background preloader

La démondialisation et ses ennemis, par Frédéric Lordon

La démondialisation et ses ennemis, par Frédéric Lordon
Au commencement, les choses étaient simples : il y avait la raison — qui procédait par cercles (avec M. Alain Minc au milieu) —, et puis il y avait la maladie mentale. Les raisonnables avaient établi que la mondialisation était la réalisation du bonheur ; tous ceux qui n’avaient pas le bon goût d’y croire étaient à enfermer. « Raison » cependant confrontée à un léger problème de cohérence interne puisque, se voulant l’idéal de la discussion conduite selon les normes de la vérité et du meilleur argument, elle n’en aura pas moins interdit le débat pendant deux décennies et n’aura consenti à le laisser s’ouvrir qu’au spectacle de la plus grande crise du capitalisme. La temporalité de la macroéconomie voudra que les effets terribles de la méga-austérité européenne se fassent réellement sentir en France à partir du premier semestre 2012. Cauchemar à grand spectacle Mais voilà la crise qui emporte tout — et sa terrible menace du ridicule. Vœux pieux et rapports concrets

La démondialisation ou la dégénérescence de l’altermondialisme Un concept semble être actuellement à la mode en France dans les rangs de ceux qui critiquent la mondialisation. Ce n’est plus l’altermondialisme, mais bien la démondialisation. Il n’y a pas qu’un glissement sémantique entre les deux termes. Le concept de démondialisation fait en effet sauter un certain nombre de tabous que les altermondialistes s’étaient jusqu’à présent bien gardés de franchir. On peut même estimer que la démondialisation constitue une dégénérescence du projet altermondialiste. Le concept de démondialisation semble avoir une grande influence sur le débat en France en 2011. Le concept n’est cependant pas nouveau. Ce concept est donc arrivé récemment dans le débat en France. Les adeptes de la démondialisation dénoncent en effet l’échec, à leurs yeux, de l’actuel processus de mondialisation, assimilé aux inégalités, à la précarité, aux délocalisations et à la désindustrialisation. © Telos.

Absurde démondialisation LE MONDE | • Mis à jour le | Par Zaki Laïdi, directeur de recherche à Sciences Po (Centre d'études européennes) Une récente étude a confirmé une fois de plus l'exceptionnelle impopularité auprès de l'opinion publique française de l'ouverture des marchés. Dans ces conditions, il n'est pas étonnant que l'appel à relever les droits de douane se trouve massivement plébiscité par l'opinion. Il n'est pas non plus étonnant que le thème provocateur de la démondialisation prenne comme un feu de brousse. Cette thèse va bien au-delà des thèses de la régulation de la mondialisation, puisqu'elle envisage une forme de déconnexion par rapport à l'économie mondiale au travers de la réduction des échanges commerciaux et l'autocentrage économique. Pour vivre heureux, vivons cachés ! Il faut tout d'abord admettre que la défiance vis-à-vis du libre-échange n'est absolument pas spécifiquement française. La seconde raison tient au fait que l'ouverture des marchés n'est pas socialement neutre.

Qui contrôle l'information et la diffusion des connaissances ? L’information et la connaissance ont les caractéristiques des biens publics. La non rivalité est évidente, puisque le fait qu’un individu utilise une connaissance ou une information n’interdit pas à un autre individu d’utiliser en même temps cette information ou cette connaissance. Comme il est difficile de contrôler leur diffusion de façon privative la connaissance et l’information sont en grande partie non soumise à l’exclusion par le marché. Faut-il avoir peur de Google et de ses avatars ? Vous utilisez un moteur de recherche et c’est probablement Google. Sur Dailymotion vous pouvez voir ce documentaire de 52 minutes diffusé pour la première fois le dimanche 9 décembre 2007 à 22:20 Auteur-réalisateur : Gilles Cayatte Production : France 5 / Dream Way Productions Année : 2007 Le reportage est très orienté sur la vie à l’intérieur de Google. Comme la cartographie a été réalisée en juin 2007 vous devinez qu’elle est plus étendue aujourd’hui.

La fin de la mondialisation Je discutais en novembre avec un dirigeant d'une de ces nouvelles sociétés chinoises de capital-investissement. Il se félicitait des investissements de sa société dans les domaines des logiciels d'économie d'énergie et des communications mobiles. Mais rien pour les entreprises qui exportent. Les investisseurs intelligents chinois regardent désormais vers le marché intérieur et évitent le secteur qui a pourtant apporté tant de croissance ces dernières années, signe d'une nouvelle tendance surprenante: la démondialisation. publicité Dans les mois qui ont suivi septembre 2008, quasiment tous les indicateurs qui montraient que l'économie globalisée était de plus en plus interconnectée se sont effondrés. Expatriés La Banque interaméricaine de développement a déclaré en août que les expatriés d'Amérique latine et des Caraïbes enverraient en 2009 11% d'argent en moins - on en reviendra ainsi au niveau de 2006. Relocalisation La politique a aussi un rôle dans la démondialisation. Daniel Gross

