Objecter la croissance
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Une contribution à l’élaboration d’une stratégie de la transformation pour sortir définitivement du capitalisme. « Galaxie décroissante », « nébuleuse de la décroissance », les expressions ne manquent pas pour qualifier aujourd’hui dans les petits mondes de la gauche de la gauche, de la gauche écologique, de l’extrême gauche ou l’autre gauche, le flou dans lequel s’investissent tous ceux qu’il vaudrait mieux nommer les « objecteurs de – conscience à la – croissance ». Pourtant la « décroissance » vient d’apparaître en tant que telle aux élections européennes : mais son escargot-symbole de sa patience et de sa mesure va certainement trop lentement pour les précipités de l’Unitude.
« Habiter autrement nos espaces ruraux » : Film de 20mn « Portraits de lieux de vie » présenté par Etienne Alriq, (architecte) Association RELIER ( http://www.reseau-relier.org/ )
D'abord, on peut se poser rapidement la question: la réduction des inégalités est-elle souhaitable ? N'est-ce pas dans l'ordre des choses d'avoir des puissants et des faibles, des riches et des pauvres, et est-ce que ce n'est pas ça qui motive les hommes à se surpasser ? Pour une part, c'est sans doute vrai, mais on parle surtout ici d'égalité des chances et d'équité. Les hommes ayant des envies et des besoins différents, l'égalité matérielle ou financière n'est pas un objectif qu'on peut se fixer, on peut par contre limiter les écarts.
13 novembre 2007« Décroître, voilà le mot qui fait peur. Notre imaginaire culturel est contaminé par l’impression que c’est la quantité (et non la qualité) de biens matériels possédés qui fait notre bonheur. » Plaidoyer pour la décroissance, signé par un collectif d’écologistes belges. Par Yannick Bovy, Didier Brissa, Julien DOHET, Pierre Eyben, Christian Jonet, Michel Recloux, Olivier Starquit, La Libre Belgique, 10 novembre 2007 Il est des notions dont la terminologie même nuit à leur diffusion et à leur appréhension, aussi fondées soient-elles. Il en va ainsi de la "décroissance". En ces temps de début de prise de conscience du réchauffement climatique, les penseurs de la décroissance fournissent pourtant deux outils bien utiles : un démontage des notions de croissance et de PIB (produit intérieur brut) pour mesurer l’évolution d’une société, et une critique acérée du productivisme capitaliste conduisant à la surproduction.
J’ai été invité le 6 octobre par les Amis du Monde Diplomatique et Attac à débattre avec Serge Latouche de la croissance et de la décroissance. Théâtre bondé dans la banlieue lilloise, 450 personnes. Nous sommes l’un et l’autre des « objecteurs de croissance ».
Adeptes du « consommer moins » et « vivre mieux », certains renoncent à l’auto, d’autres au frigo, la plupart à la télé. Végétariens, amateurs de bio, écologistes, militants alter... Gros plan sur les « décroissants », leur credo, leurs contradictions. Article de Laure Noualhat paru dans Libération lundi 27 juin 2005. La croissance en berne, certains s’en réjouissent. On les appelle les « objecteurs de croissance ».
L’habit ne fait pas le moine, bien sûr, mais une belle apparence inspire le respect. C’est pourquoi il est tout sauf anecdotique que l’idée de décroissance, si allègrement injuriée par les thuriféraires du dogme croissanciste, ait été accueillie dans un lieu imprégné de pensée. Du 26 au 29 mars s’est tenue dans la belle université de Barcelone la deuxième conférence sur la décroissance économique. Ouverte par le recteur, organisée par l’Institut de science et de technologie environnementales (ICTA) de la capitale catalane, elle a réuni plus de 500 chercheurs et activistes venus de nombreux pays européens et américains.
L'habit ne fait pas le moine, bien sûr, mais une belle apparence inspire le respect. C'est pourquoi il est tout sauf anecdotique que l'idée de décroissance, si allègrement injuriée par les thuriféraires du dogme « croissanciste », ait été accueillie dans un lieu imprégné de pensée. Du 26 au 29 mars s'est tenue dans la belle université de Barcelone la deuxième conférence sur la décroissance économique. Ouverte par le recteur, organisée par l'Institut de science et de technologie environnementales (ICTA) de la capitale catalane, elle a réuni plus de 500 chercheurs et activistes venus de nombreux pays européens et américains.
La confusion qui s’est imposée, tant dans le domaine financier, que dans le domaine social, vient de faire naître un nouveau mouvement dont on commence à parler. Aujourd’hui, l’écologie est une mode, et chaque parti saupoudre son programme avec un peu d’écologie, à tel point que l’électeur ne s’y retrouve plus. Observons le cas du très médiatique Nicolas Hulot, et de son pacte écologique. Il a réuni 700 000 signatures qui lorsqu’il a abandonné sa candidature présidentielle, sont allées gonfler le nombre des voix de l’autre Nicolas, son ami. « Si les 225 personnes les plus riches du monde donnaient seulement les 4 % de leur fortune, ça permettrait l’accès aux besoins et aux services des 6 milliards d’humains de notre planète ». Les dépenses annuelles d’armement mondiales sont de 1 000 milliards de dollars au moment ou 2 milliards d’humains vivent avec 2 dollars par jour.
Depuis le 10 novembre, notre principal serveur de fichiers est en panne. La conséquence ? Les sites Web et les mailing-lists Sympa ne fonctionnent plus. L'association APINC propose depuis décembre 2001 des services non commerciaux autogérés, administrés par des bénévoles et destinés aux projets non marchands. L'association rassemble des Internautes qui partagent des idées communes : développer, défendre et promouvoir l'Internet non commercial et le partage des connaissances ! L'ensemble des membres agit sur les décisions concernant la vie de l'association et participe à la vie de la communauté.
Le P.O.C., après approbation des adhérents, rejoint l'E.P.O.C. : Ecologie, Pacifisme, Objection de Croissance. A bientôt pour la suite des événements sur le nouveau site internet de l'EPOC !