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Des médias traditionnels remis en question

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"Charlie Hebdo" : la théorie du complot ou la défiance des médias - Le Point. Lutter contre le conspirationnisme, une tâche ingrate mais nécessaire. C'est une menace. Image d'illustration d'un homme sur son ordinateur (RAFE SWAN/CULTURA CREATIVE).

Lutter contre le conspirationnisme, une tâche ingrate mais nécessaire. C'est une menace

"Les complots existent". C’est l’un des truismes les plus récurrents qu’en guise d’objection on oppose à ceux qui entreprennent de lutter contre les théories du complot. Le conspirationnisme divertit des vraies menaces Étrange objection si l’on y réfléchit bien car personne n’a jamais nié l’existence des complots ; elle ne poserait aucun problème si elle n’avait trop souvent servi à escamoter l’émergence d’un nouveau révisionnisme dont internet a, de l’avis de tous les experts, accéléré et accru dans des proportions inédites les possibilités de diffusion. Bien sûr, la notion de "théorie du complot" est critiquable, à commencer par le fait qu’elle n’a rien d’une "théorie" au sens scientifique du terme. Les uns jalonnent l’histoire de l’humanité et ne tardent généralement pas à être découverts après leur mise en œuvre. Un discours qui gagne aussi l’élite française. Information en continu : les chaînes en font-elles trop.

Si les médias oublient parfois – ou feignent d’oublier – qu’aujourd’hui la télévision peut se regarder sur smartphone, certaines images leur rappellent périodiquement qu’elle peut aussi se faire avec ces appareils.

Information en continu : les chaînes en font-elles trop

Très peu de temps après la tuerie de Charlie, fut diffusée une séquence dans laquelle on voyait un des frères Kouachi exécuter à bout portant un policier, Ahmed Merabet. L’homme qui a pris les images était chez lui quand il a entendu des coups de feu. Instinctivement il a filmé la scène et, « paniqué », ayant besoin d’en parler à quelqu’un, il a mis son petit film sur Facebook avant de le retirer un quart d’heure après. C’était trop tard. Le monde selon BFMTV. Attentats du 13 novembre : M6 assume son reportage jugé « violent » par le ministère de l’intérieur.

LE MONDE | • Mis à jour le | Par Alexandre Piquard « En situation de guerre, ce document est un éclairage glaçant mais poignant de ce que Paris a vécu vendredi soir », assume Vincent Régnier, directeur des magazines d’information de M6.

Attentats du 13 novembre : M6 assume son reportage jugé « violent » par le ministère de l’intérieur

Le « document » en question, diffusé dans l’émission « 66 Minutes », est une séquence tournée presque par hasard, lors d’un reportage sur le travail quotidien des pompiers : les journalistes se sont retrouvés embarqués avec les secours quand ils ont été parmi les premiers à découvrir le carnage au restaurant La Belle Equipe, rue de Charonne, dans le 11e arrondissement. Montré dimanche 15 novembre à 18 heures, le document n’était pas encore disponible en replay, mardi matin. Attentats: comment expliquer notre addiction aux chaînes d'infos? - L'Express Styles. Depuis ce vendredi 13 novembre, Carine est "scotchée aux chaînes d'infos, mais aussi à Facebook et Twitter".

Attentats: comment expliquer notre addiction aux chaînes d'infos? - L'Express Styles

"Je sais que c'est complètement masochiste comme comportement, parce que je me rends bien compte que c'est anxiogène. Mais en même temps, ça me donne l'impression de maîtriser un peu la situation", témoigne la jeune femme. Voilà, résumé en une phrase, tout le paradoxe de notre addiction aux chaînes d'infos lors d'événements tragiques comme ceux du 13 novembre. Difficile en effet de décrocher du flux continu et répétitif de ces fournisseurs d'informations lorsque l'on est soi-même dans la sidération face à ce qu'il vient de se passer.

Comme si un cordon ombilical nous reliait au poste de télévision, alimentant à la fois notre soif légitime de savoir, mais aussi notre angoisse face à ces atrocités. Les chaînes d'info ont retenu les leçons de Charlie. L'extrême prudence et les appels à la solidarité ont été les fils directeurs des éditions spéciales des chaînes d'info en continu.

Les chaînes d'info ont retenu les leçons de Charlie

C'est désormais tristement rodé. Dès la propagation sur les réseaux sociaux des informations sur les attentats multiples qui ont secoué Paris vendredi en début de soirée, les rédactions audiovisuelles se sont mises en mode «édition spéciale». «Nous avons basculé dès 21h55. Tous les journalistes de la rédaction se sont mobilisés et la couverture a commencé», commente Hervé Beroud, directeur de l'information de BFMTV. «Après les attentats contre Charlie, nous avons renforcé considérablement le processus de vérification des informations. «Priorité au direct»: Quatre secrets d'info dans les coulisses de BFMTV. TÉLÉVISION Guillaume Dubois, actuel directeur général de BFMTV, revient dans un ouvrage, sur la genèse de la chaîne sans occulter les polémiques qui ont émaillé son histoire…

«Priorité au direct»: Quatre secrets d'info dans les coulisses de BFMTV

Éditions spéciales : les chaînes d'info en continu en font-elles trop ? La bataille idéologique des 20 heures. On aurait tort de considérer que le journal télévisé du soir a tout perdu de son aura.

La bataille idéologique des 20 heures

Il détermine encore en grande partie les sujets discutés dans le pays. Au grand dam de la gauche et au profit du Front national? Les grand-messes du 20 heures, ce serait fini. Beaucoup de commentateurs, sinon d’acteurs politiques, en déduisent que jeter un œil sur des tweets, écouter un peu de chaîne d’info, surveiller les alertes de leurs applis, permet de savoir «ce qui se passe» et de comprendre l’humeur du moment. Ils ont tort: près d’une quinzaine de millions de téléspectateurs, soit le tiers de l’électorat, regardent chaque soir les 20 heures de TF1, de France 2 ou de France 3.