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Dérapages (Capital)

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Bonnet d’âne pour Du Pareil au même. Cette cadre de la Poste avait l'habitude d'aller chez Du Pareil au même, il y a quelques années.

Bonnet d’âne pour Du Pareil au même

A l'occasion des soldes, nous lui avons demandé d'y retourner pour jauger les collections. Avec ses deux enfants, elle s'est donc rendue dans un magasin, au centre de Paris. Verdict ? «Franchement, tout cela est bien criard», a-t-elle jugé, entre parka à motif camouflage, pantalon multicolore flashy et pull imprimé léopard... La nouvelle collection, avec son teeshirt aux rayures bleu et orange découpées de travers ou sa parka orange, n'a pas beaucoup plus trouvé grâce à ses yeux. Dim badaboum ... Sur un marché de la lingerie de plus en plus concurrentiel, la légendaire marque a beaucoup perdu en créativité.

Dim badaboum ...

Son actionnaire américain a entamé une douloureuse cure minceur. A Autun, on a le moral dans les chaussettes. Voilà six mois que cette cité du Morvan vit sous la menace d'un plan social. Dim, le premier employeur de la ville, va sabrer un quart de ses effectifs, pas loin de 200 postes. "Tout le monde a quelqu'un de sa famille qui y travaille, raconte Eric Bouthray, chef du bureau du "Journal de Saône-et-Loire". Les licenciements concerneront les fonctions support et achats, tout comme au siège, à Rueil-Malmaison, dans la banlieue ouest de Paris, où 200 autres jobs administratifs sont condamnés. La marque qui a démocratisé les collants et libéré les silhouettes féminines, avec en bande-son l'un des plus fameux jingles de la pub française, file un mauvais coton. >> Cliquez sur l'image pour l'agrandir.

La première cause des difficultés actuelles ? ©Leemage/SP Eric Wattez. Opodo, Go Voyages, eDreams : les rois du voyage en ligne tombent de haut. A l'heure où le français Vente-privée monte au capital du site de billets d'avions MisterFly, Odigeo, le leader européen du secteur qui possède les trois marques Opodo, Go Voyages et eDreams, se porte mal...

Opodo, Go Voyages, eDreams : les rois du voyage en ligne tombent de haut

Visite en soute d'un groupe en pleine turbulence. Chez Odigeo, on a le sens du timing ou... du cynisme. Fin novembre, ses salariés ont reçu un e-mail de la DRH les encourageant à faire suivre les CV de leurs amis afin de «créer une équipe gagnante». Il promettait même «un bonus de parrainage». Quelques heures plus tard, les mêmes apprenaient la suppression de 112 postes à Paris. Il faut dire que le premier vendeur européen de billets d'avion n'a plus le temps de zigzaguer. Sur le papier, pourtant, le rapprochement avait du sens. Las, rien ne s'est passé comme prévu. Seul dans le cockpit, l'Espagnol a centralisé au niveau mondial les négociations avec les compagnies aériennes afin de décrocher des tarifs plus bas et des commissions plus généreuses. L'explication ? Gilles Tanguy. Fnac, la fin du mythe (première partie)

En présentant le 13 janvier 2012 son plan d'économie, drastique, le Pdg Alexandre Bompard conditionnait à "l'aggravation de la crise économique" et simultanément à la "forte diminution de la consommation des ménages" l'origine du mal qui frappait la Fnac.

Fnac, la fin du mythe (première partie)

Des causes conjoncturelles indiscutables, qui n'épargnent aucune enseigne du secteur des produits techniques et électroniques et surgit après les douloureux aggiornamenti provoqués par l'irruption d'internet dans le secteur des produits éditoriaux -téléchargement de la musique, bouleversement du e-commerce, apparition de nouveaux concurrents (Amazon). Suffisent-elles pour autant à circonscrire l'exhaustivité des raisons de l'infection? Certes non. Car d'autres, cette fois endogènes et d'ordres social, managérial, et culturel, se juxtaposent, éclairent complémentairement la situation. Carrefour L'affrontement et la fracture intergénérationnels sont donc une réalité, concèdent des salariés.

>> La Fnac bientôt introduite en Bourse. Les jambons Aoste sont tombés sur un os - 1. Les ventes de ce faux italien installé en Isère, leader du jambon cru dans les supermarchés, dégustent.

Les jambons Aoste sont tombés sur un os - 1

Une illustration de la guerre terrible qui se joue entre producteurs et distributeurs. Cet été, Aoste veut se faire remarquer dans les hypermarchés. Bacs réfrigérés redécorés à sa marque, dégustations de sa dernière nouveauté, le «caviar de jambon», promotions à tout-va. Chez Carrefour, une barquette est ainsi offerte pour deux achetées, avec en prime, dans chacune, une tranche gratuite ! «Ce type d'opération peut multiplier les ventes par quinze», assure, chez Aoste, Bruno Gil. Pas question pour le charcutier de revivre les péripéties de 2013.