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Bernard Friot embrouille un débat télévisé sur le revenu universel

Bernard Friot embrouille un débat télévisé sur le revenu universel
Invité à participer à une émission télévisée consacrée au revenu de base, Bernard Friot a de nouveau prononcé son opposition au revenu de base. C’est un casting confus et précipité que nous a composé l’équipe de Frédéric Taddeï pour parler du revenu de base lors de l’émission Ce soir ou Jamais du vendredi 7 juin. Le jour même, l’équipe de l’émission annonçait que Bernard Friot y « défendrait » le revenu universel, un choix curieux lorsque l’on sait que la proposition de salaire à vie de ce dernier diffère en plusieurs points de celle du revenu de base – ce qu’il confirmera lui-même lors de l’émission ! Face à ce que nous considérons comme une erreur de casting, nous avons rapidement interpellé l’équipe de l’émission qui a finalement invité Mona Chollet, journaliste du Monde Diplomatique, qui a eu la gentillesse de se libérer au dernier moment. Cette invitation aura permis d’amoindrir les dégâts. « Une roue de secours du capitalisme » Le revenu de base, une proposition positive Related:  Bernard Friot (salaire à vie)

Salaire à vie: l'emploi est mort, vive le salariat! Imaginez une société où chacun d'entre nous toucherait un salaire à vie, versé de façon inconditionnelle à partir de la majorité. L'échelle des revenus serait de 1 à 4, soit de 1.500 à 6.000 euros. Le passage d'un niveau à l'autre serait fonction de la qualification, équivalent du grade dans la fonction publique, attestant qu'une personne «peut participer à un certain niveau de création de valeur économique et a donc droit à un tel niveau de salaire». Cette société existe, du moins sur le papier: elle est l'oeuvre de l'économiste et sociologue Bernard Friot, professeur à l'université Paris-X et auteur notamment de L'Enjeu du salaire, qui voit dans ce système du salaire à vie le moteur d'une véritable révolution. Tous retraités! Bernard Friot postule que la qualification et le salaire correspondant viendraient récompenser notre capacité à tous à créer de la valeur économique, au même titre que le suffrage universel est venu reconnaître notre capacité à participer à la chose publique.

La révolution du salaire, entretien avec Bernard Friot, 3e partie Dans L’Enjeu du salaire, Bernard Friot affirme que nous ne parvenons plus à saisir le caractère révolutionnaire du salaire et des institutions qui lui sont liées, la qualification personnelle et la cotisation. Pour briser le chantage à l’emploi et à la dette, et assurer un contrôle populaire sur l’économie et le travail, il nous faudrait pourtant selon lui porter plus loin ces institutions : attribuer à chacun à sa majorité une qualification et donc un salaire, et ainsi faire disparaître le marché du travail ; étendre la cotisation en créant une cotisation économique pour un financement de l’investissement sans crédit et donc sans dette. Nous pourrions nous ainsi « libérer de la convention capitaliste du travail avec sa propriété lucrative, son marché du travail et ses forces de travail, ses marchandises à la valeur d’usage si discutable produites par des travailleurs soumis à la dictature du temps de travail et n’ayant aucune maîtrise des fins et des moyens de leur travail. »

Revenu de base ou salaire à vie ? FRIOT -vs- BOSQUET Revenu de base ou salaire à vie ? Les désaccords entre les défenseurs des deux projets ne sont pas que d’ordre sémantique. En effet, c’est deux visions de la société qui s’affrontent. Frédéric Bosqué revient dans cette tribune sur ce qui sépare le revenu de base du salaire à vie de Bernard Friot, mais aussi sur ce qui rassemble les militants de chacune des propositions. Depuis plusieurs mois, j’entends, je lis, je vois des informations qui circulent autour du salaire à vie de Bernard Friot et de son « réseau Salariat ». Plusieurs de mes ami-e-s m’ont même dit, en s’appuyant sur les dires de son géniteur ou de ses volontaires, que salaire à vie et revenu de base seraient en quelque sorte de la même famille et que rien de vraiment significatif ne les séparerait si ce n’est leur appellation « revenu » et le « de base »… rien que ça. Un simple aménagement de la société de production C’est ce choix qu’ont fait les défenseurs du revenu de base. 1. 2. 3. 4. 5. Nous avons donc une base commune !

Bernard Friot (sociologue) Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre. Il anime l'Institut européen du salariat et l'association d'éducation populaire Réseau Salariat, qui promeut l'idée d'un « salaire à vie » pour tous, une proposition alternative au revenu de base[3], idée que Friot dénonce comme étant « la roue de secours du capitalisme »[4]. Ses recherches portent sur la sociologie du salariat et la comparaison des systèmes de protection sociale en Europe. Ses travaux ont également porté sur les retraites, allant à l'encontre des réformes proposées par le gouvernement en 2010. Il a plusieurs fois contredit des idées communément admises, comme en 2010 quand il explique que le « chômage des jeunes » est un « mensonge d'état », et qu'en réalité « un taux de chômage de 25 %, cela veut dire que le quart de 30 % des jeunes est au chômage.

Un salaire à vie. Pourquoi ? -- Bernard FRIOT @ Pilhaouer Salut, La répartition des richesses me semble être un vrai problème, si le financement d’une telle initiative y est intrinsèquement lié, alors le financement sera un vrai problème. Imaginons que le Revenu de Base Minimum (RMB) soit mis en place demain à hauteur de 1500-2000€ (soit à peu près le montant qui doit être voté par les Suisses en 2014, je crois), de façon assez brute : ponction directe sur les transactions financières, soyons fous (le cas échéant le capital va vouloir compenser la perte et générer de l’inflation). L’inflation n’est pas que le cauchemar du créancier passé un certain niveau, on trouve dans l’histoire des exemples de crises inflationnaires, il faut se montrer très prudents, encore plus si on est pas des économistes chevronnés (ce que nous ne sommes pas, n’est-ce pas ?). Pour Coluche le sens commun ou "le bon sens" n’était que "le plus court chemin d’un con à un autre." On aurait trouvé LE remède à la connerie depuis la constatation de Michel ou bien ?

Revenu de base ou réduction du temps de travail ? Le revenu de base et la réduction du temps de travail sont deux réponses fortes face à un constat commun : l’explosion des gains de productivité est l’une des cause majeures du chômage. Mais si la première est une mesure émancipatrice, l’autre relève d’une approche coercitive et bureaucratique qui ne répond pas à l’ensemble des problèmes adressés par le revenu de base. Pourquoi le revenu de base est une meilleure réponse que la diminution du temps de travail ? L’argument majeur pour l’allocation universelle y est résumé ainsi : L’allocation universelle permet de respecter les besoins de chacun tout au long d’une vie. A l’inverse de la réduction « forcée » du temps de travail, indique le rapport : (…) toute diminution forcée pose des difficultés insurmontables. Or, cette solution est trop coercitive, donc inapplicable. La syndicaliste l’avoue elle-même, ce système nécessite un contrôle social fort : Réduire le temps de travail ? Sur le même sujet...

Le salaire à vie contre le revenu de base On parle de plus en plus du revenu de base universel ces derniers temps. Pas si étonnant quand on considère l’état de délabrement de l’économie dans nos contrées en récession, voire en « dé-croissance ». Seulement il nous faut prendre garde aux fausses bonnes idées, quand bien même elles partiraient d’un bon sentiment : ce qui se trouve être le cas avec le revenu universel, ou revenu de base, revenu inconditionnel… La meilleure preuve en est que cette idée est désormais soutenue conjointement par madame Boutin, la Suisse ou même monsieur Villepin, qui sont pourtant -pour ne citer qu’eux- loin d’être des parangons du socialisme. Mais on ne peut se satisfaire de cet argument, et rejeter cette idée sous ce seul prétexte. Bernard Friot propose non pas un « revenu minimum » qui s’ajoute aux revenus d’un individu mais bien un salaire auquel rien ne vient s’ajouter. Le système proposé par Bernard Friot s’appuie sur la cotisation pour fonctionner. Caleb Irri

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