Qui a peur de la démondialisation Dans une tribune récemment publiée sur Mediapart (6 juin 2011), des membres du conseil scientifique d’Attac (Geneviève Azam, Jacques Cossart, Thomas Coutrot, Jean-Marie Harribey, Michel Husson, Pierre Khalfa, Dominique Plihon, Catherine Samary et Aurélie Trouvé) déclarent « s’inquiét(er) de la fortune rencontrée par la démondialisation ». Je crois avoir à leur endroit suffisamment d’estime et d’amitié pour leur dire mes désaccords – à plus forte raison après m’être rendu coupable d’avoir moi-même employé le mot « à problème » (1)… Dépolluer du FN Du problème en question, il est sans doute utile de commencer par déblayer la situation politique – entendre la dépolluer du Front national. Au fait, qu’est-ce que la mondialisation ? Il y a alors deux définitions possibles de la mondialisation : De quelques approximations de l’anti-démondialisation La question décisive de la souveraineté Les signataires objecteront qu’ils visent moins loin que le monde : l’Europe. Souveraineté, peuples

En route vers la démondialisation D’un côté, nous avons une Terre et une biosphère contenant des ressources et de la matière limitées, bornées et finies. D’un autre côté, nous avons une espèce humaine en constante expansion dans une perspective historique. Cette espèce, l’une parmi les autres, prélève et transforme une grande part des ressources disponibles pour maximiser sa « joie de vivre ». La Terre pourra t-elle supporter une croissance continue, ou bien devra-t-on remettre profondément en cause notre conception du développement humain ? Si on considère le système de pensée dominant, on s’aperçoit qu’il est régi par une conception assez inquiétante de ce que devrait être le bonheur de l’humanité. Cette conception socio-économique dit que la valeur du monde est dans la croissance et dans le développement. On s’aperçoit que cette logique humaine n’est pas durable. La seule issue est de revenir en arrière, de freiner, de ralentir. Cela passe notamment par une remise en cause de la mondialisation.

La démondialisation pour les nuls - L'Express L'Expansion Gérard Longuet trouve le concept "ringard et irresponsable", Pascal Lamy "réactionnaire" et Attac "superficiel et simpliste". Quel est donc ce concept qui fâche aussi bien les altermondialistes que les chantres du néolibéralisme? La démondialisation bien sûr. Et ils n'ont pas fini d'être fâchés. La mondialisation a-t-elle échoué ? Pour ses adversaires, la mondialisation a trouvé sa limite avec la crise financière de 2008: la déréglementation généralisée des échanges est en effet responsable, selon eux, de la délocalisation, de la désindustrialisation et donc de la précarisation des salariés des pays développés mis en concurrence avec ceux des pays en développement. Si les adeptes du libre échange ne nient pas que les inégalités aient augmenté ces dernières décennies, ils affirment que la mondialisation a sorti des centaines de millions de personnes de la pauvreté. Un argument que réfute le candidat aux primaires PS Arnaud Montebourg, auteur de "Votez pour la démondialisation".

définition de démondialisation C'est au sociologue Philippin, Walden Bello a qui on doit l'origine du mot "démondialisation" (dans son livre "Deglobalization, ideas for a New World Economy" en 2002). Il a utilisé ce terme pour dénoncer le pouvoir des grands organismes internationaux tels que le FMI, l'OMC et plaider pour un monde avec une décentralisation du pouvoir dans la gouvernance du commerce international. Aujourd'hui le terme refait surface avec des sens différents suivant celui qui le prononce. Toutefois on peut dire que le mot "démondialisation" regroupe les réalités suivantes : D'abord limiter le libre-échange, à travers la relocalisation de la production et des emplois et le retour à un protectionnisme ciblé via des droits de douanes. On peut également y ajouter un objectif écologique car produire à 15 000 kilomètres n'a aucun sens à un moment où l'atteinte à l'environnement est devenue un problème pour chacun des habitants de la planète. Voir aussi : autarcie ; Mondialisation

Mondialisation et démondialisation n°101 Avril 2014 Editorial Mondialisation et démondialisation sont dans un bateau... "Ce monde n'est plus qu'un marché, une immense foire", écrivait Jules Vernes en 1863 dans Paris au XXe siècle, une fiction destinée à décrire le monde de ... Repères Qui écrit les règles de la mondialisation ? Le pouvoir d'écrire les règles du jeu de la mondialisation économique appartient à divers acteurs, publics ou privés. La mondialisation en chiffres Une mise en perspective historique En remontant jusqu'à la Chine des Tang Du capitalisme d'aujourd'hui aux Pays-Bas du XVIIe siècle et aux empires orientaux, économistes et historiens parcourent le temps pour rendre compte du phénomène dans toute sa complexité.(€) Tout a débuté en septembre 1957... Suite à une initiative de la Banque d'Angleterre, la mondialisation contemporaine démarre avec l'expansion d'une finance peu contrôlée.(€) Une mondialisation surestimée L'histoire d'un mot La tentation des relocalisations "Les migrations internationales restent un phénomène minoritaire"

Related: