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Les hommes proféministes : compagnons de route ou faux amis?

Les hommes proféministes : compagnons de route ou faux amis?
Quelles raisons peuvent mener un homme à se dire proféministe et que peut-il faire pour aider le mouvement féministe? Voilà les deux questions discutées ici. J’entends proposer pour les hommes proféministes de pratiquer le contraire de l’empowerment (ou autonomisation), soit le disempowerment, c’est-à-dire une (auto)réduction du pouvoir individuel et collectif qu’exercent les hommes sur les femmes, et un (auto)positionnement d’auxiliaire par rapport aux féministes. J’entends aussi rappeler que c’est toujours par l’effort déployé par des féministes que des hommes deviennent proféministes. Cette discussion s’inspire des analyses de féministes comme Simone de Beauvoir, Christine Delphy, Colette Guillaumin et Catharine MacKinnon, ainsi que des militantes qui m’ont confronté dans la sphère intime ou publique[2]. Ces féministes m’ont convaincu que le patriarcat, comme n’importe quel système de domination, repose sur une division clivant la société en deux classes antagonistes. Conclusion Related:  La place des hommes dans le féminismeComment lutter ?

De la masculinité à l’anti-masculinisme : Penser les rapports sociaux de sexe à partir d’une position sociale oppressive. par Léo Thiers-Vidal Origine : Article paru dans Nouvelles Questions Féministes, Vol. 21, n° 3, pp. 71-83, décembre 2002 (Tous droits réservés) Dans cet article, je propose une réflexion sur la manière dont les chercheurs-hommes engagés dans la lutte contre l’oppression des femmes par les hommes peuvent optimiser leur efficacité politique et scientifique dans l’analyse des rapports sociaux de sexe[1]. En effet, lorsqu’ils prétendent produire des analyses non-biaisées et pertinentes, ils sont confrontés à une double difficulté : d’une part comprendre pleinement des analyses féministes qui désignent leur existence comme source permanente d’oppression des femmes ; d’autre part apprendre à gérer les conflits intérieurs qui en découlent de façon à leur permettre un regard productif, impliqué autant que distancié, sur leur construction et leur action oppressives. Analyse des rapports sociaux de sexe : le décalage genré Bibliographie Tabet, Paola (1998).

La revue lesbienne Well Well Well a été entièrement rédigée selon des règles de grammaire égalitaires FÉMINISME - Souvenez-vous, quand vous étiez sur les bancs de l'école, de la première règle de grammaire qu'on vous a apprise: "Le masculin l'emporte sur le féminin". Depuis, vous avez pris le réflexe de gommer dans vos phrases la forme féminine quand elle se mêle à la forme masculine. N'est-ce qu'un détail de la grammaire française ou s'y cache-t-il un enjeu plus important, celui, tout simplement, de l'égalité entre les hommes et les femmes? C'est la question que s'est posé le magazine Well Well Well, un mook (mi-magazine, mi-book) lesbien lancé en septembre dernier, financé par crowdfunding, dont le deuxième numéro sort ce samedi 6 juin avec la chanteuse Soko en couverture. L'an dernier, la revue avait déjà bien fait parler d'elle, et pour cause: après les disparitions successives de têtue.com, de la Dixième Muse, de Lesbia Magazine, les lesbiennes se sont retrouvées sans média qui leur était destiné. "Si on ne le fait pas, qui le fait?" "Si on ne le fait pas, qui le fait?" Contactez-nous

Yen a marre de la Non-Mixité ! Critique agressive de la non-mixité... Pas de titre pour 12630 Il y a en marre ! Et tout ça parce que la nature a fait qu'on a un truc qui pendouille entre les jambes ! Malgré tout ça, nous savons qu'avec ce texte, on risque une fois de plus de se faire mettre dans la case des dominants masculins anti-féministes qui ne comprennent rien. Nous dédions donc ce texte à toutes-s celleux qui ont fermé, comme nous, leur gueule face aux projets en non-mixité, frustrés-ées de ne pas arriver à s'y opposer sans passer pour des adeptes de la domination masculine. Alors tout d'abord, chères adeptes de la non-mixité, sachez que nous considérons que vos arguments sont fondés. Pourquoi ? Bref ce que nous cherchons à dire ici, c'est que les rapports de genres sont un des prismes pour étudier les rapports de domination qui existent entre nous. Merci beaucoup pour cela... Il y a pourtant pire que tout cela dans la non-mixité érigée en dogme. Des antisexistes acharnés mais en colère.

