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Edgar Morin : « Nul ne naît fanatique »

Edgar Morin : « Nul ne naît fanatique »
Nul ne naît fanatique, rappelle le sociologue et philosophe. Pour empêcher le basculement dans la radicalité, l’enseignement devrait œuvrer sans relâche à délivrer la connaissance et à repérer les illusions. Le Monde.fr | • Mis à jour le | Par Edgar Morin (Sociologue et philosophe) Par Edgar Morin, sociologue et philosophe La première déclaration de l’Unesco à sa fondation avait indiqué que la guerre se trouve d’abord dans l’esprit, et l’Unesco a voulu promouvoir une éducation pour la paix. Mais en fait, il ne peut être que banal d’enseigner que paix vaut mieux que guerre, ce qui est évident dans les temps paisibles. Cela dit, en temps même de paix peut se développer une forme extrême de l’esprit de guerre, qui est le fanatisme. Une structure mentale commune Nous avons pu constater dans l’histoire des sociétés humaines de multiples irruptions et manifestations de fanatisme religieux, nationaliste, idéologique. Réductionnisme, manichéisme, réification « La connaissance de la connaissance »

http://www.lemonde.fr/idees/article/2016/02/07/peut-on-prevenir-la-formation-du-fanatisme_4860871_3232.html

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Et si on apprenait la paix dans le monde à l’école en jouant Au même titre que l’a fait Charlie Chaplin dans sa célèbre scène où il incarne Hitler qui joue avec un globe terrestre, si nous laissions jouer les enfants avec le monde en classe pour apprendre la vie, pour la rendre meilleure et ne pas reproduire les mêmes erreurs que leurs ancêtres. Qu’en serait-il ? Et si nous donnions le champ libre aux enseignants, plutôt que de leur imposer un programme ? Après tout, n’apprenons-nous pas de nos propres expériences et qui de plus expérimenté qu’un enseignant qui est lui-même passé sur les bancs de l’école et qui sait mieux que quiconque, en tant que pédagogue, ce qu’il y a à faire et à ne pas (re)faire ? Les programmes scolaires d’aujourd’hui ne sont-ils pas trop classiques et obsolètes ? Le général qui tient le sort de la Birmanie entre ses mains De notre correspondant à Bombay (Inde). - La Birmanie va-t-elle être rattrapée par ses vieux démons ? Après avoir donné une victoire éclatante à la Ligue nationale pour la démocratie (NLD) lors des élections du 8 novembre 2015, les premières à s’être tenues librement dans le pays en un quart de siècle, la population espérait qu’Aung San Suu Kyi devienne présidente, fût-elle en porte-à-faux avec l’article 59 de la Constitution, qui interdit l’accès à la fonction suprême à tout citoyen ayant des enfants de nationalité étrangère, ce qui est le cas de The Lady. Il y a encore un mois, cette dernière paraissait toucher au but. Les militaires, qui détiennent 25 % des fauteuils au Parlement sans passer par les urnes, semblaient prêts à étudier une suspension de la funeste disposition, de façon à laisser la prix Nobel de la paix 1991, âgée de 70 ans, effectuer un mandat, moyennant quelques concessions de sa part, comme la promesse de ne pas se représenter au bout de cinq ans.

Edgar Morin : "A force d'oublier l'essentiel pour l'urgent, on oublie l'urgence de l'essentiel." Comme une lampe tempête, face à une planète qui n'arrive plus à affronter la tourmente, le philosophe Edgar Morin nous engage à reconsidérer notre place sur cette Terre Patrie. L'Homme a besoin de la terre qui, elle-même, a besoin de l'homme. Mais il nous faut "changer de voie", nous dit-il, et engager une "écologisation" de la politique française. L'empathie de l'enseignant, source de réussite scolaire Pour renforcer la motivation et les compétences des élèves, la clé du succès tient en un mot : empathie ! C’est ce que tend à démontrer une étude de grande ampleur menée par trois universités finlandaises (1). Depuis 2006 et jusqu’en 2016, les chercheurs suivent les parcours de plusieurs milliers d’enfants, en se focalisant sur les interactions avec leurs professeurs, ainsi que les coopérations entre parents et enseignants. Ces relations peuvent-elles expliquer les bons résultats du système scolaire finlandais dans le cadre du programme Pisa de l’OCDE ?

