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DicoPart - Dictionnaire critique et interdisciplinaire de la participation

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Qu’est-ce que le non-recours aux droits sociaux À l’origine, l’étude du non-recours porte expressément sur les prestations sociales financières [1]. C’est pourquoi la définition initiale renvoie le non-recours à toute personne éligible à une prestation sociale [financière], qui – en tout état de cause – ne la perçoit pas. Au Royaume-Uni où l’on parle de non take-up of social benefits, la question est apparue dans les années 1930. Son émergence a clairement correspondu au besoin politique d’évaluer la bonne affectation de ces prestations, en particulier celles ciblées sur des populations particulières (means-testing benefits). Cette histoire délimite fortement l’objet du non-recours. Un phénomène étendu Deux raisons principales militent pour élargir l’objet du non-recours au-delà du domaine des prestations sociales financières. L’éligibilité à des prestations sociales est le critère à partir duquel la notion de non-recours a été construite au tout début. Même en restant dans ce domaine particulier, il convient d’élargir le regard.

Bien commun Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre. Le bien commun, en philosophie et sociologie, correspond à accéder à des ressources équitablement partagées et à des intérêts qui soudent les membres d'une communauté et participent à son existence. Pour Ricardo Petrella, le bien commun est ce qui fait vivre les sociétés [1]. Selon Harribey (2011)[2], cette notion (qui met aussi en jeu celle de propriété) serait notamment liée à la prise de conscience progressive par tous et chacun de l'existence d'un patrimoine commun de l’humanité. Si une réflexion philosophique sur ce qui nous constitue en tant que communauté s'est amorcée au moins dès Platon, le concept de bien commun est thématisé pour lui-même à partir de Thomas d'Aquin. Éléments de définition[modifier | modifier le code] Pour les économistes[modifier | modifier le code] De nombreux économistes se sont intéressé à ce concept. Deux exemples souvent cités sont le phare ou l’éclairage public[2]. Typologies[modifier | modifier le code]

Jay SES Blogs Repenser la culture de la pauvreté Recensé : David J. Harding, Michèle Lamont, Mario Luis Small, dir., Reconsidering Culture and Poverty, The Annals of the American Academy of Political and Social Science, Vol. 629, May 2010. L’anthropologue Oscar Lewis a défini le concept de culture de la pauvreté comme un ensemble de normes et d’attitudes ayant pour effet d’enfermer les individus dans ce qui, à l’origine formé en réaction à des circonstances extérieures défavorables, perpétue en se transmettant de génération en génération l’état de pauvreté quelle que soit l’évolution des circonstances. Aujourd’hui, la revue The Annals of the American Academy of Political and Social Science consacre un numéro spécial aux relations entre culture et pauvreté. La culture de la pauvreté en Amérique Pour comprendre l’enjeu de ce renouveau, il n’est sans doute pas inutile de rappeler que les relations entre culture et pauvreté ont pendant longtemps été pensées dans le cadre de la thèse d’Oscar Lewis. Pour une approche plurielle de la culture

Définition et processus de l'innovation sociale 4 - Les preneurs S'approprier, bénéficier, utiliser l'innovation sociale, participer, développer, ajuster, évaluer Le terme preneurs fait ici référence à deux types d'acteur : Les utilisateurs : des professionnels qui s'approprient une nouvelle façon de faire et la mettent en pratique dans leur organisation (agents de développement, intervenants, gestionnaires, décideurs, etc.). Les bénéficiaires : sont les usagers ou les prestataires d'un nouveau service ou d'un nouveau produit mis au point pour eux. Bien sûr, leur rôle premier est de bénéficier d'un nouveau service, d'utiliser une nouvelle approche, de s'approprier un lieu, une entreprise ou une nouvelle façon de faire.

Apses Intégrer les marges Recensé : Leah Vosko, Managing the Margins. Gender, Citizenship, and the International Regulation of Precarious Employment, Oxford, Oxford University Press, 2010. 336 p., 90 $ Le nombre d’ouvrages parus ces vingt dernières années sur le thème de la précarisation de l’emploi pourrait laisser penser qu’à défaut d’avoir trouvé une solution à ce problème, tout ou presque a été dit à ce sujet. Le fil rouge de cet essai, difficilement classable car situé à la confluence de plusieurs disciplines (relations internationales, science politique, droit comparé), réside dans l’affirmation suivante : la « relation d’emploi normale » (« standard employment relationship ») telle que nous la connaissons aujourd’hui – bilatérale, à temps plein et indéterminée – s’est construite tout au long du XXe siècle en excluant les femmes et les migrants. La précarité comme déviance : le stigmate du sexe et de la nationalité De la protection du faible à l’égalité de traitement

Page D'Accueil Site académique SES Toulouse Vers une pétrification du politique Recensé : Hartmut Rosa, Accélération. Une critique sociale du temps, La Découverte, « Théorie critique », traduit de l’allemand par Didier Renault. 2010 [2005]. 480 p., 27, 50 €. Comment caractériser notre « modernité » ? Les analyses récentes sont nombreuses. C’est à ce morcellement du travail scientifique sur le temps que Hartmut Rosa entend remédier dans Accélération. Dans le sillage des travaux de Reinhart Koselleck [3], Rosa fait de la « loi d’accélération » [4] le moteur commun à l’ensemble de l’époque dite « moderne ». L’immobilité fulgurante : une expérience paradoxale du temps La société « moderne », apparue entre les XVIe et XVIIIe siècles, est caractérisée par « la temporalisation de l’histoire » (l’avenir se détache du passé, le temps n’est plus perçu comme cyclique), elle-même placée sous le régime de « l’accélération » [6]. Tout ne s’accélère donc pas. De la « loi d’accélération ». Qu’est-ce qui accélère ? l’accélération technique. l’accélération du changement social.

Liberté, sécurité, flexibilité Recensé : Bénédicte Zimmermann, Ce que travailler veut dire. Sociologie des capacités et des parcours professionnels, Paris, Economica, coll. Études sociologiques, 2011, 233 p. Si le fronton des entreprises contemporaines devait s’orner, comme celui des mairies, d’une même devise, quelle serait-elle ? À la lecture de l’ouvrage de Bénédicte Zimmermann, il apparaît que la formule « liberté, sécurité, flexibilité » pourrait, assurément, y prétendre. Comme sa cousine républicaine, elle dessine un idéal (rarement atteint) en soulevant d’emblée la question de l’articulation entre ses trois termes : comment les tenir ensemble ? Dire « l’expérience du travail flexible » : parcours et discours L’analyse se fonde sur deux séries d’enquête menées entre 2002 et 2006 : elles constituent les deux parties de l’ouvrage, qu’encadrent une introduction générale et une brève, mais éclairante, conclusion. L’étude des parcours professionnels représente en effet le fil conducteur de l’ouvrage.

Peut-on parler des classes populaires Avant-propos Centré sur la notion de « classes populaires », le texte présenté ci-dessous est constitué d’un ensemble d’extraits tirés d’un mémoire que j’ai rédigé en 1997 en vue d’une habilitation à diriger des recherches soutenue en février 1998. Dans le cadre de la politique éditoriale qu’ils souhaitent développer cette année, les responsables de La vie des idées m’ont proposé de publier des extraits de ce mémoire. Je les remercie très vivement pour m’avoir offert cette possibilité. Deux remarques tout d’abord sur la date et le contexte. Les préoccupations qui ont été les miennes dans ce mémoire ont été les suivantes. En ce qui concerne cette dernière question, il faut en souligner l’importance. Les préoccupations qui ont été les miennes dans ce mémoire ont donc été constituées par cet ensemble de questions. Qu’il me soit ici permis, au moment de clore cette présentation, de terminer par un souhait, certes « décalé » par rapport au texte présenté ci-dessous. Une hypothèse

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