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L’école peut-elle réduire les inégalités sociales ?

L’école peut-elle réduire les inégalités sociales ?
13 décembre 2013 - Face aux inégalités sociales, l’école ne peut pas tout. Mais elle ne fait pas assez. Et certaines réformes ont même accentué les écarts. Une analyse de Louis Maurin, directeur de l’Observatoire des inégalités. Se demander si l’école peut réduire les inégalités a quelque chose d’incongru. C’est l’une des fonctions principales de l’école de la République laïque et gratuite, qui a vocation à instruire tous les enfants sans distinction. Les inégalités sont en partie indépendantes de l’école Plusieurs facteurs poussent à la montée des inégalités sociales, sans que le système éducatif n’y puisse grand chose. Dans des sociétés où les savoirs formels prennent de plus en plus d’importance, le diplôme joue un rôle croissant dans la définition des positions sociales. La valeur donnée au diplôme n’est pas cependant le seul élément discriminant : d’autres facteurs limitent le rôle de l’école quand il s’agit de déterminer les positions sociales. Il reste des moyens à l’école Related:  Discriminations & inégalités à l'école

L'Etat de l'Ecole. Guide de rentrée 2010 : Lutter contre les inégalités et les discriminations Par François Jarraud Si lutter contre les inégalités est un objectif affiché du ministère, la nouvelle politique de l'enseignement prioritaire, présentée plus haut, ne semble pas à même d'y remédier efficacement. Pourtant les inégalités sociales et ethniques sont bien présentes dans l'école de la République. Inégalités : Quelques chiffres Dès la fin de l'école primaire un écart important s'est creusé entre les élèves selon leur origine sociale. Un enfant de cadre a déjà trois fois moins de chances d'être en retard à l'arrivée en 6ème qu'un enfant d'ouvrier. Le second degré ne réduit pas l'écart, bien au contraire. Extrait du RERS 2009 L'OCDE demande plus d'équité dans le système éducatif français Quel est le pays où un jeune de milieu défavorisé a deux fois plus de chances d'échouer en maths qu'en Turquie ? Car l'Ocde plaide pour des systèmes plus égaux et plus inclusifs. L'étude de l'Ocde (en pdf) Dans le Café : N. Article de G.

Persévérance scolaire et « café.thé.B.i. » J'aimerais partager avec vous une vidéo qui a été tournée à la CSMB dans le cadre de la semaine sur la persévérance scolaire. Elle porte sur l’un de nos projets récents : le café.thé.B.i. Lien : Ce projet vise à informer, inspirer et mobiliser tous les acteurs du milieu (enseignants, directions, conseillers pédagogiques, directions générales, directions de services) dans un projet commun : celui de mettre en place les conditions visant à favoriser l’intégration pédagogique du TNI dans les classes. Ce projet s’articule autour des principes et de la formule du World Café, dont l’objectif est de faire émerger de nouvelles idées, à travers les échanges, et aussi des pratiques pédagogiques diversifiées et innovantes. Pour faciliter ces échanges, nous avons créé dans nos bureaux le café@290 (un café wi-fi avec TNI et tables circulaires).

Enseignement-Éducation - Les inégalités d'accès à l'enseignement supérieur : le rôle des filières et des spécialités. Une comparaison entre l'Allemagne de l'Ouest et la France Marie Duru-Bellat, Annick Kieffer et David Reimer Le processus de diffusion des études supérieures à l'œuvre en Europe occidentale depuis une cinquantaine d'années s'accompagne d'une diversification des spécialités et des filières proposées à l'issue du secondaire. Si l'expansion quantitative de l'accès au supérieur a pu réduire les inégalités sociales, en revanche, cette diversification peut éventuellement jouer dans le sens opposé, au profit d'une certaine reproduction sociale. On compare ici la France et l'Allemagne (dans les limites de l'ex-RFA) sur le plan des inégalités sociales d'accès au supérieur. Les structures éducatives apparaissent plus diversifiées et plus hiérarchisées en France, ce qui est notamment en rapport avec l'existence propre à notre pays d'une filière de grandes écoles recrutant sur des concours très sélectifs.

Une école inégale 14 septembre 2003 - Les inégalités sociales face à l’école n’ont pas disparu avec l’élévation du niveau général d’instruction. Et plus on avance dans les études, plus elles sont fortes. « L’inégalité d’éducation est, en effet, un des résultats les plus criants et les plus fâcheux, au point de vue social, du hasard de la naissance » (1). Pour Jules Ferry, la construction d’un service public d’éducation laïque et gratuite avait bien sûr pour mission d’élever le niveau général d’instruction. La massification de l’école Au XIXe siècle, le premier souci des Guizot, Gambetta et Ferry est d’apprendre à lire et à écrire aux Français. Quand s’ouvre le XXe siècle, la durée moyenne des études est de six ans ; à la fin du siècle, elle a doublé. Au début du XXe siècle, les efforts principaux demeurent consacrés à l’école primaire : un quart seulement de la génération née au début de ce siècle obtenait alors son certificat d’études primaires. Cette massification ne s’est pas faite sans difficultés.

