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Le genre n'est pas une théorie, c'est un fait

Le genre n'est pas une théorie, c'est un fait
Le genre n'est pas une théorie : c'est un fait. Cette formule, j'ai eu l'occasion de l'utiliser dans des billets précédents. Et j'ai dû souvent la marteler à nouveau contre les néo-réactionnaires qui se sont fait un devoir de continuer leur lutte contre l'égalité en la rhabillant "lutte contre la théorie du djendeur". Je me suis dit qu'il était temps que j'explicite complètement cette formule. Il n'est pas forcément facile de le montrer : un fait ne se donne pas à voir immédiatement. Considérons maintenant un autre point : puisque je sais que la Terre est ronde, je peux avoir envie de savoir pourquoi. Je peux montrer que les corps chutent dans certains contextes. Pour que les choses soient plus claires, considérons un autre cas : l'évolution. Mais dire "les espèces évoluent" ne nous dit rien du pourquoi et du comment de ces évolutions. Les spécialistes de physiques et de biologie évolutionniste trouveront sans doute ma présentation schématique. Venons-en au genre enfin. Related:  Féminisme

Sexes, mensonges et vidéo : Baron-Cohen et le modèle norvégien Depuis environ un an, des réactionnaires de tout poil engagés dans la lutte contre la « théorie du genre » assurent la diffusion en France d’un documentaire norvégien. Une étude présentée dans ce documentaire est particulièrement mise en avant, car elle est censée avoir démontré que filles et garçons se comportent différemment dès la naissance. Il est d’autant plus nécessaire de démonter cette intox que le magazine Sciences Humaines a contribué à la construire, de façon très problématique.UNE SERIE DOCUMENTAIRE BIEN PARTICULIERE Au printemps 2010, une série documentaire en sept parties consacrée à ce qu’il est d’usage d’appeler le débat inné/acquis est diffusée sur une chaîne publique de la télévision norvégienne [1]. La thèse de ses deux concepteurs et producteurs, l’acteur-humoriste Harald Eia et le chroniqueur-essayiste Ole-Martin Ihle, est exposée dans un livre qui détaille les arguments scientifiques censés l’étayer [2]. 1. 2.

La consommation de viande en question au salon de l'agriculture de Berlin Berlin - Peut-on encore manger de la viande, laquelle et en quelle quantité? La question était très présente cette semaine au salon de l'agriculture de Berlin, alors que la consommation de viande a amorcé une baisse dans certains pays industrialisés. Le nombre et la fréquentation des stands de saucisses et jambons qui se présentent à la «semaine verte», l'un des plus gros salons agricoles dans le monde, selon les organisateurs, ne le laissent pas forcément deviner mais même en Allemagne, pays de la charcuterie, le consommateur commence tout doucement à délaisser la viande. Sur le salon (jusqu'au 26 janvier), un hall entier s'emploie à le rassurer sur la qualité de la viande allemande, en décomposant toute la chaîne de production de la ferme à l'assiette. Mais jeudi une table ronde sur le thème «laisser vivre les animaux» mettra en avant «une alimentation sans viande». Et les professionnels présents témoignent d'un intérêt croissant du public pour le sujet. «Doutes des riches»

Empathie médiatique et violences contre les femmes | Genre ! En ce moment se déroule le procès de Marcel Guillot, accusé d’avoir battu à mort et abandonné dans un ruisseau attenant à sa maison une amie, Nicole El Dib. Pour les médias, la particularité de ce procès est qu’il concerne « le plus vieil accusé de France »: il a 93 ans. Mais c’est justement le traitement médiatique et l’empathie pour l’accusé qui ont attiré mon attention. Comme me l’a fait remarquer @MelleArmelle sur Twitter, Le Télégramme fait particulièrement fort en reprenant en titre le sobriquet « Papy Marcel », avancé par l’avocat de Marcel Guillot: « C’est un homme sans histoire, serviable, jamais violent, qu’on appelle communément Papy Marcel ». Les médias se délectent justement de l’incongruité de la situation: un homme de 93 ans parlant d’un « béguin » pour une femme de 82 ans. Comme dans Le Télégramme, l’article instaure une certain familiarité avec l’accusé du fait de son âge: le titre parle de « Marcel » tout court, ce qui est évidemment un moyen de souligner son âge.

Boris Cyrulnik : stop ou encore ? (1ère partie) Dans une récente pastille radiophonique, la distorsion de la réalité opérée par le célèbre médecin a atteint des proportions record. Cette nouvelle prouesse amène à lever le voile sur un trompe-l’œil dont l’étendue et la persistance ne laissent pas d’étonner. Les implications politiques de ses opinions, massivement diffusées sous les atours d’une parole de sagesse pétrie de science et d’humanisme, sont suffisamment sérieuses pour qu’on s’y penche. Dans l’émission du 3 mars 2013, il traitait à sa demande (aux dires de la journaliste) la question de savoir si le cerveau a un sexe. « Le cerveau a-t-il un sexe ? Après avoir mis en avant l’apport de Broca et la « neurologie clinique » pour l’étude scientifique de ce type de questions, ancrant ainsi symboliquement son propre discours dans cette discipline, voici ce qu’il répond : « Récemment, Doreen Kimura, une Canadienne, a dit qu’il y avait de très grandes différences entre le cerveau des hommes et le cerveau des femmes. « On » est un con

La "théorie du genre" contre l'ordre naturel, selon Elizabeth Montfort (partie 1) Il est recommandé de commencer par lire ce billet, qui résume l'objet du commentaire qui suit. Merci à mes relecteurs, qui se reconnaîtront. Les propos d’EM affectent l’objectivité afin de convaincre un maximum de personnes du danger de la situation, de la réalité de la menace et de la nécessité d’une action – ici, l’intervention massive dans un débat public. Il était dès lors probable, face à cette envie déréglée de convaincre et de transmettre ses idées, que j’allais me trouver devant des distorsions de la réalité, des mots qui changent de sens et des sens, de mots. En premier lieu, le terme de « théorie du genre » utilisé par EM est fallacieux. Au contraire de ce qu’affirme longuement EM, le sens de « genre » n’est pas flottant. EM prétend que le passage du mot français « sexe » au mot anglais « gender » a été comme un tour de passe-passe imposé aux instances nationales et internationales pour changer les mots de sens. (la suite dans quelques jours)

Parent Autrement à Tahiti Caractéristiques « féminines , caractéristiques « masculines  | «Genre ! Je l’ai souvent expliqué, le genre est un système qui distingue l’humanité en deux catégories étanches, « femmes » et « hommes », et crée en même temps une hiérarchie entre ces catégories. Mais le genre concerne aussi les représentations, symboles et valeurs associés à chaque catégorie. Posez-vous la question: quel adjectif associez-vous aux mots « homme » et « femme »? Lesquelles de ces caractéristiques sont positives? négatives? Et surtout: lesquelles sont les mieux socialement? Ces bodies Petit Bateau ont créé la polémique en 2011 pour leur caractère stéréotypé. J’ai posé la première question récemment sur Twitter et Facebook pour une conférence que je préparais pour le laboratoire GenERe. Caractéristiques « féminines » Caractéristiques « masculines » J’ai divisé, de manière subjective évidemment, les adjectifs en positif / négatif selon leur perception sociale. Quelques remarques sur ces résultats hautement scientifiques (ce n’est pas une étude américaine mais presque). J'aime :

"Sexes et races, deux réalités": une réponse à Nancy Huston et Michel Raymond La romancière Nancy Huston et Michel Raymond, "spécialiste de biologie évolutionniste", ont publié le 17 mai dans Le Monde une tribune intitulée "Sexes et races, deux réalités". La première a publié récemment un ouvrage qui se veut une charge contre la fameuse "théorie du genre": Reflets dans un oeil d’homme (Actes Sud, 2012). Son cheval de bataille: la reconnaissance du déterminisme biologique façonnant notamment les comportements sexuels des hommes et des femmes, qui serait nié par le genre, présenté comme une idéologie. Il faut, écrit-elle, replacer l’humain dans une continuité biologique avec le règne animal, continuité qui se manifesterait par exemple ainsi: Grossièrement exprimé, les jeunes femelles humaines tout comme les guenons tiennent à séduire les mâles, car elles veulent devenir mères. Elle s’appuie notamment sur les thèses de la psychologie évolutionniste, dont Michel Raymond (co-auteur de la tribune) est un représentant. L’opposition entre faits naturels et idéologie

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