La lenteur est une richesse de temps. Pourquoi n’avons-nous pas plus de temps libre ? Comment expliquer cela ? Hubert Guillaud

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Une autre science est possible. Une autre science est nécessaire [...] une lutte pour que nulle position ne puisse définir comme légitime la mise sous silence d’autres, qui sont censés ne pas compter Enseignante à l’université libre de Bruxelles, la philosophe des sciences Isabelle Stengers dénonce la sorcellerie capitaliste et invite à croire dans la force d’un collectif puissant et multiple. Isabelle Stengers a d’abord suivi une formation scientifique. Accélération Hartmut Rosa Voici un livre dont le sujet nous concerne tous : chacun est sujet au manque de temps, du fait notamment de la multiplication des possibles, des options et des choix, mais aussi de l’injonction moderne qu’une bonne vie doit être bien remplie. Hartmut Rosa distingue trois types d’accélérations : celle du vécu individuel, l’accélération technique et celle du changement social. Cette dernière est responsable de l’invalidation croissante des compétences, expériences et attentes et donc de l’incapacité grandissante de prévoir l’avenir. Submergés par cet emballement, individus et collectivités risquent alors la dépression, l’accident nucléaire ou la catastrophe climatique, résultat de l’exploitation précipitée de l’énergie fossile. L’accélération, explique H.

Accélération : une critique sociale du temps La vitesse emboutit le progrès Isabelle Sorrente Rêvez-vous parfois d’île déserte ou d’une retraite sur les toits du monde ? Vous arrive-t-il d’éprouver une étrange sensation de vide à la fin d’une journée bien remplie, de vous sentir floué plutôt que satisfait par vos obligations ? Votre ordinateur mettrait-il trop de temps à s’allumer ? A s’éteindre ? Votre boîte mail déborde au retour des vacances, êtes-vous flexible, mobile, adaptable, inadapté, envahi de culpabilité à l’idée de n’avoir pas choisi la bonne option, le bon partenaire, le bon dojo, le bon fournisseur d’accès ? Comme un jongleur frénétique qui rêverait de lâcher prise, mais rattrape malgré lui toutes les balles qui passent et qu’une main invisible continue de lui lancer.

theconversation Depuis le 1er janvier 2017, la loi Travail oblige les entreprises de plus de 50 salariés à engager des négociations sur le droit à la déconnexion et prévoir des dispositifs de régulation de l’utilisation des outils numériques. À défaut d’accord, l’employeur devra établir une charte, après avoir consulté le comité d’entreprise et/ou les instances représentatives du personnel. Une première mondiale Cette loi – une première mondiale- constitue une réponse à « l’intensification du travail et les excès de connexions professionnelles susceptibles de porter atteinte à l’équilibre de vie, voire à la santé des collaborateurs de l’entreprise » (Rapport « Transformation numérique et vie au travail », remis à la ministre du Travail en septembre 2015). Tristan Harris : « Des millions d’heures sont juste volées à la vie des gens » - 30 juin 2016 Tristan Harris a été le « philosophe produit » de Google pendant trois ans. Ça vous laisse perplexe ? Nous aussi, au début. On a découvert cet ingénieur informatique américain formé à Stanford via un post de Medium passionnant titré « Comment la technologie pirate l’esprit des gens ». Il y explique (en anglais) comment les entreprises de la Silicon Valley nous manipulent pour nous faire perdre le plus de temps possible dans leurs interfaces.

Accélération du temps, crise du futur, crise de la politique 1On parle beaucoup, aujourd’hui, de ce que l’on appelle la « crise de la politique » – une expression qui rassemble une constellation de processus dont le résultat final est la disparition de la politique en tant que forme de gouvernement du changement. À la base de cette crise, il y a l’hégémonie de la logique du marché dans la vie sociale, une dominance qui privatise les questions concernant l’existence des individus : en transformant les citoyens en consommateurs et en érodant l’espace de rencontre et de confrontation entre le public et le privé qu’est l’agora. La distance grandissante que nous ressentons aujourd’hui entre la citoyenneté responsable et la politique peut être considérée comme une des conséquences collatérales de ce processus.

Hartmut Rosa, Accélération. Une critique sociale du temps 1Hartmut Rosa est un représentant de la nouvelle Théorie Critique issue de ce qu'on appelle « l'Ecole de Francfort ». Il propose non seulement de relire l'histoire moderne à l'aune du concept d'accélération sociale, mais il encourage aussi le développement de recherches à portée critique qui auraient pour objet d'éviter que le projet de la modernité (le développement de l'autonomie) soit radicalement menacé par l'accélération. La thèse de l'ouvrage est que l'histoire moderne peut être mieux comprise dans le cadre d'une dialectique entre des forces d'accélération et des institutions vouées à dépérir dès lors qu'elles deviennent un frein aux forces d'accélération, que dans le cadre de la dialectique des forces productives et des rapports de production proposée par Marx. 2L'auteur commence par livrer une description de l'accélération dans ces trois domaines, puis en explique les causes et les conséquences.

Le progrès en Occident au XXe siècle : perspectives de recherches 1 Van Doren Charles, A History of knowlegde. Past, Present and Future, New York, Ballantine Books, 1 (...) 1Il est facile de comprendre ou d’accepter l’idée de progrès dans le domaine des savoir-faire ou de la technologie, écrivait en 1991 Charles Van Doren dans une Histoire du savoir destinée au grand public, et d’être optimiste au sujet de cette continuité dans un futur prévisible. »1Cette assertion pouvait alors emporter l’avis général sans que personne ne bronchât. Or il est apparu au cours de la dernière décennie du xxe siècle que le progrès ne relevait plus de l’évidence. Pourtant cette idée, autant qu’idéologie, a traversé le siècle.

Il est peut-être temps de ressortir votre réveil obsolète Si vous l’avez jeté, ou si vous n’en avez jamais eu, trouvez-en un. Une désintox numérique commence dès le matin, avec son téléphone loin de son lit. LE MONDE | • Mis à jour le | Par Luc Vinogradoff De tous les objets que le smartphone a rendus quasiment obsolètes, il y en a un dont la résurrection pourrait être utile pour nous guider loin de la technodépendance. Votre téléphone est constamment avec vous, collé à la peau, dans la poche arrière, dans le sac à main, près du clavier, du plateau déjeuner, près des plaques de cuisson, au restaurant.

Êtes-vous nomophobe? Pour le savoir, voici un questionnaire Vous êtes angoissé à l’idée de partir de la maison sans votre smartphone? Quand vous n’arrivez plus à vous souvenir de quelque chose, vous vous ruez sur le moteur de recherche qui lui est intégré? Vous ne passez jamais une journée sans votre précieux instrument? Vous êtes peut-être «nomophobe», contraction de «no mobile phone» et de «phobia».

Un excellent sujet de méditation pour construire une philosophie du développement durable opérationnelle : Nous avons choisi une forme de progrès qui nous permet de faire plus en plus de choses par unité de temps. Le temps libéré, ne nous sert que très peu à nous accordons un "temps de vivre" de qualité, à l'inverse de ceux qui, faute de moyens, n'ont pas grand chose à faire, et utilisent mieux leur temps libre ! Tout est dans nos choix les plus quotidiens, notre manque de volonté, et non dans notre manque de clairvoyance, la technique ou tout autre bouc émissaire.. by bouche42 Mar 19

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