Rentrée scolaire : où en est-on des inégalités à l’école ? 2 septembre 2013 - L’école française, pourtant performante, demeure marquée par de fortes inégalités. Pour mieux comprendre où en est le système éducatif français en matière d’inégalités, l’Observatoire des inégalités propose une synthèse et une sélection de données chiffrées et d’analyses. La rentrée scolaire 2013 est marquée par la mise en place de la loi d’orientation et de programmation pour la refondation de l’école de la République, votée le 8 juillet dernier. L’entrée en application de cette loi a pour objectif énoncé par le ministre de l’éducation nationale de « permettre aux élèves de mieux apprendre, pour qu’ils puissent tous réussir, et former les citoyens de demain ». Surtout, la nouvelle loi ne porte pas sur l’essentiel des difficultés françaises : la pédagogie, le contenu et les méthodes d’enseignement. « Il nous reste beaucoup à faire pour réformer l’école », reconnaît le ministre lui-même dans les colonnes du quotidien Le Progrès [1]. L’école : état des lieux Les analyses

Faire entrer l'École dans l'ère du numérique L'essentiel Notre monde connaît aujourd’hui avec le numérique une rupture technologique aussi importante que le fut,au 15e siècle, l’invention de l’imprimerie. La transformation radicale des modes de production et de diffusion des connaissances et des rapports sociaux emporte, partout et pour tous, de nouvelles façons de vivre, de raisonner, de communiquer, de travailler, et, pour l’École de la République, de nouveaux défis. Car transmettre des savoirs à des enfants qui évoluent depuis leur naissance dans une société irriguée par le numérique et donner à chacun les clés pour réussir dans sa vie personnelle, sociale et professionnelle future nécessitent de repenser en profondeur notre manière d’apprendre et d’enseigner ainsi que le contenu des enseignements. Faire entrer l’École dans l’ère du numérique : un impératif pédagogique et un projet de société Le numérique au service des missions de l’École Éduquer au numérique : une nouvelle mission pour l’École Une nouvelle gouvernance

L’accès au études supérieures de plus en plus inégalitaire…et rentable Il est hélas déjà largement établi que l’accès à l’enseignement supérieur reste, en France, extrêmement inégalitaire, et que cette inégalité s’est dernièrement renforcé après la phase de « démocratisation » des années 1970. Pierre Courtioux, chercheur au pôle économie de l’EDHEC et chercheur associé au Centre d’Economie de la Sorbonne (CNRS Université Paris 1), précise dans une étude publiée le 28 novembre (« L’origine sociale joue-t-elle sur le rendement des études supérieures? ») la répartition des catégories socio-professionnelles dans les différents niveaux et filières de l’enseignement supérieur, mais également le « rendement » (c’est-à-dire le solde entre le manque à gagner que constitue la poursuite d’études et le gain que constitue l’obtention d’un salaire supérieur) que représente pour ces différentes catégories l’accès à un diplôme du supérieur une fois sur le marché du travail. Le tout est donc d’y accéder…

L’orientation à la fin du collège accentue les inégalités sociales 6 février 2014 - Les vœux d’orientation des familles en fin de troisième dépendent fortement de leur milieu social. 90 % des enfants de cadres supérieurs demandent une seconde générale ou technologique, contre moins de la moitié des enfants d’ouvriers non-qualifiés et d’employés de services aux particuliers. « A résultats scolaires et autres caractéristiques sociales donnés, les enfants d’agriculteurs, d’employés et d’ouvriers choisissent moins souvent d’être orientés en seconde générale et technologique, sans que cette moindre ambition ne soit corrigée par les décisions du conseil de classe ». Alors que l’étude Pisa menée par l’OCDE a fait grand bruit, la note d’information du ministère de l’éducation (voir « pour en savoir plus ») est passée presque inaperçue. Les auteurs étudient le passage en seconde, un moment crucial pour les élèves, puisqu’aujourd’hui presque tous continuent jusqu’à ce niveau. Or 95 % des vœux des familles sont aujourd’hui satisfaits.

Plan de lutte contre les discriminations de Saint-Priest Info Fabienne Morand-Morel, principale du collège Colette et responsable du RRS Colette, Saint-Priest - Stéphane Kus, coordonnateur du RRS Colette, Saint-Priest - Olivier Pipard, chef de projet DSU et pilote du Plan de Lutte Contre les Discriminations de Saint-Priest Voir la vidéo de l'intervention Cette intervention tente de faire la synthèse de 3 ans de réflexion autour de la discrimination à l’école au sein du Réseau de Réussite Scolaire Colette de Saint-Priest (Rhône). Ce travail, qui a impliqué toutes les catégories de personnel du Réseau (Principale, CPE, assistante sociale, surveillants, professeurs du collège, directeurs, professeurs des écoles des groupes scolaires, coordonnateur du RRS, IEN, conseillères pédagogiques du 1er degré), ne prétend ni à l’exhaustivité ni à avoir un caractère scientifique. Lire la synthèse (format PDF) Voir le diaporama de l'intervention (format PDF) Voir la vidéo des échanges qui ont suivi l'intervention

L’origine sociale des étudiants 25 novembre 2016 - Près d’un tiers des étudiants sont enfants de cadres supérieurs alors que seulement un sur dix a des parents ouvriers. Les jeunes de milieu populaire sont très rarement présents dans les filières sélectives, en master ou en doctotat. Les jeunes de milieu ouvrier représentent 11 % des étudiants selon le ministère de l’Éducation nationale [1], soit trois fois moins que leur part parmi les jeunes de 18 à 23 ans. Les écarts selon les filières sont encore plus grands. C’est ailleurs que l’écart se creuse. A la fac, les enfants d’ouvriers disparaissent au fil des études A l’université, la part des enfants des catégories modestes diminue au fur et à mesure de l’élévation du cursus. 14,6 % des étudiants de licence sont enfants d’employés, 12,7 % enfants d’ouvriers. L’accès des catégories populaires à l’enseignement progresse au fil de son développement. Photo / © WavebreakmediaMicro - Fotolia.com

L’école, mission égalité ? 7 janvier 2014 - Assurer l’accès de tous au savoir est l’une des missions fondamentales de la République. En théorie. Mais en pratique, l’accès au savoir n’est pas le même pour tous les élèves. L’école pour tous ? L’école permet à tous de mieux comprendre le monde, de connaître ses droits pour mieux les faire respecter, et d’acquérir des savoirs et des savoir-faire. 90 % des enfants d’enseignants observés en sixième en 1995 ont obtenu le bac en moyenne sept années plus tard, contre 40,7 % des enfants d’ouvriers non-qualifiés. Les conditions de vie Les conditions de logement, qui dépendent beaucoup du niveau de revenus des parents, comptent pour une part non négligeable. Les parents qui aident L’environnement joue un rôle majeur dans la réussite à l’école. Une école inadaptée En France, les programmes valorisent plus qu’ailleurs la culture des catégories socialement favorisées : la maîtrise d’un savoir mathématique théorique et de la langue française.

Echec scolaire : Guéant patauge dans les chiffres. Silence de l'INSEE (Libé) Poursuivant sa contestation de statistiques livrées par le ministre de l'Intérieur Claude Guéant sur l'échec scolaire des enfants d'immigrés, Libération met aujourd'hui en cause la direction de l'INSEE. Malgré les demandes de Libération, en effet, le service de communication de l'institut refuse de commenter l'interprétation de ses chiffres effectuée par le ministre. Dimanche 22 mai, Claude Guéant avait dénoncé sur Europe 1 les ratés de l’intégration à la française, en déclarant que «deux tiers de l’échec scolaire en France, c’est les enfants d’immigrés»." Depuis, Guéant et Libération polémiquent : le quotidien lui consacre, aujourd'hui, pour la troisième fois sa page Désintox. Premier épisode le 25 mai: Libération conteste l'interprétation de Guéant qui prétend s'appuyer sur un rapport du Haut Conseil à l'Intégration (HCI). Le journal souligne que les difficultés des enfants d'immigrés tiennent non pas à leur origine étrangère, mais au fait qu'ils viennent de familles modestes.

Une nouvelle égalité pour l'accès à l'enseignement supérieur Le Monde.fr | • Mis à jour le | Par Sophie Béjean, Yves Guillotin, Maxime Legrand, Sébastien Chevalier et Patrice Brun (pour le collectif Nouvelle Egalité) La tendance est lourde et connue de longue date : les moyens publics consacrés à l'enseignement supérieur ont un effet profondément anti-redistributif et profitent en priorité aux étudiants les plus favorisés. Un état de fait que les dernières initiatives gouvernementales n'ont en rien contribué à rééquilibrer. Le nouveau président de la République s'est quant à lui fermement engagé à investir davantage dans le système éducatif pour en améliorer tant l'efficacité que l'équité. Pour l'enseignement supérieur, l'objectif annoncé est d'en élargir l'accès, d'améliorer la réussite de tous les étudiants et d'assurer leur insertion professionnelle. Ces cinq dernières années n'ont pas vu naître de réel progrès en matière de démocratisation de l'accès à l'enseignement supérieur.

Les nouvelles inégalités 18 février 2004 - Jean Bensaïd, Daniel Cohen, Éric Maurin et Olivier Mongin s’interrogent sur les nouvelles formes que prennent les inégalités. Que la question des inégalités apparaisse désormais comme un phénomène social majeur est en tant que tel révélateur d’un changement considérable. Autrefois, on aurait parlé d’exploitation, de domination. Ce changement de discours est à bien des égards paradoxal et c’est sans doute pourquoi nous avons tant de mal à en bien comprendre les causes et la nature profonde. Le paradoxe de départ est que l’on doive affronter comme un problème politique nouveau la hausse des inégalités, alors même que le grand espoir du XXe siècle était, à l’inverse, que l’État-providence et la scolarisation de masse parviennent à les réduire. Le second paradoxe porte sur la réalité de cette hausse des inégalités. Il faut donc aller au-delà de ces statistiques globales. La tertiarisation de l’économie Les employés sont également une catégorie en pleine mutation. 1. 2. 3.

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