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Le mot « décroissance », un « suicide politique » pour Dennis Meadows

Le mot « décroissance », un « suicide politique » pour Dennis Meadows
A l’heure où la planète a rendez-vous à Rio pour parler d’« économie verte », la voix de Dennis Meadows mérite d’être écoutée. Environnementaliste américain, il était chercheur au MIT (Massachusetts Institute of Technology) et âgé de seulement 30 ans lorsqu’il a publié, avec ses collègues, en 1972, le rapport sur « Les Limites de la croissance », à la demande du Club de Rome. Modèle complexe L’équipe du MIT a modélisé un système très complexe, à savoir l’humanité. Ils définissent ainsi l’empreinte écologique de l’humanité par rapport à la capacité de charge de la Terre. Au beau milieu des Trente Glorieuses, ce texte devenu un best-seller créa un choc dans le monde développé. Sa réédition augmentée en français, quarante ans après (éditions Rue de l’Echiquier), est saisissante car on s’aperçoit de la capacité de prédiction de ces modèles. Une croissance soutenue ne peut être l’horizon de l’humanité, affirme-t-il encore aujourd’hui. Vous conseillez aux gens de ne pas aller à Rio ? Related:  Décroissance forcée / voie non durable

Nous y sommes ! Nous y voilà, nous y sommes. Depuis cinquante ans que cette tourmente menace dans les hauts-fourneaux de l’incurie de l’humanité, nous y sommes. Dans le mur, au bord du gouffre, comme seul l’homme sait le faire avec brio, qui ne perçoit la réalité que lorsqu’elle lui fait mal. Telle notre bonne vieille cigale à qui nous prêtons nos qualités d’insouciance. Nous avons chanté, dansé. Quand je dis « nous », entendons un quart de l’humanité tandis que le reste était à la peine. Nous avons construit la vie meilleure, nous avons jeté nos pesticides à l’eau, nos fumées dans l’air, nous avons conduit trois voitures, nous avons vidé les mines, nous avons mangé des fraises du bout du monde, nous avons voyagé en tous sens, nous avons éclairé les nuits, nous avons chaussé des tennis qui clignotent quand on marche, nous avons grossi, nous avons mouillé le désert, acidifié la pluie, créé des clones, franchement on peut dire qu’on s’est bien amusé. Franchement on s’est marré. Oui. S’efforcer.

28052012- Nos propositions pour éviter que le sommet Rio+20 ne soit un échec | Rue89 Planète De gauche à droite : Gro Harlem Brundtland, Fernando Henrique Cardoso, Ela Bhatt, Jimmy Carter, Martti Ahtisaari, Desmond Tutu et Mary Robinson (Jeff Moore/The Elders) L’ancien Premier ministre de Norvège, ex-directrice générale de l’Organisation mondiale de la santé, et l’ancien président du Brésil, membres des Elders, disent leur profonde inquiétude à trois semaines de la conférence des Nations Unies sur le développement durable, Rio+20. Tous deux participent à Elders+Youngers, un dialogue intergénérationnel sur l’avenir de la planète initié par The Elders, un groupe d’éminents dirigeants mondiaux qui œuvrent ensemble pour la paix et les droits de l« homme. Cela fait longtemps que nous sommes engagés dans la vie publique. Mais le manque d’urgence dans la préparation du Sommet de Rio+20, prévu du 20 au 22 juin, met notre sens de l’optimisme à rude épreuve. Tous les échos que nous recevons nous laissent penser que nous sommes bien loin d’un accord sur la marche à suivre. Nos propositions

Scénario catastrophe - Le blog de Michel Lerond Lundi 7 janvier 2013 1 07 / 01 / Jan / 2013 17:15 Juste pour se faire peur, imaginons une grande ville traversée par un fleuve. Sur le fleuve un pont, avec de part et d’autre de grandes artères permettant le transit de 80 000 véhicules par jour. Sur le pont, un camion citerne chargé de 31 000 litres d’hydrocarbures, du fait d’une fausse manœuvre, se renverse. Les autorités réagissent très vite et mettent en place des déviations éloignées de la ville pour les camions, augmentent la cadence des transports publics avec mise en place de parkings relais en périphérie, facilitent le co-voiturage et régulent la circulation aux feux et carrefours. Attention, ceci n’est pas une fiction et toute ressemblance avec des faits réels ne serait pas fortuite : c’est ce qui s’est produit réellement à Rouen sur le pont Mathilde, enjambant la Seine, le 29 octobre 2012. Moralité : c’est quand nous sommes dans le mur que nous devenons des citoyens responsables, réalistes et coopérants face à l’adversité.

