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La technique est-elle responsable de l’accélération du monde

La technique est-elle responsable de l’accélération du monde
Le sociologue et philosophe allemand Hartmut Rosa a été remarqué en France depuis la traduction en 2010 d’Accélération : une critique sociale du temps, complété depuis par une synthèse et mise à jour de ce livre dans Accélération et aliénation… Pour Hartmut Rosa, le temps a longtemps été négligé dans les analyses des sciences sociales sur la modernité au profit des processus de rationalisation ou d’individualisation. Pourtant, selon lui, l’accélération est la caractéristique de la société moderne. « Mon livre explique que l’essence et la nature de la modernité reposent sur l’accélération », attaque Hartmut Rosa. Pour lui, notre monde contemporain repose sur son dynamisme, qui n’a d’autre but que de mettre en mouvement le monde matériel, social et idéel. Pour comprendre ce qu’est l’accélération du monde, il faut comprendre ce que signifie la lenteur, estime Rosa. La lenteur est une richesse de temps. Pourquoi n’avons-nous pas plus de temps libre ? Comment expliquer cela ? Hubert Guillaud

http://www.internetactu.net/2013/03/19/la-technique-est-elle-responsable-de-lacceleration-du-monde/

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Accélération Hartmut Rosa Voici un livre dont le sujet nous concerne tous : chacun est sujet au manque de temps, du fait notamment de la multiplication des possibles, des options et des choix, mais aussi de l’injonction moderne qu’une bonne vie doit être bien remplie. Hartmut Rosa distingue trois types d’accélérations : celle du vécu individuel, l’accélération technique et celle du changement social. Cette dernière est responsable de l’invalidation croissante des compétences, expériences et attentes et donc de l’incapacité grandissante de prévoir l’avenir. Submergés par cet emballement, individus et collectivités risquent alors la dépression, l’accident nucléaire ou la catastrophe climatique, résultat de l’exploitation précipitée de l’énergie fossile. L’accélération, explique H.

theconversation Depuis le 1er janvier 2017, la loi Travail oblige les entreprises de plus de 50 salariés à engager des négociations sur le droit à la déconnexion et prévoir des dispositifs de régulation de l’utilisation des outils numériques. À défaut d’accord, l’employeur devra établir une charte, après avoir consulté le comité d’entreprise et/ou les instances représentatives du personnel. Une première mondiale Cette loi – une première mondiale- constitue une réponse à « l’intensification du travail et les excès de connexions professionnelles susceptibles de porter atteinte à l’équilibre de vie, voire à la santé des collaborateurs de l’entreprise » (Rapport « Transformation numérique et vie au travail », remis à la ministre du Travail en septembre 2015). Ralentir, une nouvelle utopie ? Couverture d'"Accélération. Une critique sociale du temps" par Hartmut Rosa aux éditions La Découverte. Cliquer sur la couverture pour visualiser en grand. >>> Article paru dans Marianne daté du 12 septembre Marianne : Vous écrivez : « Les sociétés occidentales sont confrontées à une pénurie de temps, une véritable crise du temps. » Cette compulsion vers l'accélération est-elle en train de gipper la machine sociale ? Hartmut Rosa* : Avant de vous répondre, j'aimerais attirer votre attention sur un paradoxe actuel : plus nous accélérons et plus nos rythmes de vie se tendent, plus nos sociétés se figent dans leur fonctionnement concret. Or, justement, les deux diagnostics de l'époque, celui d'une accélération sociale et celui d'une pétrification de la société, ne semblent contradictoires qu'à première vue.

Hartmut Rosa, Accélération. Une critique sociale du temps 1Hartmut Rosa est un représentant de la nouvelle Théorie Critique issue de ce qu'on appelle « l'Ecole de Francfort ». Il propose non seulement de relire l'histoire moderne à l'aune du concept d'accélération sociale, mais il encourage aussi le développement de recherches à portée critique qui auraient pour objet d'éviter que le projet de la modernité (le développement de l'autonomie) soit radicalement menacé par l'accélération. La thèse de l'ouvrage est que l'histoire moderne peut être mieux comprise dans le cadre d'une dialectique entre des forces d'accélération et des institutions vouées à dépérir dès lors qu'elles deviennent un frein aux forces d'accélération, que dans le cadre de la dialectique des forces productives et des rapports de production proposée par Marx. 2L'auteur commence par livrer une description de l'accélération dans ces trois domaines, puis en explique les causes et les conséquences.

