background preloader

Les entreprises ne créent pas l'emploi

Les entreprises ne créent pas l'emploi
Il faut avoir sérieusement forcé sur les boissons fermentées, et se trouver victime de leur propension à faire paraître toutes les routes sinueuses, pour voir, comme s’y emploie le commentariat quasi-unanime, un tournant néolibéral dans les annonces récentes de François Hollande (1). Sans porter trop hauts les standards de la sobriété, la vérité appelle plutôt une de ces formulations dont Jean-Pierre Raffarin nous avait enchantés en son temps : la route est droite et la pente est forte — mais très descendante (et les freins viennent de lâcher). Entreprise, mon amour ? En effet, droit, c’est droit ! Et depuis l’origine. Evidemment, pour s’en apercevoir, il aurait fallu prêter un peu plus attention aux six premiers mois de la présidence Hollande, où tout a été posé pour cinq ans, et les actes et la logique des actes. Ce texte est la version longue de l’article paru dans Le Monde diplomatique de mars 2014. Et voilà énoncée la logique des actes. La prise d’otages du capital Le capital-enfant

http://blog.mondediplo.net/2014-02-26-Les-entreprises-ne-creent-pas-l-emploi

Related:  Esclavage modernel'emploi et le travail dans 20 ansÉconomieCoût du capitalFrédéric Lordon

Mot-clé : souffrance au travail Édition : Le travail en question Souffrance au travail : un espoir ? 01 janvier 2014 | Par Liliane Baie Ceux qui ne l'ont pas vécu ont de fortes raisons de ne pas le comprendre. Tout juste peuvent-ils constater parfois, impuissants, la dégradation progressive de l'humeur d'un de leurs proches qui est victime de cette « souffrance professionnelle » qu'ils appréhendent mal. 65% des métiers de demain n'existent pas. L'école est-elle prête ? Elle ne meurt pas mais elles profondément bouleversée. Je m'appuie cette fois sur un travail de prospective publié sur le site Regards sur le numérique de Microsoft, qui se fait l'écho d'une recherche menée par TFE Research et Michell Zappa sur l'impact des technologies sur l'éducation. Première étape, elle nous conduit en 2016, c'est la " ludification ". Néologisme français pour " gamification ", en gros le recours à des mécanismes venus du jeu. Vous savez que tout le monde court après le moteur du plaisir pour favoriser les apprentissages.

Allemagne: la pauvreté à son plus haut niveau La pauvreté a encore augmenté en Allemagne, pourtant première économie de la zone euro, pour atteindre son plus haut niveau depuis la Réunification en 1990, s'alarment des associations d'aide sociale dans un rapport publié aujourd'hui. "Jamais la pauvreté n'a été aussi importante en Allemagne, jamais les clivages régionaux aussi profonds", a déclaré au cours d'une conférence de presse à Berlin Ulrich Schneider, président de la très respectée "Paritätische Gesamtverband", fédération regroupant 10.000 associations du domaine social et de la santé. Le rapport, baptisé la "République fissurée", évoque ainsi un taux de pauvreté "historiquement" élevé depuis la Réunification de l'Allemagne en 1990, passant de 15% en 2012 à 15,5% en 2013 (12,1 millions de personnes en 2012, 12,5 millions en 2013, pour une population totale de 80 millions d'habitants).

