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Marie-Monique Robin : « La société post-croissance a déjà commencé ! »

Marie-Monique Robin : « La société post-croissance a déjà commencé ! »
Reporterre : Le système croissanciste est fou et à bout. Mais les alternatives émergent de plus en plus vigoureusement, qui permettent de dessiner le monde… d’après la croissance. C’est le double thème du prochain film de Marie-Monique Robin, qui illustre la ligne actuelle du mouvement écologiste : alarme - plus que jamais - et espoir - parce qu’il est fort et justifié. Nos amis du 4e Singe ont discuté avec Marie-Monique Robin et transcrit ses propos pour Reporterre. Marie-Monique Robin : Le prochain film, et livre, s’appelle provisoirement « Sacré croissance ! Et la question qu’on me posait toujours est : "Est-ce qu’on peut faire autrement ?" Le dogme de la croissance illimitée C’est à dire qu’on peut toujours produire plus, consommer plus, et que c’est même le moteur de l’économie. Quand on commence à réfléchir à cette question, on se dit que quelque chose est bizarre dans cette affaire, car on sait que les ressources de la planète sont limitées, ce qui n’est quand même pas un scoop.

http://www.reporterre.net/spip.php?article6032

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Penser et produire la ville au XXIe siècle : modernisation écologique, qualité urbaine et justice spatiale Colloque International, APERAU « Association pour la Promotion de l'Enseignement et de la Recherche en Aménagement et Urbanisme » : Penser et Produire la Ville au XXIème Siècle. Modernisation écologique, qualité urbaine et justice spatiale, Université de Lausanne, du 5 au 7 juin 2012 Organisation : Institut de géographie de l’Université de Lausanne On dit souvent que le monde devient urbain. Mais c’est l’urbain qui devient le monde.

Pour faire face au défi climatique : savoir réconcilier économie et écologie Edito : Pour faire face au défi climatique : savoir réconcilier économie et écologie Presque 8 ans après son premier rapport qui avait fait l’effet d’une bombe en montrant que le coût de l’inaction en matière de lutte contre le changement climatique pourrait atteindre 20 % du produit mondial brut en 2050, l’économiste Nicolas Stern (ancien Vice-Président de la Banque mondiale) vient de publier, à la demande de l’ONU, un nouveau rapport, en compagnie de l’ancien Président mexicain Felip Calderon, intitulé "Une meilleure croissance et un meilleur climat" (Voir The New Climate Economy). Cette étude remarquable montre que le développement économique n’est plus concevable s’il n’intègre pas comme composante essentielle un plan d’action mondiale pour réduire drastiquement les émissions de gaz à effet de serre et décarboner massivement notre économie d’ici le milieu de ce siècle. Comme toujours, Nicholas Stern fonde son d’analyse prospective sur une vision économique solide et très argumentée.

La décroissance au Brésil, pays de l'« ordre et du progrès » « L’un des faits marquants de Rio+20 [la Conférence des Nations Unies sur le Développement Durable qui s’est tenue dans la capitale brésilienne du 20 au 22 juin 2012, NDLR], et peut-être le plus prometteur, a été la création du Réseau Brésilien pour une Décroissance Soutenable (RBDS). » Pour Philippe Léna, directeur de recherche à l’Institut de recherche pour le développement (IRD), cet « ovni » peut contribuer à remettre en cause un certain nombre de croyances – à commencer par les prétendus bienfaits de la croissance économique – dans un pays obnubilé par l’« idéologie du rattrapage » et « croyant fermement dans sa vocation de future grande puissance ». « La croissance fait partie des tabous de la société brésilienne, observe-t-il.

Les citoyens veulent reprendre leur réseau électrique Les citoyens de Hambourg ont voté pour la reprise de leur réseau électrique. À Berlin, à Boulder aux Etats-Unis (en photo), on veut en faire autant, le mouvement est mondial. Hambourg, 22 septembre 2013, les citoyens ont voté à 50,9% pour le rachat du réseau de distribution électrique local. Le résultat est intéressant car même le maire social-démocrate de la ville (Olaf Scholz, SPD) est contre, comme le sont, de façon moins surprenante, les chrétiens démocrates et les libéraux aux côtés des grandes entreprises de distribution de l'énergie.

Imagine demain le monde Chaîne humaine pour l’arrêt des centrales nucléaires Tihange 2 et Doel 3 le dimanche 25 juinEn savoir + Réussir la transition écologique de Bruxellesle 23 juin à Bruxelles Environnement En savoir + Mobilisons-nous entre le 20 mars et le 20 juin 2017 partout en Wallonie !En savoir plus Cerveau augmenté,humain diminué avec Miguel Benasayag pour explorer les questions éthiques que posent l’intelligence artificielle et le transhumanisme le 19 juin à 18 h au PointCulture à BruxellesEn savoir + Le travail, et après ? Jeremy Rifkin, l’Internet des objets et la société des Barbapapa Tribune On savait depuis son livre sur la troisième révolution industrielle, mais cela se confirme avec son dernier livre (« La nouvelle société du coût marginal zéro », éd. Les liens qui libèrent, 2014) que Jeremy Rifkin envisageait l’avenir radieux de la production et de la consommation d’objets de sa future société d’hyperabondance sur le mode de « l’Internet des objets » : des imprimantes 3D partout, permettant à chacun de produire à domicile ou dans de micro-unités d’innombrables objets matériels de la vie quotidienne, jusqu’à des « voitures imprimées », en étant guidé par des programmes en ligne (logiciels gratuits), moyennant divers matériaux de base, plastiques souvent, mais aussi « ordures, papier recyclé, plastique recyclé, métaux recyclés... ». On a depuis longtemps l’Internet de l’information mais deux autres grands réseaux viendraient s’y connecter pour former le système de production du futur. Aucun autre « spécialiste » que Rifkin ne dit cela dans le monde !

Leur écologie et la nôtre La prise en compte des exigences écologiques conserve beaucoup d’adversaires dans le patronat. Mais elle a déjà assez de partisans patronaux et capitalistes pour que son acceptation par les puissances d’argent devienne une probabilité sérieuse. Alors mieux vaut, dés à présent, ne pas jouer à cache-cache : la lutte écologique n ’est pas une fin en soi, c’est une étape. Elle peut créer des difficultés au capitalisme et l’obliger à changer ; mais quand, après avoir longtemp résisté par la force et la ruse, il cédera finalement parce que l’impasse écologique sera devenue inéluctable, il intégrera cette contrainte comme il a intégré toutes les autres. C’est pourquoi il faut d’emblée poser la question franchement : que voulons-nous ? Ne répondez surtout pas que cette question est secondaire et que l’important, c’est de ne pas saloper la planète au point qu’elle devienne inhabitable.

Transactions foncières à grande échelle : la menace pèse sur les pauvres « Nos conclusions confirment pour la plupart l’idée que le terme « accaparement des terres » est largement justifié » déclare M. Michael Taylor. Transactions foncières à grande échelle : la menace pèse sur les pauvres

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