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Travail / Salaire

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Julien Brygo, Olivier Cyran : « La merdification du travail concerne la majorité des secteurs. Ces centaines de milliers d’emplois qui n’attendent qu’une véritable volonté politique pour être créés. Et si la France décidait enfin de prendre résolument le virage de la transition énergétique, abaissant réellement ses émissions de gaz à effet de serre, que se passerait-il pour l’emploi ?

Ces centaines de milliers d’emplois qui n’attendent qu’une véritable volonté politique pour être créés

Si l’on en croit les scénarios très précis modélisés par les experts en énergie de l’association négaWatt, ou par l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe), des centaines de milliers d’emplois pourraient être créés [1]. La rénovation des bâtiments, le développement des modes de transports peu gourmands en énergie et l’accroissement des énergies renouvelables constituent, selon ces scénarios, les principaux pourvoyeurs de nouveaux emplois.

Leurs besoins permettraient d’absorber la disparition de centaines de milliers de postes dans le transports par route (industrie automobile, infrastructures routières, fret routier), le transport aérien, le bâtiment neuf et la production d’énergie. Dès 2020, 100 000 emplois supplémentaire pourraient être générés. Le salariat n’est pas mort, il bouge encore (3/4) : Du sens au travail. L’époque opaque et ses ingouvernables – Réflexions après un dimanche à Montreuil. Critique de l'idéologie du travail, par André Gorz (Le Monde diplomatique, mai 2013) Démission générale. La grève est une action collective consistant en une cessation concertée du travail par les salariés d’une entreprise, d’un secteur économique, d’une catégorie professionnelle ou par extension de toute autre personne productive.

Démission générale

Cet important moyen d’action permet l’arrêt de la production de l’entreprise, lui faisant perdre significativement de l’argent. Les grandes grèves ont permis l’obtention d’avancées sociales majeures comme les congés payés et la réduction du temps de travail à huit heures par jour, ainsi que l’octroi de droits nouveaux, des améliorations des conditions de travail et l’augmentation des salaires.

Ces dernières années, elle est aussi devenue un moyen de lutte pour défendre nos acquis sociaux comme témoignent les luttes manifestations de 1995, de 2006 contre le CPE, des retraites en 2010 et maintenant contre la loi travail en 2016. Or, que voulons-nous au juste ? « Je serais tellement plus utile au chômage.

Notre société marche sur la tête.

« Je serais tellement plus utile au chômage

Un seul objectif : le plein emploi. Sans se demander si les activités créées sont utiles à la société, ou si elles sont nuisibles. Être rentable et « booster la Sainte Croissance » est devenu plus important que de donner du sens au travail. « A chaque fois que je pensais à quelque chose d’utile à la société, c’était impossible de pouvoir en vivre », explique Jérôme Choain. « C’est confirmé : je suis plus utile au chômage. Notre société est obnubilée par un seul objectif : le plein emploi.

« C’est confirmé : je suis plus utile au chômage

Qu’importe si les activités créées sont utiles ou pas à la société, voire nuisibles. Donner du sens au travail semble devenu très secondaire. « Du point de vue des gens "modernes" comme monsieur Macron, je suis actuellement un poids, je ne produis pas, je suis une charge qui vit aux crochets d’un système trop généreux. C’est bizarre, il me semble pourtant n’avoir jamais autant servi notre société », explique Jérôme Choain, un ingénieur qui a décidé de vivre et travailler autrement. Témoignage. J’ai écrit en novembre 2013 un article intitulé « Je serais tellement plus utile au chômage ». Le Monde Diplomatique : Le Code du Travail. Intermittente à TPMP : elle a fait plier le groupe Canal - #onvautmieuxqueca. « Un métier n’est pas là pour vous emprisonner mais pour vous rendre libre.

Ces « entreprises partagées » où s'invente une nouvelle forme de travail. Bolo'Bolo, P.M. Paul Jorion "Le travail disparaît" La Suède relance le débat sur la journée de travail de 6 heures. Réduire le temps de travail pour augmenter la productivité horaire et favoriser l'emploi ?

La Suède relance le débat sur la journée de travail de 6 heures

Une idée qui semble tout droit sortie de la fin des années 1990 pour les observateurs français. Une idée qui avait aussi été abandonnée en Suède, avant d'être ressuscitée il y a peu par la mairie de Göteborg. "Je pense qu'il est temps d'agir pour de bon", martèle le premier adjoint au Maire de Göteborg et membre du Parti de Gauche, Mats Pilhem dans le quotidien suédois The Local. Le Conseil municipal a en effet décidé de tester la mesure dans deux services de la mairie de la deuxième ville du pays. Ceux dont les salariés verront leur journée réduite à six heures de travail, et ceux qui garderont leur semaine de 40 heures comme avant. Objectif, améliorer la qualité du service.

Des économistes allemands proposent de passer à la semaine de 30 heures. « Le chômage a atteint en Europe des ordres de grandeurs insupportables.

Des économistes allemands proposent de passer à la semaine de 30 heures

Le chômage des jeunes est particulièrement effrayant », alertent des économistes allemands. Sans oublier les travailleurs pauvres, qui triment parfois 50h par semaine sans pouvoir en vivre. Dans une lettre ouverte, ces économistes proposent de réduire équitablement le temps de travail en passant à la semaine de 30h, sans baisse de salaires. Une proposition qui suscite le débat en Allemagne. Surprise au pays du « modèle allemand » : dans une lettre ouverte aux syndicats et aux partis politiques, des économistes allemands demandent une réduction du temps de travail à 30 heures par semaine. . « L’Allemagne et toute l’Union européenne se trouvent dans une crise sociale et économique grave », écrivent les auteurs de la lettre ouverte. « Le chômage a atteint en Europe des ordres de grandeurs insupportables. Allemagne : 6 millions de quasi chômeurs. Chômage, le mythe des emplois vacants, par Hadrien Clouet (Le Monde diplomatique, février 2015)

Monsieur François Rebsamen, le nouveau ministre du travail, s’est alarmé sur France Inter, le 19 novembre dernier, de l’existence de « quatre cent mille emplois non pourvus et abandonnés parce qu’ils ne trouvent pas de réponse ».

Chômage, le mythe des emplois vacants, par Hadrien Clouet (Le Monde diplomatique, février 2015)

Ces propos font écho aux « cinq cent mille offres d’emploi qui ne sont pas satisfaites » qu’évoquait M. Nicolas Sarkozy lors d’un entretien à l’Elysée le 24 août 2008, en ajoutant : « Certains ne veulent pas se mettre au travail. » Les chiffres fluctuent au gré des commentateurs, mais l’argument perdure. « Six cent mille emplois vacants : les chômeurs veulent-ils vraiment travailler ? », se demande ainsi l’animateur Jean-Marc Morandini (1). En mai 2014, le Mouvement des entreprises de France (Medef) a lancé sur France Télévisions une campagne de communication fondée sur la même équation facile. Pourtant, journalistes et hommes politiques brassent des chiffres sans connaître leur origine et leur signification réelle. La France sous la moyenne européenne.

Esclavage moderne

Droit à la paresse. Revenu de base.