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L’inverse du piratage, c’est le copyfraud, et on n’en parle pas

L’inverse du piratage, c’est le copyfraud, et on n’en parle pas
Le piratage ne cesse de défrayer la chronique, mais curieusement, on parle beaucoup moins du phénomène inverse : le « copyfraud » ou fraude de copyright. Il ne s’agit pas de diffuser indéfiniment une œuvre protégée, mais au contraire d’effectuer une fausse déclaration de droit d’auteur entraînant la protection frauduleuse d’un contenu librement accessible. Le copyfraud est sans doute aussi répandu que le piratage. Cependant, les contrevenants sont rarement, voire jamais condamnés. Il faut dire que certains d’entre eux ont pignon sur rue : le Times britannique, la Réunion des musées nationaux, la Bibliothèque nationale de France, un département français… Définir le copyfraud Le copyfraud a été défini il y a quelques années par un juriste américain, Jason Mazzone. Ces infractions ne sont presque jamais réprimées. Le code de la propriété intellectuelle français se contente ainsi d’une définition négative : le domaine public commence lorsque les droits d’auteur expirent.

http://blogs.rue89.nouvelobs.com/les-coulisses-de-wikipedia/2012/10/14/linverse-du-piratage-cest-le-copyfraud-et-personne-nen-parle

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Fêter le patrimoine, mais laisser disparaître le domaine public Ce week-end, nous célébrons donc les Journées européennes du patrimoine, et vous serez des milliers et des milliers à aller visiter des monuments et des lieux de culture en France. Il faudrait sans doute s’en réjouir, mais je n’y arrive pas. Vraiment pas… Car voyez vous, ces journées sont celles du Patrimoine, mais pas celles du domaine public. La fausse vis d’Apple : comment une rumeur se répand sur le Web Une société a fait croire qu’Apple allait équiper son matériel d’une vis impossible à enlever. Un « fake » farfelu mais crédible, que le Web a contribué à propager. L’entreprise suédoise Day4 a réussi son coup : en quelques heures, de nombreux sites web discutaient d’une information qu’elle avait montée de toutes pièces. Pour comprendre comment l’info se répand sur Internet – et surtout pour faire parler d’elle –, elle a décidé de s’en prendre à la communauté la plus susceptible de se laisser prendre au piège : celle des fans d’Apple.

Qu'est-ce qu'un auteur ? 9. La propriété intellectuelle Cours de M. Antoine Compagnon Neuvième leçon : La propriété intellectuelle Open Data : Europeana ouvre les données de 20 millions d'oeuvres Europeana, la médiathèque co-financée par l'Union Europénne, a annoncé mercredi la mise en ligne d'un ensemble de métadonnées couvrant 20 millions d'oeuvres numérisées, sous une licence gratuite qui autorise toute forme d'exploitation. Excellente nouvelle pour les développeurs, et pour les amateurs d'art. Alors qu'en France les données culturelles sont exclues du champs des données devant être offertes librement au public, Europeana a annoncé mercredi l'ouverture de ses métadonnées couvrant 20 millions d'oeuvres référencées, dans 29 langues. Les données accessibles via une API sont publiées sous une licence Creative Commons CC0, la plus généreuse de toutes, qui autorise quiconque à exploiter l'ensemble gratuitement, y compris à des fins commerciales, sans aucune restriction. Lancé en novembre 2008, Europeana met en ligne des oeuvres numérisées issues de différents musées, bibliothèques, archives et collections audiovisuelles européennes.

Découvrez comment internet range vos papiers Avec Greenbureau, fini la corvée de rangement des papiers ! 10 ans après l’arrivée des factures électroniques, la gestion des factures reste toujours aussi compliquée. Entre le papier et l’électronique, les mots de passe oubliés, les factures mal rangées ou introuvables, il n’y a pas de manière simple pour s’organiser. Partis de ce constat, quatre anciens collègues de Neuf Telecom ont décidé de créer Greenbureau, le premier service Internet gratuit de centralisation des factures. Trois mois après son lancement, la startup enregistre aujourd’hui ses premiers succès. Greenbureau rangement factures papiers administratifs

Et si Albrecht Dürer avait eu un Tumblr ? Un détour par la Renaissance, quand les œuvres des artistes étaient recopiées par la gravure : voici ce que nous propose Calimaq dans cette chronique pour mieux éclairer les problèmes actuels du droit d'auteur. Et in fine trouver des pistes de solutions pour réconcilier tous les partis. Imaginons un instant que le peintre et graveur Albrecht Dürer soit soudainement transporté depuis la Renaissance jusqu’à notre époque et que pour diffuser ses œuvres, il décide d’ouvrir un profil sur la plateforme de microbbloging Tumblr… L’hypothèse peut paraître un brin saugrenue, mais une telle manipulation de l’espace-temps constituerait une expérience fascinante. Car Dürer fut l’un des artistes les plus copiés en son temps et il était particulièrement susceptible vis-à-vis des reproductions de ses créations réalisées sans autorisation, notamment ses gravures. Malheur à toi, voleur du travail et du talent d’autrui. Garde-toi de poser ta main téméraire sur cette œuvre.

Les commentaires ont de la valeur Bon. Quand j'écris «Le contenu n'a plus de valeur quand les internautes sont dans les réseaux sociaux (c'est la référence qui en a)», il ne faut pas s'attendre à un encéphalogramme plat de la part de mon réseau. Si vous cherchiez une preuve que les réseaux sociaux ont capturé la conversation de la blogosphère, la voilà!. Et c'est passionnant! Mon article original est ici: Le contenu n'a plus de valeur, et les commentaires se sont retrouvés sur plusieurs plateformes: Simon, directeur développement des nouveaux médias à @voir, est le premier à sauter sur le morceau et à déclencher une conversation

Internet ravit la culture En créant une zone de réappropriation illimitée des contenus, le web ouvre la voie au remix populaire de la culture. Un fait majeur dans l'histoire de la propriété intellectuelle et de la création que décrypte André Gunthert, chercheur à l'EHESS. Dans son célèbre article “L’œuvre d’art à l’époque de sa reproductibilité technique”, publié en 1939, Walter Benjamin dessine l’opposition paradigmatique de deux cultures. Face à l’ancienne culture bourgeoise, appuyée sur le modèle de l’unicité de l’œuvre d’art, les nouveaux médias que sont la photographie et le cinéma imposent par la “reproductibilité” le règne des industries culturelles. Un demi-siècle plus tard, la révolution des outils numériques nous confronte à une nouvelle mutation radicale. La dématérialisation des contenus apportée par l’informatique et leur diffusion universelle par internet confère aux œuvres de l’esprit une fluidité qui déborde tous les canaux existants.

Les recettes du cinéma explosent tellement que l'Etat veut se servir Mise à jour : l'amendement a été adopté par le Sénat ce mardi, mais réduit à 20 millions d'euros de ponction contre 130 millions prévus initialement. Article du 12 novembre 2010 - Ces dernières années, pour justifier notamment la loi Hadopi, le Parlement a dis pis que pendre de l'impact du piratage sur les recettes du cinéma, reprenant à l'envi les chiffres de l'ALPA sur les 450 000 films qui seraient piratés chaque jour, au risque de faire mourir la création. Nous voyions bien pourtant dans le même temps que les recettes du cinéma ne faisaient qu'augmenter, avec un nombre toujours croissant d'entrées en salles, comme c'est encore le cas en cette fin d'année (+ 9,2 %). Or le cinéma va tellement bien que les taxes prélevées notamment sur les tickets d'entrées ou les services de VOD, qui sont reversées au Centre national du cinéma (CNC) pour financer les productions, constituent cette année un véritable jackpot.

L'émergence du copyleft et des licences libres — Wiki livre Netizenship éthique, compatibilité, eCulture, Copyleft, logiciel libre, cyberculture, partage du savoir, libre de droits. « Tous droits réservés », « marque déposée », « brevet », « copie ou reproduction réservée à un usage strictement privé »... Dès que nous parlons « culture », nous sommes ramenés à la notion de propriété, en l'occurrence intellectuelle. Or, pour le courant de la culture Libre, les idées appartiennent à tous, un peu comme l'air et l'eau, nos besoins fondamentaux.

Numérique - Article - Dailymotion : plateforme vidéo ou média ? Malgré sa consonance anglo-saxonne, Dailymotion est un site français de partage de vidéos. Il s’agit à la fois d’une plateforme et d’un réseau social bien que son caractère communautaire soit de plus en plus supplanté par sa capacité à offrir une télévision de rattrapage. L’entreprise a été fondée en 2005 pour devenir le numéro 2 du marché derrière le leader YouTube appartenant à Google. Depuis, l’entreprise compte 15 millions de vidéos en stock et a profité de plusieurs levées de fonds dont une toute particulière, en 2009, provenant du Fonds stratégique d'investissement (FSI). Le FSI, dont 51% appartient à la Caisse des dépôts et consignations et 49% à l’État, entrait ainsi pour la première fois au capital d’une entreprise numérique pour aider à son développement, notamment à l’international. Cette ouverture au-delà du territoire national permet à Dailymotion d’investir de nouveaux marchés publicitaires grâce à l’accès à toujours plus de contenus.

France : plus de 15 ans de numérique pour les musées < @_omr notes Il est courant de lire ou d'entendre que les musées viennent tout juste de s'ouvrir au numérique et qu'il s'agit même d'une révolution ! (Un exemple parmi tant d'autres : "Les musées, à l’aube d’une révolution numérique ?" - inria.fr - 16/07/2012) Une liste de 400 sites sous Creative Commons Sur un média wiki j’ai commencé en 2005 une collecte dé références de sites qui faisait le choix de contenus réutilisables par d’autres en utilisant la licence Creative Commons. Au fil des échanges et des rencontres cette liste a grossi très doucement en 2006et 2007 : 148 sites notés en janvier 2008. Puis la collecte s’ést élargie en 2008 : 215 sites en novembre 2008 et surtout depuis un an : plus de 400 sites référencés en décembre 2009. Comme le temps passé de mon côté reste limité, que le bnombre de contributeurs n’est pas iomportant j’y vois un développement de l’usage des licences creative commons.

Apple n’aime pas la culture populaire Les industries culturelles considéreraient-elles la culture populaire comme illégitime et productrice de spectateurs pirates? Notre culture n'aurait-elle pas de valeur face à leur économie? Pier-Alexis Vial nous livre son point de vue. Pas un long billet cette fois-ci, juste une petite note pour parler d’une nouvelle invention de la firme à la pomme fleurant bon le mépris des foules et la défense acharnée du monopole des industries culturelles.

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