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Politique post-vérité ou journalisme post-politique ?, par Frédéric Lordon (Les blogs du Diplo, 22 novembre 2016)

Politique post-vérité ou journalisme post-politique ?, par Frédéric Lordon (Les blogs du Diplo, 22 novembre 2016)
Un système qui, le lendemain de l’élection de Donald Trump, fait commenter l’événement par Christine Ockrent — sur France Culture… — et le surlendemain par BHL interviewé par Aphatie, n’est pas seulement aussi absurde qu’un problème qui voudrait donner des solutions : c’est un système mort. On ne s’étonnera pas que le thème des morts-vivants connaisse un tel regain d’intérêt dans les séries ou dans les films : c’est l’époque qui se représente en eux, et c’est peut-être bien le sentiment confus de cette époque, à la fois déjà morte et encore vivante, qui travaille secrètement les sensibilités pour leur faire apparaître le zombie comme le personnage le plus parlant du moment. Les morts-vivants Lire aussi Miguel Urban, « Crépuscule de l’“extrême centre” », Le Monde diplomatique, novembre 2016. On objectera sans doute que les morts-vivants sont plutôt des trépassés qui reviennent, alors qu’en l’occurrence l’époque, si toute vie s’en est retirée, n’en finit pas de mourir. L’écroulement ?

http://blog.mondediplo.net/2016-11-22-Politique-post-verite-ou-journalisme-post

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L'Homme de Kennewick a été réenterré - Sciencesetavenir.fr CÉRÉMONIE. L’ "Ancien" vient de retrouver la terre de ses ancêtres… Après 20 ans de batailles juridiques, le vieux squelette de 8400 ans réclamé aux anthropologues par cinq nations indiennes, a été "réenterré" samedi 18 février 2017. L’inhumation de cet "Homme de Kennewick" a eu lieu dans un endroit tenu secret, proche de la rivière Columbia, dans l’Etat de Washington, au nord-ouest des Etats-Unis. Là même où il avait été découvert accidentellement par deux jeunes promeneurs en 1996. Fausses informations en ligne : les adolescents « facilement dupés », selon une étude Des chercheurs de l’université de Stanford qualifient la capacité de raisonnement des jeunes sur l’information en ligne de « désolante », étude à l’appui. LE MONDE | • Mis à jour le | Par Morgane Tual Alors que la question des fausses informations circulant en ligne a fait l’objet d’une polémique après l’élection de Donald Trump à la présidence des Etats-Unis, l’université de Stanford (Californie) a publié, mardi 22 novembre, le résumé d’une étude à paraître sur le niveau de vigilance des adolescents et des jeunes adultes en la matière ; elle a été relayée par le Wall Street Journal. Constat : les ceux-ci sont rarement capables de distinguer le vrai du faux. Lire aussi : Le constat d’un auteur de fausses infos sur Facebook : « Personne ne vérifie. C’est effrayant »

Théorie du genre : une brochure fait polémique en Normandie Mi-septembre, alors que la rentrée bat son plein, VigiGender, un collectif de parents d'élèves issu de la Manif pour tous envoie dans toute la France 20 000 brochures au titre attractif : Le Genre en images. Quelle société voulons-nous pour nos enfants ? Plus de 2 000 seront distribuées par courrier dans le Calvados, l'Eure et la Seine-Maritime à des directeurs d'école et chefs d'établissement. « Nous avons voulu les mettre à disposition des professeurs du primaire et du secondaire pour qu'ils y réfléchissent », rapporte Esther Pivet, coordinatrice nationale de VigiGender. Très rapidement, Mathias Bouvier, directeur académique du Calvados, applique les consignes ministérielles. Il envoie un courrier au personnel de l'éducation dans lequel il demande « d'empêcher la diffusion de cette brochure » et « d'alerter immédiatement » son cabinet en cas de réception du document. Le collectif s'empresse de crier à « la censure ».