« Nuit Debout » : quand la démocratie reprend vie dans la rue C’est dans une ambiance festive, presque de kermesse, entre concerts, projections de films et techno-party, effluves de sandwichs merguez et de repas végétariens offerts contre un prix libre, que se réunissent des milliers de personnes Place de la République à Paris. Cela fait désormais onze jours que le mouvement Nuit Debout s’installe de manière éphémère sur la place, chaque fin d’après-midi. Là où, ces derniers mois, seuls les rassemblements en mémoire des victimes des attentats de janvier et novembre 2015 étaient tolérés. On y débat d’éducation, d’actions, de sciences ou de Constitution au sein de commissions. Des assemblées générales se tiennent chaque soir à partir de dix-huit heures.

Hubert Reeves s'adresse aux parents Les temps sont lourds. Les menaces qui pèsent sur l’avenir de l’humanité sont nombreuses et graves Il ne faut pas se les cacher. Les plus urgentes, la crise économique et la montée des intégrismes, éclipsent la détérioration de la planète et ses effets sur notre avenir. La pyramide des besoins de Maslow Le psychologue Abraham Maslow a établi une hiérarchie des besoins en faisant des recherches sur la motivation. Il a ainsi réalisé, dans les années 1940, la pyramide des besoins. Le fonctionnement doit être perçu tel un escalier. L’individu doit satisfaire les besoins qui sont à la base afin de pouvoir réaliser ceux qui sont au niveau supérieur. Le plus haut niveau étant le besoin de s’épanouir. Sexe et performance : less is more Le Monde.fr | • Mis à jour le | Par Maïa Mazaurette Chaque dimanche matin, dans La Matinale du Monde, la chroniqueuse Maïa Mazaurette vous parlera de la sexualité sous toutes ses facettes. A quoi ressemble la sexualité idéale ? Pour synthétiser : à une mousse au chocolat. Un moment de pur plaisir, de laisser-aller, de régression, avec un peu de culpabilité pour relever le goût.

Edgar Morin Une civilisation veut naître, aujourd’hui il s’agit de changer de voie Nous vivons dans une civilisation où la domination de l’intérêt (personnel et/ou matériel), du calcul (dont les chiffres ignorent le bonheur et le malheur), du quantitatif (PIB, croissance, statistiques, sondages) et de l’économique est devenu hégémonique. Certes, il existe de très nombreuses oasis (1) de vie aimante, familiale, fraternelle, amicale, ludique qui témoignent de la résistance du vouloir bien vivre ; la civilisation de l’intérêt et du calcul ne pourra jamais les résorber. Mais ces oasis sont dispersées et s’ignorent les unes les autres. Toutefois, des symptômes d’une civilisation qui voudrait naître, civilisation du bien-vivre, bien qu’encore dispersés, se manifestent de plus en plus.

Albert Camus sur Hiroshima. L'éditorial de Combat du 8 août 1945 On nous apprend, en effet, au milieu d'une foule de commentaires enthousiastes que n'importe quelle ville d'importance moyenne peut être totalement rasée par une bombe de la grosseur d'un ballon de football. Des journaux américains, anglais et français se répandent en dissertations élégantes sur l'avenir, le passé, les inventeurs, le coût, la vocation pacifique et les effets guerriers, les conséquences politiques et même le caractère indépendant de la bombe atomique. Nous nous résumerons en une phrase : la civilisation mécanique vient de parvenir à son dernier degré de sauvagerie.

Note de C: Source: Edgar Morin, « Eduquer à la paix pour résister à l’esprit de guerre », Le monde.fr, 2016. Article intéressant expliquant les biais cognitifs à l'oeuvre dans le processus de radicalisation. Il donne aussi des piste de prévention de la radicalisation en appelant à la mise en place de l'éducation à la connaissance à l'école. Place dans le plan: 1. Processus de radicalisation (plutôt ça) ou 2. Moyens préventifs (?) by blancoleduc Oct 21

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