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De l’éducation populaire à la domestication par la « culture », par Franck Lepage

De l’éducation populaire à la domestication par la « culture », par Franck Lepage
En France, quand on prononce le mot « culture », chacun comprend « art » et plus précisément « art contemporain ». Le mot Culture, avec son singulier et sa majuscule, suscite une religiosité appuyée sur ce nouveau sacré, l’art, essence supérieure incarnée par quelques individus eux-mêmes touchés par une grâce — les « vrais » artistes. La population, elle, est invitée à contempler le mystère. Entamée dès les années 1960 sous l’égide du ministère des affaires culturelles, la réduction de la culture à l’art représente une catastrophe intellectuelle pour tout homme ou toute femme de progrès. Si « culture » ne veut plus dire qu’« art », alors ni l’action syndicale, ni les luttes des minorités, ni le féminisme, ni l’histoire, ni les métiers, ni la paysannerie, ni l’explication économique, etc., ne font plus partie de la culture. Entre cette dernière et la politique s’instaure un rapport d’exclusion. En 1944, un paquebot fait route tous feux éteints vers la France.

http://www.monde-diplomatique.fr/2009/05/LEPAGE/17113

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Un immense besoin d'éducation populaire Où va le monde et que peuvent les hommes ? C'est à ces deux questions que l'éducation populaire tente à sa manière de répondre. Le Monde.fr | • Mis à jour le | Par Christian Maurel, sociologue, cofondateur du collectif national Education populaire et transformation sociale Où va le monde et que peuvent les hommes ? HUBERT GIGNOUX L'histoire d'Hubert Gignoux, c'est celle des Jean Vilar, Jean Dasté, Roger Planchon. Celle des pionniers de la décentralisation, hérauts d'un « théâtre service public » qui, pour se vouloir populaire, s'est toujours montré d'une exigence et d'une éthique exemplaire. Né à Lyon en 1915, cet acteur, metteur en scène et chef de troupe, s'est engagé très tôt dans le théâtre. Étudiant en droit et en sciences politiques, il rejoint, à dix-huit ans, les Comédiens Routiers de Léon Chancerel, neveu et émule de Copeau qui, de 1924 à 1929, avait quitté Paris et le Vieux-Colombier pour s'installer en Bourgogne avec ses « copiaux ». À leur exemple, Hubert Gignoux et ses camarades s'installent dans les villages, jouent sur des tréteaux.

Dix Bonnes raisons d'aimer ou pas l'éducation populaire, le livre 10 raisons d’aimer (ou pas) l’éducation populaire tel est le titre du livre publié aux Éditions de L’Atelier. Treize jeunes (ou presque) racontent leurs éducations populaires à travers leurs expériences de militants. Parce qu’entre le toit familial, la rue, le collège ou le lycée, un autre lieu existe : l’éducation populaire. Un espace où il est possible d’apprendre sans la tutelle des profs et des parents. Les vertus scolaires (2/2) : Attention à l'attention Aussi précieuse que difficile à obtenir, comment se cultive l'attention, qualité essentielle aux apprentissages ? L’attention à l’honneur aujourd’hui dans Rue des écoles. Car c’est bien une vertu scolaire cardinale que cette attention qu’on sollicite – qui manque souvent et sans laquelle aucun apprentissage n’est possible. Une attention donc à la parole de l’enseignant, aux textes, au travail demandé… attention à soi et à sa propre réflexion, et c’est le plus difficile à obtenir peut-être. A ceci s’ajoute le contexte numérique qui distrait et donne le sentiment d’être assailli en permanence d’informations diverses – ce qui pose une sérieuse question éducative : Faut-il faire de l’école un sanctuaire de l’attention (pure et unilatérale) ou apprendre aux élèves à gérer les sollicitations multiples du monde connecté ?

L’inculture pour tous. La nouvelle utopie des politiques culturelles « Option Culture Avec son dernier ouvrage, c’est à une critique âpre et sans concession que se livre Serge Chaumier, en passant par une généalogie des politiques culturelles et de démocratisation de la culture, aboutissant au constat d’un décentrement plus ou moins assumé de l’impératif culturel au profit d’une extension problématique de la notion de culture et du surgissement irrépressible des industries culturelles. Son propos est le suivant : « Comment la culture peut-elle être à tous les étages et en même temps les inégalités demeurer réelles et persistantes ? » (p. 13). Pour appuyer sa démonstration, l’auteur livre un grand nombre de citations ainsi qu’une bibliographie particulièrement fournie. Voici quelques phrases du livre de Serge Chaumier, L’inculture pour tous. La nouvelle utopie des politiques culturelles, pour donner envie d’aller y voir de plus près :

Qui veut la peau de l'éducation populaire ? - Mouvement associatif Depuis quelques mois, les associations d’éducation populaire subissent une campagne de déstabilisation de la part du gouvernement. Baisses de financement, suppressions de subventions, démantèlement des outils à leur disposition, tout y passe. Jusqu’à la fermeture d’un lieu historique pour ces associations : l’Institut national de jeunesse et d’éducation populaire (INJEP) de Marly-Le-Roi.

untitled Chapitre premier Le contexte Il convient de présenter sommairement le contexte politique, économique et artistique de la fin du xixe siècle et du début du xxe siècle pour saisir le milieu dans lequel Ghéon a vécu et les influences qui ont pu en découler. « L’Education Populaire, monsieur, ils n’en ont pas voulu ! » Par Franck Lepage C’est ce qui m’est arrivé. Et c’est l’histoire que je vais vous raconter. Quand je dis : « J’ai arrêté de croire à la culture? », entendons-nous bien, c’est idiot comme phrase !

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