Le poids des mo(r)ts, le choc des photos Nous attirons l’attention de nos lecteurs sur le caractère potentiellement choquant de plusieurs images présentes dans cet article. Inerte, allongé sur le ventre face à la mer, Aylan Shenu a péri comme tant d’autres avant lui lors d’une traversée de la Méditerranée. Ce jeune réfugié syrien, fuyant la guerre avec sa famille, avait à peine quatre ans lorsque les autorités turques l’ont retrouvé mort, le 2 septembre 2015. Faits alternatifs, fake news, post-vérité… petit lexique de la crise de l’information Théorie selon laquelle l'émotion et la croyance comptent désormais plus que les faits Post-truth, en anglais, fut le mot de l'année 2016, selon l'Oxford Dictionnary. Il se rapporte, explique la publication britannique, aux « circonstances dans lesquelles les faits objectifs ont moins d'influence sur l'opinion publique que ceux qui font appel à l'émotion ou aux croyances personnelles ». Si Ralph Keyes consacrait déjà un livre au sujet en 2004 (The Post-truth Era), c'est véritablement avec la campagne britannique sur le Brexit et la campagne présidentielle américaine que l'expression s'est démocratisée.

"Argument #3" avec Pierre Delion: Quand la psychiatrie est d'abord un humanisme Mis à jour le 16/03/2017 à 18H35, publié le 16/03/2017 à 17H20 Argument Pierre Delion "Constellation transférentielle". S'il ne fallait retenir qu'une expression de Pierre Delion, ce serait celle-là. Elle dit l'exacte mesure de l'enjeu d'un soin qui implique le psychiatre comme la cantinière ou le jardinier pour aider l'enfant muré dans son mutisme. Mais plus largement, c'est l'allégorie d'un collectif, d'une diversité d'approches pour réintégrer l'autre dans la communauté

franceinfo junior. Comment les fausses informations circulent-elles ? Le vote des électeurs a-t-il été influencé par les fausses informations diffusées lors de l'élection américaine ? Ont-elles eu un impact sur le comportement des électeurs ? C'est ce que certains affirment, y compris l'un des auteurs de ces infos bidons. "Mes sites étaient en permanence consultés par des supporters de Trump. Je pense qu'il est à la Maison Blanche à cause de moi", a déclaré Paul Horner, à l'origine d'un site qui publie de fausses infos. Depuis sept ans, il abreuve Facebook d'articles bidons, publiés au départ sur de faux sites qui semblent plus vrais que nature. - Désinformation et rumeur : nous sommes notre pire ennemi ! La rumeur : parler plus pour dire moins – ©kalexanderson via flickr.com en CC Jamais le citoyen n’a disposé d’autant de moyens de s’informer, à un coût aussi faible. Pourtant, les rumeurs et la désinformation la plus grossière se diffusent dans la société, avec une facilité inquiétante, comme en témoigne la dernier complotisme de Charlie Hebdo. Des chaînes d’information en continu, des milliers de sites d’actualité en ligne, des dizaines de bases de données officielles (INSEE, Légifrance, l’INA…), des bibliothèques en ligne gratuites (Persée, Gallica etc.)… les moyens de s’informer facilement sont parvenus à un niveau de profusion inédit dans l’histoire de l’Humanité. Wikipédia qui – en dépit des manipulations dont elle est l’objet régulièrement – reste une source globalement fiable. Ou du moins aussi faillible que les autres encyclopédies.

Palantir, la discrète start-up financée par la CIA Onze ans après sa création, Palantir Technologies entretient toujours la même culture du secret. Car ses outils, qui permettent d’analyser d’immenses quantités de données, sont utilisés au sommet du système de défense et de renseignements de l’Etat américain. Selon un document interne publié en début d’année, la CIA, la NSA et le département de la sécurité intérieure font ainsi partie des clients de la société. La «post-vérité», nouvelle grille de lecture du politique - Le Temps Le terme n’est pas encore entré dans le lexique courant de la langue française, mais pour la vénérable institution du dictionnaire d’Oxford c’est le mot de l’année: post-vérité, «post-truth» en anglais. Inventé par l’auteur américain Ralph Keyes en 2004 («The post-truth era»), il a lentement fait son chemin dans les médias anglo-saxons avant de s’imposer comme une grille de lecture des bouleversements politiques en cours. Les victoires surprises du Brexit au Royaume-Uni, puis de Donald Trump aux Etats-Unis expliquent son succès. L’usage de «post-vérité» a augmenté de 2000% entre 2015 et 2016, note l’Oxford Dictionnary qui ajoute qu’il est devenu un «pilier du commentaire politique» désormais largement compris.

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