background preloader

Concept

Concept
Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre. Les différents philosophes ne sont pas nécessairement d'accord sur ce qu'est exactement un concept, au-delà de cette définition générale, bien que des lignes centrales puissent être dessinées. Ainsi, un concept est souvent une idée générale (le concept de chien rassemble tous les chiens existants et possibles), mais pas nécessairement (chez Leibniz, la notion complète exprime la substance individuelle et ne correspond qu'à elle ; par ailleurs, un nom propre peut être considéré, selon certaines théories philosophiques, comme exprimant le concept d'un individu[1]). Sens étendu[modifier | modifier le code] Par extension (et, selon plusieurs, par abus), on désigne comme concept toute idée, le plus souvent commerciale, plus ou moins novatrice. Le concept dans la philosophie du langage[modifier | modifier le code] Au XXe siècle, Frege et Carnap, opposés au « psychologisme », préféraient considérer les concepts comme des entités abstraites[3]. Related:  Philo analytique, philo du langage

Énoncé Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre. Un énoncé est l'unité linguistique fondamentale de la plupart des analyses modernes en linguistique et en philosophie du langage. Il se distingue de l'acte d'énonciation, qui est le fait de produire un énoncé dans un cadre de communication précis. L'énoncé selon la linguistique et selon la philosophie du langage[modifier | modifier le code] On peut encore distinguer l'expressivité, qui est divisée en visibilités (unités d'expression visuelle) et en énoncés (unités d'expression discursive) [réf. nécessaire]. Énoncé déclaratif et performativité[modifier | modifier le code] Approche de Michel Foucault[modifier | modifier le code] Michel Foucault a développé, en particulier dans L'Archéologie du savoir, mais aussi dans L'Ordre du discours et Les Mots et les Choses, une conception extrêmement complexe et originale de l'énoncé, qui s'oppose à la conception ordinaire que s'en font les linguistes. Références[modifier | modifier le code] ↑ A.

Mémoire sémantique Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre. C'est une base de connaissances, un magasin d'information que nous possédons tous et dont une grande partie nous est accessible rapidement et sans effort. Selon Endel Tulving en 1972, c’est la mémoire nécessaire à l’utilisation du langage, c’est un thesaurus mental, le savoir organisé qu’un individu possède pour les mots, les symboles non verbaux et leurs significations. La mémoire sémantique, préservée dans le syndrome amnésique, constitue la mémoire des mots, des concepts, des connaissances générales sur le monde, situés en dehors de tout contexte d’encodage. Ce répertoire de connaissances est organisé au sein du cortex temporal, latéral et inférieur, de façon hiérarchique, avec une convergence des informations qui semblerait s'établir selon un axe postéro-antérieur.

Énonciation Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre. En linguistique, l’énonciation est l'acte individuel de production d'un énoncé, adressé à un destinataire, dans certaines circonstances. Dans toute communication, aussi bien orale qu'écrite, on trouve à la fois un énoncé et une énonciation. L'énoncé est le résultat linguistique, c'est-à-dire, la parole prononcée ou le texte écrit, tandis que l'énonciation est l'acte linguistique par lequel des éléments de langage sont orientés et rendus spécifiquement signifiants par l'énonciateur (et son co-énonciateur, qui n'est pas un simple destinataire) en vue de produire ledit énoncé : on dit généralement que l'énoncé est le « dit », tandis que l'énonciation est le « dire ». L'énoncé est de nature matérielle. L'énonciation en revanche, est beaucoup moins matérielle, et partant, beaucoup plus difficile à cerner et à transcrire. Situation d'énonciation[modifier | modifier le code] Énoncé coupé de la situation d'énonciation[modifier | modifier le code]

Philosophie du langage Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre. Les Ménines de Diego Velázquez (1657). « Mais le rapport du langage à la peinture est un rapport infini (...) Ils sont irréductibles l'un à l'autre: on a beau dire ce qu'on voit, ce qu'on voit ne loge jamais dans ce qu'on dit, et on a beau faire voir, par des images, des métaphores, des comparaisons, ce qu'on est en train de dire, le lieu où elles resplendissent n'est pas celui que déploient les yeux, mais celui qui définissent les successions de la syntaxe. Or le nom propre, dans ce jeu, n'est qu'un artifice: il permet de montrer du doigt, c'est-à-dire de passer subrepticement de l'espace où l'on parle à l'espace où l'on regarde, c'est-à-dire de les refermer commodément l'un sur l'autre comme s'ils étaient adéquats (...) Peut-être y a-t-il, dans ce tableau de Velázquez, comme la représentation de la représentation classique, et la définition de l'espace qu'elle ouvre. » Michel Foucault, Les mots et les choses, introduction.

Référence (philosophie) Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre. Dans la philosophie du langage, on peut distinguer entre le sens et la référence d'un mot (ou sa dénotation dans quelques traductions). Le sens d'un mot est la manière dont le mot repère son objet, tandis que la référence d'un mot est l'objet qui est repéré (ou le lien simple entre le mot et cet objet). La plupart des philosophes modernes sont d'accord que la référence d'une phrase descriptive c'est quoi qui convienne à la description, mais ils se divisent sur le statut des noms propres. Des penseurs postérieurs ont critiqué cette analyse des noms propres, et ont développé des systèmes alternatifs. Ces systèmes ont été très influents, bien que l'œuvre récent de Kripke ait fait planer le doute sur eux. D'après Russell et Frege, la référence d'un nom propre ou d'un mot simple c'est un effet secondaire du sens du mot. La théorie du langage de Bertrand Russell, tributaire de l'œuvre de Frege, était une théorie de la référence indirecte.

Psychologie cognitive Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre. Plus généralement la cognition se définit comme l'ensemble des activités mentales et des processus qui se rapportent à la connaissance et à la fonction qui la réalise. La psychologie cognitive part du principe que l'on peut inférer des représentations, des structures et des processus mentaux à partir de l'étude du comportement. Contrairement au béhaviorisme, elle défend la thèse que la psychologie est bien l'étude du mental et non du comportement. À la différence des autres courants mentalistes, elle ne pense pas que l'introspection soit une voie d'accès particulièrement fiable pour explorer le mental. Historique[modifier | modifier le code] La psychologie cognitive est véritablement née dans les années 1950, en même temps que l'intelligence artificielle. Notions de base[modifier | modifier le code] Bibliographie (manuels et textes introductifs)[modifier | modifier le code] Liens externes[modifier | modifier le code] Précurseurs :

Théorie de la référence directe Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre. John Stuart Mill[modifier | modifier le code] Dans le Système de logique (1843), John Stuart Mill distinguait entre connotation et dénotation. Le terme de connotation désignait la relation entre un nom (propre ou commun) et un ou plusieurs attributs. Il équivaut à ce que la logique classique entendait sous le concept de compréhension: l'ensemble des attributs formant l'essence d'un sujet. La dénotation renvoie à l'ensemble des individus ou objets existants désignés par le concept. « Veuve », par exemple, dénote l'ensemble des veuves existantes, et connote les attributs de femme, et d'avoir été marié à quelqu'un qui est désormais décédé. Mais le même objet peut, d'un autre côté, être dénoté par différents noms ayant des connotations différentes. Selon Mill, la plupart des noms sont connotatifs, sauf les noms propres: ceux-ci, en effet, n'indiquent ou n'impliquent aucun attribut essentiel du sujet (Système de logique, VII, 33[1].

Représentation mentale Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre. La représentation mentale est une représentation que l'on se fait, par la pensée, d'une projection sensorielle, d'un concept ou d'une situation. Une représentation mentale peut être de l'ordre du réel ou du fictif. Généralités[modifier | modifier le code] La représentation mentale ne doit pas être confondue avec les techniques d'imagerie cérébrale. Du point de vue du matérialisme identité, une représentation sera un état du système nerveux, ayant des relations avec des objets - états de l'organisme ou environnement. Statut de la représentation[modifier | modifier le code] Les représentations sont variées : images, mémoire, concepts, émotions... Il est également possible de distinguer représentations du monde et représentations de soi. La psychologie cognitive considère que toutes les représentations ne sont pas conscientes, bien que ce point diffère de la notion d' inconscient en psychanalyse. Informations[modifier | modifier le code]

Philosophie du langage ordinaire Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre. La philosophie du langage ordinaire (parfois aussi appelée philosophie linguistique) fut un courant dans la philosophie analytique qui prétendait éviter les « théories » philosophiques, les excès de formalisme pour donner plus d'attention aux usages et aux pratiques du langage ordinaire et du sens commun. Le courant était surtout inspiré par Ludwig Wittgenstein, notamment dans son évolution après le Tractatus logico-philosophicus vers ce qu'on a appelé sa « seconde philosophie ». Bien que Wittgenstein ait enseigné à Cambridge, c'est surtout à Oxford avec Gilbert Ryle (1900–1976), J. L. Histoire[modifier | modifier le code] Le retour au langage naturel est une réaction à l'égard des origines de la philosophie analytique, qu'on a parfois appelé la « philosophie du langage idéal ». Voir aussi[modifier | modifier le code]

Percept Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre. Un percept est la forme perçue d'un stimulus externe ou de son absence. Le terme est principalement utilisé en philosophie et en psychologie comme un sense data (en) pour expliquer la perception. Il est important de distinguer le percept du stimulus ou de son absence. Un percept associe également les stimuli liés à différents sens dans un ensemble cohérent. En philosophie, l'ambiguïté du stimulus est commentée par Ludwig Wittgenstein dans ses Investigations philosophiques (1953) et Rudolf Arnheim dans Art et perception visuelle : Une psychologie de l'œil créateur. Leibniz[1], Bergson, Deleuze et Guattari[2] utilisent également le terme de « percept » pour définir la perception indépendamment du sujet, par analogie avec le concept. Notes et références[modifier | modifier le code] ↑ Gottfried Leibniz, Monadologie↑ Gilles Deleuze et Félix Guattari, Qu'est-ce que la philosophie ? Articles connexes[modifier | modifier le code]

Sémiologie Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre. Le terme sémiologie a été créé par Émile Littré et pour lui, il se rapportait à la médecine[1]. Il a ensuite été repris et élargi par Ferdinand de Saussure, pour qui la sémiologie est « la science qui étudie la vie des signes au sein de la vie sociale[2] ». Le terme sémiotique, inventé par Charles Sanders Peirce quelques années auparavant, recouvre la même idée et est utilisé le plus fréquemment en dehors de France. Sémiologie en linguistique[modifier | modifier le code] La sémiologie (du grec ancien σημεῖον / sêmeîon (« signe ») et λογία / logía (« étude »)) apparaît être une discipline récente. On assiste alors à un regain d'intérêt pour l'étude des signes, et la sémiologie devient une nouvelle discipline dans les Sciences sociales avec des auteurs comme Greimas, Barthes, Jean Baudrillard, Mounin ou Umberto Eco. Aujourd'hui, de ces deux termes sémiologie / sémiotique, le second prédomine. Sémiologie médicale[modifier | modifier le code]

Image mentale Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre. Le terme image mentale est utilisé en philosophie, dans le domaine de la communication et en psychologie cognitive pour décrire la représentation cérébrale mémorisée ou imaginée d’un objet physique, d'un concept, d’une idée, ou d'une situation. La capacité particulièrement développée des êtres humains à former, mémoriser et utiliser des images mentales, pour appréhender l’environnement et communiquer avec les autres, est intimement liée à l’intelligence humaine. Naissance et évolution des images mentales[modifier | modifier le code] Durant toute notre vie, en partant probablement de la phase prénatale du fœtus, nos expériences vécues font naître une multitudes d’éléments de représentation mentale qui viennent construire dans notre esprit des images nouvelles, ou modifier, enrichir des images existantes [3] . Trois types d’expériences participent à ce processus : Approches philosophiques[modifier | modifier le code] Portail de la psychologie

Énoncé analytique Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre. En philosophie, un énoncé ou une proposition analytique est telle que sa vérité ne peut être déterminée qu'en analysant sa signification. Une proposition analytique serait donc vraie en vertu de sa seule signification, ou bien en vertu de sa définition. La question de savoir s'il existe ou non des propositions analytiques et la manière de les définir sont donc importantes aussi bien pour la philosophie du langage (en raison du problème de la signification) que pour toute la philosophie de la connaissance, car elle constituerait le modèle d'une connaissance a priori (indépendante de l'expérience) et aussi d'une connaissance nécessaire (car sa négation serait impossible). Dans la Critique de la raison pure, Kant opérait une distinction au sein des connaissances humaines entre jugements analytiques et synthétiques. Histoire[modifier | modifier le code] Rationalisme et empirisme[modifier | modifier le code] Ainsi est analytique.

Mémoire (psychologie) Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre. Pour les articles homonymes, voir Mémoire. Les formes et fonctions de la mémoire en sciences. En psychologie, la mémoire est la faculté de l'esprit permettant de stocker, conserver et rappeler les expériences passées, des informations ou encore des gestes. C'est un domaine qui est traité par différentes approches : cognitivistes, comportementaliste, psychanalytique et en neuropsychologie. Pyramide des 5 systèmes de mémoires Le courant cognitiviste classique regroupe habituellement sous le terme de mémoire les processus d'encodage, de stockage et de récupération des représentations mentales. Le plus influent des modèles structuraux de la mémoire est le modèle modal, qui divise la mémoire en trois sous-systèmes : registre sensoriel, mémoire à court terme et mémoire à long terme. Les trois composantes de la mémoire dans le modèle modal sont : Les trois sous-composants du modèle de Baddeley et Hitch sont :

Related: