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Psychaologie

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Psychanalyse et chaos mental

Frédéric Lenoir : « Jung propose une spiritualité en dehors de toute croyance religieuse » Entretien.

Frédéric Lenoir : « Jung propose une spiritualité en dehors de toute croyance religieuse »

Pionnier de la psychanalyse, Carl Gustav Jung (1875-1961) a joué un rôle important dans la pensée du XXe siècle, même si son œuvre demeure assez mal connue en France. Dans son dernier livre, Jung. Un voyage vers soi (Albin Michel, 336 pages, 19,90 euros), l’écrivain Frédéric Lenoir dresse une passionnante biographie intellectuelle du psychiatre suisse, qui met notamment en avant le vif intérêt de Jung pour le phénomène religieux. Les étranges pouvoirs de la transe sur le cerveau étudiés à l’université. C’est une scène à laquelle nul ne devrait assister s’il ne prend part au groupe ou s’il n’est initié.

Les étranges pouvoirs de la transe sur le cerveau étudiés à l’université

Une scène intime où chaque individu bouge, s’exprime, danse, rit, pleure, rampe, mû par une force qui échappe à son intellect et qu’il accepte, un moment, de ne pas contrôler. Reza Moghaddassi : « Trop souvent, nos idées deviennent des identités » Entretien.

Reza Moghaddassi : « Trop souvent, nos idées deviennent des identités »

Jeune agrégé de philosophie – matière qu’il enseigne au Gymnase Jean-Sturm à Strasbourg –, Reza Moghaddassi est d’origine franco-iranienne. Né d’un père musulman et d’une mère catholique, il a embrassé le bouddhisme pendant dix ans. Ces trois traditions spirituelles nourrissent en profondeur sa vie intérieure, animée par une quête d’absolu qu’il a évoquée dans son premier ouvrage, La Soif de l’essentiel (Marabout, 2018). Son dernier livre, Les murs qui séparent les hommes ne montent pas jusqu’au ciel (Marabout), interroge notre rapport à la vérité dans une période où les convictions s’entrechoquent. « On ne possède pas la vérité, on est tout au plus possédé par elle », souligne le philosophe, qui cherche à sortir de l’opposition des contraires. La religion, l’idéologie, la science… : quand les maladies du « croire » mettent la démocratie en danger. « Si je crois en Dieu ?

La religion, l’idéologie, la science… : quand les maladies du « croire » mettent la démocratie en danger

Oui, quand je travaille », écrit Matisse en 1947. Lui, le peintre agnostique, s’apprête à se lancer littéralement corps et âme dans ce qu’il considérera comme son plus grand chef-d’œuvre, pépite de l’art sacré qu’il a pensée et peaufinée dans les moindres détails : la chapelle du Rosaire à Vence (Alpes-Maritimes). Picasso s’en étonne : « Mais pourquoi faites-vous ces choses-là ? Je serais d’accord si vous étiez croyant. Dans le cas contraire, je pense que vous n’en avez moralement pas le droit. » Et Matisse de lui faire cet aveu : « Au fond, Picasso, il ne faut pas que nous fassions les malins. Cette conversation entre ces deux monstres sacrés de la peinture en dit long sur le changement de paradigme qui marque le XXe siècle : croire – sous-entendu en Dieu, compris au sens le plus classique du terme – ne va plus de soi. Une liberté acquise de haute lutte, après des siècles d’emprise religieuse. André Comte-Sponville : « J’ai la sensibilité triste et l’intelligence joyeuse »

Le philosophe André Comte-Sponville, âgé de 69 ans, est l’auteur d’une trentaine de livres.

André Comte-Sponville : « J’ai la sensibilité triste et l’intelligence joyeuse »

Egalement éditorialiste à Challenges, il prend régulièrement part au débat public dans les médias. Dès le début de la pandémie, il a créé la polémique en critiquant le « sanitairement correct », la santé posée comme valeur suprême et l’« obsession autour du Covid-19 ». Affaire Sarah Halimi : « Le crime était celui d’un fou, ce qui ne l’empêche pas d’être antisémite » Tribune.

Affaire Sarah Halimi : « Le crime était celui d’un fou, ce qui ne l’empêche pas d’être antisémite »

Sur commission d’Anne Ihuellou, magistrate instructrice, nous avons réalisé l’expertise psychiatrique de Kobili Traoré, meurtrier de Sarah Halimi [une sexagénaire juive battue et défenestrée dans la nuit du 3 au 4 avril 2017 à Paris]. Nous avons rencontré celui-ci à plusieurs reprises à l’unité pour malades difficiles (UMD) Henri-Colin, où sont internés les malades mentaux dangereux. Comme l’immense majorité des Français, nous avions été choqués et affligés par la barbarie de ce crime et nous partageons la douleur de la famille de Sarah Halimi.

Le vrai du faux sur le mensonge, ce mal immoral et nécessaire qui cimente la société. Telle une plaie d’Egypte, une épidémie d’infox s’est abattue sur le vaste monde.

Le vrai du faux sur le mensonge, ce mal immoral et nécessaire qui cimente la société

Ces faits alternatifs balayent les faits avérés, défient la parole des experts, menacent la crédibilité de la science. Pourtant, le mensonge existait bien avant l’irruption des réseaux sociaux. « L’esprit de l’homme est ainsi fait que le mensonge a cent fois plus de prise sur lui que la vérité », se désolait Erasme (Eloge de la folie, 1509). Maurice Godelier : « Toutes les sociétés humaines font de l’inceste un tabou mais cette universalité revêt des formes très différentes » Le livre de Camille Kouchner La Familia grande (Seuil, 208 pages, 18 euros) a relancé le débat sur l’inceste au point que le législateur souhaite instaurer un principe intangible de non-consentement lorsque les victimes des viols intrafamiliaux sont âgées de moins de 18 ans.

Maurice Godelier : « Toutes les sociétés humaines font de l’inceste un tabou mais cette universalité revêt des formes très différentes »

Quelles sont les origines de la prohibition de l’inceste ? Ce tabou est-il universel, comme l’affirmait l’anthropologue Claude Lévi-Strauss ? Ses contours varient-ils dans les différentes sociétés humaines qui ont peuplé ou qui peuplent encore la planète ? Nous avons posé ces questions à l’un des plus grands anthropologues du monde, Maurice Godelier, ancien directeur scientifique du ­département des sciences de l’homme et de la société du CNRS, et auteur d’un classique de l’anthropologie, Métamorphoses de la parenté (Fayard, 2004). Qui fera le bonheur des « exclus » du sexe ?

Selon la biologiste allemande Meike Stoverock, 80 % des femmes sont sexuellement attirées par 20 % des hommes.

Qui fera le bonheur des « exclus » du sexe ?

Vous étiez en train de passer un dimanche empli de joie et de sérénité ? Toutes mes condoléances. Car depuis la parution de son essai Female Choice aux éditions Tropen (février 2021, 352 pages, en allemand seulement), la chercheuse fait feu de tout bois : elle défend sa thèse dans les pages de la presse d’outre-Rhin (Die Zeit, Der Tagesspiegel, Der Standard, la radio Deutschlandfunk Kultur), répond aux questions des lecteurs sur son site, et commence à faire parler d’elle en anglais (For Better Science). 80 % d’hommes indésirables, donc. Un chiffre tout proche de celui avancé par le professeur Mark Regnerus, en 2017, dans son livre Cheap Sex (Oxford University Press) : 20 % des hommes de 25 à 50 ans suscitent l’intérêt de 70 % des femmes. « La résilience entend nous préparer au pire sans jamais en élucider les causes » Entretien.

« La résilience entend nous préparer au pire sans jamais en élucider les causes »

Face à l’épidémie de Covid-19, au changement climatique ou au terrorisme, la société française est invitée à renforcer sa résilience. Dix ans après la catastrophe de Fukushima et l’adoption par le Japon d’un plan de « résilience nationale », l’Assemblée nationale examine le projet de loi Climat et résilience. Chercheur en sciences sociales au CNRS, coauteur avec Nadine Ribault des Sanctuaires de l’abîme.

Chronique du désastre de Fukushima (L’Encyclopédie des nuisances, 2012), Thierry Ribault vient de publier Contre la résilience. A Fukushima et ailleurs (L’Echappée, 368 pages, 22 euros). “Si notre cerveau jubile quand le nombre de contaminés augmente, c'est tout à fait normal !” - Idées. Notre cerveau, notre meilleur ennemi ? Pour le neuroscientifique Sébastien Bohler, auteur du livre “Le Bug humain. Coronavirus : « Gardons-nous de tomber dans une réactivité maladive, viro-induite, sociale et politique »

Tribune. La réactivité est devenue une qualité maîtresse au sein du monde dans lequel nous vivons. Le coup de gueule du philosophe André Comte-Sponville sur l'après-confinement. Le célèbre philosophe, auteur du "Petit traité des grandes vertus" (Seuil), André Comte-Sponville a publié une vingtaine d’ouvrages et a partagé dans "Grand Bien Vous Fasse" son sentiment quelque peu alarmiste quant à la société de l'après-confinement. "La mort fait partie de la vie" André Comte-Sponville : "Il faut d'abord se rappeler que l'énorme majorité d'entre nous ne mourra pas du coronavirus.

J'ai été très frappé par cette espèce d'affolement collectif qui a saisi les médias d'abord, mais aussi la population, comme si tout d'un coup, on découvrait que nous sommes mortels. Ce n'est pas vraiment un scoop. Nous étions mortels avant le coronavirus, nous le serons après. Michaël Fœssel : “Les politiques ont la tentation de faire de la crise un champ d’expérimentation autoritaire” Vous avez écrit un essai intitulé Après la fin du monde. Critique de la raison apocalyptique. « Mâle alpha », une notion répandue mais très contestée en zoologie. Article réservé aux abonnés Histoire d’une notion. L’expression évoque un individu bien planté sur ses deux jambes. « Mâle alpha » peut en effet compter sur une double référence scientifique, l’une au vocabulaire de la biologie, l’autre à la première lettre de l’alphabet grec et à ses nombreuses utilisations en mathématiques, en physique ou en chimie.

Un double aplomb pour une double domination : en zoologie, l’expression « mâle alpha » décrit un groupe social dans lequel les individus de sexe masculin dominent et où, parmi eux, un individu se distingue par son ascendant sur les autres mâles et son accès privilégié aux ressources – espace, nourriture, femelles. Son introduction dans le langage courant date d’une vingtaine d’années, et tient notamment au succès du terme au sein de la communauté des pick-up artists [« communauté de la séduction » ].

Eva Illouz : « Le développement personnel, c'est l'idéologie rêvée du néolibéralisme » Faut-il miser sur l’intelligence collective en entreprise ? Les manageurs découvrent les neurosciences. Trouble de la personnalité borderline. Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre. Plongée au cœur de la mémoire, notre GPS de 0 à 110 ans. La mémoire est notre identité. Plongée au cœur de la mémoire, notre GPS de 0 à 110 ans. Plongée au cœur de la mémoire, notre GPS de 0 à 110 ans. Ces nouveaux troubles mentaux qui frappent les entrepreneurs. Des hommes jeunes qui agissent en bande : une étude dresse le portrait-robot des agresseurs homophobes.

Pierre Zaoui : « Il faudrait apprendre à “échouer mieux” » Claire Marin : « L’épreuve de la rupture peut nous disloquer jusqu’à la folie » La culture, nouveau culte Stratégies. Ikigaï : le rangement, c'est maintenant ! La dépendance affective, mal-être en entreprise. « A force de voir des catastrophes, l’esprit s’habitue »

Fascination pour l’apocalypse, barrières psychologiques… Le chercheur Per Espen Stoknes analyse les ressorts mentaux qui empêchent de lutter contre le réchauffement climatique. LE MONDE | 20.10.2018 à 16h54 • Mis à jour le 21.10.2018 à 06h31 | Par Nicolas Santolaria Per Espen Stoknes est psychiatre-clinicien, membre du Parti vert norvégien et auteur de l’ouvrage What We Think About When We Try Not To Think About Global Warming (Chelsea Green Publishing, 2015, non traduit). Il a étudié les phénomènes qui nous empêchent de passer de la prise de conscience à l’action collective sur les questions environnementales.

Pour vous, le principal problème dans la lutte contre le réchauffement climatique est un problème psychologique. « L’injonction au bonheur est une trouvaille formidable pour le pouvoir » #MeToo ou les fracassées du «oui» Les jeunes et le sexe : et si la génération des millennials inventait une autre forme de sexualité ? Certaines études tendent à démontrer une baisse de l’activité sexuelle chez les jeunes adultes. Commerce : les sanctions imposées par Trump, signe d’échec et de faiblesse. Les droits de douane décrétés par le président américain, de la Chine à l’Europe, marquent son incapacité à négocier. « Donald Trump, organisateur de Miss Univers et promoteur de King Coal » Dans cette chronique, l’historien Jean-Baptiste Fressoz explique en quoi le vocabulaire de l’exploitation de la nature est lourd de réminiscences sexuelles.

« Les manageurs sont-ils aussi ouverts à la différence qu’ils l’affirment ? » Dans sa chronique, la journaliste Annie Kahn cite une récente étude américaine qui indique que les dirigeants les plus inclusifs sont ceux qui se sous-estiment le plus sur ce critère et que les femmes sont plus tolérantes que les hommes. Ma vie en boîte. Affects, émotions, sentiments : quelles différences ? Giulia Mensitieri, anthropologue :

Pourquoi les gens les plus incompétents se croient meilleurs que les autres. Perversion narcissique. Meurtre d’Alexia Daval : « Je ne pense pas que le mot “féminicide” s’applique pour ce cas » Réseaux sociaux, sucre... les Occidentaux accros à la dopamine. Poupées sexuelles - Ces Japonais qui vivent avec une love doll. Amnésie traumatique : « Deux minutes après m’être allongée sur le divan, j’ai revécu la scène » Juliette Binoche : « La femme est facilement moquée, ridiculisée, on a besoin de la diminuer » « L’ultra-trail est l’avatar d’une société de la performance » Comment deux entrepreneuses s’inventent un collègue masculin pour convaincre les investisseurs.

Amélie Nothomb : « Je suis le fruit d’une enfance heureuse et d’une adolescence saccagée » Echo Look, l’algorithme qui vous dit comment vous habiller. Eva Illouz : « Le populisme émotionnel menace la démocratie » Azuma, l’hologramme de compagnie destinée aux célibataires. Plongée dans la tête des kamikazes. Psychopathie : Donald Trump, le diagnostic impossible. L’énigme maléfique des psychopathes. Les dessous psychologiques des théories du complot. Les feux de l’humour.

« La psychanalyse, c’est l’exact envers du discours du Front national » Pourquoi entendre des gens manger peut vous faire rager. Résister aux tentations, être en forme, réussir ne sont pas une question de volonté ! Comment résister à la terreur ? Une notion qui concerne le « nous » et pas seulement le « je » « Gare aux usages idéologiques de la résilience »

« La tentation du Bien est beaucoup plus dangereuse que celle du Mal » Pourquoi certains nient les résultats de la science. Les racines de la violence humaine plongent dans l’arbre de l’évolution. Barbie in Real Life. En séance, étapes d’une psychanalyse (1/4) : Pourquoi s'allonger sur le divan ? Olivier Roy : « Il n’y a pas de retour du religieux » L’orientation sexuelle à l’épreuve du djihad. L’altruisme, une invention française. Pour des esprits rationalistes et sécularisés, tout fou de dieu est un fou tout court. Catalogue en ligne Bibliothèque Sigmund Freud. Claude Halmos. Réel, imaginaire et symbolique - Psychanalyse-Paris.com. Le « gagner ensemble » ou l’art de négocier sans concession ni compromis. Le retour de la mère parfaite. Agression d’un policier à Nantes : le lycéen mis en examen « se retrouve dans une affaire bien trop grande pour lui »

Et si on lâchait la bride à nos enfants ? Paul Dini : « Les méchants des comics peuvent faire des choses dont nous avons seulement rêvé » Theconversation profil du djihadiste. Comme Castro et Obama, apprenez à vous réconcilier. Le syndrome de l’imposteur, un phénomène propre aux personnes ultracompétentes et endémique chez les scientifiques.

« Il y a obsession commune aux dépressifs et aux djihadistes » Catalogue en ligne Bibliothèque Sigmund Freud. Culpabilité et responsabilité. Le pouvoir hypnotique des images pendant les attentats. Bernard Tapie : « Je suis ruiné de chez ruiné » Nos amis les bêtes sont aussi capables de mentir. Comment remédier à l’anxiété de la mesure. Gallia : une première pub institutionnelle avec BETC et Insign. Le Clash Back, un simulateur de disputes pour résoudre les conflits parents-ados.

Héros malgré eux. La voix de Gilles Deleuze. 4 emotions (vs6) Deuil. La psychanalyse et l'Inconscient selon Jacques Lacan. Partageons nos rêves. La dépression, une affaire de chimie, Idées & Débats. L'enfant préféré, un tabou familial.