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Résistants-es au Panthéon 27 mai 2015

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Concours National de la Résistance et de la Déportation. Quatre vies en résistance. Venez découvrir l’exposition "Quatre vies en résistance" au Panthéon. Cette exposition permettra de mieux connaître Pierre Brossolette, Geneviève de Gaulle Anthonioz, Germaine Tillion et Jean Zay à qui cet hommage solennel sera rendu le 27 mai 2015. Cette exposition est également l’occasion de proposer aux visiteurs une réflexion sur les valeurs incarnées par ces personnalités. Des espaces de lecture, des dispositifs numériques et de nombreuses vidéos inviteront les visiteurs du Panthéon à s’interroger sur « l’esprit de résistance ».

Rendez-vous sur www.quatreviesenresistance.fr pour tout connaître de cette exposition. Commissaire de l’exposition : Nicolas Vinci, historien. Informations pratiques :Tarifs : droit d’entrée habituel du monument. Partagez avec nous sur cette exposition avec le hashtag #QuatreVies. L'entrée au Panthéon de Geneviève de Gaulle Anthonioz, Germaine Tillion, Pierre Brossolette et Jean Zay. Le CMN sur Twitter : "#QuatreVies ouvrira ses portes le 8 mai pr l'anniversaire de la fin de la Seconde Guerre mondiale en Europe. Domaines artistiques - Concours de vidéos "Panthéon 2015" Présentation Ce concours propose aux élèves de réaliser collectivement une production artistique de forme libre (témoignage, dessin, texte lu, chanson, spectacle, exposition, BD, vidéo...) brossant le portrait de l'une des quatre personnalités entrant au Panthéon.

Quelle que soit la forme artistique choisie, ce projet devra être transmis sous la forme d'une vidéo d'une durée maximum de 3 minutes. Les modalités techniques à respecter sont précisées dans le règlement du concours. Les quatre vidéos lauréates seront valorisées au sein de l'exposition "Quatre vies en résistance" organisée par le CMN au Panthéon, ainsi que sur le site qui sera développé par le CMN à cette occasion. Objectifs Public Le concours est ouvert aux classes de tout établissement scolaire (cycle 3 d'école primaire, collège, lycée et lycée professionnel) portant le nom de l'une des personnalités entrant au Panthéon le 27 mai 2015.

Les modalités de participation sont détaillées dans le règlement du concours. Partenaires. Panthéon - Centre des monuments nationaux. Doc_pdf_fr_dossierEnseignant_Pantheon_2009.pdf. Biographie sur Pierre Brossolette | PIERRE BROSSOLETTE. Études, engagement citoyen et journalisme Né le 25 juin 1903, fils de Léon Brossolette, inspecteur de l'enseignement primaire à Paris et ardent défenseur de l'enseignement laïque au début du XXe siècle, et de Jeanne Vial; neveu de Francisque Vial, directeur de l'enseignement secondaire.

Il a suivi ses études à Janson de Sailly, khâgne au lycée Louis-le-Grand et il entre premier à l'École normale supérieure en 1922. Ses deux sœurs ainées, Suzanne et Marianne, sont toutes deux agrégées, fait rare à l'époque. Cacique général de sa promotion, il est reçu seulement deuxième à l'agrégation d'histoire, derrière Georges Bidault, suite à un petit scandale concernant le sujet tiré au sort. Il déclare avec fracas que le sujet -"Les abbayes carolingiennes sous Louis le Pieux" - ne justifie pas plus de sept minutes, quand on attend une heure de discours charpenté. Le jury reconnaît son erreur, reçoit l’élève et bannit le professeur auteur du sujet. Résistance Missions en France occupée Arrestation Décès. Ordre de la Libération. Pierre Brossolette Rapidement démissionnaire, il se présente en 1936 aux élections dans l'Aube où il est battu.

Léon Blum, en octobre 1936, lui confie la rubrique de politique étrangère à la Radio nationale. Anti-munichois, violemment attaqué par une partie de la presse, il est révoqué par Daladier en janvier 1939. Mobilisé le 23 août 1939, lieutenant au 5e Régiment d'infanterie, il forme la compagnie d'accompagnement attachée au 21e Bataillon d'infanterie qui est placée en garde du Q.G. à la Ferté sous Jouarre ; il est promu capitaine en mars 1940 et décoré de la Croix de Guerre pour son attitude au cours de la retraite de son unité. Démobilisé fin août, l'administration de Vichy refuse sa réintégration dans le corps enseignant en raison de son passé antifasciste ; il achète alors à Paris une librairie, au 89 rue de la Pompe, qui servira de couverture à ses activités de résistance.