Il est peut-être temps de ressortir votre réveil obsolète Si vous l’avez jeté, ou si vous n’en avez jamais eu, trouvez-en un. Une désintox numérique commence dès le matin, avec son téléphone loin de son lit. LE MONDE | • Mis à jour le | Par Luc Vinogradoff De tous les objets que le smartphone a rendus quasiment obsolètes, il y en a un dont la résurrection pourrait être utile pour nous guider loin de la technodépendance. Votre téléphone est constamment avec vous, collé à la peau, dans la poche arrière, dans le sac à main, près du clavier, du plateau déjeuner, près des plaques de cuisson, au restaurant.

Hartmut Rosa : « Plus on économise le temps, plus on a la sensation d’en manquer » [Série] A une époque de profondes mutations, le rapport au temps est chamboulé. Nous avons invité des personnalités et des anonymes de tous horizons à se confier sur ce vaste sujet. Cette semaine, le philosophe et sociologue allemand Hartmut Rosa. Sociologue et philosophe, l’Allemand Hartmut Rosa est l’auteur d’Accélération. Les idées, Hartmut Rosa, Mondialisation, Temps, Accélération En tant qu’hommes, nous nous sentons, de manières variables, reliés au monde. Parfois, nous avons le sentiment que les choses et les personnes qui nous entourent nous sont familiers, elles « répondent » à nos sentiments et nos besoins, et nous sommes reliés à elles de différentes façons : à travers des expériences et des histoires partagées et à travers les rôles que nous jouons dans leur vie et qu’ils jouent dans notre vie. Il en découle un sentiment d’intérêt réciproque : les personnes et les choses, l’espace qui nous entourent ne sont pas indifférents, nous nous sentons responsables d’elles, et leurs mouvements et leurs changements ont une signification pour notre propre vie.

(12) Un journaliste «discute» avec son père décédé grâce à un programme qu'il a créé En février 2013, la deuxième saison de la série d’anticipation anglaise Black Mirror, créée par Charlie Brooker, se lançait outre-Manche avec l’épisode Be Right Back («Bientôt de retour»). Dans ce segment réalisé par Owen Harris, une jeune femme endeuillée reprenait contact avec son petit ami décédé via une intelligence artificielle «imitant» le compagnon grâce à l’aspiration de ses informations personnelles (messages, commentaires, etc.) publiées en ligne. Quatre ans plus tard, un article fleuve du magazine Wired, mis à l’honneur en couverture, rappelle étrangement cet épisode – ce n’est pas la première fois qu’une idée de Brooker, ex-journaliste branché nouvelles technologies, chemine du scénario à la réalité. Bot de poupée

Zygmunt Bauman et la société liquide L’avènement de la postmodernité et la montée du néolibéralisme plongent les individus dans une incertitude constante, qui précarise leurs modes de vie. Une interprétation originale et critique de nos sociétés « liquides ». Avez-vous lu Zygmunt Bauman ? La question semble légitime au vu du peu de discussions que suscite cet auteur dans l’espace intellectuel français (1), qui contraste avec l’écho international que rencontre sa pensée. Bien souvent, c’est uniquement son ouvrage Modernité et Holocauste (dont l’interprétation déstabilisante de la Shoah fit polémique à sa parution en 2002) ou sa métaphore de la « société liquide » qui est au cœur des débats, occultant ainsi son projet intellectuel dans son ensemble. L’ambivalence humaine

Le miracle et le monstre – un regard sociologique sur le Coronavirus Oui, nous pouvons arrêter, le monde. Et c’est même c’est très facile. Voilà le miracle que semble accomplir le Coronavirus. Mais c’est nous, et non le virus, qui l’avons fait ! Utilisant pour cela la même force qui jusqu’alors nous conduisait à produire toujours plus et toujours plus vite.

Un excellent sujet de méditation pour construire une philosophie du développement durable opérationnelle : Nous avons choisi une forme de progrès qui nous permet de faire plus en plus de choses par unité de temps. Le temps libéré, ne nous sert que très peu à nous accordons un "temps de vivre" de qualité, à l'inverse de ceux qui, faute de moyens, n'ont pas grand chose à faire, et utilisent mieux leur temps libre ! Tout est dans nos choix les plus quotidiens, notre manque de volonté, et non dans notre manque de clairvoyance, la technique ou tout autre bouc émissaire.. by bouche42 Mar 19

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