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Edgar Morin : « Nous avançons comme des somnambules vers la catastrophe »

Edgar Morin : « Nous avançons comme des somnambules vers la catastrophe »
Pourquoi la vitesse est-elle à ce point ancrée dans le fonctionnement de notre société ? La vitesse fait partie du grand mythe du progrès, qui anime la civilisation occidentale depuis le XVIIIe et le XIXe siècle. L’idée sous-jacente, c’est que nous allons grâce à lui vers un avenir toujours meilleur. Plus vite nous allons vers cet avenir meilleur, et mieux c’est, naturellement. C’est dans cette optique que se sont multipliées les communications, aussi bien économiques que sociales, et toutes sortes de techniques qui ont permis de créer des transports rapides. Je pense notamment à la machine à vapeur, qui n’a pas été inventée pour des motivations de vitesse mais pour servir l’industrie des chemins de fer, lesquels sont eux-mêmes devenus de plus en plus rapides. Cela est-il donc si nouveau ? Dans les temps anciens, vous vous donniez rendez-vous quand le soleil se trouvait au zénith. Cette quête de vitesse n’est-elle pas une illusion ? En quelque sorte si. Prenez l’exemple du déjeuner.

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Nature, le nouvel eldorado de la finance La course au profit généralisé et le marché global ont largement contribué à la crise écologique actuelle. Pourtant, les mondes de l'économie et de la finance prétendent renverser la tendance et sauver la planète en la protégeant à leur façon, c'est-à-dire avec de l'argent. C'est bien l'émergence d'un nouveau marché, celui de la protection environnementale, que décrypte le documentaire de Sandrine Feydel et Denis Delestrac - l'auteur du Sable, enquête sur une disparition, récemment diffusé par ARTE. 10 astuces pour trouver de l’inspiration pour écrire Trouver de l’inspiration pour écrire: quoi de plus difficile? Voici 10 astuces qui vous aideront: 1 Écrire chaque jour L’écriture est un muscle.

L'homme, cet animal suicidaire peint par Jared Diamond LE MONDE CULTURE ET IDEES | • Mis à jour le | Par Frédéric Joignot Il habite à Bel Air, quartier très chic aux jardins luxuriants de Los Angeles, dans une grande maison de bois pleine de gravures animalières. Avec son imposant collier de barbe, ses 74 ans, il fait penser à un vieux prêcheur amish. L'homme en impose. Biarritz renonce à quatre millions d'euros de fiscalité pour soutenir l'économie locale face à la crise du coronavirus Entouré de la Directrice du centre communal d'action sociale et du Directeur Général des Services, le maire de Biarritz, Michel Veunac a détaillé ce matin les grandes lignes d'un plan de soutien à l'économie. Ces mesures s'ajoutent à celles déjà proposées par le gouvernement, le Département, la Région et la communauté d'agglomération. Elle va concerner 350 entreprises biarottes qui souffrent du confinement. Détail des mesures

L’effondrement et la joie – Alexia Soyeux Il est temps. Il est temps d’articuler, de dire, d’écrire. Depuis que j’ai découvert l’étude de l’effondrement de notre civilisation, qu’on appelle la collapsologie, je me sens beaucoup mieux. Disons, mieux. Naomi Klein : « C’est très simple : les pollueurs doivent payer » Avec La stratégie du choc, Naomi Klein avait écrit un des livres les plus forts pour comprendre le fonctionnement actuel du capitalisme. Venue du mouvement anti-mondialisation, elle a progressivement compris l’importance de l’enjeu écologique et s’est attelé à connecter les deux problèmes. Un travail qui s’exprime dans un fort livre, Tout peut changer, qui parait en France le 18 mars. Nous l’avons interviewée - par skype. Reporterre - Pourquoi les climato-sceptiques ont-ils raison - sur un point crucial ?

5 paradoxes qui retournent le cerveau Problèmes logiques, impossibilités scientifiques, énigmes philosophiques… Les anomalies intellectuelles que sont les paradoxes ont toujours défié la raison des hommes. Ces 5 exemples sont tous déroutants à leur manière, en cas de crampe neuronale faites une pause avant de passer au suivant ! Le paradoxe du pendu : L’apocalypse n’est plus celle qu’elle était La revue Esprit a publié dans son dernier numéro un dossier fort intéressant sur les conceptions actuelles de l’Apocalypse, un thème esssentiel à la pensée écologiste, qui a notamment inspiré les analyses de Günther Anders et de Hans Jonas. Une citation du romancier Julian Barnes illustre parfaitement la problématique : « Alors que dans le passé, les gens se tournaient vers l’avenir en tablant sur l’essor de la civilisation, la découverte de nouveaux continents, la compréhension des secrets de l’univers, maintenant nous contemplons la perspective de grand revirement et d’inéluctable et spectaculaire déclin, où homo redeviendra un lupus pour homini ». L’Apocalypse comme passage vers un autre monde

Edgar Morin : « Cette crise nous pousse à nous interroger sur notre mode de vie, sur nos vrais besoins masqués dans les aliénations du quotidien » Né en 1921, ancien résistant, sociologue et philosophe, penseur transdisciplinaire et indiscipliné, docteur honoris causa de trente-quatre universités à travers le monde, Edgar Morin est, depuis le 17 mars, confiné dans son appartement montpelliérain en compagnie de sa femme, la sociologue Sabah Abouessalam. Lire aussi Coronavirus : « la baisse des besoins en matériel et en ressources humaines en réanimation se confirme » en France C’est depuis la rue Jean-Jacques Rousseau, où il réside, que l’auteur de La Voie (2011) et de Terre-Patrie (1993), qui a récemment publié Les souvenirs viennent à ma rencontre (Fayard, 2019), ouvrage de plus de 700 pages au sein duquel l’intellectuel se remémore avec profondeur les histoires, rencontres et « aimantations » les plus fortes de son existence, redéfinit un nouveau contrat social, se livre à quelques confessions et analyse une crise globale qui le « stimule énormément ». La pandémie due à cette forme de coronavirus était-elle prévisible ?

Ces "graphiques manquants" pourraient changer votre manière de voir notre addiction aux combustibles fossiles Traduction par Julien Armijo, Yves Bodson Pour répondre à la double menace du changement climatique et de l’acidification des océans, presque toutes les nations ont promis de brûler moins de combustibles fossiles. Mais jusqu’à présent, l’humanité continue d’en brûler toujours plus. L’année dernière, à nouveau, la quantité que nous en avons brûlée a établi un record historique. Et cela, selon des données tirées de la dernière “Revue Statistique de BP sur l’Énergie dans le monde“.

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