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Les causes de l'inégalité des chances scolaires, par Raymond Boudon

Les causes de l'inégalité des chances scolaires, par Raymond Boudon
Les causes de l'inégalité des chances scolaires par Raymond Boudon Cet article est tiré d’une conférence prononcée à la Fondation Saint-Simon, le 12 février 1990, dans le cadre du cycle sur les politiques d’éducation organisé par Ph. Reynaud et P. Thibaut. Nous remercions vivement R. Elles sont multiples. L’inégalité des chances devant l’ École est l’un des quelques problèmes qui restent de façon permanente inscrits à l’ordre du jour politique des pays les plus riches. Elle est importante. - que la fréquence d’obtention du bac varie de 94% pour les fils de professeurs dont la mère était diplômée d’études supérieures à 1% pour les fils d’exploitants agricoles dont ni le père ni la mère ne possédaient le certificat d’études; Retenons simplement de ces quelques données que l’inégalité des chances scolaires est forte, et qu’elle varie en fonction surtout du statut, mais aussi, pour un même statut, en fonction du diplôme des parents. Elle est persistante. 1 / Universalité et intensité [3]A.

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La construction des inégalités scolaires : Dans la classe aussi ? Par Marcel Brun D'où viennent les inégalités scolaires ? Où plutôt comment se construisent-elles et quelle part les pratiques pédagogiques prennent-elles dans leur construction ? De nombreux travaux, par exemple ceux du réseau Reseida (Paris 8), ont tenté ces dernières années de mieux comprendre les difficultés scolaires, notamment en cherchant à saisir comment les « pratiques pédagogiques » pouvaient à leur insu renforcer les inégalités sociales. L'ouvrage "La construction des inégalités scolaires", publié sous la direction De Jean-Yves Rochex et Jacques Crinon aux Presses universitaires de Rennes, fait le point sur dix années de recherche, avec onze chapitres appuyés sur des observations dans les classes. Ce qui pourrait apparaitre comme un réquisitoire contre certaines évolutions des pratiques scolaires en cours se veut un examen exigeant des conditions réelles de la démocratisation scolaire.

La France, toujours championne des inégalités scolaires En France, nous formons toujours autant de très bons élèves mais aussi, et surtout, de plus en plus d’élèves en difficulté venant de milieux défavorisés. L’école française est fortement inégalitaire. Rien de nouveau certes, mais ça s’aggrave. Nous sommes même aujourd’hui l’un des pays où les inégalités sont les plus criantes, selon la dernière enquête Pisa (programme international pour le suivi des acquis des élèves), réalisée en mai 2012 et dévoilée ce mardi matin (à lire ici en anglais, en PDF).

En quoi l’école est-elle inégalitaire ? L’école française, entend-on souvent, est profondément « inégalitaire ». Elle serait trop « élitiste », trop « sélective », trop « reproductrice », générerait un « échec scolaire » massif, etc. En tout cas, tout semble montrer qu’elle reste aujourd’hui encore largement impuissante à corriger le déterminisme héréditaire des destinées sociales, et très modestement celui des destinées scolaires. La lutte contre les inégalités scolaires La réforme de l'allocation des moyens pour tous Au-delà des réseaux de l’éducation prioritaire, j’ai voulu que les critères sociaux et territoriaux soient désormais pris en compte dans l’attribution des moyens à l’ensemble des écoles et collèges de France. Ce changement de philosophie va, rentrée après rentrée, permettre de rendre l’école plus juste. Et ainsi, réduire les inégalités de départ. Les déterminismes sociaux pèsent trop fortement sur la réussite scolaire des élèves. Les chiffres sont édifiants.

Le diplôme fonctionne comme une double peine Dans les Sociétés et leur école (Seuil) qu’elle cosigne avec François Dubet et Antoine Vérétout, la sociologue Marie Duru-Bellat défend des thèses qui heurtent souvent les tenants de la tradition. Après les inégalités sociales et la méritocratie, elle étudie aujourd’hui l’impact des systèmes scolaires sur les sociétés et explique en quoi l’école française reflète les injustices sociales. L’école française assure-t-elle encore la promotion sociale ? Oui et non. Si la promotion sociale est le fait de changer de milieu social, cela dépend avant tout des places existantes sur le marché du travail. Pour permettre de monter dans l’échelle sociale, il faut davantage d’emplois de cadres.

Un voile jeté sur les inégalités sociales à l’école Alors que la Cour des Comptes vient de dénoncer la trop grande uniformité du système scolaire français (voir l’article de Louise Fessard) et sa trop grande négligence à l’égard de la variété des besoins des élèves issus d’horizon sociaux différents, François Fillon applaudit l’UMP qui propose le port d’un voile, sous la forme d’un uniforme, pour masquer ces différences à l’école ! Les différences sociales se voient trop ? Qu’à cela ne tienne ! Nous ne les verrons plus ! Où sommes-nous ?

Observatoire des inégalités Inscription au choix à la journée ou sur plusieurs journées à tarif préférentiel : voir les tarifs. Comprendre les inégalités Mercredi 10 décembre 2014 - Paris (7e) - Programme - Inscription - éligible au DIF. La question des inégalités est au cœur du débat public. Mais l’information est souvent désordonnée, peu compréhensible. Entre la dramatisation et la négation de l’ouverture des écarts, l’objectif de cette formation est d’essayer de faire la part des choses, de distinguer les phénomènes de court terme des évolutions de fond. De moins en moins d'enfants défavorisés dans les collèges privés La Direction de l'évaluation, de la prospective et de la performance (DEPP) a classé les collégiens français en quatre groupes selon leur origine sociale : très favorisée (22,7 % des enfants), favorisée (12,5 %), moyenne (26,9 %), défavorisée (37,8 %). Les enfants de professeurs entrent dans la première catégorie malgré des revenus moins élevés que les cadres supérieurs, car ce classement prend également en compte le capital culturel. Le groupe des défavorisés comprend les enfants de chômeurs, ouvriers et inactifs n'ayant jamais travaillé. Très peu de mixité sociale Les données collectées par la DEPP indiquent que 10 % des 6 890 collèges de France (hors Mayotte), publics et privés sous contrat, comptent dans leurs effectifs moins de 14,6 % d'élèves défavorisés. À l'autre bout du spectre, 10 % des collèges comptent plus de 62,7 % d'enfants défavorisés

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