Féministes radicales et hommes pro-féministes: l'alliance piégée | Mélissa Blais Download (.pdf) alliance_piegee_MB.pdf 13.2 MB Collapse Sidebar Loading Preview La double face du féminisme dans les milieux militants Quand j’étais ado, les règles pour les femmes étaient claires pour moi, je les voyais dans les magazines. Ma vie sexuelle a commencé lorsque je venais tout juste d’avoir 14 ans avec un garçon de mon âge et elle fut totalement épanouissante. Je ne peux pas le cacher, j’étais à un point tel attiré par ce garçon que j’en oubliais mes complexes physiques. En fait, c’est ce que je croyais jusqu’à temps que je repense à cette histoire 10 ans plus tard. Je n’étais pas du tout plus à l’aise que maintenant. Nous étions une cohorte de partys, toujours beaucoup d’alcool et de drogue. Quand j’ai rejoint un milieu « alternatif », se disant anarchiste et proféministe, on m’a fait croire que toutes les règles sur la beauté féminine tombaient. Je crois que ce flou est entretenu, car il permet un plus grand contrôle et une plus grande manœuvre de répression et d’humiliation. Il n’y a pas juste la question du poil qui me turlupine, mais bien celle de l’apparence en général.

Féminisme et non-mixité Ne me libère pas je m'en charge ! Après un commentaire portant sur la question de la non-mixité, il nous a semblé important de revenir sur le sujet et d'expliquer cette démarche que les Poupées en Pantalon utilisent ponctuellement dans leur fonctionnement. En effet, dans notre association, nous faisons régulièrement des réunions non-mixtes (en alternance avec des réunions ouvertes à toutes et tous). Alors pourquoi la non-mixité? La non-mixité est une méthode de notre combat. En somme, nous avons beau être féministes, nous avons nous aussi baigné depuis notre naissance dans un monde profondément patriarcal, phallocentré, homophobe (liste non-exhaustive). Nous nous comptons parmi ces individus. En même temps, je pourrais causer de la non-mixité pendant des heures. Ne me libère pas je m'en charge! Tout cela ne veut pas dire que les hommes ne sont pas concernés (car si, ils le sont), ou que nous n'en voulons pas du tout dans notre lutte! Est-ce que cette position est radicale?

Et si vous deviez faire pipi assis, messieurs, ce serait grave? | Ladies & gentlemen La féministe que je suis est régulièrement confrontée au reproche d'avoir des sujets de préoccupation prétendument dérisoires. Il n'est pas rare qu'on m'oppose l'urgence chômage quand je parle de l'urgence égalité salariale, l'urgence crise du logement quand je parle stéréotypes sexistes, l'urgence quartiers des cités quand je parle violences faites aux femmes... J'ai l'habitude de voir renvoyée la question de l'égalité femmes/hommes à de lendemains plus cléments pour ne pas dire à un bien pratique "p'têt ben plus tard, faudra voir quand le plein emploi, quand la faim dans le monde, quand l'effet de serre, quand le vaccin contre le sida, quand tout ira bien et qu'on aura plus qu'à peigner la girafe, alors, oui, si on a le temps, on s'inquiètera du sort des femmes." J'ai l'habitude et ça ne m'impressionne pas. Mais qu'elle n'est pas ma surprise quand je découvre qu'en matière de préoccupations dérisoires, les défenseurs de la virilité, parfois, se placent franchement là, pour le coup.

Pourquoi il était normal de virer Zéro Macho de la manif de Toulouse le premier février Depuis samedi Zéro Macho et son président Patric Jean viennent pleurer que le STRASS les a violemment agressé lors de la manif de défense de l'IVG qui avait lieu à Toulouse. Je n'y étais pas mais les témoignages d'ami-e-s qui y étaient ne vont pas dans ce sens, oui Zéro Macho a été viré mais pas avec la violence qu'ils décrivent (et il y a même des abolitionnistes présent-e-s ce jour là pour dire que cette violence était relative). "On est trop gentil, amène les cookies" D'abord qu'est-ce que zéro macho? (avec un bonus lesbophobie car vous le valez bien, Valérie Crêpe Georgette en a partagé d'autres sur twitter)Un des autres porte-paroles est Patric Jean "réalisateur, architecte transmédia, producteur". Sean Penn : Les vrais mecs n’achètent pas de filles (mais ils les cognent) Parlons quand même du slogan de cette banderole.Le 19 janvier les anti-choix manifestaient à Paris. Koala Le petit plus : Ce soir j'ai vu passé un truc, Zéro Macho invitait les hommes à rejoindre la PROFEMLISTE!

La non-mixité : une nécessité politique La ségrégation, c’est-à-dire la séparation imposée, l’accès réservé à certaines places ou certains espaces sociaux, est une des principales formes que prend la domination – que ce soit la domination des riches sur les pauvres, celle des hommes sur les femmes ou celle des blancs sur les non-blancs. Mais ce n’est pas la seule : de nombreux mécanismes de domination perdurent au sein même des espaces sociaux mixtes, malgré la mixité, voire parfois grâce à elle. C’est ce que montre Christine Delphy dans le texte qui suit : la mixité n’est pas en elle-même un bien qu’il faudrait opposer sans discernement à une non-mixité forcément « enfermante » et « étouffante » ; la non-mixité n’est en fait oppressante que lorsqu’elle est subie, au même titre que peut être oppressante une mixité ou une proximité subie. Je voudrais parler ici des différents sens de la mixité, en particulier mais pas exclusivement de la mixité entre les sexes, et de la non-mixité. La non-mixité subie La mixité sans l’égalité

Moi, ça va Pour le silence... …ou comment apprendre à fermer sa gueule. Je suis une femme. Je suis oppressée de pas mal de manières différentes mais on est pas là pour jouer aux Pokémon. Je suis une femme blanche cis hétéro, mariée, je fais partie de la classe moyenne. Il m’arrive de lire des commentaires de personnes outrées lorsqu’on leur demande de se taire. Exhibit B, en fait, ça a été mon déclencheur. Ce que j’ai compris à travers cet exemple (je veux dire, vraiment compris, à travers une expérience vécue), c’est que d’une part je ne pouvais pas décréter que quelque chose n’était pas problématique car ce ne l’était pas pour moi. J’ai eu honte. J’ai souvent honte, remarquez. Notre « soutien » ne passe pas par une réappropriation de l’oppression, c’est pourtant logique ! Nous osons justement car personne ne nous a plongé-e-s dans le silence par la violence. Je ne parle pas ici QUE de racisme, vous l’aurez compris… *wink wink* Breaking news : on peut soutenir sans ouvrir sa gueule. On peut écouter, d’abord. Ça dépend.

Laisse la Daphnee qui est en toi s’exprimer Il y a eu cet article il y a trois ans qui m'a mise tellement, mais tellement en colère. Un enfant de 5 ans décide de se déguiser pour halloween en Daphné, personnage de Scoobidoo . Déguisement qui pose visiblement beaucoup de problèmes aux mères de ces camarades qui tentèrent de culpabiliser la mère et l'enfant. Suite à mon article sur les hommes et le féminisme, certains m'ont mailé pour me demander quoi faire, comme s'il n'était pas clair pour eux que le patriarcat avait des conséquences directes sur les hommes. Alors en vrac : - beaucoup de parents refusent que leurs enfants mâles jouent à des jouets dits féminins. - beaucoup de parents éduquent leur garçon dans l'idée que son agressivité est acceptable. - l'expression des sentiments dits féminins. - le droit à ne pas adopter des comportements dits masculins. - être dans l'impossibilité quasi totale de porter plainte si on a été victime d'une agression sexuelle ou d'un viol parce qu'un homme violé cela n'existe pas". - les enfants.

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