Il rédige une série de rapports destinés à informer les services français de la radio de Londres. Geneviève de Gaulle-Antonioz. Nationalité : France Né(e) à : Saint-Jean-de-Valériscle (Gard) , le 25/10/1920 Mort(e) le : 14/02/2002 Biographie : Geneviève de Gaulle, née le 25 octobre 1920 à Saint-Jean-de-Valériscle (Gard) et morte le 14 février 2002, fille de Xavier de Gaulle (frère aîné du général) et de Germaine Gaudron (fille de l'écrivain, Pierre Gaudron), fut résistante, déportée et présidente d'ATD Quart Monde. Résistante dès juin 1940, elle multiplie les actions de renseignement et d’information, notamment au sein du réseau « Défense de la France ». Arrêtée par Pierre Bonny de la bande du 93 de la rue Lauriston, le 20 juillet 1943 et emprisonnée à Fresnes, elle est déportée au camp de Ravensbrück le 2 février 1944.

En octobre de la même année, elle est placée en isolement au Bunker du camp. Cette décision est prise par Himmler afin de la garder en vie et de l'utiliser comme monnaie d’échange. Geneviève de Gaulle-Anthonioz. Geneviève, Germaine, Marie, Agnès de Gaulle est née le 25 octobre 1920, à Saint-Jean-de-Valeriscle (Gard), de Germaine Gourdon, sans profession et de Xavier de Gaulle, ingénieur des mines, aîné d'une famille de cinq enfants dont le troisième se prénomme Charles. Orpheline de mère à quatre ans et demi, son père se retrouve seul avec trois enfants, il réside alors dans la Sarre où il exerce son métier.

C'est en lisant une traduction de Mein Kampf, à l'âge de 13 ans qu'elle comprend à quel point Hitler et l'idéologie nazie représentent une menace pour la liberté et la culture. A Rennes, le 22 décembre 1930, Xavier De Gaulle épouse en seconde noce, Armelle Chevallier-Chantepie, deux autres enfants naîtront de cette union. En 1935, Geneviève et sa sœur Jacqueline sont en pension à Metz, mais la famille De Gaulle est obligée de quitter la Sarre qui devient allemande. 10 rue de Robien au camp de Coëtquidan en qualité de Capitaine. D'ATD Quart Monde au Panthéon. Geneviève de Gaulle-Anthonioz, un combat en faveur de la dignité humaine ATD Quart Monde apprend avec une émotion particulière que Geneviève de Gaulle-Anthonioz (1920-2002) va entrer au Panthéon avec son amie Germaine Tillion, Pierre Brossolette et Jean Zay.

L’opposition au totalitarisme a été le fil conducteur de la vie de ces quatre résistants. Déportée puis rescapée du camp de concentration de Ravensbrück, Geneviève de Gaulle-Anthonioz a présidé l’Association nationale des anciennes déportées et internées de la Résistance, qu’elle avait contribué à créer en 1945. Ce n’est que plus de 50 ans plus tard, en 1998, qu’elle parviendra à trouver la force et les mots pour décrire sa captivité dans l’ouvrage La Traversée de la nuit.

En 1958, elle rencontre Joseph Wresinski et les familles qui habitent le « camp des sans logis » de Noisy-le-Grand, près de Paris. CP Geneviève de Gaulle-Anthonioz au Panthéon. Germaine Tillion » Biographie. 1907-1934 : enfance et formation Née le 30 mai 1907 à Allègre (Haute-Loire), Germaine Tillion grandit dans un milieu aimant et épris de culture. Son père est juge de paix. Il s’adonne à la photographie et à la musique en amateur accompli ; il rédige les « Guides bleus » en collaboration avec son épouse, Emilie Cussac. La musique et les livres sont l’univers familier de la petite fille qui montre une inlassable curiosité. Elle commence sa scolarité à Allègre, puis en internat à Clermont-Ferrand et rejoint ses parents en région parisienne, à Saint-Maur, en 1922. . « ..J’avais interviewé quelques indigènes du Cantal, de la Bretagne et de l’Île-de-France…» (Il était une fois l’ethnographie, p.17) ; Mais elle mène en même temps la vie d’une jeune fille ouverte au monde et entreprenante.

Son étude sur une tribu aurésienne durera jusqu’en 1940 et la passionnera. Germaine Tillion » Biography. 1907-1934: childhood and education Germaine Tillion was born on the 30th May in Allègre in the Haute-Loire region and grew up in a loving and cultured family environment, infused with the values of Catholicism and republicanism. Her father Lucien was a Justice of the Peace who was a keen photographer and accomplished amateur musician.

In collaboration with his wife Emilie Cussac, he compiled the “Guides bleus” travel series. Surrounded by music and books, as a young girl Germaine Tillion already demonstrated a tireless curiosity for the world around her. She went to boarding school in Clermont-Ferrand and in 1922 she joined her parents in Saint-Maur on the outskirts of Paris. At the same time, she led the life of a young woman open to the world and fully engaged within it. 1934-1940: ethnographer in the Aurès Germaine Tillion and Thérèse Rivière left for Algiers in December 1934, heavily laden with their research accoutrements and a very ambitious mission agenda. Une lettre extraordinaire de Germaine Tillion à la Gestapo. Cette lettre extraordinaire de Germaine Tillion à la Gestapo n'a pas eu lors de sa parution l'écho qu'elle mérite.

Nous la publions en partenariat des DesLettres afin d'attirer l'attention sur le courage, l'habileté, l'ironie et la qualité de style de cette ethnologue et grande résistante française dont les cendres seront transférées au Panthéon. Arrêtée le 13 août 1942, Germaine Tillion est déportée le 21 octobre 1943 à Ravensbrück. Elle perd sa mère, résistante comme elle, déportée en 1944 et gazée en mars 1945. Dès sa libération, elle fonde une équipe de déportées qui s'emploie méthodiquement, dans les règles de l'art, à rassembler et à classer des documents concernant l'histoire de Ravensbrück. Fresnes, 3 janvier 1943 Messieurs, J’ai été arrêtée le 13 août 1942, vous le savez, parce que je me trouvais dans une zone d’arrestation. 1. 2. 3. 4. 5. Pendant que je réfléchissais sur ce thème, mon commissaire, émergeant enfin de son dictionnaire me disait: «Cette fois, je sais. Concours National de la Résistance et de la Déportation. L’assassinat politique de Jean Zay par la Milice Les faits Le 20 juin 1944, trois miliciens se présentent à 8 h 30 à la maison d’arrêt de Riom.

Ils présentent au directeur de la prison un ordre d’André Baillet, directeur général de l’administration pénitentiaire au ministère de l’intérieur, qui lui-même avait reçu quatre jours plus tôt une consigne écrite de Lucien Raymond-Clémoz, directeur de cabinet de Joseph Darnand, secrétaire d’État à l’intérieur. L’ordre consiste à emmener Jean Zay, prisonnier à Riom depuis 1940, enfermé dans le quartier spécial – la cellule des condamnés à mort –, et à le transférer à la prison de Melun en région parisienne.

Ces trois miliciens, Cordier, Henri Millou et Charles Develle sont venus de Vichy, sur ordre de Jocelyn Maret, l’adjoint d’André Baillet. Les miliciens repartent et se font passer auprès de Jean Zay pour des résistants déguisés en miliciens, venus pour le faire évader. Retour sur l’œuvre politique de Jean Zay La réhabilitation. Jean Zay ou le destin brisé du Front populaire. Jean Zay au Panthéon. Mercredi 27 mai, les cendres de Jean Zay, illustre ministre de l’Éducation nationale et artisan de la création du CNRS, vont être transférées au Panthéon. L’historien Antoine Prost dresse le portrait de ce grand homme, victime de ses engagements et de ses convictions, arrêté par le régime de Vichy et assassiné par des miliciens.

NB : Le 11 février 2015, à Orléans, le CNRS a rendu hommage à Jean Zay. Cet événement est à réécouter sur la Wikiradio du CNRS : Jean Zay dans son bureau. La panthéonisation de Jean Zay honore à la fois le grand ministre de l’Éducation nationale du Front populaire et le républicain décidé à résister à Hitler, victime de ses engagements et de ses convictions. Né en 1904 à Orléans, d’un père journaliste et d’une mère institutrice, Jean Zay avait commencé une brillante carrière d’avocat avant d’être élu député en 1932, à 28 ans. La culture et le sport entrent à l’école Condamné par le régime de Vichy.