20062012- Rio+20: quand les plus vertueux craquent, l'exemple de la Norvège - A Kirkenes, dernière ville avant la frontière russe, en 2010. REUTERS/Helge Sterk/Scanpix - Elle vit sur une montagne d'hydrocarbures mais se veut un modèle en matière d'environnement; elle tient à préserver sa pêche artisanale, qui assure jusqu'au septentrion un peuplement régulier des ses côtes clairsemées, mais jouerait volontiers un rôle majeur dans le développement industriel du «Grand Nord»: à elle seule, la Norvège, avec ses 5 millions d'habitants, symbolise parfaitement la schizophrénie qui menace la plupart des pays développés en matière d'environnement. Le dilemme n'est pas nouveau: depuis quelques décennies, la Norvège vit (extrêmement bien) grâce, notamment, à ses impressionnantes exportations de pétrole et de gaz pompés dans le tréfonds de la mer du Nord et de la mer de Norvège. publicité Dès le départ, le pays a tenté de «s'intoxiquer» le moins possible aux hydrocarbures: ici, l'essence coûte tout aussi cher, voire plus, qu'ailleurs. Une nouvelle route internationale

2012 WWI Vers une prospérité durable, RIO + 20 (collectif) Sous le titre original de Moring Toward Sustainable Prosperity, la dernière édition du Worldwatch Institute dresse une synthèse des enjeux les plus important qui auraient du être débattus par le Sommet de la Terre à Rio, vingt ans après celui de Rio en 1992. Mais la planète continue de brûler et nous regardons toujours ailleurs. Voici quelques extraits : 1/3) Economie : La voie de la décroissance pour les pays surdéveloppés (Erik Assadourian) L’accélération du réchauffement de notre Terre et le déclin des services écosystémiques confirment que la décroissance économique est indispensable. En 2010, Barcelone a organisé la seconde Conférence internationale sur la décroissance économique pour la durabilité écologique et l’équité sociale. The Meatless Monday Campaign encourage les personnes à se passer de viande une journée par semaine pour réduire les impacts de la consommation de viande. La publicité pourrait être taxée. Il existe désormais un mouvement pour la décroissance. 1. 2. 3. 4.

20062012- Rio+20 : note de décryptage n°2 À Rio, Maxime Combes, Geneviève Azam, Jeanne Planche. mercredi 20 juin 2012 Notre première note de décryptage indiquait que le processus de négociations de Rio+20 ne pourrait au mieux aboutir qu’à un document non contraignant, sans engagement clair et comportant un certain nombre de régressions. Elle ajoutait que deux points de blocage essentiels devaient être levés - une modification du rôle confié à l’économie verte et la question des financements - et un coup de théâtre se réaliser, pour que l’objectif du Brésil de finaliser un document final avant l’arrivée des chefs d’Etat et de gouvernement le mercredi 20 juin, puisse se réaliser. Si beaucoup d’interrogations subsistent, le coup de théâtre a eu lieu et un projet de déclaration a été approuvé par la plénière des négociateurs. Place désormais à du théâtre diplomatique où chaque chef d’Etat ou de gouvernement va approuver cette déclaration quasi-intégralement finalisée. Un coup de théâtre qui reste à expliquer

Bernard Stiegler : la déraison généralisée du court termisme Le consumérisme, qui est désormais la force structurante de nos sociétés, « repose sur le court-circuit de tout ce qui autrefois consistait à produire ce qu’on pourrait appeler des raisons d’agir », diagnostique le philosophe Bernard Stiegler, qui analyse la crise actuelle comme celle de sociétés déconstruites par le « court-termisme » qui les ronge, et souligne ses répercussions sur le psychisme des individus, en proie à la stupéfaction, et tétanisés - jusqu’à quand ? - devant les ruptures inévitables. Bernard Stiegler s’entretient avec la rédaction du journal de France Culture, 20 décembre 2011 Question : Où en sommes-nous depuis le déclenchement de la crise de 2008 ? Bernard Stiegler : Oui, je pense que ce que décrit Vaclav Havel est un état de fait qui s’est installé depuis plusieurs décennies déjà, et dont la crise est un résultat. Cette crise, en quoi consiste-t-elle ? Ce processus d’investissement a été remplacé par la spéculation. C’est également vrai dans tous les domaines.

Conférence Rio 2012 - Ministère des affaires étrangères et européennes - Ministère de l'écologie, du développement durable, des tranports et du logement Rabhi : « C'est la civilisation la plus fragile de l'Histoire » | Rue89 Planète Pierre Rabhi chez lui (Audrey Cerdan/Rue89). Le grand public a un peu entendu parler de lui lors de sa pré-campagne présidentielle de 2002, ou dans le dernier film de Coline Serreau. Chez les écolos convaincus, il est un des penseurs qui comptent le plus. Lui n’a pas « fait le Larzac », car la communauté ce n’est pas son truc. Il n’a pas été embringué par Europe Ecologie non plus. Il a simplement cultivé son jardin, écrit des livres, et développé ce qu’il a appelé l’ « agroécologie », une agriculture plus bio que bio mais sans logo. Son « mouvement des oasis en tous lieux » a donné naissance à des oasis réelles, dont l’association Terre et humanisme est le principal fer de lance. Rue89 : Jamais la consommation bio, le développement durable ou le vote vert ne se sont aussi bien portés. Pierre Rabhi : Tant que l’écologie restera une question subsidiaire qu’on traite par des « Grenelle », tout cela ne sera que diversion et amusement. Vous prônez une insurrection des consciences.

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