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« Chez Amazon, les conditions de travail sont dignes du XIXe siècle »

« Chez Amazon, les conditions de travail sont dignes du XIXe siècle »
Auteur d'« En Amazonie, infiltré dans le meilleur des mondes », Jean-Baptiste Malet décrit le fonctionnement du géant du commerce en ligne. En Allemagne, les salariés de trois sites sont en grève. Le Monde.fr | • Mis à jour le | Propos recueillis par Elvire Camus La plateforme de vente en ligne Amazon réalise 70 % de son chiffre d'affaires pendant la période des fêtes de fin d'année, selon le syndicat allemand Verdi. Pour faire face à l'explosion de commandes passées en un clic à l'approche de Noël, la multinationale recrute des centaines d'intérimaires pour renforcer ses équipes. L'année dernière, Jean-Baptiste Malet a fait partie des 1 200 salariés embauchés pour travailler au sein de l'entrepôt de Montélimar. Pourquoi avoir choisi Noël pour votre infiltration dans un entrepôt d'Amazon ? Jean-Baptiste Malet : Tout simplement parce que j'avais de grandes chances d'être recruté. A quel point la période de Noël est-elle importante pour Amazon ? Quel est l'objectif de votre livre ?

http://www.lemonde.fr/economie/article/2013/12/16/les-travailleurs-chez-amazon-ont-des-conditions-de-travail-dignes-du-xixe-siecle_3517609_3234.html

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Amazon, l’envers de l’écran, par Jean-Baptiste Malet (Le Monde diplomatique, novembre 2013) Détachant son regard des affiches du syndicat allemand Ver.di — le syndicat unifié des services — punaisées au mur de la salle de réunion, Mme Irmgard Schulz se lève soudain et prend la parole. « Au Japon, raconte-t-elle, Amazon vient de recruter des chèvres pour qu’elles broutent aux abords d’un entrepôt. L’entreprise les a badgées avec la même carte que celle que nous portons autour du cou. Tout y est : le nom, la photo, le code-barres. » Nous sommes à la réunion hebdomadaire des employés d’Amazon à Bad Hersfeld (Land de Hesse). En une image, l’ouvrière logistique vient de résumer la philosophie sociale de la multinationale de vente en ligne, qui propose au consommateur d’acheter en quelques clics et de se faire livrer sous quarante-huit heures un balai-brosse, les œuvres de Marcel Proust ou un motoculteur (1). En Europe, Amazon a choisi l’Allemagne comme tête de pont. Le groupe y a implanté huit usines logistiques et en construit une neuvième.

Une employée d'Amazon raconte «la peur organisée» Amélie (1), 30 ans, a travaillé quelques semaines au sein de la plateforme d’Amazon à Montélimar (Drôme). Alors que des grèves pour des hausses de salaires se poursuivent en Allemagne, nous avons décidé de publier son témoignage, saisissant, sur les conditions de travail au sein du numéro 1 mondial de la vente en ligne. «Les agences d’intérim de Montélimar recrutent en fin d’année des hordes de salariés sur les quatre postes de travail de la plateforme Amazon, implantée il y a trois ans. Vous pouvez y être admis comme "eacher", pour réceptionner les marchandises et les enregistrer informatiquement; "stower", pour les ranger dans les kilomètres d’étagères de l’entrepôt; "picker", pour arpenter les allées et rassembler les produits commandés; ou "packer", pour les emballer avant expédition. «C’est en tant que pickeuse que j’ai découvert l’univers d’Amazon. L’univers du code-barres.

L’histoire rendue aux travailleurs Recensé : Mathieu Arnoux, Le temps des laboureurs. Travail, ordre social et croissance en Europe (XIe-XIVe siècle), Paris, Albin Michel, 2012. 384 p., 24 €. « Partout dans l’Europe des Xe-XIIe siècles, les moulins furent l’œuvre et l’outil des laboratores. Il n’y a pas de raison d’en faire a posteriori ce qu’ils ne furent pas alors : l’instrument tyrannique et progressiste du pouvoir seigneurial » (p. 336). Aux Etats-Unis, une enquête dénonce les conditions de travail cauchemardesques au sein d'Amazon L’enquête est accablante. Dans un long article publié dans le New York Times, des journalistes américains dénoncent les conditions de travail au sein d’Amazon, au moyen de nombreux témoignages, notamment d’anciens employés. Les auteurs dépeignent les «Amazoniens», à tous les échelons, comme une main-d’œuvre soumise à un rythme de travail effréné, et asservie aux contraintes d’une évaluation perpétuelle.

Comment fabriquer des biens communs en open source ? Il y a aujourd’hui une vraie déferlante selon les secteurs. Voiture, vélo, alimentation / semences /AMAP sont déjà en place, après le logiciel libre. Comment cela peut-il s’élargir en prenant appui sur les vagues du hacking, de la consommation et l'économie collaborative ? Elinor Ostrom prouve qu'une autre logique économique est possible. Peut-on appliquer ses principes à l'économie de la connaissance ? Pouvons-nous documenter ce qui s'est fait dans le logiciel libre (Wikipedia, RERS, Tela Botanica) et les logiciels de vie (p.ex. les semences paysannes) ?

« Tu travailles à Amazon ? Oh, mon pauvre. Tu tiens le coup ? » - 20 mars 2014 Des employés d’Amazon dans l’entrepôt de Chalon-sur-Saône, le 13 décembre 2012 - PHILIPPE MERLE/AFP (De Chalon-sur Saône) Le sourire qu’Amazon arbore en logo sonne comme une promesse de bonheur. Une promesse faite à ses clients, mais aussi à ses employés qui épousent la – très américaine – maxime interne « Travaillez dur, amusez-vous, écrivez l’histoire ». Logo d’Amazon

Les conditions de travail chez Amazon à nouveau critiquées A quoi reconnait-on que Noël commence à pointer le bout de son nez ? Les illuminations commencent à être installées dans les rues, certes mais surtout… Amazon sollicite 15.000 employés temporaires pour faire face à une recrudescence temporaire de son activité, le plus souvent en intérim. Or justement, Amazon fait l'objet de vives critiques ces dernières heures. En Allemagne, plusieurs centaines de salariés était en grève lundi matin pour exiger des hausses de salaires et menacent de poursuivre le mouvement au risque de perturber les livraisons de Noël. Outre Manche, un journaliste britannique de la BBC a testé les conditions de travail des «pickers» (cueilleur en bon français) de la société américaine.

Assommons les pauvres ! Une expression obsède la novlangue d’aujourd’hui : « réformes de structure ». Il faut donc croire qu’il y a d’autres réformes, plus anodines, mais qu’on ne saurait plaisanter avec les réformes « de structure », si profondes, vitales et sans doute douloureuses. La litote sert à désigner les mesures destinées à accroître la flexibilité du travail, retarder l’âge de la retraite, diminuer les prestations sociales, baisser les dépenses de l’Etat, diminuer les impôts et les salaires. « Assommons les pauvres !

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