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La démondialisation et ses ennemis, par Frédéric Lordon

La démondialisation et ses ennemis, par Frédéric Lordon
Au commencement, les choses étaient simples : il y avait la raison — qui procédait par cercles (avec M. Alain Minc au milieu) —, et puis il y avait la maladie mentale. Les raisonnables avaient établi que la mondialisation était la réalisation du bonheur ; tous ceux qui n’avaient pas le bon goût d’y croire étaient à enfermer. « Raison » cependant confrontée à un léger problème de cohérence interne puisque, se voulant l’idéal de la discussion conduite selon les normes de la vérité et du meilleur argument, elle n’en aura pas moins interdit le débat pendant deux décennies et n’aura consenti à le laisser s’ouvrir qu’au spectacle de la plus grande crise du capitalisme. La temporalité de la macroéconomie voudra que les effets terribles de la méga-austérité européenne se fassent réellement sentir en France à partir du premier semestre 2012. Cauchemar à grand spectacle Mais voilà la crise qui emporte tout — et sa terrible menace du ridicule. Vœux pieux et rapports concrets

http://www.monde-diplomatique.fr/2011/08/LORDON/20843

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L’impasse européenne de Frédéric Lordon et Jacques Sapir @Agor&Acri Vous parlez de réalité comme si elle était fixe alors qu’il ne s’agit que d’une perception : en clair votre réalité, et vous en faites la seule digne de foi. A chaque fois j’ai fais des réponses avec des chiffres précis, si vous les contestez c’est votre droit, mais ne venez pas me parler de réalité alors que vous argumentez sur la forme de mes messages (longueur kilométrique),ou vous m’attaquez directement (vous parlez de catéchisme, de pensée unique, même vous dites « monomaniaque ») à aucun moment vous n’avez abordé le fond, par manque d’arguments ? Je réponds à vos point : 1- Vous faites un mix de mes commentaires comme si je les avait tous posté dans le même article en les mélangeant tout azimut et hors contexte, un peu facile non ? Et si une personne réagit à un sujet qui l’intéresse on ne peut pas y réagir ?

Grande braderie en Grèce, par Niels Kadritzke (Le Monde diplomatique, juillet 2016) Une étude du Transnational Institute (TNI) sur l’industrie de la privatisation en Europe (1), publiée en février 2016, parvient à la conclusion qu’il « n’existe aucune preuve démontrant que les entreprises privatisées fournissent un service plus efficace ». En revanche, la vague de privatisations a fait chuter les salaires, dégradé les conditions de travail et accru les inégalités de revenus. À cet égard, la Grèce constitue un cas d’école. À cause de la crise provoquée par son endettement, le pays s’est vu contraint par ses créanciers de vendre au plus offrant le plus grand nombre possible de ses entreprises publiques ou para-publiques, dans le seul objectif d’honorer ses remboursements. Cette mise à l’encan des biens de la collectivité est l’un des aspects les plus absurdes des « plans de sauvetage » imposés depuis 2010 par la « troïka (2) », qui ont précipité l’économie grecque dans une interminable récession.

Frédéric Lordon au Chiapas Texte inédit pour le site de Ballast Frédéric Lordon, que nous avions longuement interrogé pour le troisième numéro de notre revue papier, est l’un des penseurs radicaux les plus stimulants de cette dernière décennie. Économiste et philosophe, il ferraille contre ce qu’il tient pour des impasses, dans les rangs de l’émancipation : l’européisme béat, l’internationalisme incantatoire et le consensus démocratique.

Coût du capital, la question qui change tout, par Laurent Cordonnier Il serait sans doute passionnant de refaire le trajet d’ivrogne, tortueux et chaloupant, parcourant toute l’Europe, qui a finalement abouti à ramener tous nos maux à des questions de compétitivité et, de proche en proche, à des problèmes de coût du travail. Oubliés la crise des subprime, la crise de liquidité bancaire, les gigantesques dépréciations d’actifs, l’effondrement du crédit, la tétanie de la demande, la transformation des dettes privées en dettes publiques, les politiques d’austérité. Comme nous l’avait bien expliqué dès 2010 M. Ulrich Wilhelm, alors porte-parole du gouvernement allemand, « la solution pour corriger les déséquilibres [commerciaux] dans la zone euro et stabiliser les finances publiques réside dans l’augmentation de la compétitivité de l’Europe dans son entier (1) ». Quand on tient une explication, il faut savoir la défendre contre vents et marées, y compris ceux de la rigueur arithmétique. Et si l’âne se mettait à ruer ?

Oui, une autre démondialisation est possible... - Des ouvriers du BTP chinois, lors d'une cérémonie à Huaxi, connu pour être la ville la plus riche de Chine. Octobre 2011. REUTERS/Carlos Barria - Le plus comique chez les matamores de la politique est quand ils arrivent en général d'opérette pour nous promettre, pompeux, une victoire déjà acquise. Le plan de sauvetage européen est-il illégal ? Pour une fois, ce sera court. Il y a un an, confrontés à la première secousse – grecque – sur les dettes souveraines de la zone euro, les gouvernements européens, après des mois d’atermoiements dont le seul effet aura été de bien faire mûrir la crise et d’amener les taux grecs à des niveaux de perte de solvabilité, ont échafaudé dans l’urgence un plan de secours dont le principal dispositif consiste en une nouvelle institution, l’EFSF (European Financial Stability Facility), sorte de pool de bailleurs, constitué des gouvernements européens eux-mêmes, mobilisés pour prêter à un Etat grec devenu incapable de se financer sur les marchés à des conditions qui ne soient pas exorbitantes (et puis plus tard, comme on sait, à l’Irlande, au Portugal…). La légalité douteuse de l’EFSF… Comme souvent dans une construction juridique d’ensemble, il faut chercher l’article contrepoint, celui qui ouvre à des dérogations.

L’invention de la mondialisation Patrick Boucheron est maître de conférences en histoire médiévale à l’université Paris I Panthéon-Sorbonne. Spécialiste des cultures urbaines et artistiques de l’Italie des XIVe et XVe siècles, il vient de diriger, en collaboration avec Julien Loiseau, Pierre Monnet et Yann Potin, un ouvrage intitulé Histoire du monde au XVe siècle (Fayard, 2009). Près de soixante-dix historiens ont participé à cette aventure collective, qui propose un parcours ambitieux à travers les lieux et les temps de la mondialisation au XVe siècle, de la mort de Tamerlan en 1405 au couronnement de Charles Quint en 1520. Cet ouvrage s’inspire notamment des acquis de la world history et de l’histoire connectée.

Frédéric Lordon: soutenir Mélenchon? Frédéric Lordon: soutenir Mélenchon? Émission du 27 janvier 2017 de Là-bas si j’y suis de Daniel F.Lordon : Alors les prochaines élections ... Accord de libre-échange transatlantique : la démocratie en danger ! Alors que s’est ouvert hier la deuxième session de négociation d’un Pacte transatlantique sur le commerce et l’investissement (PTCI) entre les États-Unis et l’Europe, l’Aitec et Attac alertent sur les risques qu’implique un tel accord pour les droits fondamentaux des citoyens d’Europe et d’Amérique. Elles publient à cette occasion une lettre d’interpellation adressée à la Ministre du commerce extérieur N. Bricq [1] demandant au gouvernement de suspendre leur engagement dans ce processus tant qu’un véritable débat public n’a pas eu lieu et que les documents négociés et positions du gouvernement français ne sont pas rendus publics.

Lettre ouverte à Arnaud Montebourg, aux protectionnistes et aux dirigistes de tous bords Souhaiter que la France ou l’Europe fasse « monde à part » ou « finance à part » n’est pas une solution qu’il soit honnête intellectuellement de proposer à nos concitoyens, même si c’est peut-être ce qu’ils veulent entendre dans ces temps difficiles. Par Alain Madelin Lettre ouverte d’Arnaud Montebourg adressée à Martine Aubry et François Hollande

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