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La quête du bonheur

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Luc Ferry et Frédéric Lenoir: le bonheur, une quête impossible? Luc Ferry, quels sentiments vous a inspirés la lecture de l'essai de Frédéric Lenoir sur le bonheur?

Luc Ferry et Frédéric Lenoir: le bonheur, une quête impossible?

Luc Ferry: C'est un très bon livre, au succès mérité... avec lequel je suis pourtant en désaccord aussi total qu'amical. Non, le bonheur n'est pas et ne sera jamais, selon moi, un état stable et durable qu'on pourrait obtenir seul, par des exercices de sagesse ou un travail sur soi. Nous connaissons bien sûr dans nos vies des moments de plaisir, de joie, peut-être même des plages de sérénité, mais le bonheur comme un état stable auquel on pourrait parvenir comme on arrive au port après une traversée difficile en mer est une pure illusion. Pourquoi ? Parce qu'il dépend infiniment plus des autres et de l'état du monde extérieur que de l'action que l'on peut mener sur soi, même si cette tentative a ses mérites propres. Je pense, moi, au contraire, qu'il y a dissymétrie entre le bonheur et le malheur. Frédéric Lenoir: Commençons, à l'image des Grecs, par distinguer le plaisir du bonheur. Amor fati. Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

Amor fati

Amor Fati est une locution latine qui fut introduite par Marc Aurèle, empereur romain. Amor Fati signifie « l'amour du destin » ou « l'amour de la destinée » ou plus communément le fait "d'accepter son destin" L’Amor Fati est souvent assimilé au fatalisme, mais c'est un contre sens. L'Amor Fati doit plutôt être considéré comme un amour du devenir et du chaos que constitue parfois la réalité. Cet amour n’est pas une résignation passive face à ce qui arrive, ce n’est pas une obéissance servile aux évènements. Ataraxie. Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

Ataraxie

Définition[modifier | modifier le code] Hédonisme. Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

Hédonisme

L’hédonisme (du grec ancien : ἡδονή / hēdonḗ, « plaisir » et du suffixe -ισμός / -ismós) est une doctrine philosophique grecque selon laquelle la recherche du plaisir et l'évitement du déplaisir constituent l'objectif de l'existence humaine. Acceptions possibles[modifier | modifier le code] Pensée philosophique[modifier | modifier le code] Dans le même temps, les douleurs et les déplaisirs à éviter sont: les relations conflictuelles et la proximité des personnes sans capacités contractuelles (sans paroles), le rabaissement et l'humiliation, la soumission à un ordre imposé, la violence, les privations et les frustrations justifiées par des fables, etc.

Ainsi, il n'y a pas d'hédonisme sans discipline personnelle, sans ascèse, sans connaissance de soi, du monde et des autres. » De quoi l’hédonisme effréné est-il le signe? Cf.

» De quoi l’hédonisme effréné est-il le signe?

La conférence de Claude Obadia : « De quoi l’hédonisme contemporain est-il le nom ? » ou son texte. Mon intention n’est pas de traiter la question sous forme dissertative, seulement d’énoncer une conviction que je n’ai pas construite en un jour. J’ai pour cela observé patiemment mes contemporains avec une curiosité bienveillante, je me suis mise à l’écoute d’expériences humaines très différentes de la mienne grâce aux témoignages d’auteurs divers et multiples, et enfin j’ai aiguisé ma réflexion par la fréquentation quotidienne des grands penseurs. Je ne prétends pas que cette conviction soit inébranlable. Il n’est pas jubilatoire d’avoir compris que l’hédonisme débridé est le nom du malheur d’exister, que ce malheur soit celui du vide spirituel, de l’angoisse existentielle ou de la révolte métaphysique.

Dans mon article précédent, j’avais annoncé qu’Aristote anticipait la réponse à la question que je pose dans celui-ci. Plonger au fond du gouffre, Enfer ou Ciel, qu'importe ? » La philanthropie à l’aune d’une éthique de la joie ou de la vertu. Henry David Thoreau. Descartes. Spinoza. Qu’en est-il de la philanthropie du point de vue d’une éthique de la vertu, qu’il s’agisse de celle de la générosité cartésienne ou de la joie spinoziste ?

» La philanthropie à l’aune d’une éthique de la joie ou de la vertu. Henry David Thoreau. Descartes. Spinoza.

Est-elle si vertueuse qu’on se plaît à le croire ? Question irrévérencieuse pour beaucoup tant elle est communément appréciée. Et il est bien vrai qu’il vaut mieux être une personne secourable aux autres qu’indifférente à leurs maux. Mais il se peut que nous surestimions la valeur de la philanthropie. C’est en tout cas le soupçon d’Henri David Thoreau et je crois que les réserves de cet esprit indépendant à l’égard de la tendance philanthropique ont un fondement autrement plus solide que le simple goût du paradoxe qu’on lui a parfois, à juste titre, reproché.

C’est pourquoi, je crois judicieux de mettre en perspective son discours avec les analyses de Descartes et de Spinoza. Il y a chez ces trois auteurs un sens aigu des hiérarchies morales. Ce propos fait écho aux paroles de Descartes ou de Spinoza.