Femmes de Tunisie contre patrons français ! (illustration : carte postale du comité de soutien des syndicalistes de LATelec Fouchana) Ah, qu’ elle était jolie la révolution tunisienne, vous vous souvenez, il y a juste trois ans, la "Révolution de jasmin" ? Aujourd’hui, il faut bien le dire, c’était mieux avant. Je parle pour les entreprises françaises. Tranquillité sociale, main d’œuvre habile et docile, et surtout pas chère... Le rêve éveillé européiste C’est probablement d’avoir pris pareille raclée aux dernières élections européennes qui pousse irrésistiblement le parti européiste aux ultimes recours du rêve éveillé. En l’occurrence le rêve a une figure nouvelle, jeune et avenante, et puis aussi un nom : ceux de Matteo Renzi. Il n’avait d’ailleurs pas fallu vingt-quatre heures aux Déconfits pour se jeter sur cette providence inespérée, et célébrer en le président du conseil italien la preuve vivante et formelle que « Vrai (sic) leçon pour @fhollande : Matteo Renzi montre que les réformes et le courage politique payent » – évidemment c’est du Quatremer dans le texte, en date du 26 mai même, car le cri de joie n’attend pas, qui plus est en langue twitter, mais peu importe, il y a bien là comme le fond d’une pensée, et d’ailleurs en tous les sens du terme.

La mort de l’économie et du travail En fait, j’aurais dû voir venir le truc. Dans les années 1980, les prolos ont été violemment déclassés. Nos parents nous ont recommandé de bien faire des études pour ne pas finir comme eux. « Il faut bien travailler à l’école pour avoir un bon métier plus tard. » Ensuite, à partir des années 1990, ce sont les petits fonctionnaires et les salariés pas très éduqués qui ont été basculés dans des structures privées, où ils étaient corvéables à merci, désormais au service des actionnaires et relevant des managers, très vaguement protégés par le droit du travail. Le début du 21e siècle a vu ma génération, même les plus éduqués, basculer à leur tour dans la précarité.

Comment travaillera-on dans 10 ans ? - Mutinerie, Coworking Paris Nos modes de travail sont à l’aube d’une révolution radicale. Une révolution susceptible de modifier en profondeur l’organisation de nos sociétés et la conception même du travail. On aspire à travailler différemment, on ressent le besoin de s’organiser autrement et partout dans le monde, des initiatives émergent et proposent des alternatives viables. Evoluant au coeur de ces nouveaux modes de travail depuis plusieurs années et ayant la chance de pouvoir mener des recherches autour de ces questions, je vous propose un tour d’horizon des principales mutations à venir dans nos façons de travailler : On a du mal à l’imaginer aujourd’hui, mais le temps n’est pas loin où le nombre de travailleurs indépendants aura dépassé le nombre de salariés.

Capitalisme ou démocratie, mais pas les deux à la fois Dans un ouvrage récemment traduit en français (1), Wolfgang Streeck dresse un constat pessimiste des rapports entre le capitalisme et la démocratie. Cette dernière implique que les citoyens aient la possibilité d’imposer au capital des contraintes dont celui-ci, en tant que classe, n’a de cesse de vouloir se libérer. La période que le sociologue allemand appelle le «capitalisme démocratique» - qui débuta après la Seconde Guerre mondiale et se caractérisa par la création d’institutions (comme la protection sociale) ou l’imposition de réglementations sur le marché du travail (protection de l’emploi), les marchés de biens et services (nationalisations, encadrement de la concurrence et du commerce international) ou les marchés monétaires et financiers (restrictions à la circulation des capitaux, taux de change fixes, contrôle de la Banque centrale) - déboucha, dans les années 70, sur une véritable révolte du capital.

Quel pacte ? Quelles entreprises ? Pour QUI dans les entreprises ? Dans quel but ? (Part. 2) « Moins de charges, plus d’embauches et de dialogue » ? L’expérience est là et fait foi : toutes les remises de « charges » ont été essayées depuis 25 ans, elles n’ont JAMAIS permis de relancer l’économie, de refaire de l’emploi. C’est un puits sans fonds. Notre problème n’est pas le coût du travail mais le coût du capital : il est trop cher, il est trop avide, les dividendes et les banques prennent trop. Elles pillent notre productivité et diminuent notre « compétitivité ».

L'euro, ou la haine de la démocratie Forcément, ça leur a coupé la chique. Qu’on puisse jouer la carte de la démocratie, c’est la chose qui est maintenant tellement hors de leur entendement qu’elle les laisse toujours sidérés, pantois et démunis. Vraiment, à cet instant, on aurait voulu voir leurs têtes, mâchoires décrochées comme des tiroirs de commodes fraîchement cambriolées : Sapin, Hollande, Moscovici, leurs experts organiques, leurs journalistes de propagande, tous ceux qui n’ayant que la « modernité » à la bouche se sont si constamment efforcés d’en finir avec le peuple, pénible démos, et pénible démocratie quand il lui vient à l’idée de ne pas se contenter de valider ce qui a été décidé pour elle. Mais c’est une némésis et personne n’y pourra rien : il vient toujours un moment où la politique chassée par la porte revient par la fenêtre. Plus elle a été chassée obstinément d’ailleurs, et plus ses retours sont fracassants. Le référendum, ou le retour du refoulé

Les 10 compétences qui seront nécessaires en 2020 selon l’IFTF La connectivité mondiale, les machines intelligentes et les nouveaux médias remodèlent notre vision du travail, ce qui le constitue et les compétences dont nous avons besoin pour être productif. L’Institute for the future (IFTF) a décrit les 10 compétences clés dont nous aurons besoin dans une dizaine d’année. Cette étude se différencie des études habituelles qui cherchent plutôt à établir une typologie des métiers futurs (avec des prédictions qui ne s’avèrent pas exactes). L’article de la FING a proposé une traduction de ces compétences que nous vous reproduisons ci-dessous. Téléchargez le rapport présentant les compétences et la carte créée pour les représenter. via Les 1 % les plus riches posséderont bientôt la moitié de la richesse mondiale L'ONG Oxfam publie, lundi 19 janvier, une nouvelle étude, consultable en ligne, révélant l'ampleur des inégalités dans le partage des richesses sur la planète. Selon ses calculs, réalisés à partir de données fournies par le Crédit Suisse, la richesse cumulée des 1 % les plus riches de la planète dépassera bientôt celle détenue par les 99 % restants. Selon Oxfam, « la part du patrimoine mondial détenu par les 1 % les plus riches était passée de 44 % en 2009 à 48 % en 2014, et dépasserait les 50 % en 2016 ». Cela signifie que s'ils continuent à s'enrichir, ils posséderont plus que l'ensemble des autres habitants de la planète réunis. La quasi-totalité des 52 % de patrimoine restant sont aux mains des 20 % les plus riches. « Au final, 80 % de la population mondiale doit se contenter de seulement 5,5 % des richesses », estime le rapport. « Le fossé entre les grandes fortunes et le reste de la population se creuse rapidement », poursuit-elle.

Quel pacte ? Quelles entreprises ? Pour QUI dans les entreprises ? Dans quel but ? (Part 1) Sortir les entreprises de la spirale malfaisante dans laquelle la finance les entrainent contre l’emploi (part. 1) Un « pacte avec les entreprises » nous dit-on ? Pourquoi ? Parce que jusqu’à présent l’état a donné aux entreprises 65 milliards d’aides publiques et 20 milliards de CICE… « sans pacte » ? Leçons de Grèce à l’usage d’un internationalisme imaginaire (et en vue d’un internationalisme réel) Le texte qui suit est une version à peine modifiée de l’intervention au débat organisé par le collectif Penser l’émancipation [1] à l’EHESS, le 2 avril, sur le thème « L’Etat, le capital, l’internationalisme. Leçons de Grèce », en présence de Panagiotis Sotiris, dirigeant d’Antarsya. Cher Panagiotis, si tu n’étais pas déjà parfaitement au courant de ce qui se passe dans la vie politique française, tu pourrais, tel un Montesquieu contemporain, rentrer chez toi et écrire de nouvelles Lettres Persanes – ou tout simplement des Lettres Hellènes. Tu y raconterais une étrange contrée, la France, où, pour une large part de la gauche se disant radicale, vouloir sortir de l’euro c’est être un fasciste en puissance, réaffirmer le principe de souveraineté démocratique contre les institutions européennes qui nous en infligent le dernier degré de dépossession, c’est être le fourrier du Front National.

Related: